Partager l'article ! Besancenot lance un appel aux leaders de la gauche pour défendre la retraite à 60 ans!": Besancenot lance un appel aux leaders de la gauche ...

Le leader du NPA, Olivier Besancenot (AFP)
Comme 63 % des Français, la CGT n’admet pas l’allongement de l’âge de la retraite et la baisse du montant de ces dernières. Il faut noter que les 3 dernières contre-réformes n’ont rien réglé (1993, 2003, 2007). Ce qui signifie qu’il faut raisonner autrement.
D’autant que les moyens financiers existent pour financer correctement la retraite à 60 ans à taux plein pour tous et à 55 ans pour les travaux pénibles, physiquement et/ou psychologiquement.
La CGT fait des propositions qu’elle met en débat pour des progrès de civilisation.
I - Permettre à tous de travailler jusqu’à 55 ou 60 ans.
Actuellement, de nombreux « seniors » sont mis dehors de l’entreprise par les patrons bien avant l’âge légal de la retraite. Ils finissent aux ASSEDIC ou au RSA. C’est un manque à gagner pour les caisses de retraites.
II - Gagner une hausse générale des salaries
Outre qu’elle relancerait l’économie, une telle mesure amènerait des recettes supplémentaires dans les caisses de retraites, puisque les cotisations sociales sont calculées en pourcentage de la masse salariale.
III - Imposer une vraie politique de l’emploi
Le chômage de masse et la précarité organisés par le patronat plombent les caisses de retraites. A l’inverse les créations d’emplois à temps plein apportent des recettes à ces mêmes caisses.
IV - Supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises Pour l’année 2009, elles s’élèvent à 30 milliards d’euros restés dans la poche du patronat au prétexte de préserver l’emploi. On voit le résultat… En attendant, ce sont 30 milliards d’euros qui manquent dans les caisses de la protection sociale, donc aussi dans les caisses de retraites.
V - Elargir l’assiette de calcul des cotisations sociales à l’ensemble de la valeur créée dans l’entreprise par le travail de tous.
Actuellement, les cotisations ne sont calculées qu’à partir de la seule masse salariale. Ainsi les profits qui sont aussi le fruit du travail de tous, échappent aux cotisations sociales. La CGT propose d’élargir l’assiette de calcul des cotisations sociales à l’ensemble de la valeur ajoutée créée dans l’entreprise.
VI - Faire cotiser les études à partir de 18 ans
VII – Prendre en compte la pénibilité physique et psychologique du travail, mais aussi l’espérance de vie par catégorie sociale pour calculer l’âge de la retraite que la CGT propose à :
60 ans à taux plein pour tous 55 ans pour la pénibilité et l’espérance de vie.
VIII – Augmenter progressivement la part du Produit Intérieur Brut consacrée aux retraites.
Pour la CGT, le vieillissement de la population n’est pas un coût, mais une bonne nouvelle. De plus ces dernières décennies, le Produit Intérieur Brut (PIB) de la France a fortement augmenté.
Le PIB, c’est la somme des richesses créées en France par le travail de tous. Actuellement, la part du PIB que la France consacre au financement des retraites est de 12%. La CGT propose de l’augmenter graduellement à 18%.
En réalité, c’est un investissement, car si les retraités ont une meilleure retraite, ils vont consommer, voyager etc… et donc participer au développement économique.
La CGT vous propose de discuter des propositions qu’elle met en débat, afin de construire tous ensemble un projet de retraite qui fasse avancer la civilisation et non qui la fasse reculer, comme le propose à longueur d’antennes, patronat et gouvernement.
PARIS — Une déclaration commune de plusieurs partis de gauche pour défendre la retraite à 60 ans doit être publiée lundi, a indiqué vendredi le NPA après une réunion unitaire jeudi soir à laquelle ni le Parti socialiste, ni Lutte ouvrière n'ont participé.
"Pour l'instant, on discute autour d'une déclaration commune" qui devrait être "publiée lundi", a dit à l'AFP Sandra Demarcq, membre de la direction du NPA, qui participait à la réunion, aux côtés de responsables du Parti communiste français (PCF), du Parti de Gauche, des Verts, de Gauche unitaire, des Alternatifs et de la Fédération (Fase).
Le Parti ouvrier indépendant (POI) était également présent en tant qu'observateur.
Le texte proposé par le NPA et fondé sur "la revendication commune : pas touche à la retraite à 60 ans", doit être amendé durant le week-end par les organisations, a poursuivi Mme Demarcq.
"Toutes les organisations présentes étaient d'accord pour dire qu'il faut commencer dès à présent la bataille contre cette réforme", a-t-elle ajouté, notant toutefois "quelques résistances du PCF" qui, même s'il est "d'accord sur le contenu", estime que "le cadre unitaire qui existe déjà avec la fondation Copernic et Attac suffit".
"L'idée est d'appuyer les mobilisations et d'être complémentaire à ce qui se fait déjà, sans se substituer aux initiatives des organisations syndicales", selon Mme Demarcq.
En revanche, "les sujets qui fâchent", comme le retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous revendiqué par le NPA, n'ont pas été abordés, a-t-elle dit.