Partager l'article ! Tract distribué par le NPA Vienne en solidarité avec les New Fabris: Tous ensemble avec les New Fabris Depuis maintenant plusieurs mo ...

Tous ensemble avec les New Fabris
Depuis maintenant plusieurs mois ce sont les salariés de centaines d.entreprises qui luttent contre les effets ravageurs de la crise capitaliste. La Vienne et Châtellerault ne sont pas
épargnés.
Le secteur de l.automobile est particulièrement touché. Il connait sa plus grande crise
depuis 60 ans. En conjuguant crise économique, écologique et énergétique combinées aux
restructurations de ces 20 dernières années elle en fait payer le prix forts aux travailleurs du
secteur. La politique de sous traitance accroit l.exploitation. Externaliser la production a permis
de casser les accords d.entreprise, de tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas.
C'est aux donneurs d.ordre de payer.
En février, le gouvernement a déboursé 6,5 milliards d.euros au titre de prêts aux constructeurs,
2 milliards d.euros pour les !liales crédit de Renault et PSA, 600 millions d.euros pour
restructurer les équipementiers automobiles et encore 250 millions d.euros destinés aux
projets verts. Au total près de dix milliards d.euros ont été octroyés par le gouvernement et
Sarkozy aux patrons de l.industrie automobile française. Avec cet argent Peugeot et Renault
préfèrent restaurer les dividendes pour les actionnaires plutôt que de rémunérer correctement
leur salariés et ceux de leurs sous traitant et maintenir les emplois.
Construire la solidarité
Il est normal que les salariés se battent pour de meilleurs conditions de départ. Mais ce qui
est à l.ordre du jour, si on ne veut pas voir des régions entières se désindustrialiser, c.est la
coordinations des luttes pour l.interdiction des licenciement.
Face aux attaques générales, les luttes ne doivent pas rester isolées.
Rien que sur le châtelleraudais plusieurs entreprises sont concernées par des plans de
licenciements. C.est ensemble qu.il faut se battre pour faire reculer les patrons et le
gouvernements.
Le NPA propose :
- Des salaires corrects pour tous : 300 € d.augmentation de salaire, des augmentations
générales, aucun salaire inférieur à 1 500 € net par mois.
- Le NPA propose une interdiction pure et simple des licenciements, c.est à dire une
nouvelle branche de la Sécurité sociale qui interdirait la rupture du contrat de travail,
qui permettrait aux salariés de conserver la même rémunération, le même niveau de
quali!cation, !nancé par une cotisation 100% patronale.
- Pas de chômage partiel : ce n.est pas aux salariés de supporter les aléas de la
conjoncture.
- Toutes ces entreprises reçoivent des subventions directes ou sous forme d.exonération
de la part des collectivités territoriales et de l.Etat. Les salariés et les élus doivent avoir
accès aux comptes de ces entreprises pour savoir où passe l.argent. Les élus, notamment
du Conseil Général et du Conseil Régional, doivent utiliser l.arme du remboursement
des subventions qui ont été généreusement accordées soit-disant pour préserver l.emploi.
Nous demandons l.ouverture des livres de comptes.
- Mettre les entreprises qui ferment ou qui délocalisent sous le contrôle des travailleurs :
remontons aux donneurs d.ordre qui imposent leurs choix. Ce sont les travailleurs des
ateliers ou des bureaux d.études qui savent comment l.argent est gaspillé et comment
s.enrichissent les donneurs d.ordre et les actionnaires.
Le NPA pense que les milliards doivent aller dans les poches des salariés qui en ont besoin pour
satisfaire les besoins élèmentaires. Eux les dépenseront dans les circuits de production et non
pour créer une nouvelle bulle spéculative ou se goberger de béné!ces.
Pour le NPA86, l.urgence est de combattre le système capitaliste en imposant, dans l.unité, des
mesures d.urgences sociales en prenant sur les béné!ces. Nous militons pour un mouvement
d.ensemble de tous les salariés menacés ou en voie de l.être. Il s.agit d.affronter en!n le
pouvoir patronal et politique.