Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 08:16

Organisé par la CGT le rassemblement d’hier matin a fait venir des cheminots d’un peu partout : La Rochelle, Saintes, Nantes, Angers, Saumur, Vierzon, Tours, des élus et même une délégation du NPA (nouveau parti anticapitaliste).


Marche ou crève ” c’est le résumé de la politique sociale selon un syndicaliste. A Thouars pas question de crever ni d’avaler les couleuvres.

D
éréglementation, libéralisation, loi du marché, rentabilité, tous ces mots déjà bien diffusés dans nombre de services publics font aussi leur trou à la SNCF. « Bientôt un conducteur de fret ne pourra pas conduire un train de voyageurs malgré les besoins du trafic. Comme à la Poste un agent au tri ne peut déjà plus passer la porte pour soulager le public qui attend au guichet » raconte Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminot. Il était hier devant la gare de Thouars où plusieurs délégations de son syndicat (plus de 200 personnes) avaient fait le déplacement de toute la région. Les élus aussi étaient là : Jean Grellier, député ; Jeannine Zeekaaf, conseillère régionale; Patrice Pineau, maire. « Ségolène Royal a été invitée, mais elle n’est pas là ! On n’est pas Heuliez ! Mais bon, on travaille pas mal avec elle » constatait un manifestant un peu désappointé.


Thouars, un symbole

Pourquoi la ville a-t-elle été choisie comme symbole du fret ? Ici plusieurs carrières nourrissent depuis longtemps les convois ferroviaires. Le caillou est un atout de poids. « Naguère nous pouvions former jusqu’à 22 trains par jour, et puis la direction ne pouvant plus fournir autant de wagons que nécessaire - alors que la demande restait vive - le privé a pris le relais. Il a même été encouragé pour cela. Les trains privés remplis de cailloux circulent beaucoup. Et nous, maintenant, on a du mal à faire six trains par jour » commente un cégétiste.
Dès lors la direction de la SNCF « dit aujourd’hui que nous devons regagner des parts de marché et sacrifier, pour cela, une partie de ce qui fait notre spécificité. Si on refuse, 53 emplois seront supprimés à Thouars. »
La petite ville du nord Deux-Sèvres, romantiquement et viscéralement attachée au rail, solidement syndiquée et combative est « un laboratoire parfait pour la direction. On constate déjà dans le privé une multiplication des accidents. Pour gagner de l’argent on rogne sur la sécurité. Si Thouars cède, toutes les gares céderont en France » dit Didier Le Reste « ce qui se passe là est fondamental pour l’avenir »

Après le fret privé il est question de privatiser aussi le transport des voyageurs. On pourra lire dans la NR Dimanche du 13 septembre le témoignage d’un conducteur.

Philippe L’Excellent  - la Nouvelle République  - nr.thouars@nrco.fr

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Thouars et le thouarsais - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés