Partager l'article ! Communiqué NPA86 sur les faits de samedi 10 Octobre à Poitiers: Communiqué de presse du NPA Poitiers du 11/10/09 La manifestation co ...

La manifestation contre la prison de Vivonne, contre le système carcéral, contre les structures répressives était justifiée. Plus personne n’ignore l’état ignoble de nos prisons dénoncé par des rapports parlementaires nationaux et par des études européennes.
Une partie des manifestants, visiblement venus à Poitiers pour en découdre, ont cassé des vitrines de banques et de magasins et ont tagué des slogans anti-système.
Le NPA86 condamne sans réserve ce vandalisme et les violences physiques commises, en plus en plein milieu de la foule venue au festival « des Expressifs ». La portée politique nous échappe.
Cette violence nous inquiète. Elle est le symptôme d’une société bloquée, qui n’offre aucun espoir. Comment en est-on arrivé à ce qu’une partie de la jeunesse ne voie plus que la violence comme mode d’action politique ?
Les actes de samedi soir ne changeront rien, ni au système capitaliste ni au sort des prisonniers. Il sont dangereux et ont empêché les poitevins de faire la fête en ville.
La révolte ne doit pas aller dans des voies sans issue. Le NPA86 continue de penser que la seule force pour lutter contre le système capitaliste, c’est le nombre, pas la violence minoritaire.
Nous demandons que la justice n’utilisent pas ces faits pour condamner au hasard des
jeunes militants qui ne partagent pas ces méthodes injustifiables.
autres infos sur ces événements voir site NPA Vienne
Article de Centre Presse avec des faits et une galerie de photos Cliquez ici
Des photos Cliquez ici
Un article et des photos d’un autre blog poitevin Cliquez ici
Una autre blog poitevin Cliquez ici
Le journal de FR3 du dimanche 12h Cliquez ici
Le communiqué du Collectif contre la prison de Vivonne du 11/10/09 Cliquez ici
C’est le Collectif qui a accueilli des débats du Collectif Contre la Prison de Vivonne
Etant une structure de création et d’accueil culturel et artistique, nous avons été contactés il y a un mois par le Collectif Contre la Prison de Vivonne. Ils nous demandaient d’offrir un espace
d’expression autour des questions que soulevaient l’ouverture de la prison.
L’organisation de cette journée répondait à ce que nous souhaitons faire de ce lieu, un espace de débats, de dialogues et de création. C’est pourquoi, nous avons accepté le projet et accueilli le collectif.
Nous ne sommes en aucun cas responsable de l’organisation de la manifestation et de ce qui s’y est produit. Notre rôle durant cette journée fut d’ouvrir le lieu, d’accueillir les participants et de veiller au bon déroulement de la journée au sein du bâtiment. Par ailleurs cette journée s’est déroulée sans aucun heurt. Nous tenons à signaler qu’aucune préparation à la manifestation et aux évènements de l’après-midi, sous quelque forme que ce soit, ne s’est déroulée au 23. Le numéro 23 n’a pas été un point de départ de la manifestation, ni son lieu de rapatriement. Si certains manifestants s’y sont retrouvés, c’était pour assister aux concerts programmés.
Nous avons été abasourdis par l’intervention de la police dans nos locaux et nous espérons, par ce communiqué, avoir dissipé tout amalgame.
Le collectif 23
23 avenue de Paris
Communiqué du collectif contre la prison de Vivonne
dimanche 11 octobre 2009
Nous , collectif contre la prison de vivonne, tenons à revenir sur les événements qui se sont déroulés lors de cette journée anti-carcérale du 10 octobre lancée à notre initiative. Avant toutes choses, il nous paraît important de rappeler à tous nos détracteurs que la manifestation n’était pas le centre de la journée. Nous invitons ainsi tout le monde à relire le programme de cette journée qui appelait outre la manifestation festive à des débats avec intervenants extérieurs sur des thèmes tels que le sécuritaire ou les luttes anticarcérales... ainsi qu’à des concerts le soir même. Par ailleurs les débats qui ont eu lieu avant la manifestation, contrairement au reste de la soirée qui a été annulé par les forces de l’ordre, montrera peut être par les apports qui en sortiront que la réflexion sur le sujet n’était pas exempt de la journée. Les déclarations de tous les “citoyens” et “journaleux” qui ont pris hâte de faire passer ce collectif comme un prétexte pour organiser une “émeute” et étant “une cellule d’ultra gauche” nous paraît donc d’une stupidité sans nom, d’un mensonge et d’une volonté politique des plus réactionnaires. Encore une fois nous assistons à l’utilisation d’outils médiatico-politique récurants ces derniers temps au même titre que les étiquettes “d’anarcho autonome” et “d’ultra gauche organisée”. Bien que solidaire de tous les interpellés et n’ayant aucun interêt à juger en bien ou en mal les actes commis, nous pouvons toutefois dire que les pratiques utilisées ne correspondaient pas à nos attentes et qu’un bilan de la stratégie politique emmanera de ces evenements. Nous rappelons que, bien qu’ayant appelé à cette manifestation, nous ne sommes en aucun cas responsable des actes qui y ont été commis. Mais parler d’une violence à sens unique nous paraît inexact en vue de la gestion policière qui a suivi la manifestation : occupation policière massive de tout le centre ville (mise en place d’un quasi “couvre-feu”), arrestations arbitraires, opération policière au numéro 23 de la porte de Paris (local culturel), où devait se dérouler la suite de la journée, digne d’une ère ancienne ... Le numéro 23, qui n’avait aucun lien avec les événements de la manifestation a ainsi vu une perquisition des plus violentes. Les personnes présentes ont ainsi subit diverses violences (coups de tonfas), humiliations (face contre terre les mains sur la tête) et contrôle abusif des identités (photos et question...) pendant près de 4h ! De plus les policiers présents ont volontairement dégradé le matériel sono loué ou prété pour l’occasion (estimation à plusieurs miliers d’euros) !!! Ainsi il nous semble que le moment n’est pas à la dénonciation mais bel et bien à la solidarité avec les militants inculpés !
Libération des manifestants en garde à vue !
Le collectif contre la prison de vivonne.