Mercredi 18 novembre 2009
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Communiqué du NPA. Relaxe pour les faucheurs volontaires.
58 Faucheurs volontaires comparaissent aujourd'hui devant la cours d'appel de Versailles, bien qu'ils aient été relaxés en première instance par le tribunal de
Chartres.
Le 18 août 2007, ces 58 militants anti-OGM avaient neutralisé à Poinville, en Eure-et-Loir, une parcelle d’essai de maïs génétiquement modifié de la firme
Monsanto, entendant ainsi montrer leur opposition à la culture des OGM en plein champ et à leur généralisation dans nos assiettes.
Le 5 juin 2008, le Tribunal de Chartres les a relaxé au nom de l’état de nécessité, suivant en cela les mesures du Grenelle de l’environnement.
Le tribunal a admis que l’état de nécessité répondait à des intérêts sociaux et environnementaux de valeur constitutionnelle définis dans la Charte de
l’environnement. Les juges ont relevé la carence de l’État français, lésant les citoyens tant au niveau de l’information que de leurs possibilités d’action. De plus, ils ont notifié
que les expérimentations de Monsanto en plein champ portaient atteinte à l’environnement et aux droits des cultivateurs voisins de produire sans OGM.
Le NPA condamne cet acharnement judiciaire visant à décrédibiliser et à pénaliser des actions non-violentes de résistance face à l'hégémonie des
multinationales de l'agro-alimentaire et apporte son soutien total aux faucheurs volontaires qui comparaissent.
C'est pourquoi, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, participait à la manifestation dans les rues de Versailles en solidarité avec les faucheurs
volontaires et pour la confirmation de leur relaxe.
Il appelle la gauche politique et sociale à exprimer sa solidarité avec tous les militants poursuivis par la justice.
Le 18 novembre 2009.
Procès OGM: des centaines de personnes à Versailles pour soutenir les faucheurs
VERSAILLES - Plusieurs centaines de personnes, 400 selon les organisateurs, 200 selon la police, ont manifesté mercredi à Versailles pour réclamer la confirmation de
la relaxe des 58 faucheurs volontaires anti-OGM jugés devant la cour d'appel de Versailles.
Les manifestants ont défilé dans le centre ville de Versailles pour se diriger vers la cour d'appel derrière une banderole où était écrit: "Soutien aux 58 faucheurs
d'OGM en procès à Versailles".
Ils brandissaient des drapeaux de la Confédération paysanne ou de Greenpeace, en scandant "Pollution génétique, ça suffit!".
Le procès de 58 faucheurs volontaires anti-OGM, qui avaient obtenu la relaxe en correctionnelle à Chartres en 2008 pour la destruction d'une parcelle de maïs
transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), s'est ouvert dans la matinée devant la cour d'appel de Versailles.
Khaled Gaiji, membre du comité de soutien des 58 prévenus, a réclamé "un débat public avec une information plus poussée sur les OGM".
"Le débat est politique mais les politiques ne répondent pas favorablement, donc on se réapproprie le débat en organisant cette manifestation", a-t-il
poursuivi.
"Les paysans ont été les premiers à faucher des OGM et ce sont les premières victimes du productivisme dans l'agriculture", a fustigé Michel David, secrétaire
national de la Confédération paysanne.
Parmi les manifestants figuraient notamment le dirigeant du NPA Olivier Besancenot et le délégué CGT de Continental à Clairoix Xavier Mathieu.
"On combat tous la même chose: le capitalisme", a dit à l'AFP Xavier Mathieu, qui a dénoncé une "répression du gouvernement contre tous ceux qui luttent et qui
+ouvrent leur gueule+".
Olivier Besancenot a de son côté souligné que "la justice s'abat aujourd'hui sur les militants plutôt que sur les actionnaires de Monsanto, qui se portent
bien".
(©AFP / 18 novembre 2009 14h53)