Conflits


Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 15:13

 

Contre la répression à la Poste

Comité Unitaire contre la répression 92

 

Visitez le blog : http://contrelarepression.poste.over-blog.com/#

 

 

Pendant plusieurs semaines, un mouvement social a touché La Poste dans les Hauts-de-Seine au cours du Printemps 2010.

 

En cause, la réorganisation de l'activité de distribution du courrier et le projet « facteur d'avenir » qui met en place des restrictions de personnels, des réductions de tournées, une nouvelle dégradation du service rendu aux usagers avec, entre autre la suppression du principe « un facteur, une tournée » et des conditions de travail aggravées.

Alors qu'un protocole de fin de conflit a été signé, actant le maintien de l'emploi et la transformation de CDD en CDI, La Poste, revancharde, assigne 16 collègues au tribunal de grande instance de Nanterre pour une pseudo séquestration (procès prévu en juin 2011) et sanctionne particulièrement 3 cadres syndicalistes départementaux :
- Un fonctionnaire sanctionné par 12 mois d'exclusion de fonction dont 3 mois avec sursis.
- Un fonctionnaire sanctionné par 24 mois d'exclusion de fonction dont 6 mois avec sursis.
- Un salarié de droit privé pour qui la Direction a décidé le licenciement pour faute grave L'Inspection du travail, compétente pour les salariés de droit privé, a estimé que les griefs n'étaient pas établis, et a refusé son licenciement. La Poste a fait un recours au Ministre du Travail.

Alors que cette décision devrait remettre en cause toutes les poursuites et sanctions, La Poste persiste dans sa politique anti syndicale et sa volonté de criminaliser le mouvement social.

Nous exigeons que les sanctions et poursuites engagées soient abandonnées.

Les signataires expriment leur solidarité avec les syndicalistes sanctionnés ainsi que tous les salariés sanctionnés pour fait syndical à La Poste et dans d'autres entreprises. Les signataires exigent l'abandon des sanctions et poursuites engagées et demande au Ministre du Travail de confirmer la décision de l'Inspection du travail.

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

CGT FAPT 92, FSU 92, Gauche Citoyenne 92, Gauche Unitaire 92, FASE 92, AC 92, LDH 92, NPA 92 N, Union Révolutionnaire Communiste de France IDF, SUD Poste 92, MPEP 92, PCF 92, UD CGT 92…

Signez la pétition du comité de soutien

 

http://comitesoutien92.rezisti.org/

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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 15:30

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Après 139 jours de grève, les facteurs et les factrices du 2e arrondissement de Marseille ont repris leur tournée. Bien qu’il n’y ait eu pendant ce conflit aucune protestation collective contre leur grève, ils s’inquiétaient un peu. Comment allaient-ils être reçus ? Quelques heures plus tard, c’est avec le sourire qu’ils sont revenus au centre, tellement l’accueil avait été chaleureux de la part d’habitants tout heureux de retrouver leur facteur habituel.
Il est vrai qu’en 139 jours, les usagers de ce quartier populaire ont pu faire la différence entre une équipe de postiers attachés au service public et le système mis en place pour les remplacer : distribution deux à trois fois par semaine par des intérimaires non formés, obligation de se déplacer pour aller chercher colis ou lettres recommandées. Une préfiguration du système que la direction de la Poste cherche à instituer et qu’elle mettra en place si elle ne rencontre pas partout la même résistance.
Les postiers ont obtenu le maintien des emplois permanents, un volant de remplacement égal au quart de l’effectif sans recourir à l’intérim ; le recrutement en CDI de la factrice en CDD que la poste voulait licencier pour la remplacer par un intérimaire ; le maintien du service colis de proximité au lieu de le confier à la filiale Colisposte ; le report de la mise place dans ce bureau de « facteur d’avenir », projet de liquidation du service public, des postiers professionnels et de transformation de l’usager en client. Comment un tel succès a-t-il pu se construire, avec une telle durée, alors même que le conflit ne s’étendait pas aux autres centres de la ville ?
La longueur s’explique, bien entendu, par le refus de la direction de négocier pendant 100 jours, comptant sur l’isolement et le découragement. Mais surtout cette ténacité et ce succès s’expliquent par le fait que les facteurs de Marseille 02, en grève à près de 100 %, cadres compris, syndiqués à la CGT à 90 % sont restés mobilisés et actifs pendant 139 jours commençant leur journée dès 6 h 30, heure de la prise de travail, par une AG quotidienne, pour aller ensuite à la rencontre de la population du quartier, rendre visite aux autres centres postaux, s’unir avec ceux de Fralib et de Netcacao en lutte également, participer aux actions du comité de soutien des usagers avec les militants locaux du NPA et du PCF, recevoir la presse ou des responsables politiques de gauche. La direction de la Poste a fini par comprendre qu’ils ne céderaient pas !
« On lâche rien » chantaient-ils à la reprise du travail, un chant de vigilance, la direction le sait, ils sont prêts à remettre ça si les engagements n’étaient pas tenus.
Alain Castan

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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 17:51
Message de la FERC CGT     LE COURRIEL


 
 

N° 157 

   1er décembre 2010

 

ENSEMBLE, MANIFESTONS NOTRE MECONTENTEMENT

CONTRE LA PROLIFERATION DES LICENCIEMENTS

SANS CAUSES REELLES

AU SEIN DU GROUPE MAIF

 

La CGT, par le biais de l'UD d'Indre et Loire, a été interpellée par des

camarades syndiqués de la CGT-MAIF. Ces derniers dénoncent des

 licenciements abusifs sur des motifs futiles, qui en fait reposent sur la

 volonté des dirigeants de la société d'assurance de contester le droit

 des représentants du personnel à évoquer de mauvaises conditions

 de travail (stress, surveillance abusive, acharnement moral sur les salariés).

 

La FERC CGT s'associe à la CGT 37 et à la FSU 37 pour dénoncer

cet état de fait et pour soutenir les personnels licenciés.

Vous trouverez en pièce jointe le tract des deux organisations et

une pétition à retourner, le plus rapidement possible, à :

 

Union Départementale CGT 37

18 rue de l’Oiselet

37550 St Avertin

 


 

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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 10:22
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Hôpitaux : préparer le rebond

Les hôpitaux ont largement participé à la mobilisation sur la contre-réforme des retraites. Les personnels hospitaliers vivent en effet des conditions de travail pénibles avec l’obligation d’assurer un service public 24 heures sur 24, 365 jours par an, auprès de personnes malades. Ils ont subi des réductions d’effectifs, comme les autres fonctionnaires. Dans les cliniques privées c’est encore pire. L’hôpital-entreprise vide le travail de son contenu en le soumettant aux exigences de productivité et de rentabilité.
Les infirmières se voient proposer par Bachelot un marché de dupes : l’obligation de travailler cinq ans de plus pour une retraite à taux plein en échange d’un reclassement salarial bien mince.
Les hospitalières, qui sont les plus nombreuses, subissent de plein fouet la double peine de la réforme pour les femmes. Aussi, personne n’envisage de prolonger sa carrière.
Autant de raisons d’entrer en lutte, comme le montrent les quelques exemples de ce dossier.
Dans la foulée, le mouvement pourrait rebondir, cette fois sur les embauches et contre les restructurations de la loi Bachelot, dont les effets sont désormais partout visibles.

Tenon bon !

Voilà six semaines que l’hôpital Tenon (Paris 20e) est en grève. Le 27 septembre s’est déclenché un mouvement de ras-le-bol généralisé, initié par les services d’oncologie et rapidement rejoint par les urgences, la dialyse et l’équipe de suppléance. Le même jour, une AG a mandaté l’intersyndicale pour déposer un préavis de grève dans tout l’hôpital.
Depuis le mois d’avril, 97 salariés ont quitté l’hôpital sans être remplacés, et 58 postes d’infirmières restent vacants. Le week-end du 2 octobre, le service des urgences a dû être fermé faute de personnel suffisant. Cette situation s’est répétée le 5 novembre, quand les infirmières des urgences ont fait jouer leur droit de retrait.
Si la direction comptait sur l’épuisement du mouvement (notamment par l’assignation systématique de tous les grévistes), elle a mal jugé l’écœurement du personnel. Des AG presque quotidiennes votent des blocages et des manifs de quartier, soutenus par les patients, les médecins, les syndicats, les partis et la population du 20e. Les travailleurs se sont invités à une réunion organisée à la mairie d’arrondissement, où ils ont montré l’ineptie des plans proposés pour « améliorer » la situation.
L’intersyndicale et les salariés exigent une réponse de la direction centrale de l’AP-HP car ils considèrent que les solutions ne peuvent pas être trouvées au niveau de la DRH1 locale. Syndicats et personnels sont en train de faire l’état des lieux de tous les services afin d’avoir une réelle projection des postes nécessaires au fonctionnement normal de l’hôpital. Les négociations devraient débuter cette semaine avec le représentant de la DRH centrale.
Hervé, le 6 novembre

1. Direction des ressources humaines.

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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 09:02

logo_poleemploi_site.gifA l’appel des syndicats français, aujourd’hui les agents de Pôle emploi sont en grève. La direction a annoncé la semaine dernière la suppression de 1800 postes. Depuis la fusion entre l’ANPE - qui s’occupait de reclasser les chômeurs et les ASSEDIC - qui les indemnisaient, les employés dénoncent un désordre continu et un malaise grandissant dans leurs conditions de travail.


 

 Communiqué du NPA. Les salariés de Pôle emploi en grève contre l'austérité.

Aujourd'hui, 9 novembre, c'est jour de grève et de manifestation nationale à Pôle emploi à l'appel de l'ensemble des organisation syndicales.

Le mécontentement, contre la dégradation continue des conditions de travail, explose et le satisfecit que s'auto-attribue Mr Ch. Charpy, directeur général de Pôle emploi, ne trompe personne.

D'un côté, l'explosion de la pauvreté et du chômage avec en septembre 2010, plus de 4, 5 millions de personnes qui sont privées d'un emploi à temps plein, de l'autre, un budget, pour 2011, qui stagne au niveau de 2009.

Dans ces conditions, la suppression de 1800 emplois – 1500 CDD et 300 CDI -, sur les 49 000 existant, c'est l'agression supplémentaire contre les salariés et leurs conditions de travail.

Les salariés de Pôle emploi sont loin d'avoir les 70 dossiers de demandeurs d'emploi affichés Mme Lagarde, ministre des Finances. La moyenne nationale tourne autour de 100 à 150, avec localement, dans certaines régions, beaucoup plus.

Les dossiers de demandeurs d'emplois sont devenus des portefeuilles dans le nouveau langage, à caractère boursier, utilisé depuis la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC en 2009, conçue explicitement pour faire des économies, ainsi que le déclare au journal « 20 Minutes », avec beaucoup de cynisme, Dominique Tian, député UMP, auteur du rapport d'information sur la création de Pôle emploi, pour lequel les suppressions d'emplois c'est « une bonne nouvelle ».

En plus de la dégradation des conditions de travail, une des conséquences c'est la rétrocession des dossiers de chômeurs à des agences privées, sabrant ainsi un peu plus le service public.

Le NPA est totalement solidaire de la mobilisation et des revendications des salariés de Pôle emploi et de leurs organisations.

Le 9 novembre 2010.

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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 21:37

                                                                                                                   

 CGT et FO

 

en IDF,

Et là, tu la vois la grève ?

 

 

Depuis le 6 septembre, entre 15 à 20 % des salariés sont en grève les lundis et samedis matin. A cela, se sont ajoutées les journées d’action interprofessionnelles pour la défense de la retraite.

 

Ont été obtenus :

·       OPGA : non prise des appels entrants par les gestionnaires généralistes ;

·       recrutements de téléconseillers organisés fin décembre 2010 et courant 2011 ;

·       formation en après-vente de conseillers et téléconseillers pour 2011.

 

C’est déjà la reconnaissance par l’employeur :

·       que le projet AMPERE n’avait pas l’adhésion des salariés ;

·       du manque d’effectif ;

·       du manque de perspectives d’évolution et d’une carence en terme de formation professionnelle.

 

Cependant, la situation est très loin d’être satisfaisante :

·       la dégradation des conditions de travail génère une recrudescence des arrêts maladie, signes de malaise, de protestation, d’un manque d’intérêt et de motivation et d’un vécu professionnel devenu impossible ;

·       en dépit des nouveaux plannings prétendument plus favorables et de l’engagement de l’employeur, les congés payés sont toujours aussi difficiles à poser et obligent même des téléconseillers à revenir travailler le samedi durant leurs congés ;

·       la politique managériale émane toujours du haut et ne laisse aucun pouvoir réel à l’encadrement de proximité ;

·       la politique des objectifs individuels est inacceptable ;

·       le recours aux heures complémentaires/supplémentaires démontre le travail à flux tendu, la grève l’ayant mis en exergue ;

·       que des salariés acceptent de venir travailler un jour RTT est révélateur de la dégradation des rémunérations ;

·       le passage du travail en 4/5 jours n’est donc pas une réponse adéquate pour palier le sous-effectif pas plus que l’augmentation du nombre de samedis travaillés pour les téléconseillers.

 

A la demande des grévistes, l’intersyndicale CFTC, CGT et FO a sollicité une rencontre avec l’employeur pour faire aboutir nos revendications.

 

C’est pourquoi, nous appelons à renforcer la mobilisation au plus près des revendications particulières.

 

Continuons la grève -au choix- les lundis, vendredis, samedis, d’une heure à la journée.

 

Le 30 novembre et le 1er décembre, faisons de ces rencontres avec l’employeur des actions d’ampleur. L’intersyndicale appelle les salariés à se mettre en grève la demi-journée pendant laquelle ils ne sont pas à la rencontre avec l’employeur.

 

Dès le matin, tous à la rencontre, grévistes et convoqués, pour exprimer notre mécontentement !

 

 

Tous ensemble

pour être entendus !

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Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 15:37

Carrefour-Market : salariés en grève.

On avait rarement vu cela à Saint-Barnabé, quartier le plus bourgeois du 12e arrondissement de Marseille. Samedi 23 octobre de 10 à 12 heures, plusieurs salariéEs du Carrefour-Market, dont de nombreuses caissières, ont cessé le travail à l’appel de leur syndicat CGT. À la stupéfaction de nombreux passants, les grévistes sont sortiEs sur l’esplanade où les attendaient de nombreux militants de l’union locale (UL) de la vallée de l’Huveaune, des membres du NPA et des « citoyens engagés », devant un magasin « décoré » de drapeau CGT et de pancartes dénonçant leurs conditions de travail. Leur combat porte sur la demande de titularisation des CDD, le paiement des heures supplémentaires, le passage à temps complet des temps partiels imposés (26 heures pour moins de 750 euros par mois !), l’augmentation des salaires et l’ouverture de négociations. Comme l’annonce le tract de l’UL CGT, « Le PDG de Carrefour, M. Lars Olofsson, gagne 9, 25 millions d’euros et pourra prétendre à une retraite de 500 000 euros par an après trois ans de travail. Nos revendications peuvent être satisfaites sans mettre en péril la société. »
Pendant deux heures, les salariéEs et les militantEs présents ont distribué de nombreux tracts et recueilli plusieurs dizaines de signatures de soutien à leur lutte, tout en ouvrant un dialogue inédit dans le quartier avec les passants souvent scandalisés par les conditions de travail de « leurs » caissières. À midi, les grévistes qui avaient été « remplacéEs » par des CDD sont rentréEs ensemble, la tête haute. Les grévistes ont pris conscience de leur force collective et ne comptent pas s’arrêter là. Ce n’est qu’un début !

 

Autre article: Pétition proposée au clients du magasin Champion (Carrefour market) de Niort contre le travail du dimanche

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 12:37
Déclaration d'Olivier Besancenot


Droit de grève attaqué : réagir ensemble.

Les grévistes de la raffinerie de Grandpuits viennent d'être réquisitionnés au nom de la défense nationale.

Les gendarmes mobiles ont chargé le piquet citoyen faisant plusieurs blessés.

Pour défendre les salariés en grève, le droit de grève, je propose à l 'ensemble des premiers responsables des  partis politiques, des associations, des syndicats de réagir ensemble contre cette agression inadmissible à l'égard du monde du travail et de ses droits.

Le 22 octobre 2010

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 12:35


Sarkozy veut casser le droit de grève et la mobilisation.

La mobilisation générale contre la réforme des retraites exaspère Sarkozy qui veut en finir avec les grèves et la résistance des travailleurs et de la jeunesse.
Après avoir matraqué les jeunes, le gouvernement s'attaque au droit de grève.

Le pouvoir s'acharne sur les grévistes de la raffinerie de Grandpuits. Une première réquisition avait été retirée car faisant référence à une ordonnance abrogée.
Mais la préfecture de Seine-et-Marne s'entête et vient de réquisitionner les salariés "au nom des intérêts de la défense nationale". Face à la solidarité des habitants des environs ou de militants d'autres corporations qui ont formé, vers 7 heures du matin, un "cordon citoyen" pour empêcher les salariés réquisitionnés d'entrer, la violence policière a été extrême.
3 grévistes ont été blessés suite à la charge des gendarmes mobiles.

Le NPA condamne la répression policière qui est aujourd'hui le seul argument du gouvernement pour défendre son projet de loi et assure les grévistes et leurs organisations syndicales de sa totale solidarité avec leur lutte engagée pour le retrait de cette réforme.
La défense nationale invoquée pour attaquer le droit, c'est tout un symbole. Avec ce pouvoir, nous sommes bien en guerre, mais c'est d'une guerre sociale dont il s'agit ! Et les salariés sont en état de légitime défense.

Cette agression contre les grévistes de Grandpuits, cette remise en cause inadmissible du droit de grève est une attaque contre tous les salariés, contre toutes celles et tous ceux qui résistent. Loin de casser ou de démoraliser les grévistes et les manifestants, elle va recevoir la réponse qu'elle  mérite : l'extensio, de la mobilisation.

L'emploi systématique des forces de répression est un aveu de faiblesse du gouvernement désavoué par une opinion publique qui soutient massivement le mouvement social en cours.

La lutte continue pour le retrait de ce projet de loi.
Retraite anticipée pour Sarkozy, Fillon !

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 20:49

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Ne nous laissons pas voler 2 ans de vie !

Nos retraites valent bien la grève.

Le gouvernement est sourd aux millions de grévistes et de manifestants des 7,

23 septembre et 2 octobre. Il nous oblige à durcir le mouvement jusqu’au blocage de l’économie.

Bien sûr, la grève coûte cher. Mais perdre des jours de salaire pour garder 2 ans de retraite mérite une mobilisation générale de tous les salariés.

Le gouvernement doit entendre nos exigences :

_ Non au recul de l’âge de la retraite.

_ Non au chômage. 2 ans de plus de boulot, c’est autant de chômage en plus pour les jeunes.

_ Non à la baisse des retraites.

_ Non à l’allongement de la durée de cotisation.

Tous en grève à partir du 12 octobre jusqu’à l’abandon du projet.

Dans plusieurs secteurs professionnels, la grève reconductible a été décidée.

Réunissons-nous en assemblées générales dans les entreprises et les établissements et, dès le 13, reconduisons la grève.

Le gouvernement doit entendre les propositions des syndicats. En une nuit, il a trouvé 260 milliards pour les banques, il doit nous écouter pour les retraites.

Manifestation à 10h30 place Cadelade au Puy

A la fin de la manifestation, on reste mobilisés!

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 07:55

Lieux et horaires manifestations en défense des retraites du 12 Octobre en Deux-Sèvres (cliquez sur le lien)

Communiqué des organisations

CFDT,CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

 

Un 12 octobre déterminant !

Après les journées du 7 et du 23 septembre, la mobilisation du samedi 2 octobre 2010 a été un formidable succès partout en France. Cette journée a vu de nouveaux manifestants rejoindre les cortèges. Près de 3 millions de salariés du public comme du privé, seuls, entre collègues ou en famille ont continué massivement à exprimer leur opposition au projet de réforme des retraites.

Confronté à cette mobilisation qui s’amplifie, le gouvernement reste campé sur son intransigeance. Il préfère le mépris au dialogue, il commente les chiffres de manifestants plutôt que de répondre à leurs inquiétudes et exigences.

Les organisations syndicales confirment la journée nationale de grèves et de manifestations du mardi 12 octobre 2010. Elles appellent les salariés, les retraités, les chômeurs à y participer massivement.

Alors que s’ouvre le débat au Sénart le 5 octobre et afin de faire du 12 octobre prochain un rendez-vous déterminant, elles appellent leurs organisations à élargir et à amplifier la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires, des rencontres avec les salariés et à interpeler les sénateurs en utilisant très largement la lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires.

Les organisations syndicales considèrent qu’il faudra donner des suites au mardi 12 octobre et décident à cette fin de se revoir vendredi 8 octobre 2010.

 

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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 13:17

 

Des dockers bloquent l'entrée du port de Marseille, le 1er octobre.
AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
Des dockers bloquent l'entrée du port de Marseille, le 1er octobre.

 

 

Le port du Havre est fortement perturbé, vendredi matin, par une grève nationale à l'appel de la CGT contre la réforme des retraites et pour réclamer une cessation anticipée d'activité pour pénibilité. En revanche, le trafic pétrolier et le trafic passagers avec la Grande-Bretagne étaient assurés normalement.

Les syndicats estiment que rien n'a bougé sur le dossier "pénibilité" avec le gouvernement. "Nous sommes prêts à reconduire le mouvement le week-end prochain si rien n'avance d'ici là", a prévenu Johann Fortier, secrétaire général du syndicat CGT des dockers. Ce mouvement, qui vient après de nombreux autres arrêts de travail ces derniers mois, a provoqué la colère de l'Union maritime et portuaire (UMEP) du Havre. "Ces grèves à répétition donnent une image déplorable, à l'extérieur, du port du Havre et des ports français en général", a affirmé Dominique Devaux, déléguée générale de l'UMEP.

 

DES TERMINAUX PÉTROLIERS BLOQUÉS

Sur la Méditerranée, tous les accès au port de Marseille-Fos sont bloqués par le personnel et les dockers dans le cadre de la journée d'action. "C'est un mouvement à la fois contre la réforme des ports et contre le projet de réforme des retraites. On avait dit il y a quelques jours que l'on envisageait de durcir le mouvement. La situation d'aujourd'hui est une étape supplémentaire et il y aura sans doute d'autres actions dans les prochains jours", a déclaré Pascal Galeoté, leader du syndicat CGT des agents des bassins est et des terminaux pétroliers. Selon lui, les accès au port resteront fermés toute la journée et il n'est pas exclu que le mouvement se poursuive dans les jours qui viennent.

Les terminaux pétroliers de Lavera et Fos-sur-Mer sont également bloqués depuis lundi, avec déjà 37 navires en rade jeudi. Conséquence de cette grève, la préfecture de Corse a annoncé jeudi avoir pris des mesures de limitation de l'approvisionnement de gasoil. Les réserves totales de l'île sont estimées à 11 200 m3 mais les dernières livraisons remontent au 21 septembre. Normalement, la Corse épuise ses réserves en quinze jours.

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 13:29

Lieux de manifestations en Deux-Sèvres

 

Parthenay : 10 h 30 Esplanade du palais des congrès

 

 

Niort         : 10 h30 place de la Brèche

Thouars    : THOUARS 10H30 place Lavault
 

Bressuire: 10h30 place St Jacques

 

Article Libération

L'intersyndicale se réunissait ce vendredi pour décider des suites à donner à la mobilisation de jeudi contre la réforme des retraites.

 

Les leaders syndicaux en tête de la manifestation parisienne, jeudi

Les leaders syndicaux en tête de la manifestation parisienne, jeudi (Jacky Naegelen / Reuters)

 

La fumée blanche est sortie quelques minutes plus tôt que prévu du siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Au lendemain de la journée d’action, qui a rassemblé trois millions de manifestants selon la CGT (997.000 selon le ministère de l'Intérieur), l’intersyndicale est tombée d’accord pour donner deux nouveaux rendez-vous dans la rue contre la réforme des retraites. Le samedi 2 octobre d’abord, avec, en prévision, des manifestations dans toute la France, trois jours avant le début de l’examen du projet de loi au Sénat.

Puis, une journée de grève et de manifestation est programmée, le mardi 12 octobre.

«La journée du 23 est un franc succès»

Dans une déclaration approuvée par six des huits organisations du public et du privé (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU, Solidaires, sauf Sud et FO), l’intersyndicale «considère que la journée d’action du 23 septembre est un franc succès». «Quoi qu’en dise le gouvernement, la démobilisation, suite au vote à l’Assemblée nationale (le 15 septembre, ndlr), n’a pas eu lieu», ajoutent les syndicats.

Selon eux, «c’est bien l’exigence d’un véritable débat et de l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement».

Et l'intersyndicale d’avertir: «Le gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner» à la mobilisation du 12 octobre. Loin du baroud d'honneur, donc.


 

Communiqué commun CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

 
Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.
 
La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.
 
C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.
 
Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
 
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
 
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
 
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :
 
D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.
De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant. Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.
 
Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.
 
Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.
 
Le 24 septembre 2010
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Conflits - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 11:30

Appels a la Greve reconductible


 CRC-CNL Greve reconductible point par secteur (MAJ Hier 21:16, Aujourd'hui 0:53)

Au niveau interprofessionnel

-----> l’UNION SYNDICALE SOLIDAIRES nationalement y appelle : « Un mouvement de grève générale demeure nécessaire pour gagner. Il faut le construire avec les collectifs militants de toutes les organisations qui le souhaitent, avec l’ensemble des salarié-e-s : partout dès maintenant, organisons des réunions publiques, des assemblées générales, pour en discuter la mise en oeuvre. »

-----> La CNT appelle à préparer dès aujourd’hui la reconduction dans l’unité syndicale à la base, seule condition nécessaire à une victoire des salariés.

-----> FO « soutient toutes les initiatives prises par ses structures y compris pour l’après 23. Par son intransigeance, par son projet dicté pour satisfaire les marchés financiers dans le cadre d’une politique d’austérité, le gouvernement se met lui-même en situation d’affrontement et de blocage. Adoptée à l’unanimité. ».

-----> Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a affirmé le 10 septembre, sans lui-même s’inscrire dans cette démarche : « Plus l’intransigeance dominera, plus l’idée de grèves reconductibles gagnera les esprits »



Dans les départements et les localités


-----> En Seine maritime, CGT, FO, CFDT, CGC, FSU, Solidaires, UNSA, UNEF appellent à la grève interprofessionnelle jusqu’à l’abandon du projet et incluent la grève reconductible dans les « suites unitaires à débattre »

-----> En Haute-Loire, l’intersyndicale interprofessionnelle CGT, CFDT, FO, Solidaires, FSU, UNSA CFTC, CFE-CGC affirme que : « L’heure est à la grève interprofessionnelle jusqu’à l’abandon du projet. Nous vous appelons à mettre la reconduite de la grève en discussion dès maintenant au cours d’assemblées générales dans les entreprises, les administrations et les services. »

-----> Dans la Loire Atlantique, FO, la FSU et Solidaires disent : « Le 23 septembre doit s’inscrire dans la perspective d’une grève généralisée« . »La date du 23 septembre est déjà tardive. Si elle n’est pas prolongée par une grève reconduite destinée à bloquer les activités économiques et sociales du pays, il sera illusoire d’espérer autre chose que déplacer quelques virgules dans la loi. »

-----> En Lozère, CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FSU, Solidaires, UNSA, appellent « à mettre en discussion la reconduite de la grève au cours d 4AG dans les entreprises, les administrations et les services »

-----> Dans le Loiret, CGT, CFDT, CFTC, FO, Solidaires, UNSA envisagent les possibilités de reconduire la grève partout où c’est possible.

-----> L’UD CGT du Gard demande à ses syndicats d’organiser des AG pour mettre en débat la grève reconductible à partir du 23.

-----> L’intersyndicale de Roanne, lors du rassemblement du 15 septembre, a appelé « à mettre en discussion la reconduite de la grève dès maintenant au cours d’assemblées générales dans les entreprises, les administrations et les services publics. »

Au niveau Fonction Publique

-----> Solidaires FP appelle à créer les conditions de la reconduction du mouvement de grève dès le 24 septembre. En ce sens, Solidaires « Fonction publique » a déposé un préavis de grève illimitée à partir du 23 septembre.

-----> La Fédération CGT services publics appelle les personnels avec leurs organisations syndicales à mettre partout en débat la nature des suites à donner au 23, sans exclure aucune forme, y compris la grève reconductible.

-----> La Fédération CGT des organismes sociaux appelle à la grève interprofessionnelle jusqu’à l’abandon du projet.

-----> Les territoriaux CGT de Port-de-Bouc demandent la mise en débat de la grève reconductible lors de l’AG du 23.

-----> La CGT municipaux de Lille appelle à la grève reconductible à partir du 23



Dans les différents secteurs professionnels


-----> A la SNCF : SUD-Rail a déposé un préavis de grève nationale reconductible à compter du 23 septembre pour imposer le retrait. FO appelle « à une grève reconductible à partir du 22 septembre au soir ». La CFTC estime que «seule une grève reconductible peut faire reculer le gouvernement ».

-----> A la RATP, SUD appelle à la grève reconductible, et les syndicats CGT, UNSA, CFDT, Indépendants, CGC et CFTC appellent à une grève de 24 heures le 23 septembre, mais soulignent dans un communiqué commun qu’à « la lumière des évolutions éventuelles au niveau national », ils ne « s’interdisent pas de s’inscrire dans une forme d’action reconductible ».

-----> A France-Télévision, CGT, FO et CFTC ont déposé un préavis de grève reconductible à partir du 23

-----> L’intersyndicale de la Culture (CFTC, CFDT, CGT, FSU, SUD, UNSA) appelle à la tenue d’AG dans tous les services et établissements du ministère pour préparer les meilleures conditions de réussite du 23 et ainsi enclencher dès le 24 la poursuite de la grève jusqu’au retrait du projet gouvernemental.

-----> Aux PTT, SUD appelle l’ensemble des personnels et des organisations syndicales à préparer la grève reconductible à partir du 23 septembre. SUD est prêt à préparer la grève générale avec toutes les organisations syndicales qui le souhaitent.

-----> Dans la Chimie, SUD et la CGT appellent déjà à la reconduction à partir du 23 chez Total. Les fédération SUD, mais aussi la CGT de la chimie sont pour la reconduction dans toutes les activités de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage en France. « La FNIC-CGT considère que, face à ce démantèlement programmé des retraites, nous n’avons pas d’autre choix que de durcir les mouvements, d’augmenter le rapport de forces, notamment par de nouvelles actions de grève. La question de la grève reconductible se pose de plus en plus. Nos industries font partie des professions qui doivent se préparer à la mettre en oeuvre, à commencer par interpeler les salariés sur cette question. »

-----> La CGT de l’entreprise ARKEMA-FOS (13) appelle à « une grève reconductible avec arrêt des productions à 5h » et « AG le 24 pour examiner le rapport de forces à Fos et ailleurs »

-----> La fédération nationale de l’action sociale FO (FNAS-FO) se déclare « dès le 23 septembre, pour la grèvejusqu’au retrait du projet ».

-----> La CGT-Phillips de Dreux affirme : « Si les directions syndicales veulent vraiment mobiliser les travailleurs, elles doivent être conséquentes en lançant immédiatement un appel à la grève générale jusqu’au retrait à partir du 23/09, et en la préparant dans tout le pays ! Nul doute que nous répondrons par millions, que nous bloquerons le pays et que Sarkozy devra céder, car ce sont les travailleurs qui font tourner l’économie ! ».

-----> La Fédération Finances de la CGT affirme : « il faut faire monter le niveau de l’action par la grève reconductible et le blocage du pays ».

-----> pour la Fédération CGT des Sociétés d’Etudes : « Si, au soir du 23 septembre, le gouvernement ne retire pas son projet, son obstination mettra nécessairement à l’ordre du jour la grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction. ».



Dans l’Éducation Nationale



-----> La fédération SUD éducation appelle à construire la grève reconductible.

-----> La CGT Education appelle à reconduire la grève du 23 si Sarkozy s’entête

-----> La CNT-FTE appelle à construire la grève générale reconductible

-----> Le SNUAS-FSU (assistants sociaux) déclare que le 23 ne peut s’envisager sans « la dynamique d’une grève reconductible »

-----> La FSU appelle les salariés à se mobiliser le 23 septembre encore plus massivement que le 7. Elle estime nécessaire de donner des suites rapides à ce mouvement unitaire et interprofessionnel en l’amplifiant. Dès aujourd’hui, sont débattues dans ce cadre, avec les personnels et les organisations syndicales, toutes les modalités d’action possibles : multiplication d’initiatives locales, poursuite de la grève, manifestation nationale, etc.

-----> « Le 23 septembre le SNUipp contribuera à organiser des assemblées générales pour débattre avec les personnels de la poursuite de la grève, de son inscription dans la durée, de nouvelles manifestations locales ou nationales ou toutes autres modalités d’actions. »

-----> Le SNES, même s’il ne défend pas publiquement la reconduction, dans une résolution du 14 septembre «mandate la FSU pour proposer à l’intersyndicale interprofessionnelle réunie après le 15 des suites rapides et rapprochées aux 15 et 23 sans exclure la reconduction de la grève afin de contraindre le gouvernement à ouvrir des discussions pour une autre réforme qui passe par le retrait du projet actuel, à envisager une manifestation nationale début octobre. »

-----> Le SNETAP-FSU (enseignement agricole) a déposé un préavis de grève reconductible à partir du 23 et a mandaté ses représentants au CDFN FSU pour y défendre le même mandat

-----> « Les organisations syndicales de l’EN de la Haute-Loire : CGT-Educ’action, FNEC-FP-FO, FSU, SUD-Education, UNSA-Education et SNETAA-Eil, estiment qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales au plan national d’appeler les personnels à se réunir par secteurs professionnels, entreprises, services..., pour décider de la reconduction de la grève jusqu’au retrait du projet. »

-----> La FSU de l’Aude contribuera à organiser des AG intersyndicales et interprofessionnelles pour discuter de la reconduction de la grève.

-----> La FSU du Gard appelle à la tenue d’AG intersyndicales et interprofessionnelles qui discutent de la reconduction de la grève dès le 24 et de l’organisation de manifestations le 25.

-----> Les enseignants réunis en assemblée générale le mardi 7 septembre à Gennevilliers (92 nord) estiment que la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Ils seront en grève à partir du lundi 13 septembre.

-----> Une grève reconductible a commencé depuis le 14 septembre dans le 1er degré à Paris, 70 enseignant-e-s étaient en grève le 15

-----> L’AG Ile-de-France du 7 septembre a proposé d’organiser « des AG de villes 1er/ 2nd degrés et interprofessionnelles où sera mise en débat la grève reconductible »

-----> Une grève reconductible a débuté dans l’éducation nationale à partir du lundi 13 septembre dans l’Hérault (deux jours de grève le 13 et le 14) et en Loire-Atlantique.

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 19:40

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Annick Coupé: "Il faut un affrontement central avec ce gouvernement"

Annick Coupé est porte-parole de l'Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non confédérés. Cette union regroupe actuellement 45 fédérations ou syndicats nationaux appartenant à des secteurs professionnels divers, public et privé, comme SUD-Rail, SUD-Education, SUD-Aérien, Solidaires Finances ou SUD-Santé. Solidaires, qui revendique 90000 adhérents, défend un syndicalisme de contre-pouvoir et de lutte.
Tout en participant depuis deux ans à l'intersyndicale, Solidaire réclame le retrait du projet de loi de réforme des retraites et appelle à la grève générale. Dans l'entretien qu'elle a accordé au Monde, à quelques jours de la journée de grèves et de manifestations du jeudi 23septembre, Mme Coupé appelle à l'élargissement de la mobilisation et à "un affrontement central" avec un pouvoir dont elle dénonce "l'arrogance". Elle proposera à l'intersyndicale d'organiser, avant le 5octobre, une nouvelle mobilisation interprofessionnelle.

 

Le vote de la réforme des retraites à l'Assemblée peut-il démobiliser les salariés?

En faisant respecter à tout prix "son" calendrier à l'Assemblée, le gouvernement veut dire aux salariés "la réforme est passée!" Mais le sentiment que cette réforme est injuste persiste. Chacun voit que c'est insupportable: les jeunes qui galèrent, les femmes aux carrières incomplètes, les salariés âgés virés des entreprises, les métiers pénibles… C'est toujours aux mêmes qu'on demande les sacrifices.

 

Quelles remontées avez-vous du terrain sur le climat social et politique?

La vie quotidienne de nombreux salariés est marquée par les difficultés: pouvoir d'achat, conditions de travail, dévalorisation des agents publics, précarité, peur du chômage. Il y a beaucoup de colère face à l'arrogance du pouvoir. On nous dit qu'il n'y a pas d'argent pour les retraites mais les banques, sauvées par l'Etat à coup de milliards d'euros sans aucune contrepartie, se sont refait une santé. Les profits du CAC40 n'ont jamais été aussi hauts. Le bouclier fiscal symbolise cette politique: une moyenne de 362126 euros pour 1169 ménages les plus fortunés! Le gouvernement agit d'abord en faveur des possédants, du patronat et des rentiers…

 

L'Elysée observait le 7 septembre au soir que les taux de grévistes était inférieur à ceux de 2003 contre la réforme Fillon. Comptez-vous, jeudi, sur une participation à la grève en hausse?

En 2003, la mobilisation était celle du secteur public. Le privé avait été durement touché en 1993. Aujourd'hui, le mouvement est interprofessionnel. On a constaté des taux de grévistes pas vus depuis longtemps dans les hôpitaux, à La Poste, à France Télécom, à la météo ou à la SNCF. Des débrayages importants ont eu lieu dans l'industrie, la banque ou le commerce… Cette mobilisation s'enracine dans le pays. La grève, c'est vrai, est un engagement difficile pour les salariés. Mais grèves et manifestations sont les deux faces d'une même détermination. Le 23, la mobilisation doit s'élargir.

 

Programmer des mobilisations à répétition, n'est-ce pas courir le risque de voir le mouvement s'effriter?

Nous n'avons pas d'autre choix, face au mépris gouvernemental, que d'amplifier le rapport de forces.

 

Vous demandez le retrait de la réforme des retraites, ce que ne demande pas l'intersyndicale. Et vous êtes favorable à une grève générale, à tout le moins reconductible. Pourquoi restez-vous à l'intersyndicale?

L'intersyndicale s'est mise d'accord sur un compromis pour dire que le projet est "injuste et inacceptable". Mais nous savons que pour imposer une autre réforme, il faut d'abord gagner le retrait du projet actuel! Pour cela, il faut préparer un affrontement central avec ce gouvernement qui passera par un mouvement d'ensemble tel que Nicolas Sarkozy sera obligé de reculer, comme Jacques Chirac sur le contrat première embauche (CPE)! Personne ne peut dire à l'avance quelle forme cela peut prendre: grève générale, grèves reconductibles, manifestation à répétition… La question n'est pas de décider à la place des salariés mais de porter cet objectif. Dans l'intersyndicale, il y a débat sur la stratégie d'action comme sur les revendications. L'allongement de la durée de cotisation mise en avant par François Chérèque dans sa tribune du Monde du 9 septembre est loin de faire l'unanimité. Mais l'unité syndicale reste décisive pour les mobilisations et nous y sommes attachés car nous voulons gagner.

 

Certains secteurs, en particulier les transports, sont-ils prêts à se lancer dans des grèves reconductibles?

A la veille du 23, c'est une question qui se discute, et bien au-delà de Solidaires. Des appels unitaires se multiplient en ce sens. Le 24, beaucoup d'assemblées générales sont prévues, souvent à l'appel de plusieurs syndicats. Dans la chimie, par exemple, la CGT pose comme nous la question de la grève reconductible dans les raffineries et cette idée fait son chemin…

 

Vous sentez-vous en mesure de rallier à vos arguments une partie de la CGT?

Il ne s'agit pas que la CGT nous rallie: il s'agit de construire avec les salariés le meilleur rapport de forces possible pour gagner! Cette question est posée tout autant dans les autres syndicats, et Solidaires ne prétend pas avoir la "recette magique".

 

La direction de la CGT ne croit pas possible une réédition du mouvement de 1995. Et vous?

Il n'y a pas de modèle ni de lutte exemplaire à dupliquer… Si en 1995, le gouvernement a reculé, comme en Guadeloupe l'an dernier, c'est parce qu'il y avait un mouvement d'ensemble, appuyé sur des grèves et des manifestations massives. Et aujourd'hui, il y a plus de précarité, plus d'éclatement du salariat, le poids de la crise.

 

Bernard Thibault juge risqué de faire porter à une partie des salariés, par exemple les cheminots, la responsabilité d'une grève qui resterait isolée et pourrait provoquer un retournement de l'opinion contre les grévistes…

Sur un tel dossier, une grève qui resterait isolée et ne serait pas massivement soutenue, quel qu'en soit le secteur, ne permettrait sûrement pas de gagner. A l'inverse, attendre que tous les secteurs partent en grève en même temps conduit aussi à l'impasse. Pour Solidaires, il s'agit bien de continuer à élargir la mobilisation sans freiner les secteurs qui ont plus de capacité à se mobiliser collectivement et qui peuvent créer une dynamique d'ensemble.

 

Exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, c'est demander à Nicolas Sarkozy de capituler. En le faisant, ne vous mettez-vous pas, vous aussi, dans une position complètement bloquée?

Ce projet n'est soutenu par aucun syndicat, les salariés le rejettent et la majorité de nos concitoyens soutiennent largement les actions. La responsabilité d'un gouvernement est de prendre la mesure de cette situation! Si un débat de fond est nécessaire sur l'avenir des retraites, cela suppose de mettre tout sur la table, notamment la question de la répartition des richesses et du blocage des cotisations patronales… Mais pour cela, l'actuel projet doit être retiré. Il n'est pas négociable.

 

Comment voyez-vous l'après-23 septembre? Pensez-vous que le Sénat puisse amender le projet de loi?

Il est à craindre que comme à l'Assemblée, les ordres viennent d'en haut et que les velléités de certains sénateurs de la majorité soient recadrées par l'Elysée. C'est le niveau du rapport de forces qui fera bouger les choses. Après le 23, il faudra très vite un nouveau rendez-vous interprofessionnel avant le démarrage du débat au Sénat le 5 octobre. Des manifestations le week-end permettraient d'articuler les mouvements reconductibles et une large mobilisation de tous, notamment du privé où il est plus difficile de faire grève. Rien n'est joué, il est encore possible de gagner.

 

Propos recueillis par Claire Guélaud
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