Partager l'article ! Niort - Arddi - Refusons la fermeture de l'accueil de jour place du Port - solidarité avec l'association La Colline: ...

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Rendez-vous Place du Port, dans les locaux de RESO - La Colline, pour dire notre désaccord avec cette politique d'abandon...chacun a le droit d'être accueilli, nourri et logé...c'est un minimum...c'est aussi ce qui a donné une âme à la Colline...ce ne sera bientôt plus le cas si on laisse faire n'importe quoi à tout à l'heure, à partir de 10 h . |
La manifestation décrite par La Nouvelle République
Les salariés ont improvisé une manifestation entre la place du Port et la préfecture, hier matin. Sur leur
banderole de tête, une inscription : « La dignité, ça n'a pas de prix ». - - Photo NR
Que fait-on des sans-abri ? questionne une affichette placardée sur le grillage de l'immeuble de la place du Port. Plus loin, une banderole : « La dignité, ça n'a pas de prix
». Que fait-on des sans-abri ? C'est bien toute la question après l'annonce faite lundi dernier aux salariés de La Colline (qui gère plusieurs structures d'hébergement à travers la ville) : le
service qui accueillait dans la journée les personnes en errance, place du Port, ferme ses portes le 1 er juillet.
Dans ces locaux, on trouvait de quoi se nourrir le midi, on pouvait s'y doucher, laver son linge, bénéficier d'une écoute. Colère du personnel de La Colline qui, hier, a débrayé en fin de
matinée, à l'appel de la CGT et d'un collectif de salariés et bénévoles. Rassemblés place du Port, les salariés ont ensuite improvisé une manifestation jusqu'à la préfecture où une délégation a
été reçue par le directeur de cabinet de la préfète. Car la suppression de ces accueils pour sans-abri découle tout droit du tour de vis budgétaire décidé par l'État. « En mai, on nous a
annoncé une baisse de 20 % des financements. Cela représente 300.000 €. Dès lors que nous ne sommes pas autorisés à faire du déficit, la responsabilité de l'employeur est de sauver ce qui peut
l'être », explique Sébastien Volokove, directeur de La Colline, venu hier matin rencontrer les salariés. « Le sens de ma présence, c'est de dire que je compatis à leur angoisse. »
Les représentants de La Colline ont rencontré la préfète et le directeur de la Ddass dont ils attendent des réponses. Hier, de nombreux adjoints de la municipalité niortaise se sont rendus
place du Port et devant la préfecture pour manifester leur soutien aux salariés. Geneviève Gaillard, prévenue au dernier moment du rassemblement improvisé par les salariés, est descendue de son
bureau de l'hôtel de ville pour leur exprimer son appui.
'' Ce qui se passe
est inadmissible
et calamiteux ''
Avec la double casquette de maire et de députée, Geneviève Gaillard, alertée du problème, a déjà tiré les sonnettes d'alarme : « Ce qui se passe est inadmissible et calamiteux. Ces
décisions remettent en cause tout le travail de réorganisation de l'accompagnement social entrepris par la municipalité », dénonce-t-elle.
Conséquence première de la fermeture de la place du Port : à partir du 1 er juillet, les personnes en errance dans la ville seront livrées à elles-mêmes du matin au soir.
Lundi dernier, les salariés de la structure « La Colline », l’association qui s’occupe à Niort de l’accueil d’urgence des plus démunis, ont appris que des mesures drastiques allaient être prises suite à un désengagement de l’Etat. Les financements de l’Etat seraient réduits de 15 % entrainant une diminution dans le budget de 300 000 €.
Conséquences, la structure d’accueil de jour fermerait au 1er juillet. Comme en témoignaient ce matin des salariés de la structure et des usagers, ces derniers n’auront plus la possibilité d’y prendre un repas à midi, d’y prendre une douche, d’y laver leur linge. Ils y trouvaient également un soutien et une orientation pour l’accès aux droits fondamentaux. Une quarantaine de personnes en situation précaire y sont accueillies quotidiennement.
Ces restrictions budgétaires ont d’autres répercussions. Trois appartements du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueillaient en longue durée des personnes en grande difficulté vont fermer sur Niort. Et concernant l’hébergement d’urgence, il est prévu la fermeture de 10 places durant un mois cet été.
Cela risque de toucher également des emplois salariés puisque 4 postes seraient menacés.
C’est la raison pour laquelle ce matin un rassemblement s’est tenu devant les locaux dont la fermeture est prévue au 1er juillet, pour dénoncer cette situation et réclamer les moyens financiers permettant le fonctionnement de cette structure. Une manifestation improvisée s’est ensuite rendue à la préfecture où une délégation a rencontré la préfète. Mais le discours du pouvoir est toujours le même, les caisses sont vides.
S’il y a un besoin crucial en matière d’hébergement social, c’est bien le résultat des difficultés grandissantes d’accès au logement, du chômage massif et de la précarisation du travail.
Alors, peut-on accepter que des personnes vivant déjà des situations de précarité soient à nouveau victimes de la politique de restriction budgétaire de l’Etat ?
Celui-ci a su trouver de l’argent pour sauver les banques et refuse toujours de supprimer le bouclier fiscal. Alors, ça suffit les injustices ! Un changement de politique est absolument nécessaire, l'argent doit être au service de l'humain et non du capital.
Devant les locaux d'hébergement de jour appelés à fermer. Au fronton une fresque avec l'inscription "Protégez nous". Tout un symbole.