Vendredi 7 mai 2010
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Gros succès pour le metting unitaire à Paris sur les retraite. La salle n'était pas assez grande. Il y avait autant de monde à l'extérieur qu'à l'intérieur
La gauche ne sonnera pas la retraite...
Par Pierre Gastineau,(l'express) publié le 07/05/2010 à 13:06
De gauche à droite, le journaliste Edwy Plenel, Pierre Laurent (PCF), Olivier Besdancenot (NPA), Jean-Luc Melenchon (Parti de Gauche) et Gérard Filoche (PS), jeudi 6 mai à Bellevilloise, à
Paris.
Jeudi 6 mai, Attac et la fondation Copernic donnaient rendez-vous à toute la gauche politique et syndicale à la Bellevilloise à Paris pour mobiliser contre
la réforme des retraites.
La Bellevilloise, salle plus habituée à recevoir des rock stars que des politiques et des
syndicalistes, atteint vite sa capacité d'accueil maximale. La plupart des militants, venus écouter leurs hérauts, n'ont pas pu mettre un pied dans le meeting. En protestation de cette
organisation quelque peu chaotique, qualifiée par un militant de Sud de "bordel sans nom", ils entonnent une Internationale qui restera dans les mémoires des riverains de la rue Boyer
(XXe arrondissement).
Le pari du rassemblement unitaire de la gauche, au vu du panel allant d'Olivier Besancenot à Cécile Duflot, semble
réussi. Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, se prête au rôle de maître de cérémonie. Il ne peut s'empêcher de distiller quelques piques à un
Jean-Luc Mélenchon hiératique: "Les journalistes sont utiles dans le combat que nous menons", "il faut faire l'éloge du journalisme"... Ce dernier ne réagit pas, il doit être
plus facile de se gausser d'un étudiant en journalisme que d'un ancien rédacteur-en-chef du Monde.
C'est au tour du président du parti de Gauche de prendre la parole, il n'a, comme tous les autres,
que quelques minutes pour s'exprimer. Il relaye les craintes que les partenaires sociaux éprouvent face à la réforme des retraites: "Toute négociation se fera sous l'emprise de la peur
de ce qui arrive aux Grecs, nous ne devons
pas tomber dans ce piège". Moins rhéteur qu'à l'accoutumée, il appelle à une "votation populaire, sur le modèle de ce qui s'est fait pour La Poste" avant le vote définitif de la loi, qui devrait intervenir à la mi-septembre.
Cécile Duflot regarde sa montre, pensive. Ca tombe bien, c'est son tour. Elle commence: "Nous sommes d'accord."
Petit rictus discret de Jean-Luc Mélenchon. La secrétaire nationale des Verts a le mérite d'évacuer les questions qui fâchent d'entrée de discours: "Discuter des solutions, ce n'est pas
maintenant!" Elle appelle néanmoins de ses voeux "une discussion sur les alternatives et les propositions" de la gauche. Comme pour les autres,
l'intervention est brève, La salle est pourtant conquise. "Elle parle vraiment bien, quand même", glisse à sa voisine un jeune retraité de l'Education nationale.
Le discours au micro d'Annick Coupé, militante de Solidaires, réveille enfin la salle. "Il faut une grève générale dans ce pays!". Le public applaudit,
Olivier Besancenot aussi. Cécile Duflot ne cille pas. "Nous avons réussi à faire reculer la droite sur le CPE, nous y arriverons encore!", finit la syndicaliste.
Après cette harangue, un jeune homme se lève, du second rang. Inconnu de la majeure partie du public présent, il est heureusement présenté par Edwy Plenel:
"Razzi Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics". Martine Aubry avait promis que le PS serait représenté, il est effectivement venu en force... "Il faut se rassembler!
Evidemment que nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais lorsque l'essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler!" Les applaudissements n'arrivent pas à couvrir les
railleries de certains militants: "Ils disent ça parce qu'ils ne sont pas au pouvoir, sinon, ils auraient fait pareil..." Sentiment sûrement partagé par Olivier Besancenot, qui n'arrive
pas à se retenir de fustiger "la gauche qui hésite", visant le cafouillage de Martine Aubry sur le recul de l'âge légal de départ à la retraite.
Ils se donnent néanmoins rendez-vous le 27 mai pour une grande mobilisation. "Tous ensemble".
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Meeting "unitaire" d'une gauche qui voudrait
faire bloc sur la défense des retraites
De Christine POUGET et Elahe MEREL (AFP) –
PARIS — La gauche a affiché jeudi soir son unité pour "faire front face au gouvernement" sur les retraites, le temps d'un meeting avec ses leaders, Jean-Luc
Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF), Cécile Duflot (Verts), Olivier Besancenot (NPA), au côté d'un PS représenté par Razzy Hammadi, de son aile gauche.
Après un 1er mai syndical peu mobilisateur, ce premier meeting unitaire depuis celui de décembre sur le service public, a fait salle comble --plus de 500 personnes,
et du monde dehors-- à La Bellevilloise, haut lieu branché de la gauche à Paris.
L'association Attac et la Fondation Copernic, à l'origine du meeting, avaient lancé en avril un appel actuellement signé par 50.000 citoyens "pour faire entendre les
exigences citoyennes sur les retraites".
C'est sous ce slogan en fond de scène qu'une quinzaine d'intervenants se sont succédé à la tribune des politiques mais aussi des représentants syndicaux notamment du
FSU, Solidaires, CGT finances, Unef, Confédération paysanne.
D'emblée, le président de Copernic, Willy Pelletier, a donné le ton: "ce gouvernement ne veut pas réformer les retraites mais organise la peur sur l'avenir. Nous,
nous défendons la civilisation du tous ensemble".
Pour Pierre Laurent, numéro deux du PCF - qui remplaçait Marie-George Buffet: "nous sommes ici pour faire front, face à un gouvernement qui veut passer en force". Il
a dénoncé un gouvernement qui organise "l'intox autour de chiffres fantaisistes" et "une parodie de débat", appelant à la "mobilisation" pour la journée syndicale du 27 mai.
Olivier Besancenot a lancé: "Ce soir, c'est un engagement que les organisations politiques et syndicales prennent pour mener une campagne unitaire", "une campagne
jusqu'à la victoire".
"Quand toute la gauche politique et sociale parle d'une seule voix +on ne touche pas aux retraites à 60 ans+, du côté de l'Elysée, on raisonne un peu différemment
que quand la gauche hésite, est divisée ou dit +une fois 60 ans, une fois 62 ans+", en allusion à certains propos flous de Martine Aubry.
"Il n'y a pas de place pour le sectarisme les querelles de chapelle ni au niveau social, ni au niveau politique", a martelé le leader du NPA.
Son appel à participer à ce meeting n'a pas été entendu de la patronne du PS, mais Razzy Hammadi, proche du porte-parole Benoît Hamon, reconnaît: "Evidemment ici
nous ne sommes pas d'accord sur tout mais nous savons qu'il va falloir porter les alternatives, mobiliser les concitoyens".
Selon lui "lorsque l'essentiel est en jeu, la gauche est en capacité de se rassembler, de se mettre en mouvement pour résister et demain, je l'espère aussi, de
proposer".
Mais pour Cécile Duflot, outre la mobilisation "il est nécesaire que nous ayons une discussion sur les alternatives et les propositions". "Il faut préparer un
discours qui s'oppose aux solutions préfabriquées du gouvernement".
Jean-Luc Mélenchon, lui, réclame une "votation citoyenne" sur les retraites: "L'arbitre, c'est la souveraineté populaire", "il faut se battre pour qu'il y ait un
referendum" que la Constitution réformée permet. "C'est entre maintenant et le 7 septembre qu'il faut agir", en dénoncant "l'empire de la peur".
Mais, prévient-il, la "première condition, c'est d'être ensemble. Si on se dispute, on est perdus".
"Rien n'est jamais écrit", a assuré Annick Coupé (Solidaires) "Le calendrier est extrêmement court, mais tous ensemble, on peut gagner".
D'autres initiatives unitaires sont prévues, notamment à Marseille le 7 juin.
Article JDD
Retraites: La gauche veut faire front commun
D'Olivier Besancenot à Cécile Duflot, plusieurs leaders ont affiché leur unité sur le dossier qui fâche.
Une "victoire" sur les retraites qui, ils l’espèrent, pourrait en préfigurer d’autres. Jeudi soir, les leaders de la gauche ont affiché leur unité à La
Bellevilloise, à Paris, cadre bobo branché d’un premier meeting visant à consolider un front commun sur cet épineux dossier. "Si on est d’accord pour demander la retraite à 60 ans,
pourquoi ne pas le dire ensemble?" s’interroge, faussement naïf, Olivier Besancenot, avant de prendre place sur l’estrade entre dirigeants politiques, syndicaux et associatifs, tendance
plutôt gauche de la gauche, de Pierre Laurent (PCF) à Cécile Duflot (Verts) en passant par les représentants d’Attac et de la Fondation Copernic, à l’origine de la rencontre et d’un appel au
dialogue signé par 50.000 personnes.
Pendant la soirée, le leader du NPA sera cependant le seul à marteler devant une salle comble cette exigence du départ à 60 ans. Car si le principe semble plutôt
partagé, dans l’absolu rien n’est tranché au sein d’Europe Ecologie et du Parti socialiste. Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit, en pleines tractations sur le futur du mouvement, n’ont pas
trouvé de position commune et Olivier Besancenot a profité de la soirée pour reprocher au PS sa reculade sur l’âge de départ à la retraite, offrant ainsi sur un plateau d’argent l’image d’une
gauche désunie.
Lancer une grande consultation populaire
La présence des deux grands vainqueurs des régionales, encombrants alliés dans cet attelage ancré plutôt très à gauche, est cependant nécessaire. Alors, les
participants font référence aux riches heures des alliances de gauche contre les projets du CPE ou de la réforme de La Poste plutôt qu’aux querelles du passé. A l’image des autres
participants, Razzy Hammadi, secrétaire national du PS en charge des services publics, met l’accent sur cette gauche "en capacité de se rassembler, de se mettre en mouvement pour résister
et, demain, je l’espère aussi, de proposer".
Proposer quoi ? On ne sait pas vraiment – même si tous parlent d’une "meilleure répartition de richesses" "détournées" au profit des
"responsables de la crise" voulant mettre à bas le système par répartition –, puisque le meeting vise aussi à lancer une grande consultation populaire, dont la prochaine étape est
prévue le 7 juin à Marseille. Une consultation qui s’oppose, évidemment, à celle proposée par Eric Woerth, coupable de défendre des "solutions préfabriquées" aux arguments comptables
falsifiés, dénoncées par Cécile Duflot, reçue l’après-midi même par le ministre du Travail. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avance, lui, l’idée d’une "votation citoyenne", un
référendum d’initiative populaire, qui a cependant peu de chances de voir le jour d’ici à la discussion du projet de loi, début septembre.
Car le calendrier est serré. La solution est donc pour l’instant de débattre mais surtout de résister, pour renverser la "peur" que chercherait à instiller le
gouvernement en s’appuyant sur l’exemple d’une Grèce au bord de la faillite. L’intersyndicale ayant décidé peu avant le meeting d’un grand rassemblement le 27 mai, on insiste pour une
mobilisation commune dont l’apogée pourrait avoir lieu début juin, après un 1er-Mai décevant. Olivier Besancenot veut voir dans la soirée les prémices d’un engagement, d’un pacte, voire d’un
nouveau "Front populaire". Un front qu’il va cependant falloir faire vivre en dépit des obligations et des prétentions des uns et des autres. Alors que les lumières se rallument dans la salle
de La Bellevilloise, Duflot, Mélenchon et Hammadi ont déserté depuis longtemps.
Meeting à Paris pour défendre les retraites....
http://www.npa2009.org/npa-tv/all/all/19664
dimanche 9 mai 2010
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