Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 09:25
Manifestation d'au moins 1000 personnes à Poitiers en défense de l'innocence de Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte. Les policiers ont en plus arrêté trois personnes sous l'accusation d'avoir prononcé une parole insultante envers le procureur "assez haut pour que tout le monde l'entende".

Nous rappelons que nous avons en France un président de la République qui se permet d'insulter une partie de la population en la traitant de "racaille", d'insulter quelqu'un devant toutes les télévisions en lui disant "casse-toi pauvre con" et que lui n'est jamais arrêté ni même mis a l'amende.

Nous rappelons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux organise une manifestation en défense de tous les condamnés ce Lundi 19 Octobre à Poitiers à 17h30 - rassemblement place d'Armes

voir: Poitiers - Rassemblement "Non à la répression !" - Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux


ci-dessous article de la Nouvelle République de la Vienne
-lien  La manifestation pacifique dégénère à Poitiers



voir aussi dans le même journal: 3 personnes interpelées 



Les événement vus par le Comité de Soutien à Samuel et Jean-Salvy

Un rassemblement solidaire et serein

 
Nous étions 1000 ! Comptés un à un, mille personnes de toutes générations, solidaires de Samuel, de Jean-Salvy et des autres inculpés. Mille, rassemblés autour des parents de nos amis à témoigner le plus calmement du monde d'un réel sentiment d'injustice. Mille visages émus. Mille cœurs remplis d'une grande révolte contenue. Tous face au Palais de Justice dont nous étions nombreux à nous demander s'il portait encore bien son nom. Quelques photos de Sam et Jean-Salvy ont été brandies face au soleil, appuyées d'une citation de Jacques Prévert : « Quand la vérité n'est pas libre, la vérité n'est pas vraie ».

Aucun slogan trop politique, aucune banderole trop polémique, aucune violence, ... Tels que l'avaient souhaité les familles. On avait envie de témoigner à nos potes que nous étions derrière eux, simplement parce qu'on se sentait tellement impuissants.


Après une courte intervention du papa de Jean-Salvy, nous avons avancé en direction du Parc de Blossac, là où on aime se retrouver pour jouer au foot ou refaire le monde les soirs d'été. Nous avons marché ensemble, main dans la main, calmement, derrière une seule et unique banderole : « Liberté pour eux, justice pour tous ». Nous avions dans nos esprits l'image de nos potes, l'image de ceux qui auraient dû être là, avec nous, comme ils l'étaient de tous les rassemblements et de toutes les manifestations qui leur semblaient justes. Le cortège a défilé au milieu des arbres avant de s'arrêter devant une stèle dédiée à la Résistance. Les familles ont pris la parole pour nous remercier et nous inviter à une dispersion sereine.

Que s'est-il passé après le rassemblement ? (rédigé à partir de témoignages recueillis auprès de diverses personnes qui se trouvaient à proximité des policiers) :

Au moment où nous sommes arrivés à Blossac, les policiers étaient là. Nous avons appris que 5 bus de CRS nous attendaient également au Rond point de l'Eglise Notre-Dame. Le cordon de policiers présents devant nous devant le monument de la Résistance, flash-balls à la main, le visage tendu, attendaient visiblement qu'un incident ait lieu pour intervenir. En les voyant, un homme d'une soixantaine d'année que le rassemblement avait réellement bouleversé à lancé pour protester à leur angoissante présence : « Vous êtes des papons. Y'a pas de justice ». Un policier a alors lancé : « arrêtez-le ! ». Il a voulu s'enfuir mais trois policiers l'ont poursuivis. Sa femme en pleurs, a dit : « Il ne va pas bien, il est cardiaque ».

La foule, sans aucune violence physique, s'est indignée. Nous avons protesté et avons suivi les policiers qui emmenaient l'homme, avant de nous voir tous enfermés dans le parc de Blossac, les policiers en ayant fermé les immenses grilles. L'homme a été conduit au poste de Police accompagné de trois hommes qui ont tenté de s'interposer. A l'heure qu'il est, ils ont été libéré.

 
Nous resterons vigilants quant aux éventuelles poursuites contre les quatre personnes qui ont été arrêtées aujourd'hui.
 
 

Toutefois, nous ne rentrerons pas dans le jeu de ceux qui n'attendaient qu'une chose : que notre rassemblement tourne mal pour décrédibiliser nos actions et nous assimiler à des casseurs.  

Retenons de cette journée ce qu'elle a été : une impressionnante mobilisation calme et sereine, un émouvant moment de soutien à nos amis, un vibrant appel à la justice.

Pour Jean-Salvy, pour Samuel, pour les autres inculpés,

Pour tous les citoyens qui croient encore en la justice de notre pays,

Restons mobilisés ! Le mouvement continue !
Le Comité de soutien


Et le version des faits du Comité antirépression

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Communiqué de presse du 17 octobre

Posté par anticriminalisation le 18 octobre 2009

Ce samedi 17 octobre 2009 s’est tenu un rassemblement de soutien aux inculpé-e-s de la journée anti-carcérale du 10 octobre à Poitiers. Mille personnes ont défilé.

A la fin de ce rassemblement, nous avons eu l’occasion d’assister à une énième démonstration de force de la part des représentants de l’ordre. Malgré une ambiance des plus calmes, les forces de l’ordre ont procédé à trois interpellations, interpellations dont l’origine est une provocation policière.

Nous pouvons désormais vous informer de la libération des trois interpellés.
On a vu des policiers avec des flash-balls en position de tir tendu en direction de la foule, on a assisté à l'enfermement de cette manifestation dans le parc Blosssac où la manifestation était venue jusqu'au monument honorant la Résistance et ceux qui ont donné leurs vies quand il était minuit dans le siècle.

Poitiers devient-elle la ville où la police de Sarkozy expérimente les provocations les plus odieuses ? Certains ont entendu un commissaire pérorer : « Aujourd’hui c’était une mise en bouche, lundi on veut des têtes ». Le pouvoir veut-il interdire toutes les manifestations ? La police et ses éléments les plus provocateurs a-t-elle tous les droits à Poitiers ? Existe-t-il un état d'urgence sur le point d'être décrété par le pouvoir en place ? Nous appelons toutes les personnes pour qui la défense des libertés veut dire quelque chose à ne pas se laisser intimider. Nous appelons à manifester : c'est notre droit !
Ce lundi se tiendra un nouveau rassemblement de soutien aux inculpé-e-s du 10 octobre, à 17h30 Place d’Armes. Soyons nombreux et solidaires !

Une soirée de soutien est également organisée jeudi 22 octobre, à partir de 19h à la Maison de Quartier des 3 Cités, avec concert, repas et discussion.

Pour tout don solidaire pour soutenir tous les inculpés-condamnés-emprisonnés, adresser un chèque à l'ordre de « Acratie ». Adresse : Acratie (CAR) 86310 LA BUSSIERE. Mettre au dos du chèque : “solidarité Poitiers”.

Lundi 19 octobre : Rassemblement 17h30 Place d’Armes

Jeudi 22 octobre : Soirée de soutien, 19h Maison de Quartier des Trois Cités, salle Place de France.

Venez nombreux et nombreuses !

Solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s

Rejoignez massivement le Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux


Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés