Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 11:36

Communiqué de l'UD CGT des Deux-Sèvres, après un nouveau suicide d’un cadre de France Télécom à Marseille.

 Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2009 à Marseille, Michel, Cadre technique à France Télécom met fin à ses jours. Nos pensées vont d’abord à sa famille, à ses amis, à ses collègues.

Michel travaillait à France Télécom depuis 30 ans. Doté d’une grande conscience professionnelle et d’une forte culture du service public, Michel était de ceux que les valeurs de France Télécom cotée en bourse heurtent.

Avant de commettre son geste irrémédiable et désespéré, Michel avait rédigé une lettre qui ne laisse aucune ambiguïté : il y parle notamment de « surcharge de travail permanente » et de « management par la terreur ».

Le management par objectifs, les pressions, les menaces, les restructurations permanentes, les suppressions d’emplois, les licenciements, la surcharge de travail, bref la course au profit et à la rentabilité financière pour satisfaire les actionnaires privés, tuent aujourd’hui des hommes et des femmes, qui ne supportent plus ces méthodes de travail.  

Curieusement, il n’y a pas, en France, de statistiques sur les suicides provoqués par la recherche du profit financier maximum et immédiat dans les entreprises et qui devraient donc être considérés comme des accidents du travail.

Partout dans les entreprises, des salariés souffrent moralement et en arrivent de plus en plus souvent à des actes désespérés après s’être parfois mis en arrêts de travail.

C’est pour cela qu’au lieu de rechercher les vraies causes de ce très fort mal-être, le gouvernement avec le MEDEF, organise dans le public comme dans le privé, la chasse aux arrêts de travail prétendument « abusifs », mais qui sont en réalité générés par la très grande souffrance au travail.  

Il compte détourner l’opinion publique des vraies causes de l’augmentation du nombre des arrêts de travail et jeter le discrédit sur les malades, mais aussi sur les médecins.

  Ainsi, à la Poste en sud Deux-Sèvres, une agent contractuelle en souffrance au travail est arrêtée par son médecin traitant. La Direction lui envoie un contrôle médical « type SECUREX » (entreprise privée) qui l’oblige à reprendre son travail. Toujours aussi mal, elle retourne voir son médecin qui lui redonne un traitement. Elle reprend son travail à la fin de son arrêt initial.

 Plutôt que de rechercher et de traiter les causes du mal-être, la Direction de la Poste engage contre cette postière contractuelle une procédure disciplinaire qui peut aller jusqu’au licenciement.

 A la Poste (en voie de privatisation) comme partout ailleurs, la CGT condamne ces pratiques managériales qui découlent de la recherche effrénée du profit financier à court terme et par tous les moyens.

 La crise accentuant le phénomène, l’Union Départementale des Syndicats CGT des Deux-Sèvres appelle les salariés, les retraités et les privés d’emplois qui ne sont pas en vacances, à préparer une rentrée de luttes unitaires et interprofessionnelles pour imposer une autre politique économique et sociale qui augmente les salaires, les pensions et les minima sociaux pour préserver l’emploi et améliorer les conditions de travail.

 

 

Niort le 3 août 2009

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Département et région - Communauté : les anti-capitalistes
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