

A l’appel de la CGT, une centaine de salariés se sont rassemblés hier en fin de matinée au siège de la Macif, avenue de La Rochelle, tandis qu’au même moment, un autre rassemblement se déroulait devant l’immeuble de la direction générale à Paris, place Pernet. Le syndicat avait appelé à un débrayage.
Au cœur du conflit : la question des salaires. Une pétition, signée par 2.300 salariés (sur 8.200 au total) a été remise, réclamant une augmentation de
10 % « pour rattraper le retard pris au fil des ans ».
Selon la direction, un peu moins de 200 salariés ont participé au débrayage sur le site niortais. Un taux de mobilisation qu’elle qualifie de « faible ». La date du
11 décembre avait été choisie par la CGT car ce jour-là, devait intervenir la signature des accords salariaux annuels.
Aucune des quatre autres organisations syndicales de la Macif, ne s’était associée au mouvement, et la CFDT, syndicat majoritaire, a signé les accords salariaux proposés.
Ces accords ne prévoient aucune augmentation générale des salaires. Un gel que la direction justifie par le fait que durant la période de référence, l’indice des prix a reculé de 0, 4
%.
“ On ne voit pas comment il n’y aurait pas de conséquence sur l’emploi ”
Mais aux yeux de la CGT, la question des salaires ne joue de toute façon qu’un rôle « d’étincelle », le malaise étant selon elle plus profond.
« Ce conflit est fondamentalement différent de ceux qu’on connaissait il y a quatre ou cinq ans. Il y a un vrai doute sur la stratégie des dirigeants », déclare Anne
Faucher, déléguée syndicale CGT au siège. Fabrice Kalifa, délégué CGT pour la région Ile-de-France, parle de « climat anxiogène » au sein de l’entreprise.
En cause : les alliances avec le groupe Caisse d’Épargne, puis la grande alliance scellée cette semaine avec la MAIF et la Matmut. « Dans les régions où il y a un centre de gestion
Matmut, Macif et MAIF, on ne voit pas comment il n’y aurait pas de conséquence sur l’emploi. Bien sûr, il n’y aura pas de licenciement. On sait que ce n’est pas la pratique dans nos
entreprises. Mais il y a d’autres façons de réduire les effectifs », juge Anne Faucher.
Du côté de la direction, on répétait hier que la SGAM (société de groupement d’assurance mutuelle) fondée cette semaine par les trois alliés « n’aurait pas d’impact négatif en terme
d’emploi, au contraire. »
nr.niort@nrco.fr