Jeudi 3 décembre 2009
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Communiqués de presse La Réseau Sortir du Nucléaire demande aux eurodéputés d'Europe écologie de revenir sur leur vote en faveur d'une résolution favorable
au nucléaire
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01/12/2009
Seul José Bové n'a pas voté ce texte (ainsi qu'un autre eurodéputé qui était absent)
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d'Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d'une résolution, adoptée par le Parlement européen
le 25 novembre 2009, qui est favorable à l'énergie nucléaire. (Cf http://bit.ly/5PpHjX )
Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové (et Pascal Canfin qui était absent) n'a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone
conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."
Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés
européens d'Europe écologie ont voté.
Mais les eurodéputés d'Europe écologie, à l'exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l'amendement favorable à l'énergie nucléaire sous
prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.
Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la
quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d'animer la campagne internationale "Don't nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org ) dont le point d'orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à
Copenhague même.
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Par NPA 79 Nord
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Publié dans : Ecologie
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Transmis par un militant vert connu de nous
Face à l’émotion suscitée par le vote des députés européens du groupe Verts/ALE sur la résolution sur le sommet de Copenhague le 25 novembre dernier, il nous semble important de remettre les choses en perspective et d’expliquer les raisons de ce vote. Nous ne sommes évidemment pas devenus - qui pourrait d’ailleurs sérieusement le croire - des partisans du nucléaire ; nous sommes au contraire toujours le seul groupe unanimement anti-nucléaire au sein du Parlement européen, comme les votes sur cette résolution le démontrent.
Lors de ce vote, nous avons eu un choix à faire. Comme souvent au Parlement européen, où tous les groupes politiques sont parties prenantes dans les négociations, nous nous sommes retrouvés face à un texte final dans lequel nous avions obtenu des points positifs et d’autres sur lesquels nous avions perdus. En l’occurrence, nous avions sur ce texte obtenu énormément d’avancées, en faisant le mandat quasi parfait pour l’Europe à Copenhague : obligation d’un accord international contraignant d’ici la fin de l’année, objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre domestiques proche de 40% d’ici 2020, soutien aux pays du Sud d’un minimum annuel de 30 milliards d’euros en supplément de l’aide public au développement font, entre autres, de ce texte le seul mandat de négo ciation compatible avec la science et la responsabilité de l’Union européenne.
Si cette résolution est aussi ambitieuse, et si elle constitue l’un des meilleurs mandats au monde pour Copenhague, c’est grâce à l’acharnement et au travail des députés du groupe des Verts/ALE, dans toutes les commissions parlementaires, qui, lors de la négociation préparatoire, ont réussi à arracher tous les points positifs un à un, et à rejeter tous les points négatifs que certains tentaient de faire passer.
Mais il y a eu ce fameux amendement du groupe PPE (dont font partie les députés UMP) en faveur du nucléaire, malheureusement adopté grâce au soutien de la droite et de quelques voix à gauche, comme celles de Jacky Hénin et de Marie-Christine Vergiat du Front de gauche. Nous nous sommes évidemment unanimement opposés à cet amendement. Quelques secondes plus tard, notre amendement demandant l’exclusion du nucléaire du Mécanisme de développement propre et de tout mécanisme de soutien aux pays du Sud, fût rejeté, là encore par tous les députés de droite et quelques voix de gauche dont Jacky Hénin et Jean-Luc Mélenchon.
Nous aurions alors bien sûr pu faire le choix de l’abstention pour marquer notre désapprobation face à cette réintroduction du nucléaire dans un texte où il n’avait rien à y faire. Il s’agit en effet d’une résolution qui traite d’abord du contenu d’un bon accord pour Copenhague, pas du mix énergétique de l’UE. Cet amendement est un mauvais coup porté par la droite qui avait de plus perdu sur ce point lors du vote en commission parlementaire.
Le groupe des Verts/ALE, qui avait anticipé cette situation la veille lors de sa réunion de groupe, a estimé plus efficace politiquement de soutenir le texte final afin que la délégation officielle du Parlement européen qui se rendra à Copenhague puisse s’appuyer sur une résolution très largement soutenue pour porter les très bonnes dispositions rappelées ci-dessus. De plus, face aux ambiguïtés et aux tergiversations des Etats membres et du Conseil dans la préparation de Copenhague, il nous a semblé important d’affirmer la position du Parlement européen.
Il ne s’agit pas d’un texte qui engage la politique énergétique de l’Europe pour les 50 prochaines années mais d’une position politique à usage immédiat et limité dans le temps, celui du sommet de Copenhague. Par ce vote, nous n’avons pas proclamé le nucléaire comme solution pour faire face aux changements climatiques, nous n’avons pas décidé de la construction d’un nouvel EPR ou incité les Etats membres de l’UE qui n’ont pas recours au nucléaire à le faire. Il est évident que nous aurions voté contre si l’adoption de ce texte avait pu avoir une quelconque conséquence concrète sur le recours au nucléaire.
Notre mobilisation contre le nucléaire et toute tentative visant à le promouvoir, que personne n’en doute, reste évidemment sans faille. Tous les membres du groupe des Verts/ALE sont des anti-nucléaires notoires que l’utilisation d’un vote sorti de son contexte ne saurait remettre en cause.
Amitiés,
Les députés européens Europe Ecologie, du groupe Verts/ALE
François Alfonsi - Sandrine Bélier - Malika Benarab-Attou - Jean-Paul Besset- José Bové - Pascal Canfin - Daniel Cohn-Bendit - Karima Delli - Hélène Flautre - Catherine Greze - Yannick Jadot - Eva Joly - Nicole Kiil-Nielsen - Michèle Rivasi
Nucléaire : Europe écologie se justifie
Par Sophie Chapelle (1er décembre 2009)
Dans un communiqué du 1er décembre 2009, le Réseau Sortir du Nucléaire « demande aux députés européens d’Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d’une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l’énergie nucléaire » (voir notre article). Cette résolution mentionne que « le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ».
« Nous avions voté contre cet amendement déposé par le PPE (la droite européenne, ndlr), précise Yannick Jadot, député européen d’Europe Ecologie, à l’intention de Basta !. Malheureusement l’amendement figure dans le vote final de la résolution. Par contre notre groupe avait déposé un amendement où le nucléaire devait être exclu des mécanismes de développement propre. » Ce dernier n’a pas été adopté.
« C’est un compromis politique »
« Nous sommes le groupe au Parlement européen qui combat le nucléaire en permanence, poursuit l’ancien responsable de Greenpeace France. Bien sûr que nous ne sommes pas pour les marchés carbone, on essaie de limiter les mécanismes de flexibilité. Il y a des choses qui ne nous plaisent pas dans cette résolution mais c’est un compromis politique. Devrait-on fermement voter non ? Nous ne sommes pas dans une logique contestataire mais de construction, d’alternative au nucléaire. »
« Il s’agit d’une résolution sur Copenhague et pas sur l’énergie », insiste le député européen. Pour lui, « l’essentiel est qu’il y ait un signal du Parlement européen dans la perspective du sommet : 99 % de la résolution parle de choses ambitieuses ». Celle-ci stipule par exemple que l’accord international doit garantir 40 % de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, que l’Europe doit soutenir les pays en développement à hauteur de 30 milliards d’euros minimum par an d’ici 2020 pour leurs efforts de reconversion vers des industries moins polluantes, et que la transition énergétique passe largement par l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Pas sûr que cela suffise à calmer la polémique.
Sophie Chapelle