Mardi 5 octobre 2010
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Action BDS à Angers
AFPS Angers
Samedi 25 septembre, nous étions environ 25 militants de l’AFPS et amis, sur le parking d’un Centre Leclerc de
la ville.
Nous y étions brièvement intervenus en juin, le Directeur ayant très vite accepté de retirer le gazéificateur Soda-club. L’ayant réintroduit quelques semaines plus tard, nous lui avons
réécrit le 13 septembre pour lui faire part du redressement des Douanes et lui demander à nouveau de le retirer de la vente.
Sans réponse de sa part nous sommes donc intervenus pendant environ 1H et demie pour faire signer une lettre aux clients.
Très vite un fonctionnaire des RG était sur place (pas prévenu par nos soins), nous demandant si nous voulions rencontrer le directeur et proposant de s’entremettre.
Nous avons gentiment décliné sa proposition en lui disant que nous faisions de l’info en direction de la clientèle et que nous remettrions les lettres signées à la fin de notre intervention.
Il est donc parti, en nous souhaitant « bonne chance ».
Très vite s’est présenté un huissier qui a photographié nos divers panneaux et nous a comptés (26 ou 27 je crois).
Au bout d’une heure et demie, comme prévu, nous sommes allés à quelques uns rencontrer le directeur. C’est à sa demande que l’huissier est intervenu. Il ne comprenait pas pourquoi son magasin
était ciblé pour la deuxième fois contrairement aux autres enseignes. Il nous a affirmé avoir acheté le matin même un (ou plusieurs ?) gazéificateur(s) chez des concurrents, peut-être
pour avoir la preuve qu’il n’était pas le seul à le proposer à la vente, alors qu’il était le seul à être visé par nous.
Nous l’avons rassuré sur ce point. Il avait l’impression que Leclerc était injustement visé, notamment en Bretagne alors qu’il s’agit d’une affaire politique qui ne concerne pas un
« épicier » (sic) comme lui.
Il nous a dit avoir eu contact avec la Centrale d’achat et c’est sans doute sur les conseils de celle-ci qu’il a fait appel à un huissier.
Reste à voir ce qu’il va en faire. En tout cas n’a pas demandé à la police ni à ses vigiles de nous faire partir.
Ci-dessous la lettre que nous lui avions envoyée et la petite lettre proposée à la signature (148 signatures recueillies) ainsi que notre tract BDS actualisé.
JPR
A.F.P.S. 49
Association France Palestine Solidarité
22 rue du Maine 49 100 ANGERS
Tél. 02-41-24-91-64
Email : afps_49@yahoo.fr
BOYCOTT, DÉSINVESTISSEMENT, SANCTIONS
Une campagne internationale pour contraindre Israël à se conformer au droit
La guerre contre la population de Gaza en 2008-2009 a scandalisé le monde. L’Assemblée Générale de l’ONU a
adopté le rapport Goldstone établissant qu’elle avait été
« soigneusement planifiée » de manière à« punir, humilier et terroriser » les habitants de
Gaza.
« Ceux qui ont conçu et planifié les opérations
»
devront répondre un jour de l’accusation de crime de guerre, voire de crime contre
l’humanité.
L’attaque meurtrière contre la flottille de la liberté le 31 mai a peut-être été « le crime de trop » de la part d’un Etat sûr de son
impunité.
Mais la France qui s’était piteusement abstenue à l’ONU sur le rapport Goldstone, n’a fait que déplorer … un usage excessif de la force !
Ces crimes trouvent leur source dans le sentiment d’impunité qui est celui des dirigeants israéliens.
Ils prennent place
malheureusement dans une longue série de violations par Israël du droit international et humanitaire.
Occupation des territoires palestiniens et du Golan syrien, malgré les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité.
« Annexion » illégale de Jérusalem condamnée et déclarée nulle et non avenue notamment par la résolution 478 du Conseil de sécurité.
Construction du Mur contre l’avis de la Cour internationale de Justice du
9 juillet 2004.
Implantation de colonies dans les territoires occupés en violation de l’article 49 de la 4ème Convention de Genève
. La liste des résolutions bafouées dépasse la centaine…
Or Israël bénéficie d’un accord commercial privilégié d’association avec l’UE sous réserve de non violation des droits de l’homme. Cette clause n’est pas utilisée par l’UE pour l’obliger à
respecter ses obligations.
Et cet accord commercial est lui-même violé par Israël : les produits fabriqués ou issus des colonies sont estampillés indûment « Made in
Israël » ce que savent parfaitement les autorités françaises. C’est le cas de nombreux produits manufacturés.Parmi eux, le gazéificateur d’eau commercialisé sous la marque
Soda-Club
, fabriqué en territoire palestinien occupé dans la colonie de Mishor-Adoumim, vendu sous l’étiquette
mensongère « fabriqué en Israël ». Il y a là une tromperie délibérée du consommateur : il doit être retiré des rayons.
C’est aussi le cas de nombreux produits agricoles en provenance de la Vallée du Jourdain et d’autres
régions de Cisjordanie : dattes et agrumes notamment commercialisées par
Carmel-Agrexco, ou entrantdans la fabrication des jus de fruits du label Jaffa
.
Nous refusons, nous, d’être complices de la colonisation qui étrangle la Palestine, en achetant ces
produits.
Nous n’acceptons pas non plus que des entreprises françaises participent à la colonisation
et avons intenté une action judiciaire contre Alstom et Véolia dans l’affaire du tramway reliant Jérusalem à2
colonies.
Nous ne sommes pas seuls à porter ces
exigences
.
En Europe, la Norvège a retiré son important fonds
d’investissement de la
société Elbit qui fournit l’électronique du Mur et de 2 sociétés qui construisent les colonies.
Aux Pays-Bas
, l’Association des municipalités vient de refuser d’accueillir une délégation d’élus parce que certains
venaient des colonies…
Les syndicats britanniques ont renouvelé leur
appel au boycott des produits des
colonies…
Des municipalités écartent des entreprises de leurs appels d’offre parce qu’elles sont complices de la
colonisation…
Un mouvement est lancé qui ne peut que s’élargir pour que Colonisation et impunité ne restentpas sans réponse
!
Répondons à l’appel des ONG et de la société civile palestinienne : Boycott,
Désinvestissement, Sanctions !
Association France Palestine Solidarité
AFPS 49 – 22, rue du Maine – 49100
NPA: Boycotter Israël n’est pas criminel
vendredi 1 octobre 2010
En juillet 2005, 172 organisations palestiniennes appelaient les citoyens du monde à boycotter, désinvestir et sanctionner (BDS) l’État d’Israël. Ces 172 représentent le monde associatif,
syndical et politique palestinien. C’est un appel aux sociétés civiles de par le monde pour que l’impunité d’Israël cesse : colonisation de la Palestine, apartheid, assassinats, épuration
ethnique, vol ou destruction de maisons, emprisonnements arbitraires... ensemble de crimes commis sans que la communauté internationale ne prenne de véritables sanctions ou la moindre
mesure contraignante contre Israël.
Les larmes de crocodile versées par les gouvernements lors des massacres de Gaza ou du carnage contre la Flottille en mai 2010 ne dissuadent en rien les gouvernements israéliens qui
perpétuent la même politique colonialiste et raciste, sans être inquiétés ni sanctionnés. Le ministre des Affaires étrangères d’Israël a déclaré publiquement sa volonté d’organiser
l’expulsion et le transfert des populations. Lieberman, activiste d’extrême droite, redit tout haut ce que disait Sharon : « finir le travail de 1948 » à savoir une Palestine/Israël
débarrassée des populations non juives.
En France, un vaste réseau de dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques (dont le NPA) met en œuvre cette campagne BDS contre Israël pour que justice soit rendue au
peuple palestinien. Des dizaines d’actions se sont déroulées dans les grandes surfaces commerciales pour informer les consommateurs les appelant à agir pour dire « l’impunité ça suffit !
Justice pour la Palestine ! », actions menées aussi dans les pays européens (Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Suisse, etc.). En même temps, de nombreuses fédérations syndicales, en
Grande-Bretagne, en Irlande, en Afrique du Sud, appellent au boycott ; les dockers de San Francisco refusent de décharger les bateaux israéliens, ainsi qu’en Suède et en Norvège.
Sur instruction du gouvernement, par des plaintes déposées par des officines faisant profession du soutien inconditionnel à l’État israélien, des militantEs qui mènent la campagne BDS
contre Israël et pour les droits du peuple palestinien sont traînéEs devant les tribunaux (à Bordeaux, Perpignan, Pontoise, Paris, Mulhouse, etc.). Remettre en cause les politiques
immorales des gouvernements israéliens serait pour Sarkozy et Alliot-Marie un acte de discrimination ethnique ! Israël a tous les droits, toute contestation de cet État est considérée comme
un acte « criminel » (lire ci-contre). Derrière ces manœuvres de criminalisation de l’action populaire se cachent les intérêts économiques et stratégiques des capitalistes et des tenants de
la guerre de civilisation.
Le NPA est et sera totalement engagé dans le boycott d’Israël, pour le désinvestissement et des sanctions diplomatiques, économiques, sportives et culturelles tant que les droits des
Palestiniens ne seront pas reconnus et appliqués.
Ses militantEs ne seront pas uniquement solidaires des inculpéEs, ils seront encore et encore présentEs et actifs dans la campagne BDS sous toutes ses formes.
La répression n’a jamais fait taire la justice ! Les juges ne nous feront pas renoncer !
La commission Moyen-Orient Palestine
Angers – Courriel : afps_49@yahoo.fr