Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 23:02

Après l’instrumentalisation politique de la lettre du résistant communiste Guy Mocquet dont Nicolas Sarkozy a voulu imposer la lecture dans tous les lycées au moment de son investiture,  aujourd’hui des responsables politiques locaux (de notre département)  se sentent autorisés à considérer que des morceaux de l’histoire peuvent être cachés. Au nom de la « repentance » déjà exprimée (cf Jacques Chirac), on cherche à imposer le silence sur le rôle de collaboration de l’état français pendant la période vichyste.

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Article du Monde

La lettre d'une déportée censurée dans les Deux-Sèvres

déportée à 14 ans et rescapée du camp d'Auschwitz, Ida Grinspan a-t-elle été censurée ? En cause, Xavier Argenton, maire (Nouveau Centre) de Parthenay et tête de liste de la majorité présidentielle dans les Deux-Sèvres aux dernières élections régionales.

Dimanche 25 avril, à l'occasion de la Journée nationale du souvenir et de la déportation, la classe de 3e de Nathalie Lanzi, professeure d'histoire au collège privé de La Couldre et conseillère régionale socialiste, devait lire un texte d'Ida Grinspan (inspiré de son livre, coécrit avec Bertrand Poirot-Delpech, J'ai pas pleuré, éd. Robert Laffont, 2002) relatant son arrestation par trois gendarmes français en 1944 dans les Deux-Sèvres. "Cela s'inscrit dans le cadre d'un travail de mémoire que je mène avec mes élèves, explique la professeure. Ils rencontrent Ida Grinspan, et vont ensuite découvrir Auschwitz. Depuis cinq ans, ils participent aux cérémonies publiques mémorielles."

"TROP STIGMATISANTE"

Dans ce cadre, habitude a été prise par l'enseignante de soumettre le texte aux élus municipaux. Adjoint au maire et ancien gendarme, Michel Birault demande à Nathalie Lanzi de remplacer la mention des "gendarmes", "trop stigmatisante pour une profession", par "hommes". L'enseignante finit, bon gré mal gré, par accepter. Ce qui n'empêche pas le maire de s'opposer à la lecture du texte.

L'affaire réveille le souvenir de la censure du film d'Alain Resnais Nuit et Brouillard, qui, jusque dans les années 1990, ne fut visible qu'avec un cache dissimulant la silhouette d'un gendarme français du camp de Pithiviers. "Sauf que cette censure s'est exercée en 1956, explique Michel Chaumet, chercheur associé au CNRS. Depuis, la recherche historique a progressé et Jacques Chirac, alors président de la République, a reconnu au nom de l'Etat français, dans son discours du 16 juillet 1995, le rôle des policiers et gendarmes français "qui, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.""

Depuis, la polémique enfle. Jeanne Debenest, présidente de l'Association des déportés, internés et familles de disparus des Deux-Sèvres se dit stupéfaite : "On ne censure pas une déportée. Ida Grinspan témoigne sans haine d'une vérité historique établie." Après avoir dénoncé une époque "où malheureusement le repentir est mis en exergue", M. Argenton, surpris par l'importance des réactions, reconnaît une maladresse et présente ses excuses à Ida Grinspan "qu'il serait honoré de recevoir personnellement à la mairie de Parthenay".

L'ancienne déportée est meurtrie. L'enseignante et ses élèves ne participeront pas aux cérémonies commémoratives du 8 mai 1945 pour la première fois depuis cinq ans. Le lycée et les deux autres collèges de la commune non plus.

 

Christian Bonrepaux

 

Article La Nouvelle République: Le Maire de Parthenay reconnait une maladresse

 

Documents publiés dans le Courrier de l'Ouest

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Document intéressant sur Rézocitoyen: la  lettre ouverte de Gwénaël Murphy à  M.Argenton, maire de Parthenay et M.Birault, adjoint au maire de Parthenay: lien
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Parthenay et la gatine - Communauté : les anti-capitalistes
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Commentaires

Le drame de la déportation d'enfants se répète 62 ans plus tard :

62 ans séparent ces deux drames en France :

 - 1944 dans les Deux Sèvres, 3 gendarmes Français arrêtent et déportent dans le Camp de concentration d'Auschwitz Ida Grinspan, jeune Française âgée de 14 ans.

 - Juillet 2006 en Savoie, 120 gendarmes Français (renforcés par un hélicoptère, des chiens, des maîtres chiens, des motards) arrêtent et déportent dans une secte au Canada, contre leur gré, Joséphine Gettliffe et Maximilien Gettliffe, jeunes Français âgés de 11 et 13 ans, sur ordre du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et du ministre de la Justice Pascal Clément.

Dans les deux cas, ces enfants ont subit des traumatismes et des souffrances psychologiques et physiques. Ida Grinspan a subit en plus l'enfer, la malnutrition, les violences des SS.

Dans ces deux drames, le pouvoir d'Etat refuse de reconnaître ses abominables erreurs

           + en faisant censurer la lettre témoignage de la déportée Ida Grinspan dans les écoles et collèges des Deux Sèvres (information révélée par le journal Le Monde du vendredi 30 avril 2010, page 12)

           + en refusant d'instruire les plaintes posées, depuis 2007, contre les responsables de ce drame humain (notamment ceux ayant drogué les enfants Gettliffe après leur capture) par Nathalie Gettliffe et ses proches, alors que Jacques Chirac, le ministre Dominique Perben, le président du Sénat Christian Poncelet s'étaient engagés sur leur honneur à protéger les enfants Gettliffe sur le sol Français contre la secte l'Eglise Internationale du Christ.

Pour vous aider à mieux comprendre les similitudes de ces deux affaires, nous vous recommandons la lecture des trois livres témoignages suivants :

          ° "J'ai pas pleuré" par Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech (éditions Robert Laffont, 2002)

          ° "Lettres de prison" par Nathalie Gettliffe et Francis Gruzelle (éditions Michel Lafont, 2006)

          ° "Mère interdite" par Nathalie Gettliffe (éditions Michel Lafont, 2007).


Repères :


L'acharnement continue contre la famille de Nathalie Gettliffe

La justice et Nicolas Sarkozy s'acharnent contre la famille de Nathalie Gettliffe.
Après le renvoi des enfants aînés de Nathalie Gettliffe dans une secte au Canada, par Nicolas Sarkozy, le 6 juillet 2006, toute la famille de Nathalie Gettliffe est convoquée le 31 mai 2010 à 14 h devant le tribunal correctionnel de Privas pour répondre du délit de soustraction d'enfants (ceux qui vivaient depuis 6 ans sous notre toît et qui ont été renvoyés dans une secte au Canada, début juillet 2006, par Nicolas Sarkozy et Pascal Clément, après avoir été drogués suite à leur refus de prendre l'avion).

Les plaintes posées en 2007, 2008, 2009 à Strasbourg, Privas ou Tournon, par notre famille, suite aux actuelles souffrances des enfants de Nathalie, n'ont pas avancé d'un pouce. Pourquoi un acharnement de la justice contre notre famille ? Pourquoi une justice à deux vitesses ?

Le 8 juillet 2004, Jacques Chirac avait promis à Francis Gruzelle "que les enfants Gettliffe ne seraient pas renvoyés dans une secte au Canada...".

En septembre 2004, le ministre de la Justice Dominique Perben s'était engagé par écrit "de ne pas renvoyer les enfants Gettliffe dans la secte au Canada en raison des graves dangers qui menaçaient les enfants...".

Pourquoi les engagements pris au plus haut niveau de l'Etat n'ont pas été tenus ?

Pourquoi le sénateur Bret (Marseille), qui s'est rendu à Vancouver début septembre 2008, n'a pu rencontrer ou même discuter, par téléphone, avec les jeunes citoyens Français Maximilien et Joséphine Gettliffe ?

Tous les documents et plaintes attestant de la véracité de nos dires sont disponibles par fax sur simple demande.

Renseignements au 06 84 85 56 58 ou au 04 75 34 38 79 . Francis GRUZELLE

Témoignage :

Voici, ci-dessous, le témoignage du député UMP de Nice Rudy Salles (visible sur son blog), lorsque Nathalie subissait en 2006 l'acharnement de la justice :

On demande une Justice juste et équilibrée

> Nathalie Gettliffe en "permission" de Noël pour trois jours dans sa famille, au milieu des siens avec son enfant né dans une prison Canadienne il y a quelques mois. Dans le même temps, Bertrand Cantat bénéficie lui aussi d'une permission, de huit jours. Je fais le parallèle entre les deux permissions car je suis convaincu que vous êtes nombreux à le faire. Même si je ne veux pas entrer dans le détail des procédures ni commenter les décisions des juges, je conçois qu'un certain nombre de Français s'interrogent, voire soient choqués par le parallélisme des formes dans deux affaires qui n'ont évidemment rien à voir. Dans le cas de Nathalie Gettliffe, je vous rappelle que cette jeune femme a été condamnée pour avoir soustrait ses enfants à son ancien époux qui est membre d'une secte duement recensée en France mais non au Canada. Il s'agissait là d'une mère qui voulait garder ses enfants, ce qui somme toute est un comportement qui me parait difficilement condamnable quand on pense que certaines mères les abandonnent. Et qui plus est, il y avait un instinct de protection vis à vis des risques sectaires qui menaçaient ses enfant. Verdict 16 mois de prison fermes! Dans le cas de Bertrand Cantat, il y a eu le meurtre de Marie Trintignan. Il fut condamné à huit ans de prison. Détenu dans les geôles de Vilnius, il fut extradé en France où il purge sa peine. Mais son régime de détention commence à être assoupli puisqu'il bénéficie d'une "permission". Marie Trintignan, en revanche, n'aura plus jamais de Noël. Cantat, avec les remises de peines, peut espérer sortir assez rapidement, au bout de quatre ans de détention, c'est à dire la moitié de la peine prononcée. Pour résumer une mère qui n'a manifesté que de l'amour pour ses enfants est condamnée à 16 mois fermes alors qu'un assassin en prend pour huit ans, et encore ne faut-il compter que sur quatre véritables années de détention. L'une a droit à trois jours de "permission" pour Noël et le jour de l'an, alors que l'autre bénéficie de huit jours consécutifs de sortie en famille. Je comprends qu'avec un tel parallèle, on ait du mal à comprendre la logique de la Justice dont on est en droit d'attendre qu'elle soit juste et équilibrée.

Photos libres de droit. (clichés Francis GRUZELLE)

Commentaire n°1 posté par FRANCIS GRUZELLE JOURNALISTE le 01/05/2010 à 23h10

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