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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 07:46
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Les mesures d’austérité imposées aux travailleurs grecs pour résorber les déficits ne sont qu’un prélude de ce qui pourrait se produire dans d’autres pays européens. La crise grecque démontre les désaccords de la classe dirigeante sur les stratégies à adopter.

Pour la deuxième fois depuis décembre 2008, la Grèce est au cœur de la situation politique en Europe. Depuis l’arrivée au pouvoir du Pasok, le parti social-démocrate grec, et les révélations concernant le trucage des chiffres du déficit budgétaire (le gouvernement de droite avait falsifié les chiffres pour annoncer un déficit moins élevé que son niveau réel, ce qui lui permettait de continuer d’emprunter à des taux d’intérêt bas sur les marchés), une sorte de tragédie grecque se déroule sous nos yeux. Les sociaux-démocrates ont très vite abandonné leurs promesses électorales et ont annoncé l’inéluctabilité des mesures de rigueur. La presse allemande mène une campagne de dénigrement de la population grecque. Le Premier ministre grec, Papandreou, fait le tour des principales capitales d’Europe pour quémander un sauvetage européen. Dans la presse bourgeoise, le débat sur l’opportunité de sauver ou non l’État grec fait rage. Sur les marchés financiers, la spéculation liée aux déficits grecs fait glisser l’euro et en inquiète les architectes. En Grèce même, les plans de rigueur se suivent à une vitesse impressionnante (celui du mois de janvier n’a pas suffi pour calmer les gros investisseurs financiers et il a fallu des mesures supplémentaires, annoncées en février, d’une ampleur bien plus importante), les grèves se multiplient et la peur d’un nouveau décembre grec hante l’Europe.
La crise grecque est significative de la situation de plusieurs pays européens.
D’abord, elle reflète les divisions de ceux qui dirigent nos sociétés. C’est ce que révèle le débat autour de l’aide que pourrait apporter l’Europe à la Grèce. Certains ne veulent pas entendre parler du moindre centime d’aide à la Grèce. « L’Allemagne ne donnera pas un cent à la Grèce », a déclaré Rainer Brüderle, le ministre de l’Économie et membre du FDP, le parti libéral-démocrate allemand, partenaire de la CDU de Merkel au gouvernement. Les libéraux du FDP et les Bavarois de la CSU sont farouchement opposés à un sauvetage de la Grèce. Ils mènent campagne pour que l’État grec fasse le ménage chez lui et impose aux travailleurs l’intégralité de la facture par le biais des mesures de rigueur. Mais en face, d’autres veulent à tout prix éviter une faillite de l’État et parmi eux, bon nombre de banquiers européens qui ont massivement prêté à la Grèce et se trouveraient à nouveau dans une situation très difficile si le pays ne remboursait pas ses dettes. C’est ce qui explique la visite du patron de la Deutsche Bank à Athènes fin février, dans le but de négocier avec le gouvernement grec un éventuel soutien allemand.
Dans cette situation, Papandreou essaie de jouer toutes ses cartes pour faire pression sur le gouvernement allemand. Après sa visite à Berlin le 5 mars et à Paris le 7, il a rencontré lundi Barack Obama à Washington pour évoquer la possibilité d’un soutien du FMI. Les dirigeants européens ne veulent pas en entendre parler. Une telle solution montrerait l’incapacité de l’UE à régler seule ses problèmes. Et plutôt que de voir le FMI intervenir, ils sont prêts à le faire eux-mêmes.
L’enjeu de toutes ces bagarres est de savoir comment va se distribuer le fardeau des déficits grecs. C’est un bras de fer entre les classes dirigeantes européennes. Mais sa source principale est l’incapacité du gouvernement grec à faire payer les pots cassés de la crise aux travailleurs de son pays.
Car si Papandreou était en mesure d’imposer la rigueur nécessaire pour résorber rapidement les déficits et calmer les investisseurs financiers, il n’y aurait pas besoin d’un soutien européen. C’est ce que réclament les « faucons » en Allemagne.

Crise européenne

Derrière la Grèce, un ensemble d’autres pays attendent leur tour. Les déficits grecs ne sont pas beaucoup plus élevés que ceux de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie ou encore de la Grande-Bretagne. À part cette dernière, les autres font partie de l’euro. Si la Grèce reçoit du soutien, ce
serait un signe que les grands pays européens – notamment l’Allemagne, principale puissance économique européenne  – feront la même chose pour les autres. Cela affaiblirait la pression qui s’exerce sur eux pour imposer des mesures de rigueur.
D’une certaine manière donc, la lutte actuelle des travailleurs grecs a une portée européenne. Plus ils réussiront à résister aux mesures de rigueur et plus cela créera des conditions plus favorables aux travailleurs des autres pays européens pour lutter contre les plans de rigueur qui ne vont pas tarder à leur tomber dessus.
Et d’ailleurs, dans plusieurs pays déjà, les travailleurs du secteur public passent à l’action. Les 8 et 9 mars, les fonctionnaires britanniques ont fait grève contre la réduction de leurs primes de licenciement. Au Portugal, les travailleurs du public ont fait grève jeudi 5 mars contre le gel de leurs salaires, mesure prise pour réduire les déficits portugais. En Espagne, le mardi 2 mars était une journée contre le relèvement de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans. En France, le 23 mars est une journée interprofessionnelle.
La crise grecque deviendra certainement une crise européenne lorsque les autres gouvernements adopteront des mesures similaires. La résistance des travailleurs grecs devra suivre le même chemin.
Christakis Georgiou

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La crise grecque, c’est le début de la crise de l’Europe
Grèce : succès de la grève générale....

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 07:12
Un millier de manifestants contre l'implantation d'Agrexco

Vincent ANDORRA


Publié à 18 h 30 - Mis à jour à 18 h 50 - Entre 1.100 manifestants, selon la gendarmerie, et 1.500 selon les organisateurs , opposés au projet d'implantation de l'importateur israélien de fruits et légumes Agrexco sur le port de Sète, se sont rassemblés ce matin à Montpellier, avant de marcher jusqu'au port de Sète. Le cortège a marché « dans une ambiance bon enfant », a précisé le groupement départemental de gendarmerie de l'Hérault.

« Agrexco, le port de Sète n'est pas à toi », ont scandé les manifestants rassemblés devant le conseil régional Languedoc-Roussillon, propriétaire et gestionnaire du port de Sète. Sur des pancartes,

on pouvait lire des slogans hostiles au projet défendu par Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession.

A une semaine du premier tour des élections régionales, la marche anti-Agrexco a d'ailleurs pris des allures de fronde anti-Frêche, avec la présence, à son départ de Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Ecologie en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès, porte-parole de la candidate socialiste Hélène Mandroux, et René Revol (Front de Gauche/NPA).

« Je suis opposé à la venue d'Agrexco à Sète pour deux raisons, a expliqué M. Roumégas. D'une part, on ne peut pas commercer à n'importe quel prix, en fermant les yeux. Les produits d'Agrexco viennent de terres volées, où la liberté et l'eau sont volées. On est dans la violation du droit international. D'autre part, en développant ce type d'emploi sur le port de Sète, ne tue-t-on pas l'emploi de dizaines et de centaines de producteurs locaux? »

« On ne veut pas d'Agrexco à Sète car cette entreprise exploite les produits des colonies palestiniennes, a renchéri Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade. C'est contraire à la 4e convention de Genève. Agrexco est une entreprise criminelle, qui n'a rien à faire sur le port de Sète ». Il a regretté que la direction du port n'ait pas reçu de délégation. « Les autorités régionales ne veulent pas dialoguer », a-t-il dit.

José-Luis Moragues, animateur de la coalition anti-Agrexco, a annoncé deux actions en justice, « une au niveau européen, devant la Cour pénale internationale, en invoquant l'exploitation économique de territoires occupés; une, plus urgente, au niveau civil, pour demander une enquête sur l'origine des produits ».

Agrexco table à Sète sur un trafic annuel de 200.000 palettes au démarrage de l'activité, en 2012 ou 2013. La pose de la première pierre de l'entrepôt frigorifique de GF Group, qui doit accueillir principalement Agrexco, a été retardée et est désormais annoncée "pour septembre", a déclaré M. Frêche début février. Le terminal fruitier doit employer une centaine de personnes.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 12:55

Le 24 février, alors que la Grèce est paralysée par la grève générale, une délégation de l’Union européenne débarque à Athènes pour contrôler la mise en place des mesures d’austérité exceptionnelles imposées à ce pays.

Le gel des salaires dans le secteur public, la suppression des primes, un allongement de deux ans de l’âge de départ à la retraite et une augmentation des taxes sur les carburants, le tabac, l’alcool et l’immobilier sont jugés insuffisants par l’élite dirigeante européenne. Des mesures similaires à celles déjà imposées en Irlande et impliquant une réduction de salaire de 20% dans le secteur public, des augmentations d’impôts et des coupes dans les prestations sociales seront sans doute exigées.

Un pays souverain est mis sous tutelle par des institutions européennes qui n’ont ni la légitimité du vote populaire, ni celle des traités signés. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne.

Les institutions européennes tiennent leur mandat des marchés financiers. Le Premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a clairement dit que la zone euro ne ferait que mettre en œuvre les exigences des marchés financiers: « Si les marchés mettent en cause la démarche grecque, des mesures additionnelles devront être prises. La zone euro n'interviendra que lorsque cela aura été fait. »

Le 23 février, c’était les travailleurs espagnols qui manifestaient contre le report à 67 ans de l’âge de la retraite. Dans les semaines qui viennent d’autres pays européens connaîtront le même scénario, attaque spéculative sur la dette, puis imposition d’un plan d’austérité. Les mesures imposées dans chaque pays deviendront de plus en plus brutales.

Incapables de lutter contre le chômage, incapables de se mettre d’accord sur une politique industrielle, incapables de faire face à leur responsabilité devant la crise climatique, les dirigeants européens mènent la charge contre la classe ouvrière.

La Commission européenne est en train d’élaborer un « projet directeur » pour la croissance et l’emploi, appelé « Europe 2020 » et qui devrait être prêt le mois prochain. Celui-ci sera inévitablement, de la part de l’UE et des gouvernements qui la composent, une déclaration de guerre économique et sociale à la population laborieuse. Un débat alarmant s’est même ouvert dans les cercles dirigeants européens sur le niveau de répression étatique nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Pour sortir vainqueur de cet affrontement, il faut d’urgence unifier le combat social à l’échelle européenne et dénoncer ces institutions de l’Union qui préparent une des pires régressions de l’histoire européenne.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 12:50
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À l’appel de la GSEE (secteur privé) et d’Adedy (secteur du public), 2, 5 millions de travailleurs se sont associés à la grève du 24 février (sur 11 millions d’habitants). Les manifestations ont été partout combatives, comme à Athènes, avec 50 000 personnes dans la rue et des slogans affirmant que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise et attaquant l’Union européenne et le FMI. Ce succès confirme celui de la grève du 10 février, où seule Adedy appelait, et constitue une réponse cinglante aux prétentions des agences financières de notation qui menacent de baisser la note du pays si le gouvernement n’arrive pas à empêcher les mobilisations. Mais c’est aussi une réponse à la fable selon laquelle la Grèce vivrait au-dessus de ses moyens. Une véritable insulte alors que la Grèce compte parmi les régions les plus pauvres d’Europe et que bien des travailleurs doivent cumuler deux emplois pour arriver à boucler leur mois.
Face aux mesures annoncées et à venir (un deuxième paquet est exigé par la bourgeoisie européenne, visant notamment le quatorzième voire le treizième mois), la fermeté sur les revendications est décisive. En ce sens, les revendications des deux syndicats enseignants du premier et deuxième degré sont un bon exemple : salaire minimum à 1 400 euros, intégration des primes au salaire, budget de l’Éducation porté à 15 % du budget national et représentant au moins 5 % du PIB. Elles ont défilé sous le titre « Ils déclarent la guerre ? Ils vont recevoir la réponse qu’ils méritent ! »
Cela dit, les obstacles à l’extension des luttes sont importants. Il y a d’abord le double discours des directions syndicales dirigées par la Pasok (PS). La GSEE dit « nous refusons de payer le prix d’une crise dont nous ne sommes pas responsables » pour ajouter aussitôt qu’il n’y a pas que les travailleurs qui doivent faire des sacrifices, admettant ainsi que les mesures anti-ouvrières sont nécessaires mais demandant à Papandreou de prendre aussi une ou deux mesurettes contre le patronat.
Second obstacle, décisif, la division du mouvement ouvrier, entretenue avant tout par le KKE (PC) qui a réussi le 24 février une « dynamique mobilisation » tout en restant à part des autres cortèges ! La gauche antilibérale et anticapitaliste a donc la responsabilité historique de pousser réellement au « tous ensemble ». De ce point de vue, l’appel de la coalition Antarsya va dans le bon sens, appelant à étendre les grèves avec assemblées générales de masse et comités de grèves coordonnés.
Il y a urgence, les impasses peuvent vite venir, à l’exemple de cette campagne xénophobe menée actuellement non pas contre les pressions des capitalistes allemands, mais contre « les Allemands », avec évocation de l’occupation nazie. La coordination des travailleurs à toute l’échelle européenne devient prioritaire.
D’Athènes, Andreas Sartzekis

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:38
La chambre de commerce France-Israël ne s’en cache même plus : elle avoue que les milliers de tonnes de fleurs qui arrivent d’Israël et inondent les pays européens à l’occasion de la Saint-Valentin sont faussement étiquetées "Made in Holland". A lire et à diffuser largement, car on n’offre pas les fleurs de l’occupation et de la colonisation à ceux qu’on aime.

News : ISRAEL in LOVE - Joyeuse Saint Valentin : des millions de roses en provenance d’Israël sont arrivées en Europe Par David Rosenfeld

Israël, 3ème producteur mondial de roses, a affrété des avions cargo spéciaux ces derniers jours afin de livrer les précieux gages d’amour.

IsraelValley.com vous souhaite à toutes et à tous une joyeuse Saint-Valentin.

A l’occasion de la Saint-Valentin, Israël expédie en quelques jours vers l’Union Européenne environ 50 millions de fleurs. Une flotte de quelques 20 avions participe à ce pont aérien pour transporter plusieurs milliers de tonnes de fleurs fraîchement coupées. Ces lots arrivent dans la nuit à la bourse aux fleurs aux Pays Bas. Fraîchement conditionnées, elles repartent avec le sceau « Made in Holland » vers le reste du monde.

Pour la France spécifiquement, les fleurs arrivent via des cargos spécialisés des compagnies israéliennes Cargo Air Line (CAL) ou El Al à Marseille.

L’essentiel de ces exportations est réalisé par la coopérative agricole israélienne AgrexCo. Celle-ci réalise 10% de son chiffre d’affairers annuel en ce jour de Saint Valentin.

La société Agrexco, dont une part importante du capital est détenue par l’Etat d’Israël, exporte aussi des agrumes, des légumes et d’autres produits agricoles sous les marques Carmel, Ecofresh, Bio Top ou encore les dattes Jordan Rivers.

Source :http://www.israelvalley.com/news/2007/02/14/8609/israel-in-love-joyeuse-saint-valentin-des-millions-de-roses-en-provenance-d-israel-sont-arrivees-en-europe

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