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Article Nouvelle République
Le collectif de défense de l'offre de soins en Nord Deux-Sèvres réagit aux propos tenus par Jean-Michel Bernier récemment (NR du 19 juin, page Bressuire).
L'association juge, non sans ironie, que le maire de Bressuire « a le droit d'annoncer la disparition du CHNDS dans les 5 ans si le projet n'aboutit pas. Lui, et d'autres, l'ont déjà fait
en 2003 et l'hôpital est encore là. »
'' Il a le droit de croire au maintien des urgences ''
« Il a le droit de croire au maintien des urgences et des lits de médecine à Thouars et Parthenay alors que le ministère prévoit leur suppression et que le directeur cherche le moyen d'y
parvenir, de défendre la proximité quand il oeuvre pour l'éloignement des structures de soins, d'en appeler à l'adhésion de la population quand il plaide pour un dispositif qui la pénalise. Il
a le droit de prétendre oeuvrer pour le Nord Deux-Sèvres alors qu'il '' laisse aux responsables du dossier le soin de retenir le meilleur mode de fonctionnement '', de croire que le projet sera
financé par une hausse de l'activité alors que le périmètre d'attraction du CHNDS et son assise démographique seront réduits et que le ministère réfute cette possibilité. »
'' Il a le droit de se tromper ''
« Il a le droit de défendre un projet qui ressemble de plus en plus au site unique à Faye-l'Abbesse qu'il a abandonné en mai 2004 parce qu'il le jugeait inapplicable. Il a le droit de
penser qu'il sera plus facile demain de dégager chaque année 5 millions d'euros pour rembourser les emprunts du plateau technique unique que de combler aujourd'hui un déficit annuel qui a été
ramené à 500.000 € suite au plan de retour à l'équilibre instauré en 2007 ».
Et le collectif de résumer de manière cinglante : « Il a le droit de se tromper et d'essayer de nous tromper mais c'est la population du Nord Deux-Sèvres tout entier qui paiera la facture
sur le plan sanitaire, économique et financier ».
Les intertitres sont de la rédaction.