
Voir article d'introduction au sujet:
LA FASE (appelée aussi"La Fédération") organise une réunion régionale Samedi 24 à
Niort
De nombreux articles traitant de l'unité aux régionales ont déjà été publiés sur notre site. (voir plus loin).
La FASE qui joue un rôle marginal en matière d'unité vu son peu de poids, rêve de laisser entendre qu'elle est "le meilleur rassembleur". Elle entre
aujourd'hui en compétion avec le PG de Jean Luc Mélenchon qui cherche lui aussi à s'approprier l'image du "meilleur rassembleur" ! La FASE avait appelé partis,
syndicats, associations de gauche à une réunion organisée uniquement par elle, et un certain nombre de militants de ces organisations invitées y ont
participé.
Ce n'est pas à cette réunion que des discussions sérieuses en matière d'unité pouvaient se dérouler. Ce n'était qu'une opération publicitaire de "la Fédération" pour faire croire qu'elle "fédère
les participants" alors qu'elle n'est plus qu'une organisation marginale qui ne fédère que peu de monde (et de moins en moins).
Dans ces conditions , nous comprenons très bien qu'une partie des spectateurs soient déçus.( voir articles presse locale)
Comme nous l'avons déjà annoncé, le NPA fera un vote interne sur ses choix politiques en novembre( voir articles précédents, liens ci-dessous). Le PCF fait "une offre nationale" mais
renvoie les vraies décisions à ses régions qui feront des choix différents et ce à des dates différentes (des choix à géométrie variable selon des déclinaisons de temps variables: nous
sommes loin d'un principe d'accord national qui était posé au moins par le Parti de gauche et le NPA comme nécessaire!) Les Alternatifs voteront sans doute plus tard.
Les spectateurs et militants qui espèrent voir clair rapidement devront patienter. Je rappelle à quelle vitesse les pourparlers PC-PS ont avancé pour les élections régionales
de Mars 2004 dans notre région: le 1er Janvier 2004, le PCF 79 et Ségolène Royal ne s'étaient pas encore
mis d'accord.
Ce n'est que fin Janvier 2004 que l'accord PS-PCF définitif s'est conclu (moins de 2 mois avant le vote).
André Depouille

Quelles mesures urgentes souhaitez-vous pour rompre avec l’idéologie libérale ? Syndicalistes, membres d’associations et d’organisations
politiques, militants et simples sympathisants de l’autre gauche – comprenez tout sauf le parti socialiste – ont planché sur le sujet, samedi de bon matin, dans un amphi du centre Du-Guesclin à
Niort.
Jean-Paul Gobin, porte-parole deux-sévrien de la Confédération paysanne, souhaite que l’on « redonne valeur ajoutée et autonomie » aux agriculteurs et revendique
« le maintien d’une régulation publique ». Les Verts, par l’intermédiaire de Brigitte Desvaux, veulent un « nouveau service public », tandis que pour la
Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), il s’agit avant tout de se fédérer, « afin d’avoir un poids plus important ».
“ Oublier
nos divergences ”
Dans l’assistance, un militant associatif veut que « la gauche prenne enfin à bras-le-corps le problème de l’immigration », tandis que pour son
voisin, « simple citoyen dénonçant une médecine réservée aux nantis, l’action ultra-prioritaire est la santé ». Tous se rejoignent sur un point : « Il faut oublier
nos divergences, travaillons sur nos convergences et sur un projet de rupture », assène Marc Bodin, d’Attac 79. « La priorité est de se rassembler pour battre la droite et
établir un rapport de force avec le PS », poursuit le parti de gauche.
Un rapport de force qui passe par les élections régionales, au printemps prochain. Et si les multiples composantes de la gauche dite de gauche parvenaient à faire liste commune, quel serait
leur programme ? En la matière, les réponses se font beaucoup plus approximatives. « On ne peut donner que de grands axes, car nous n’avons nous-mêmes pas de solutions toutes faites et
pas bouclé tous les sujets », reconnaît Jean-Louis Euvrard, du NPA. « On est en situation de débat au niveau national et en interne, on ne peut pas être le relais d’une
solution qui n’a pas été prise », poursuit Jean-Pierre Gelot du PC, qui préfère « voir à long terme ». D’où l’amertume de certaines personnes de l’assistance :
« Si j’avais su, je serais pas venu. C’était un débat normalement, pas un meeting ! » « Des mesures phares, c’était le sujet, on se demande ce qu’on fait là ! » Ces
Assises pour le changement devaient être un premier pas vers une collaboration. Reste à savoir quel chemin emprunter.