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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 13:14
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C’est désormais par centaines de milliers que les Indignés grecs déclarent la guerre a leurs bourreaux néolibéraux!

Deux semaines après ses débuts, le mouvement des «Indignés» grecs fait déborder les places des villes du pays par des foules énormes criant leur colère, et fait trembler le gouvernement Papandreou et ses soutiens locaux et internationaux. Ce n’est plus ni une simple protestation ni même une mobilisation d’ampleur contre les mesures d’austérité. Désormais, c’est une véritable révolte populaire qui balaie la Grèce! Une révolte qui crie haut et fort son refus de payer «leur crise» et «leur dette» tout en vomissant le bipartisme néolibéral sinon l’ensemble d’un personnel politique aux abois.

Combien étaient-ils à la Place de Syntagma (Constitution) au centre d’Athènes, juste en face du Parlement, le dimanche 5 juin 2011? Difficile a dire car une des particularités de ces rassemblements populaires est que, faute de discours central ou de concert, il y a un va et vient permanent de manifestants. Mais, en tenant compte des responsables du métro d’Athènes, qui savent comment calculer le nombre de leurs passagers, il y a eu un minimum de 250.000 personnes confluant à Syntagma à cette mémorable soirée! En somme, plusieurs centaines des milliers si on y ajoute les foules «historiques» rassemblées aux places centrales des dizaines d’autres villes grecques (voir la carte).

A ce moment s’impose pourtant une interrogation: comment est-ce possible qu’un tel mouvement de masse qui, en plus est en train d’ébranler un gouvernement grec au centre de l’intérêt européen, soit passé sous un silence assourdissant par tous les medias occidentaux? Pendant, ses 12 premiers jours, pratiquement pas un mot, pas une image de ces foules sans précédent hurlant leur colère contre le FMI, la Commission Européenne, la Troika et aussi Mme Merkel et le gotha néolibéral international. Absolument rien. Sauf de temps en temps, quelques lignes sur «des centaines de manifestants» aux rues d’Athènes, a l’appel de la CGT grecque. Etrange prédilection pour les manifs squelettiques des bureaucrates syndicaux totalement déconsidérés au moment ou quelques centaines de mètres plus loin d’énormes foules manifestent jusqu'à très tard après minuit depuis deux semaines…

Il s’agit bel et bien d’une censure aux dimensions inconnues jusqu'à aujourd’hui. D’une censure politique très organisée et méthodique, motivée par le souci de bloquer la contagion de ce mouvement grec, de l’empêcher de faire tache d’huile en Europe! Face a cette nouvelle arme de la Sainte Alliance de temps modernes, il faudra qu’on réagisse tous ensemble, tant pour dénoncer ce scandale que pour trouver les moyens de contourner cette interdiction d’informer les opinions publiques, par le développement de la communication entre les mouvements sociaux de toute l’Europe et la création de nos propres medias alternatifs…

Revenant aux Indignés grecs (Aganaktismeni, en grec), il faut remarquer qu’il s’agit d’un mouvement de plus en plus populaire ou même plébéien, a l’image d’une société grecque façonnée par 25 ans de domination absolue de l’idéologie (néolibérale) cynique, patriotarde, raciste et individualiste qui a tout transformé en marchandises. C’est pourquoi l’image qui en émerge est souvent contradictoire, mêlant le meilleur et le pire dans les idées comme dans les actes de chacun des manifestants! Comme par exemple, quand la même personne manifeste de façon ostentatoire un patriotisme grec aux allures racistes tout en brandissant un drapeau tunisien (ou espagnol, égyptien, portugais, irlandais et argentin) pour manifester sa solidarité…internationaliste aux peuples en lutte de ces pays.

Doit-on conclure alors qu’on est en présence d’une foule de manifestants schizophrènes? Absolument pas. Comme il n’y a ni de miracles, ni de révoltes sociales politiquement «pures», le mouvement des Indignés grecs se radicalise a vue d’œil tout en étant marqué par ces 25 ans de désastre social et moral. Mais, attention: toutes ses «tares» se subordonnent a sa caractéristique principale qui est son rejet radical du Mémorandum, de la Troïka, de la dette publique, du gouvernement, de l’austérité, de la corruption, de cette démocratie parlementaire fictive, de la Commission Européenne, en somme du système dans son ensemble!

Ce n’est pas donc un hasard que les centaines des milliers d’Indignés grecs s’époumonent depuis 14 jours en répétant des mots d’ordre éloquents tels que «On ne doit rien, on ne vend rien, on ne paye rien», «On ne vend et on ne se vend pas», «Qu’ils s’aillent maintenant tous, Mémorandum, Troika, gouvernement et dette» ou «Nous restons jusqu'à ce qu’ils s’aillent». C’est un fait que des mots d’ordre de ce genre unissent tous les manifestants, comme d’ailleurs tout ce qui a trait au refus d’assumer et de payer la dette publique. C’est d’ailleurs pourquoi la campagne de l’Initiative pour une Commission d’audit de la dette publique fait un réel tabac pratiquement dans tout le pays et son stand en pleine Place de Syntagma soit en permanence assiégé par une foule de gens voulant signer son appel ou offrir leurs services comme volontaires…

D’abord presque totalement inorganisés, les Indignés de Syntagma se sont offert progressivement une organisation dont le summum est l’Assemblée populaire qui attire chaque soir a 21 h. plusieurs centaines de participants devant quelques milliers d’auditeurs très attentifs. Les débats sont souvent d’une grande qualité (p.ex. celui sur la dette publique), dépassant de loin tout ce qu’il y a de mieux sur les grandes chaines de télévision. Et tout ca malgré le bruit (on est en plein centre d’une ville de 4 millions d’habitants), le va et vient des dizaines des milliers de gens et surtout, la composition hétéroclite de ces auditoires monstres au milieu d’un campement permanent qui ressemble par moments à une vraie Tour de Babel.

Toutes ces vertus de la «Démocratie directe» expérimentée jour après jour a Syntagma, ne doivent pas nous faire oublier ses faiblesses, ses ambiguïtés ou ses tares comme p.ex. son allergie initiale a tout ce qui a trait aux partis, aux syndicats ou a toute collectivité établie. Si c’est indiscutable que cette aversion pour les «partis» est dominante dans les foules des Indignés grecs qui ont tendance a rejeter l’ensemble du monde politique sans distinction, il faut quand même noter l’évolution spectaculaire de l’Assemblée Populaire, tant a Athènes qu’a Salonique, qui est passé du rejet des syndicats a l’invitation de faire aboutir leurs manifestations a Syntagma afin que leurs travailleurs rejoignent les Indignés…

Evidemment, ce n’est pas un secret que, le temps passant, il y a eu une clarification du paysage politique de la Place de Syntagma, la droite et l’extrême droite populaire étant représentée parmi la foule en haut de la Place, juste devant le Parlement, et la gauche radicale et anarchisante occupant la Place elle-même et contrôlant l’Assemblée populaire et le campement permanent. Sans aucun doute, bien que cette gauche radicale donne le ton et laisse son empreinte sur toutes les activités et manifestations à Syntagma, les colorant d’un rouge profond, on ne peut pas conclure que les diverses nuances de la droite populiste, patriotarde, raciste ou même carrément neo-nazi vont cesser leurs tentatives d’influencer cet immense mouvement populaire. Elles vont persister et tout dépend, en dernière analyse, de la capacité de l’avant-garde du mouvement de l’enraciner profondément dans les quartiers, les lieux de travail et les écoles tout en le dotant d’objectifs claires faisant le pont entre ses énormes besoins immédiats et sa rage vengeresse et anti système.

Assez différent de son homologue espagnol par ses dimensions, sa composition sociale, sa radicalité et son hétérogénéité politique, le Syntagma grec partage avec la Place Tahrir du Caire ou la Puerta del Sol de Madrid la même haine pour l’élite politique et économique qui accapare et vide de tout contenu la Démocratie parlementaire bourgeoise aux temps du néolibéralisme le plus arrogant et inhumain. En même temps, il est traversé par le même désir participatif, démocratique et non violent qui marque profondément toute révolte populaire en ce début du XXIème siècle.

Notre conclusion ne peut être que très provisoire: indépendamment de la suite des événements, qui s’annoncent déjà cataclysmiques, le mouvement actuel des Indignés grecs aura marqué un tournant dans l’histoire du pays. Désormais tout est possible et rien ne sera plus comme avant…

Yorgos Mitralias

Par NPA 79 Nord - Publié dans : International - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 19:13

Un témoignage poitevin depuis la Plaza del Sol de Madrid  

Bonjour les amis,

Mercredi soir, j’ai décidé de prendre un train pour venir sur cet épicentre parce que, comme me l’a dit une bonne copine : « mieux vaux que tu sois là-bas présente, qu’ici absente ».

Depuis deux semaines en Espagne, un mouvement de protestation populaire a pris une ampleur jamais vue dans ce pays depuis le temps de la république. Il s’agit d’une véritable mobilisation citoyenne totalement indépendante et autogérée qui a abouti à la création de campements dans les places de toutes les villes du pays.

Ce mouvement (Los indignados, Democracia real ya, acampada sol, Movimiento del 15M …) s’organise autour d’une réflexion commune pour revendiquer la régénération démocratique du système politique et social.

L’épicentre de ce mouvement se situe à la puerta del Sol à Madrid.

À 11 heures, j’arrivais chez mon meilleur ami Diego. Il habite à 3 minutes de Sol.

Dans la cuisine : du café et plusieurs laptops[NDLR : micros ordinateurs portables.] sur la table. La discussion est très animée. Je comprends que l’assemblée d’hier du groupe de réflexion « Education et Culture » (auquel participent Diego, Eduardo et Laura) a été assez mouvementée et finalement assez frustrante. Jessi arrive épuisée après avoir passé toute la nuit à Sol. Elle fait partie de la commission audiovisuelle, elle essaye de faire le journal télévisé du mouvement.( http://www.youtube.com/user/spanishrevolutionsol#p/u )

À midi je découvre en direct le campement : un labyrinthe de stands faits avec des matériels donnés (essentiellement des meubles, des bouts de bois, cartons, plastiques et bâches), entouré des tentes pour dormir et des milliers d’affiches.

Prenez le temps d’un détour vers les dessin d’Eneko, ils en valent la peine.

En m’approchant de cette place que je connais si bien, en la voyant transformée en ce grand lieu de réflexion collective, je dois vous avouer que j’ai été très émue.

En Espagne, la crise économique de 2008 a frappé très fort. Actuellement il y a 5 millions de chômeurs (43% pour les moins de 25 ans). Il y a aussi un grave problème de logement avec de milliers de familles qui ne peuvent plus payer leurs hypothèques et paradoxalement deux millions de logements vides. Le gouvernement socialiste a beaucoup déçu jouant le jeu du capital. La liste d’hommes et femmes politiques accusés de corruption est longue. Les gens en ont marre.

Le campement ce n’est pas seulement un lieu pour manifester son mécontentement. C’est un espace pour essayer de réfléchir sur la reconstruction globale du système. Il abrite 17 commissions qui se chargent d’organiser et coordonner le mouvement, par exemple la commission de propositions, de communication, de légalité, la garderie, la bibliothèque, documentation, cuisine… Il y a aussi les stands des groupes de réflexion : politique, architecture et espaces publiques, migrations, féminismes, éducation et culture, santé, environnement, pensée et économie.

Avec Diego, on se promène, on regarde. Je fais la première photo et je l’envoie à mon chéri : l’énorme pub de L’Oréal qui couvre tout un immeuble a été transformée en gigantesque mur d’affichage. Ils ont enlevé le « L’O » et l’on ajoute « démocratie » à la place.

Le soir, j’assiste à la première assemblée. J’accompagne mes amis au groupe de réflexion. Je commence à comprendre comment ça marche.

Tous les jours il y a plein d’assemblées ouvertes à tout le monde. Elles ont lieu dans des places adjacentes à Sol. Les participants aux assemblées sont assez nombreux, par exemple à « Éducation et Culture » environ 300 personnes. (Quoi que parfois ils font sous-groupes et des sous-sous-groupes en fonction des sujets).

Il y a un modérateur, quelqu’un qui gère les tours de parole et 2 personnes qui font chacun un compte-rendu. Tous ces rôles tournent à chaque assemblée.

Il existe trois signes qu’on fait avec les mains pour ne pas générer du bruit : un pour être d’accord (les mains en l’air) un autre pour le désaccord (les poignées croisées) en un autre pour éviter les redites (les mains font une moulinette).

Les assemblées se font dans la rue, les gens sont assis par terre. Les échanges sont parfois vifs même si on essaye de ne pas être trop « émotionnel ». Ça avance très doucement. Mais ça avance. Ensemble.

À 23h30 la réunion finit. Je n’ai pas pris des photos, ni filmé.

On s’approche du campement pour voir Jessi au stand audiovisuel. C’est impressionnant : caméras, stations de montage… Je rencontre une connaissance, on discute, je filme un peu. Nous partons. Sally, une autre copine documentariste, vient avec nous boire un coup. Elle me dit « personne ne filme là-dedans, tu es la première, ils ne veulent vraiment pas ». De toute façon je n’ai filmé rien d’extraordinaire.

Aujourd’hui, après le petit-déjeuner vers 11h du matin, je pars avec Diego. Nous voulons filmer. Petite caméra, petit micro, nous allons au stand « Féminismes : trans-marica-bollo » (trans-PD-gouine) parce qu’ils ont des affiches qui tuent. Nous réalisons un entretien à une jeune fille super sympa. On parle de leurs revendications, des ateliers qui réalisent, de la vie dans le campement… Nous filmons d’autres témoignages.

On mange à la maison. On vient d’apprendre que le campement de Barcelone à été délogé violemment. On cherche des vidéos. Tous les media en parlent. Les images sont assez dures.

http://www.youtube.com/watch?v=PtaNg8c8OtU

http://www.elpais.com/videos/espana/Brutalidad/desalojar/Plaza/Catalunya/elpvidnac/20110527elpepunac_3/Ves/

Tout de suite par Internet on convoque une concentration à Sol pour 19h en solidarité avec les compañeros y compañeras de Plaça Catalunya.Il faut emmener des fleurs.

Nous voulions nous reposer après le repas, mais un déluge tombe à Madrid. Avec Eduardo on prend k-way et parapluie et on file au campement pour voir de quoi ont-ils besoin. Là-bas tout le monde bosse, on pique les bâches pour déloger l’eau, on couvre le matériel avec des plastiques, on pousse les flaques avec des balais… Nous allons chercher du bois pour faire des mâts pour tenir les bâches.

Finalement le soleil sort à Sol.

J’ai encore une heure avant la concentration. J’en profite pour faire des photos des affiches qui sont partout. Il n’y a pas du graphisme, ou à peine. C’est de la parole : réflexions, messages, slogans... il y en a des milliers.

Les gens arrivent petit à petit : Iris, œillets, fleurs en papier, marguerites… Je n’ai pas de fleur, mais quelqu’un m’offre une rose blanche. Je fais des portraits de gens avec des fleurs. Tout le monde est beau.

Des milliers de personnes sur la place mais apparemment beaucoup moins que le week-end dernier. En tout cas, super ambiance ! On chante, on crie, on invente. « Barcelona, no estás sola » « Lo llaman democracia y no lo es » « Menos fútbol y más educación » « Estas son las llaves de casa de mis padres »

Après trois heures de concentration, on demande aux gens de s’asseoir parce qu’il va avoir lieu une assemblée générale.

On s’installe. Ce n’est pas facile car nous prenons plus de place assis que débout, en plus il faut respecter le marquage au sol qu’indique les couloirs sur lesquels il ne faut pas s’asseoir pour assurer des passages.

Je suis impressionnée. Une AG à 1000, 2000 personnes ? ( http://www.youtube.com/user/spanishrevolutionsol#p/u/4/bf3GHn26Fw8 )

Tour de parole, propositions, votations… Discussions sur le futur du campement. Ils veulent partir dans pas longtemps, mais ils veulent aussi assurer la suite du mouvement avec des assemblées dans tous les quartiers de la ville. Comment canaliser toute cette énergie ?

Un homme de plus de 80 ans prend le micro. Il commence par dire « les jeunes : je vous respecte, je vous aime et je vous envie ». Il réalise une très belle intervention. Il dit qu’il conteste l’habitude de faire une minute de silence à Sol tous les jours à minuit, parce que ça fait plus de 70 ans qu’on garde du silence en Espagne et il trouve qu’il est arrivé le moment de parler.

L’AG finit à une heure du matin.

Nous allons manger quelque chose puis nous passons voir Jessi pour lui donner nos images du stand « féminismes ». Ils vont monter une petite vidéo pour le journal.

Maintenant il est cinq heures et demie du matin. J’essaye de finir d’écrire cette lettresans faire trop de fautes. Il me reste encore deux jours ici avant de rentrer à Poitiers. Demain on va à la première assemblée de quartier (le nôtre, La Latina) et le soir grande assemblée pour décider quand et comment démonter le campement.

Je suis heureuse, ces jours j’ai assisté à des événements totalement nouveaux dans la société espagnole. La parole, les idées circulent. L’écriture des revendications est lente. Il y a plein de gens impatients de sortir un document base de travail, mais on ne refonde pas une société en deux semaines. La méthodologie est à inventer. Je me dis que je vais commencer à aimer le terme « démocratie participative », quoi que je préfère toujours le vieux « El pueblo unido jamás será vencido »

A+

Odile

, une caméra fixée sur la Puerta del Sol à Madrid (malheureusement arrêtée depuis quelques jours, mais sait-on jamais !).

http://www.tomalaplaza.net/

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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 18:59

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Tous les ans depuis 1976, en Palestine occupée : territoires de 1948, Cisjordanie

Gaza, et dans le monde entier :

 

La Journée de la terre palestinienne commémore le massacre par l'armée israélienne d'Arabes d'Israël en grève contre la confiscation de leurs terres, le 30 mars 1976.

De 1947, date du plan de partage de la Palestine sous mandat britannique à aujourd'hui, l'histoire de la Palestine est l'histoire d'une injustice et d'une violence sans nom, commises pour le profit des puissances occidentales.

La Palestine a subi de la part des Israéliens un véritable dépeuplement : 800 000 Palestiniens ont été chassés entre 1948 et 1949, auxquels se sont ajoutés 300 000 Palestiniens chassés en 1967 et les nombreux déplacés des conflits suivants (guerres du Liban, de Cisjordanie, de Gaza, opérations de police, législation anti-retour, et aussi par la colonisation galopante). Ce sont des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés, des milliers d'hectares volés, de maisons détruites. Ce sont encore des centaines de milliers de prisonniers pour un jour ou une vie, souvent sans jugement. 11 000 sont actuellement dans les prisons et camps d'internement israéliens.

Malgré cela, le peuple palestinien résiste et veut croire aux valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

Il refuse le joug d'une pacification qui ferait de lui le laquais d'Israël et de ses alliés mais veut une paix juste, fondée sur le Droit, sur l'Indépendance.

Célébrer la Journée de la Terre en France, c'est rappeler que les droits pour lesquels se bat le peuple palestinien sont des droits universels et inaliénables : droit à l'autodétermination, droit à une nationalité, droit au retour des réfugiés, droits de l'Homme.

Le Comité poitevinPalestine

 

 

Du 3 au 31 mars

Bar le Plan B

30 – 32 Boulevard du Grand Cerf Poitiers

Palestine 141

Photographies François LEGEAIT

"141 : c’est le nombre d’enfants palestiniens tués en 2006 par l’armée israélienne dans les territoires occupés. On ne me fera pas croire que l’on construit l’avenir en tuant des enfants.

Que se passe-t-il alors, derrière l’écran de fumée de ces discours de paix, jamais suivis d’effet ? "

Depuis 2006, date de son premier voyage en Palestine, F. Legeait a entrepris un travail avec les jeunes Palestiniens travail qu'il poursuit aujourd'hui et dont il viendra parler

Vernissage de l'exposition

Jeudi 3 mars à 19 h 00

suivi d'un débat avec François LEGEAIT

organisée au bar Le Plan B, animée par le Comité poitevin France Palestine.

Entrée libre

 

Vendredi 25 Mars 20h30

 

Bar le Plan B

30 – 32 Boulevard du Grand Cerf Poitiers

Rencontre avec Alain GRESH

directeur adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient, animateur du blog "Nouvelles d’Orient", autour de son dernier ouvrage :

"De quoi la Palestine est-elle le nom ?"

Pourquoi la Palestine suscite-t-elle de si furieuses polémiques ? La Palestine est-elle le nom d’un nouvel antisémitisme qui n’ose dire son nom comme le prétendent les défenseurs d'Israël ?

Si la Palestine est devenue une cause universelle, c’est d’abord parce qu’elle se situe sur la ligne de faille entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident, à un moment où l’on assiste à un basculement du monde. Ce bouleversement n’est pas seulement économique, politique ou militaire, il touche aussi à l’histoire et à son interprétation : l’Occident a perdu le monopole du récit et les vaincus d’hier ont pris la plume.

Longtemps, l’histoire de la Palestine s’est limitée sous la férule des sionistes, à celle, tourmentée, du peuple juif aspirant, après deux mille ans d’exil, à retrouver une patrie. Pour les autochtones, en revanche, elle se résume à une spoliation, spoliation qui perdure et qui rappelle, de l’Asie à l’Amérique latine, en passant par l’Afrique, une oppression pas si ancienne. Soirée organisée avec le Le Plan B, en partenariat avec Les amis du Monde diplomatique et ATTAC et animée par le Comité poitevin France Palestine.

Entrée libre

 

Jeudi 31 Mars à partir de 18h

 

2 films au TAP Cinéma

18 h 00 : "Terre de Sumud" *

* Terre de résistance

de Stéphane VALENTIN Comment construire une économie indépendante alors qu'on est occupé ? Un film qui donne la parole aux entrepreneurs palestiniens qui combinent activité économique et lutte pour l'indépendance.

Suivi d'un débat avec Julien SALINGUE, enseignant-chercheur à Paris 8, spécialiste du mouvement national palestinien et des dynamiques politiques, sociales et économiques en Cisjordanie et à Gaza et Jean Marie DANSETTE, fondateur de France Import Palestine, qui importe des produits palestiniens en France.

 

21 h 00 : "Jaffa, la mécanique de l'orange" de Eyal SIVAN

L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations, d’images et de clichés. Parmi tous ces symboles, un seul est commun: l’orange. Raconter l’histoire des Oranges de Jaffa, c’est l’histoire de cette terre à travers un récit riche et bouleversant.

Suivi d'un débat avec le réalisateur animé par le Comité poitevin France Palestine (sous réserve).

Prix d'entrée 3 € chaque film

Entre les deux films, restauration légère proposée sur place.

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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 13:57

Une petite délégation du NPA avec Olivier Besanbcenot, porte-parole, se rendra en Tunisie mardi 25 et mercredi 26 janvierpour soutenir le processus révolutionnaire en cours.

Elles sera reçue par les organisations de la plate-forme du 14 janvier, regroupeùent unbitaire de la gauche récemment constitué.

Des rencontres sont prévues avec Hamma Hammami, dirigeant du PCOT, des dirigeantsde la Ligue de gauche travailliste, des syndicalistes des postes et télécommunications, des associations des droits de l'homme.

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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 13:59
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Le dernier discours de Ben Ali n'a convaincu personne. Toute la journée, des manifestations massives ont eu lieu, notamment à Tunis, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour exiger le départ immédiat de Ben Ali.

Ni l'annonce du limogeage du gouvernement, ni l'annonce d'élections anticipées n'ont démobilisé la jeunesse, les travailleurs, la population.

La répression de la police a continué.

Le dictateur Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, soutenu jusqu'au bout par le gouvernement français a pris la fuite. Il semblerait qu'il ait pris la direction de la Paris. Si c'était le cas, ce serait une preuve supplémentaire de la collusion entre le gouvernement français et le dictateur déchu.

Ben Ali avait proclamé l'état d'urgence avant son départ. L'armée a pris le contrôle de l'aéroport.

Nul doute qu'entre son entourage politique et l'armée, la lutte pour le pouvoir va s'exacerber.

La fuite du dictateur c'est une grande victoire pour le peuple tunisien.

Le NPA renouvelle tout son soutien au peuple tunisien, à la révolution démocratique à laquelle il aspire.
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, sera présent à la manifestation unitaire de soutien au peuple tunisien prévue samedi 15 janvier, à Paris, à partir de 14h, place de la République.

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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 07:27
 
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Pendant les premières décennies de son histoire postcoloniale, la Côte d’Ivoire a été présentée comme un « miracle » africain, sorte d’îlot de prospérité et de stabilité, préservé des turbulences du reste du continent par la grâce de son cacao, un clientélisme effréné en guise de redistribution sociale, la poigne de son président autoritaire, Houphouët-Boigny, et le soutien indéfectible de son ancienne puissance coloniale. Mais à sa mort en 1993, le vieil autocrate lègue à son pays une économie en récession, des plans d’ajustement structurel sans autre effet que de dégrader brutalement les conditions de vie de la population et une profonde crise politique interne qui dure encore aujourd’hui, exacerbée par les réseaux d’influence de la nouvelle mondialisation impérialiste.
Après le putsch de 1999, la rébellion et la scission du pays de 2002, le laborieux processus électoral a débouché sur une impasse : deux présidents autoproclamés dont aucun ne porte la moindre alternative au système. Comment en est-on arrivé là ? Depuis les accords de Pretoria (2005) la composition de la commission électorale est déséquilibrée en faveur de l’opposition (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix et rébellion) en contrepartie de quoi elle devait fonctionner au consensus. Cela n’a pas été possible, d’où le retard dans l’annonce des résultats sous pression internationale. Prétextant des fraudes (certainement réelles) au Nord en zone contrôlée par la rébellion, le Conseil constitutionnel inféodé à Gbagbo a invalidé le vote dans sept départements mais a surtout immédiatement proclamé l’ancien président vainqueur, achevant ainsi de précipiter la crise. Dans ce contexte, au lieu de pousser à une solution incontestable du point de vue électoral (certains organes de la société civile demandaient par exemple un nouveau scrutin dans les bureaux contestés), la France et les États-Unis ont joué de surenchère pour tenter de démettre Gbagbo et imposer Ouattara. Les injonctions démocratiques sont évidemment un prétexte : les mêmes, et en particulier en France, n’ont pas d’état d’âme à soutenir les pires dictatures en Afrique et ailleurs. Gbagbo a fait la part belle aux intérêts économiques étrangers, en particulier français, mais il est jugé moins contrôlable que son rival. S’il est vraisemblable que, fraudes mises à part, Ouattara l’avait effectivement emporté, c’est désormais très difficilement vérifiable. Aux pressions politiques et économiques ont succédé les menaces militaires par organisations africaines interposées.
Pas plus que le développement ne s’impose miraculeusement de l’extérieur au travers de rapports de domination et d’exploitation, la démocratie ne s’impose au détriment des peuples à coup d’intimidation et de guerres. Le NPA condamne toute intervention militaire étrangère quelle qu’elle soit, et demande le retrait immédiat des troupes françaises basées sur le territoire ivoirien. Il réaffirme toute sa solidarité et son soutien au peuple ivoirien, à sa lutte pour vivre dignement, en paix, et pour pouvoir disposer librement et démocratiquement de son sort. Il participera à toutes les initiatives dans ce sens, en France comme au niveau international.
Groupe de travail « Afriques » du NPA

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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 07:30
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Depuis une décennie, l’Irlande a été présentée par les plus fervents promoteurs du capitalisme néolibéral comme le modèle à suivre. Le « tigre celtique » affichait un taux de croissance plus élevé que la moyenne européenne. Le taux d’imposition des sociétés avait été ramené à 12,5% (1) et le taux effectivement payé par les nombreuses transnationales qui y avaient élu domicile oscillait entre 3 et 4% : un rêve ! Un déficit budgétaire égal à 0 en 2007. Un taux de chômage de 0% en 2008. Un vrai charme : tout le monde semblait y trouver son compte. Les travailleurs avaient un emploi (certes très souvent précaire), leurs familles consommaient allègrement, elles jouissaient de l’effet richesse et les capitalistes tant nationaux qu’étrangers affichaient des résultats extraordinaires.

 

En Irlande, la dérèglementation financière a encouragé une explosion des prêts aux ménages (l’endettement des ménages avait atteint 190% du PIB à la veille de la crise), notamment dans le secteur de l’immobilier, ce qui a boosté l’économie (industrie de la construction, activités financières, etc.). Le secteur bancaire a enflé d’une manière exponentielle avec l’installation de nombreuses sociétés étrangères (2) et l’augmentation des actifs des banques irlandaises. Des bulles boursière et immobilière se sont formées. Le total des capitalisations boursières, des émissions d’obligations et des actifs des banques a atteint quatorze fois le PIB du pays.

Ce qui ne pouvait pas arriver dans ce monde enchanteur arrive alors : en septembre-octobre 2008, le château de cartes s’effondre, les bulles financières et immobilières éclatent. Des entreprises ferment ou quittent le pays, le chômage monte en flèche (de 0% en 2008, il grimpe à 14% début 2010). Le nombre de familles incapables de payer les créanciers croît très rapidement. Tout le système bancaire irlandais est au bord de la faillite et le gouvernement, complètement affolé et aveuglé, garantit l’ensemble des dépôts bancaires à concurrence de 480 milliards d’euros (près de trois fois le PIB irlandais qui s’élevait à 168 milliards d’euros). Il nationalise l’Allied Irish Bank, principal financier de l’immobilier en injectant 48,5 milliards d’euros (environ 30% du PIB).

Les exportations ralentissent. Les recettes de l’Etat baissent. Le déficit budgétaire bondit de 14% du PIB en 2009 à 32% en 2010 (dont plus de la moitié est attribuable au soutien massif aux banques : 46 milliards d’apport de fonds propres et 31 de rachat d’actifs risqués).

Le plan européen d’aide avec participation du FMI de fin 2010 s’élève à 85 milliards d’euros de prêts (dont 22,5 fournis par le FMI) et il est déjà avéré qu’il sera insuffisant. En échange, le remède de cheval imposé au tigre celtique est en fait un plan d’austérité drastique qui pèse fortement sur le pouvoir d’achat des ménages, avec comme conséquences une réduction de la consommation, des dépenses publiques dans les domaines sociaux, des salaires de la fonction publique et dans l’infrastructure (au profit du remboursement de la dette) et des recettes fiscales. Les mesures principales du plan d’austérité sont terribles sur le plan social :

  • suppression de 24 750 postes de fonctionnaires (8% de l’effectif, cela équivaut à 350 000 postes supprimés en France) ;
  • les nouveaux embauchés le seront avec un salaire inférieur de 10% ;
  • baisse des transferts sociaux avec diminution des allocations chômages et familiales, baisse importante du budget de la santé, gel des pensions ;
  • augmentation des impôts à charge principalement de la majorité de la population victime de la crise, notamment hausse de la TVA de 21 à 23% en 2014 ; création d’une taxe immobilière (concerne la moitié des ménages jusque là non-imposables) ;
  • baisse de 1€ du salaire horaire minimum (de 8,65 à 7,65 euros, soit -11%).

Les taux des prêts accordés à l’Irlande sont très élevés : 5,7% pour celui du FMI et 6,05% pour les prêts « européens ». Ils serviront à rembourser les banques et autres sociétés financières qui achèteront les titres de la dette irlandaise qui, elles, empruntent à un taux de 1% auprès de la Banque centrale européenne. Une vraie aubaine de plus pour les financiers privés. Selon l’AFP, « le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a déclaré : ‘Cela va marcher, mais bien sûr, c'est difficile [...] parce que c'est dur pour les gens’ qui vont devoir faire des sacrifices au nom de l'austérité budgétaire ».

L’opposition dans la rue et au parlement a été très forte. Le Dail, chambre basse, n’a adopté le plan d'aide de 85 milliards d'euros que par 81 voix contre 75. Loin d’abandonner son orientation néolibérale, le FMI a indiqué qu'il plaçait parmi les priorités de l'Irlande l’adoption des réformes pour supprimer « les obstacles structurels aux affaires », afin de « soutenir la compétitivité dans les années à venir ». Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est dit convaincu que l'arrivée d'un nouveau gouvernement après les élections prévues début 2011 ne changerait pas la donne : « Ce dont je suis convaincu, c'est que même si les partis d'opposition, le Fine Gael et le parti travailliste, critiquent le gouvernement et le programme [...], ils comprennent la nécessité de le mettre en œuvre ».

En somme, la libéralisation économique et financière qui visait à attirer à tout prix les investissements étrangers et les sociétés financières transnationales, a abouti à un fiasco complet. Pour ajouter l’injure aux dommages subis par la population victime de cette politique, le gouvernement et le FMI n’ont rien trouvé de mieux que d’approfondir l’orientation néolibérale pratiquée depuis 20 ans et d’infliger à la population, sous pression de la finance internationale, un programme d’ajustement structurel calqué sur ceux imposés depuis trois décennies dans les pays du tiers-monde. Ces trois décennies doivent au contraire servir d’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire. Voilà pourquoi il est urgent d’imposer une logique radicalement différente, au profit des peuples et non de la finance privée.

Par Eric Toussaint - Publié dans : International - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 09:27
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L’État sioniste poursuit sa colonisation des territoires palestiniens sous l’œil complice des grandes puissances .
Au moment où le Premier ministre Nétanyahou est à New York pour parler du « processus de paix », son gouvernement sioniste a annoncé la construction de 1 300 logements à Har Homa, colonie située entre Bethléem et Jérusalem et de 800 logements à Ariel, colonie au nord de la Cisjordanie.
Les États-Unis, l’Europe et la Russie se disent seulement « préoccupés ».
L’autorité palestinienne a lancé un appel aux dirigeants des grandes puissances internationales : « Si en construisant des colonies Israël veut boycotter la création d’un État palestinien souverain, le monde doit lui répondre en reconnaissant l’État palestinien dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale ». Elle feint de découvrir le véritable projet sioniste et d’ignorer la complicité des impérialistes depuis 62 ans avec le projet du grand Israël.
L’État sioniste ne veut pas de réel État palestinien sur l’espace de la Palestine mandataire.

Quelles que soient les exactions commises par Israël depuis 1948, la non-application du droit international, la mascarade des plans de « paix » et de discussions qui se traduisent irrémédiablement par le vol de la terre, l’expulsion des Palestiniens et la réduction drastique de l’espace d’un hypothétique État palestinien, la communauté internationale ne prend aucune mesure contraignante envers l’État sioniste, ne serait-ce que pour faire appliquer ses propres résolutions. Pourtant, l’Autorité palestinienne s’arc-boute sur la chimère d’un « processus de paix » conduit par les États-Unis avec l’appui de l’Union européenne et la complicité passive des États arabes.
Les rencontres au sein du FMI, dont est issu le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, les séminaires auxquels participent les « investisseurs » palestiniens et les échanges « économiques » pour traiter de ce qui produit et produira de confortable bénéfices, engendrent des relations d’intérêt voire d’amitié. Ces relations affairistes sont bien loin des préoccupations de la population palestinienne qui ne veut que l’application de ses droits et la reconnaissance et la réparation de l’injustice subie. Ce sont les seules revendications populaires palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie ou parmi la diaspora.
Il appartient aux peuples d’agir massivement contre Israël. Depuis 2005, la société civile palestinienne appelle les peuples du monde à boycotter Israël, à désinvestir son économie, à sanctionner politiquement l’État colonialiste. C’est aujourd’hui le moyen central et stratégique pour soutenir le peuple palestinien.
Cela passe par le refus de toute commercialisation des produits israéliens et le refus de toute activité sportive ou culturelle avec les institutions israéliennes. Il faut exercer une pression constante et massive sur toutes les institutions françaises pour qu’elles cessent leurs coopérations de toutes natures avec les institutions israéliennes. C’est l’engagement des militantEs du NPA.
Commission Moyen-Orient Palestine du NPA

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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 16:57

 cinéma le Renaissance de Fontenay le comte.

 Mardi 16 novembre à 20h30

Le Cahier

Réalisé par Hana Makhmalbaf
Avec Nikbakht Noruz, Abdolali Hoseinali, Abbas Alijome, plus

Titre original : Buddha Collapsed Out of Shame
Durée : 01h21min Année de production : 2007
Distributeur : Le Pacte
Afganistan

Synopsis : Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, une petite fille de 6 ans, entend toute la journée son petit voisin réciter l'alphabet. Elle se met alors en tête d'aller à l'école, quitte à braver tous les dangers.
Sous l'apparence d'une grande simplicité narrative, la plus jeune des filles Makhmalbaf dénonce les ravages de la guerre en Afghanistan et pose la question du devenir des enfants qui sont imprégnés de violence dès leur plus jeune âge.

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 16:27

 

 

Israël a empêché mardi matin un bateau de pacifistes juifs, dont un survivant de la Shoah, d'arriver à Gaza. Aucun indicent n'a eu lieu lors de l'opération.

 
Reuven Moshkovitz, Israélien de 82 ans, survivant de la Shoah, à bord du bateau Irene
 Reuven Moshkovitz, Israélien de 82 ans, survivant de la Shoah, à bord du bateau Irene © AFP / B. Bebek
 

Sept pacifistes juifs d'Europe, d'Amérique et d'Israël, et deux journalistes, qui avaient appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre, à bord d'un petit voilier battant pavillon britannique, Irene, à destination de la bande de Gaza, ont été interceptés mardi matin par la marine israélienne.

  • "Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers Ashdod (ndlr : port israélien)", a déclaré Amjad al-Shawa, l'un des organisateurs qui se trouvait à terre à Gaza. "Ils se sont rendus parce qu'ils étaient encerclés, ils n'avaient pas le choix", a-t-il ajouté. Selon l'armée israélienne, il n'y a eu aucun iincident.

L'opération "Irene", dont le budget dépasse les 20.000 livres (soit 23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l'organisation "Juifs européens pour une paix juste". A bord était embarquée une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, "une aide symbolique" pour la population de Gaza.

 

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Un bateau juif parti de Chypre est en route vers Gaza

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 10:56

 de UJFP (= Union Juive Française pour la Paix)

Un bateau chargé d’aide destinée à la population de Ga za et affrété par des groupes juifs du monde entier a pris la mer aujourd’hui à 13h32 heure locale.

Le bateau, Irène, qui vogue sous pavillon britannique, a embarqué dix passagers et un équipage. Ce sont des Juifs des États Unis, du Royaume Uni, d’Allemagne et d’Israël. Il y a aussi deux journalistes britanniques.

Dans ce moment de crise dans les pourparlers de paix, des Juifs, des Israéliens, lancent un appel pour que soit levé le siège de Gaza et pour la fin de l’occupation.

Le chargement du bateau comporte de l’aide symbolique sous forme de jouets pour les enfants et d’instruments de musique, des cahiers, des filets de pêche pour les pêcheurs gazaouites et des prothèses pour des interventions orthopédiques dans les hôpitaux de Gaza.

L’organisation h&o circ;te à Gaza est le Programme de santé mentale de Gaza, dirigé par le docteur Eyad Sarraj, médecin psychiatre.

Le bateau va tenter de rejoindre la côte de Gaza et de décharger son aide en un acte non violent, symbolique de solidarité et de protestation. Un appel sera fait à la levée du siège de Gaza pour que la circulation des biens et des personnes vers Gaza et depuis Gaza soit possible.

Le bateau arbore de multiples étendards de paix qui portent les noms de douzaines de Juifs ayant exprimé leur soutien à cette action, symbole du large soutien à ce bateau de la part de Juifs du monde entier.

Depuis Londres, Richard Kuper du groupe des "Juifs pour la Justice pour les Palestiniens" membre du groupe organisateur, a déclaré aujourd’hui que le bateau juif pour Gaza est un acte de protestation sym bolique contre l’occupation israélienne des territoires palestiniens et contre le siège de Gaza, ainsi qu’un message de solidarité envers les Palestiniens et les Israéliens désireux de paix et de justice.

"Le gouvernement israélien n’a pas le soutien de tous les Juifs" a dit Richard Kuper. "Nous en appelons aux gouvernements et aux peuples du monde pour qu’ils s’expriment et agissent contre l’occupation et contre le siège".
Concernant le risque d’interception par la marine israélienne, Richard Kuper a précisé : "ceci est une action non-violente. Nous aspirons à rejoindre Gaza, mais nos militants ne s’engageront dans aucune confrontation physique. Ils n’offriront donc aucune raison ni excuse aux Israéliens pour recourir à la force ou pour les attaquer."

Re uven Moskovitz, passager de 82 ans, a dit qu’il a consacré sa vie à faire d’ennemis des amis. "Nous sommes deux peuples mais nous avons un même avenir" a-t-il ajouté.

Passagers et équipage, pour des interviews :
Reuven Moskovitz d’Israël est membre fondateur du village jui f-arabe de Neve Shalom (Oasis de paix) et un survivant du génocide. Il parle allemand, hébreu et anglais.
Rami Elhanan d’Israël, qui a perdu sa fille Smadar, dans un attentat-suicide en 1997, est membre fondateur du Cercle des Familles Endeuillées israéliennes et palestiniennes qui ont perdu leurs êtres chers dans le conflit. Il parle hébreu et anglais.
Lilian Rosengarten des USA est militante pour la paix et psychothérapeute. C’est une ancienne réfugée de l’Allemagne Nazie. Elle parle anglais et allemand.
Yonatan Shapira d’Israël est un ancien pilote de l’armée israélienne, militant des "Combattants pour la Paix". Il parle hébreu et anglais. Carole Angier du Royaume Uni et la biographe de l’auteur renommé Primo Levi, survivant d’Aushwitz. Elle parle anglais, français, italien et allemand.
Glyn Secker du Royaume Uni est le capitaine du bateau. Il est membre de Jews for Justice for Palestinians. Il parle anglais.
Edith Lutz d’Allemagne est militante pour la paix et infirmière. Elle était à bord du premier bateau pour Gaza en 2008. Elle parle allemand et anglais.
Alison Prager du Royaume Uni est enseignante et militante pour la paix. Elle est l’attachée de presse du bateau. Elle parle anglais.
Itamar Shapira d’Israël est la sœur de Yonatan. Elle est membre de l’équiage. Elle parle hébreu, espagnol et anglais.
Eli Osherov est un reporter israélien de la chaîne israélienne 10 News

Le n° de téléphone satellite pour joindre les passagers à bord est le 00 8 821668610337

Contact presse à Londres pour des interviews des organisateurs : Yosh 00 44 7816 44 8307 media@jewishbo attogaza.org

 

Contact presse JNews en Israël : Miri 00 972 549270796

Soutiens : Organisations juives et individus de Hollande, Allemagne, Etats Unis, Suisse, Danemark, Suède, Belgique, France ( dont l’UJFP), Autriche, Australie et Israël

Organisateurs et sponsors : Juifs Européens pour une Paix Juste (EJJP), Jews for Justice for Palestinians (Royaume Uni), Jüdische Stimme für einen Gerechten Frieden in Nahost (Allemagne), American Jews for a Just Peace (USA), Jewish Voice for Peace (USA), Jews Against the Occupation (Sydney, Australie)

Le 26 septembre 2010

Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS Téléphone : 06 68 12 78 21 • e-mail : contact@ujfp.org •Site : www.ujfp.org

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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 15:48

  Communiqué de l'association france palestine solidatité 79 - les menaces d'alliot-marie

Du 09 au 12 juillet 2010à Quéven dans le Morbihan, près de Lorient.

Programme

Vendredi 9 juillet

14h30 – Présentation du programme

15h : Les enjeux nucléaires au Moyent-Orient (Bernard Ravenel)

Le nucléaire réel d’Israël, le nucléaire virtuel de l’Iran

16h15-17h : Débat

17h : Pause

17h15 : Les réfugiés palestiniens et les origines de l’UNRWA (Sandrine Mansour)

18h-19h : Débat

Soirée libre à définir.

Samedi 10 juillet

9h30 : Jérusalem (Dominique Vidal)

10h30-12h : Débat

14h30 : Etat du monde arabe (Farouk Mardam Bey . Ancien directeur de la Revue d’Etudes Palestiniennes)

15h15-16h : Débat

16h : Pause

16h30 : Etat du monde arabe et perspectives ( Farouk Mardam Bey)

17h30-19 : Débat

Soirée libre à définir.

Dimanche 11 juillet

9h30-10h30 : Quel avenir pour la Palestine ? ( Farouk Mardam Bey)

10h30 : Pause

10h45 : Quel avenir pour Israël ? ( Dominique Vidal)

11h30-12h30 : Débat

14h30-16h15 : Les relations France-Israël sous Sarkozy

14h30-15h30 : Les dimensions économiques et politiques (Isabelle Avran)

16h15 : Pause

16h30 – 17h15 : La dimension stratégique (Bernard Ravenel)

17h15 : Pause

17h30 : Présentation de la campagne Plateforme sur la suspension des relations militaires entre la France et Israël

18h-19h : Débat

Soirée : Table ronde sur le mouvement de solidarité en France avec plusieurs intervenants dont Jean-Claude Lefort.

Lundi 12 juillet

9h30-12h : Le travail de formation de l’AFPS.

La question du dossier d’accueil, du programme national, des activités locales (programmes de formations locaux, stages...)

 

http://www.france-palestine.org/article15138.html

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 07:35

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".

 

Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?

Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre: les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 15:10
Photo: manifestation à Poitiers Lundi 18h - next picture
Communiqué de l'AFPS Deux-Sèvres (79)
Notre association dénonce fermement le massacre commit par l'armée israélienne contre la flotille de militants civils pacifiques qui se dirigeait vers Gaza, pour apporter une aide humanitaire. C'est assaut qui est un véritable acte de guerre dans des eaux internationales, a fait de nombreux morts et blessés.
Nous appelons tous les citoyens, toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, à se rassembler très nombreux mercredi 2 juin à 18 heures place de la Brèche à Niort, pour aller en cortège à la préfecture.
Pour apporter notre soutien au peuple palestinien de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalemn-Est.
Demander que soit mis fin à l'impunité d'Israël - Exiger la levée immédiate du blocus de Gaza - La suspension immédiate de l'accord d'association Union-Européenne et israéliens - Une réunion rapide du Conseil de Sécurité destinée à une condamnation ferme d'Israêl et à prendre des mesures pour sanctionner ce pays qui vient de commettre un nouveau crime.

Communiqué NPA: Flottille pour Gaza : nouvel acte de barbarie israélienne

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Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a attaqué sauvagement la Flottille pour Gaza. Selon diverses sources, il y aurait plus de 10 morts et des dizaines de blessés parmi les 700 militants internationaux qui entendaient débarquer 10 000 tonnes d’aides à Gaza, soumise depuis plusieurs années à un blocus inhumain.

Les passagers, désarmés et non-violents, ont été les victimes d’un nouvel acte de barbarie de l’armée israélienne, perpétré dans les eaux internationales.

Révolté par cet acte de guerre, le NPA condamne fermement ce massacre et s’associe à l’ensemble des initiatives unitaires de protestation :

PARIS : rassemblement devant ambassade d’Israël, à 18h30 au Métro Franklin Roosevelt,
MARSEILLE: rassemblement à 18h00 sur le Vieux Port
MONTPELLIER : rassemblement à 18h00 Place de la Comédie
LILLE : rassemblement à 18h30 Grand Place
LYON : rassemblement à18h30 Place de l'Opéra
TOULOUSE : rassemblement à 18h30 Préfecture
BORDEAUX : rassemblement à 18h00 place de la Victoire

ainsi que dans d'autres villes...

Le NPA dénonce la censure décrétée par le gouvernement israélien qui vise à bloquer toutes les informations, autres qu'officielles, vis-àvis de la population de l'état d'Isarël.

Nous appelons, en outre, les autorités françaises et européennes à rompre tout lien avec l’Etat d’Israël pour qu’enfin cesse son impunité, comme le préconise la campagne internationale BDS, dont nous sommes partie prenante.

Le 31 mai 2010.


Angers : 450 manifestants contre l’acte de piraterie de l’État israélien

mardi 1er juin 2010

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À Angers, à l’appel de l’AFPS 49, pas moins de 450 personnes se sont rassemblées pour protester contre l’agression mortelle des commandos israéliens contre la flottille humanitaire pour Gaza. Puis elles ont défilé du centre Fleur d’eau jusqu’à la préfecture où une délégation a été reçue par le chef de cabinet et lui a remis 380 pétitions signées au cours de la manifestation. Comme les manifestants, cette délégation a exprimé son exaspération devant les agissements d’un Etat qui, en toute impunité, foule au pieds les droits humains les plus élémentaires jusqu’à se permettre de se livrer au grand jour à la piraterie en haute mer.

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Prise de parole devant Fleur d’eau

L’attaque de la « Flottille de la Liberté » par l’armée israélienne est dénoncée partout dans le monde. Il est temps que la communauté internationale condamne enfin l’État d’Israël, qui bafoue les droits fondamentaux des Palestiniens et les règles internationales depuis des décennies.

L’acte de guerre de l’armée israélienne contre la « Flottille de la Liberté » suscite une indignation internationale contre Israël, y compris dans les rangs de ses alliés traditionnels. La censure militaire entourant l’opération n’a pu empêcher la diffusion, via internet, d’images de ces commandos héliportés attaquant à l’arme automatique, dans les eaux internationales, un convoi humanitaire chargé de 10 000 tonnes d’aides à destination de la population de Gaza. Neuf morts ? 20 morts ? Qu’importe le nombre des victimes, une serait déjà de trop.

Nous rendons hommage à ces militants et militantes de la liberté qui sont morts, lâchement assassinés, loin de chez eux, pour défendre le droit des Palestiniens à survivre dans le ghetto de Gaza. Comme des millions d’autres à travers le monde, ces militants entendaient protester contre le blocus inhumain imposé à la Bande de Gaza depuis de longues années. Et pour les empêcher de briser le blocus, Israël a, une fois de plus, montré son vrai visage.

Le massacre commis sur les bateaux de la Flottille vient en effet s’ajouter à la longue liste d’actes criminels perpétrés depuis sa fondation par « la seule démocratie du Moyen-Orient ». Non, il ne s’agit pas d’un « accident ». Non, il ne s’agit pas d’une « bavure ». Israël a agi comme il l’a toujours fait dans sa guerre coloniale contre le peuple palestinien : le déni de droit, la violence, le meurtre. Et depuis quelques jours, comme d’habitude, les soutiens d’Israël défilent dans les médias et ont recours aux armes classiques de la désinformation : mensonge, dénigrement.

Nous ne nous laisserons pas tromper par la propagande, ni bercer par le chant des hypocrites qui s’élèvent aujourd’hui contre l’assaut sanglant contre la Flottille alors qu’ils sont muets, depuis des années, au sujet du blocus de Gaza [1]. Les puissances occidentales et les dictatures arabes ont beau jeu de « condamner » l’opération des commandos israéliens alors qu’ils soutiennent activement ou passivement l’embargo infligé à la Bande de Gaza. La plupart des pays de l’Union européenne (UE) convoquent les ambassadeurs d’Israël. Dont acte. Mais pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ? Et pourquoi ces mêmes pays ont-ils voté, à l’unanimité, l’adhésion d’Israël à l’OCDE il y a quelques semaines ?

Depuis plus de 60 ans, Israël nie les droits, pour ne pas dire l’existence, du peuple palestinien. Massacres, expulsions, confiscations de terres, colonisation, répression contre toute forme de résistance… Durant plus de six décennies, l’État sioniste a tenté, par tous les moyens, de se débarrasser des Palestiniens et n’a subi, sauf en de rares occasions, que quelques remontrances des dirigeants des grandes puissances. Ces derniers considèrent en effet Israël avant tout comme un allié de poids dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs, sur l’autel duquel les Palestiniens sont sacrifiés.

Mais les Palestiniens n’ont, jusqu’à présent, pas renoncé. Ils continuent de lutter pour leurs droits, avec une constance et une dignité qui forcent l’admiration. Et, malgré la propagande et l’ignoble chantage à l’antisémitisme, la solidarité internationale avec le peuple palestinien s’exprime toujours, que ce soit lors des massacres de Gaza en 2008-2009, avec le développement de la campagne BDS ou ces derniers jours suite à la tuerie sur la Flottille de la Liberté. Aussi tragiques soient-ils, les récents événements sont l’occasion de construire et d’amplifier la solidarité avec la Palestine et d’exiger que l’impunité de l’État d’Israël cesse enfin.

Nous devons accentuer la pression pour que la tragédie cesse et qu’Israël et ses dirigeants rendent enfin des comptes, sans perdre de vue que sans ses alliés internationaux, Israël ne serait rien. À ce titre, les autorités françaises ne doivent pas être épargnées. Nous n’oublierons pas les timides déclarations de Kouchner, qui essaie de ménager l’ami israélien, et les scandaleux propos du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui accuse les militants de la Flottille de « provocation ».

Une mobilisation internationale de masse, populaire, prolongée, est nécessaire. L’État d’Israël doit, comme le préconise la campagne BDS, être isolé, boycotté, sanctionné. Le blocus de Gaza doit immédiatement être levé, l’occupation militaire et civile des territoires palestiniens doit cesser, et les droits nationaux des Palestiniens doivent enfin être satisfaits. Palestine vivra, Palestine vaincra !


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Signature de pétition

- Communiqué du NPA 49 du 31 mai 2010

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a attaqué sauvagement la Flottille pour Gaza. Selon diverses sources, il y aurait plus de 10 morts et des dizaines de blessés parmi les 700 militants internationaux qui entendaient débarquer 10 000 tonnes d’aides à Gaza, soumise depuis plusieurs années à un blocus inhumain. Les passagers, désarmés et non-violents, ont été les victimes d’un nouvel acte de barbarie de l’armée israélienne, perpétré dans les eaux internationales.

Révolté par cet acte de guerre, le NPA condamne fermement ce massacre et s’associe à l’ensemble des initiatives unitaires de protestation.

À Angers, Le NPA49 s’associe résolument à l’appel de l’AFPS49 à un rassemblement Mardi 1er juin 2010 à 18h devant le centre commercial Fleur d’eau, rue Plantagenêt à Angers.

Le NPA dénonce la censure décrétée par le gouvernement israélien qui vise à bloquer toutes les informations, autres qu’officielles, vis-àvis de la population de l’état d’Isarël.

Nous appelons, en outre, les autorités françaises et européennes à rompre tout lien avec l’Etat d’Israël pour qu’enfin cesse son impunité, comme le préconise la campagne internationale BDS, de laquelle nous sommes partie prenante.


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Rue Plantagenêt

- Message de l’AFPS 49 du 31 mai 2010

Le gouvernement israélien de Netanyahou a commis l’irréparable : ses commandos ont donné l’assaut contre la flotille de la liberté pour Gaza, faisant plusieurs morts. Cet acte de guerre est une véritable provocation contre la communauté internationale : il s’est déroulé dans les eaux internationales et visait des bateaux civils transportant plusieurs centaines de personnes, dont des députés européens et français, venus tenter de briser pacifiquement un blocus dont les Nations Unies exigent la levée. Il constitue un véritable crime de guerre.

Nous avons pris l’initiative d’appeler à un rassemblement à Angers demain soir mardi 1er juin 2010 à 18 h devant le centre commercial Fleur d’eau, rue Plantagenêt pour dénoncer cette attaque meurtrière de la flotille humanitaire pour Gaza et réclamer l’ouverture immédiate de la bande de Gaza

Merci de faire suivre ce message dans vos réseaux afin que nous soyons nombreux demain. Une pétition sera signée sur place et remise au Préfet.

Bureau AFPS49

A.F.P.S. 49 - Association France Palestine Solidarité

- 22 rue du Maine 49 100 ANGERS - Tél. 02-41-24-91-64
- Email : afps_49@yahoo.fr


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Devant la préfecture

[1] À cet égard, la déclaration de Sarkozy où il regrette "l’usage disproportionné de la force" est un monument d’anthologie : doit-on comprendre que, selon Sarkozy, la piraterie est tolérable si sa violence n’est pas trop "disproportionnée" ? Il est vrai que l’État français, du détournement de l’avion des leaders algériens en 1956 au sabotage meurtrier du Rainbow warrior en 1985, est orfèvre en matière de piraterie...

Par NPA 79 Nord - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 07:20
La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.
AP/Hatem Moussa
La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.


u moins dix passagers de la flottille internationale d'activisites pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d'affrontements avec un commando israélien, a annoncé la "10", une chaîne de télévision privée israélienne.

 

La chaîne de télévision du mouvement islamiste Hamas avait annoncé peu avant plusieurs blessés et a montré des images des membres d'un commando descendus d'un hélicoptère et affrontant des militants à bord d'un navire, ainsi que plusieurs blessés allongés sur le pont. Selon la télévision palestinienne, deux activistes auraient été tués. Au moins deux personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées lors de l'abordage, a affirmé à l'AFP un porte-parole d'une organisation caritative turque impliquée dans la campagne. La Turquie a convoqué l'ambassadeur israélien à Ankara après le raid israélien, a annoncé un diplomate à l'AFP.

La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.
Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict – sauf pour les produits de première nécessité – depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : International
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