Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 07:27

extrait de France info.com

Dix-huit mois après le lancement d’une vaste grève, les travailleurs sans papiers repartent au combat, soutenus cette fois par 11 syndicats et associations. Ils demandent à nouveau leur régularisation, "régularisation égale pour tous", après avoir constaté "l’arbitraire préfectoral" dans le traitement de leurs dossiers.
Des sans-papiers, souvent intérimaires, qui font "le sale boulot", dans des conditions de sécurité très précaires. Comme en témoignent des images (que nous nous sommes procurées) filmées par quelques-uns d’entre eux sur leur lieu de travail, dans les profondeurs du métro...


Le piquet de grève, avant son évacuation, au dépôt RATP de la rue Championnet à Paris

 

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Pour lancer la "phase II" du mouvement des travailleurs sans-papiers, syndicats et associations ont convié hier symboliquement les journalistes dans un dépôt RATP du 18ème arrondissement de Paris.
Là, un piquet de grève posé depuis le matin même : 23 intérimaires travaillant pour un sous-traitant de la RATP, la société Asten, ont décidé d’établir dans le parking, sous deux tentes, leur campement !

Ce sont ces hommes, venant tous d’Afrique de l’Ouest, qui de nuit défont et refont les quais du métro parisien. "Pendant des heures d’affilée", ils racontent "casser le bitume du quai, remonter à la surface des plaques de plus de 50 kg sur leurs épaules ou leur tête, puis redescendre sous terre des seaux de goudron bouillant".
Le tout, "sans pause, sans le casque de rigueur, sans chaussures de sécurité, sans masque... et sans jamais une visite médicale !" Car aucun, dans l’équipe, jurent-ils, n’a de papiers

 

Film-témoin au téléphone portable

Ce piquet de grève n’aura pas duré une nuit. Dès hier soir, les grévistes et militants CGT qui les accompagnaient ont été évacués par les CRS.
Mais ils n’entendent pas en rester là ! Prétextant tourner des images souvenirs "pour les envoyer au bled", ils ont filmé leurs conditions de travail "dignes du XIXème siècle".
 

envoyé par FranceInfo. - L'actualité du moment en vidéo.





Un des sans-papiers exibe ses brulûres







Résultat : sans équipement adéquat, certains se brûlent. Sans oser, faute de papiers, aller se faire soigner.

 

Dans un communiqué hier, la RATP a déclaré qu’"à sa connaissance, aucun salarié travaillant sur ses sites n’était en situation irrégulière". La RATP qui précise tout de même qu’elle vient de demander des explications à Asten, son sous-traitant.

Mais la grève continue

Pour un site évacué, ce sont plus de 35 autres qui sont encore occupés ce mercredi. Soit environ 2.000 travailleurs sans-papiers en Ile-de-France, soutenus par plusieurs syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) et associations (Cimade, Ligue des Droits de l’homme, RESF, Femmes Égalité, Autremonde, Droits devant).

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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