
Pour info,
Pierre Laurent = principal dirigeant PCF avec Marie Georges Buffet et successeur probable de celle-ci
Pierre Laurent : Ce n’est pas un problème de tension avec le NPA. On a toujours sincèrement déclaré ouverte la démarche du Front de gauche. La dynamique qu’on a initiée n’a d’intérêt que si elle répond à la question de l’utilité de la gauche dans la gestion des collectivités. Si l’objectif de cette construction politique transige avec cette ambition, elle se marginalisera. Y renoncer, c’est la tuer dans l’oeuf. Là aussi, les additions électorales sont fictives, si la dynamique politique n’est pas au rendez-vous et l’objectif politique n’est pas clair.
Nous voulons porter le débat au coeur de la gauche, et pas faire une “petite gauche” à la gauche de la gauche pendant que l’essentiel de la question du pouvoir se joue entre Europe-Ecologie et le PS. Ceux qui pensent devoir d’abord faire l’unité de la gauche radicale prennent un raccourci qui mène à une impasse. Le vrai raccourci, c’est de parler directement à la grande majorité de l’électorat de gauche, pour les convaincre qu’une autre politique de gauche est possible. Non seulement nous n’avons pas renoncé à dialoguer avec le NPA, mais nous entendons convaincre ses militants et ses électeurs de l’intérêt de cette démarche. Dire ?je ne veux pas aller dans les exécutifs ?, c’est dire par avance que la politique menée dans ces exécutifs sera mauvaise.
Nous ne voulons pas de bonnes oppositions de gauche, mais de bonnes majorités de gauche. Donc ces deux logiques sont différentes. Une alliance où chacun ferait ce qu’il veut serait cacophonique. Les électeurs ne la jugeraient pas audible et iraient voir ailleurs."