Politique


Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 17:33

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Disons-le clairement, les résultats obtenus par le NPA à ces élections régionales ne sont pas bons. La moyenne sur l’ensemble des 21 régions où nous étions présents s’établit à 3, 4 %. Si on ne tient pas compte des trois régions où le NPA a fait alliance avec le Front de gauche, les résultats s’établissent à 2, 85 % contre 4, 98 % de moyenne nationale lors des européennes de 2009. C’est donc un très net affaiblissement. Dans aucune de ces dix-huit régions, nous ne franchissons la barre des 5 %, même si avec 4, 99 % il s’en faut de quelques dizaines de voix en Basse-Normandie. Dans les trois régions où nous faisions liste commune avec le Front de gauche, les résultats sont un peu meilleurs. C’est surtout vrai dans le Limousin avec 13, 13 % où la liste se maintiendra au second tour suite aux positions inacceptables du PS. En revanche, en Pays de la Loire, pour quelques dizaines de voix là encore, la liste n’atteint pas les 5 %, bien loin des scores cumulés des élections européennes.
L’abstention qui s’élève à 53, 6 % a une nouvelle fois particulièrement touché les quartiers populaires avec des chiffres de participation n’excédant pas les 30 % dans de nombreuses villes, parfois moins. Toutefois, lors des élections européennes de 2009, l’abstention avait atteint 59, 37 %. D’une élection à l’autre et même si les deux scrutins ne sont pas de même nature, il y a donc eu une petite augmentation de la participation de 5, 8 %. L’abstention ne saurait donc expliquer notre baisse. Sur les dix-huit régions conduites par une tête de liste NPA, nous perdons 258 000 voix, soit 35 % des suffrages de juin 2009.
Les études sur la composition et la structuration des électorats permettent de tirer de premiers enseignements (voir notamment l’étude du CSA sur son site). À ces élections, les votes en faveur du NPA apparaissent clairement comme issus de l’électorat classique de l’extrême gauche. Dit autrement, c’est surtout parmi les ouvriers et les employés que nous perdons du terrain.
Autre modification majeure par rapport à toutes les précédentes consultations, la forte asymétrie dans le rapport homme/femme de notre électorat. À ces régionales, le ratio s’établit à 65 électeurs pour 35 électrices contre une parité parfaite auparavant. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la présence et la médiatisation d’une candidate voilée sur une liste du NPA.
Mais cette explication, si elle est bien réelle, ne saurait expliquer la faiblesse de nos résultats. Globalement, c’est d’ailleurs l’ensemble des scores à la gauche du PS qui sont décevants, l’extrême gauche en général étant particulièrement touchée. La faiblesse de la mobilisation sociale à cet automne a bien sûr pesé lourd. Fondamentalement, face à la brutalité de la crise, face à la violence de la politique du gouvernement Sarkozy, nous n’avons pas démontré qu’il était utile de voter pour nous.
Le rejet des conséquences de la crise demeure pourtant fort dans ce pays. Face à la droite et sa politique de destruction sociale, il y a urgence à imposer des politiques de rupture, des politiques anticapitalistes et donc indépendantes du Parti socialiste. À nous désormais de trouver les voies pour rendre notre projet audible plus largement.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 12:50

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Limousin

liste NPA- PCF-PG

36.634

13, 13%

Languedoc Roussillon

liste NPA - PCF-PG

76.414

8, 59%

Pays de Loire

liste NPA - PG

+ 2 fédérations PCF

58.897

5, 00%

Basse Normandie

liste NPA - PG

24.046

4, 99%

Champagne Ardennes

liste NPA - PG

18.448

4, 87%

Bourgogne

liste NPA - PG - FASE

22.290

4, 32%

Auvergne

liste NPA - Alterékolo

20.031

4, 19%

Franche Comté

liste NPA

13.086

3, 28%

Ile de France

liste NPA

90.312

3, 13%

Nord Pas Calais

liste NPA

36.869

3, 00%

Picardie

liste NPA

17.254

3, 00%

Midi Pyrénées

liste NPA - MOC

29.319

2, 89%

Centre

liste NPA

20.341

2, 60%

Haute Normandie

liste NPA

14.633

2, 56%

Aquitaine

liste NPA

27.264

2, 52%

Bretagne

liste NPA-MOC-MPG

27.401

2, 49%

Rhône Alpes

liste NPA

41.537

2, 43%

Lorraine

liste NPA

14.819

2, 24%

Provence Alpes CA

liste NPA - Alternatifs

30.810

2, 11%

Poitou Charentes

liste NPA -Alternatifs - FASE

11.431

1, 85%

Alsace

liste NPA

8.550

1, 64%


MOC= Mouvement des Objecteurs de Croissance
FASE= Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
FG= Front de Gauche (PCF+PG)
PG= Parti de Gauche
MPG= 1 fédération du Parti de Gauche désavouée par sa direction nationale (Côtes d'Armor)


Nous rappelons que le NPA Nord Deux-Sèvres n'a pas  participé à ces élections en 79

-
voir 
La candidature de tête de liste de Jean Pierre Gay ne passe décidemment pas auprès des militants NPA des Deux Sèvres !

Résultats en Deux-Sèvres (1,85%) et en Poitou-Charentes  voir détails sur le site du ministère de l'intérieur: http://elections.interieur.gouv.fr/054/079/079.html




Déclaration du NPA au soir du premier tour des régionales

Deux enseignements majeurs sortent de ce premier tour des régionales:- L’ampleur de l’abstention choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence;

- La vigueur du rejet de la droite et de Sarkozy au pouvoir, complices des grands actionnaires et des classes les plus riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux, a nourri la poussée du PS et d’Europe Ecologie.

Ce rejet de la droite a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne de premier tour qui s’achève a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant dont le FN a largement bénéficié.

Nous remercions les électrices et les électeurs qui se sont exprimés en faveur des listes présentées par le NPA ou des listes unitaires auxquelles il participe. Globalement notre score est décevant même si certaines listes semblent obtenir un score encourageant. Nous analyserons plus en détail ces éléments et leurs causes dans les jours qui viennent.

Pour dimanche prochain, nous appelons les électrices et les électeurs à confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP. Sanctionner la droite est une nécessité absolue, même si nous pensons que les futures majorités de gauche ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique.

A l’image de ce qui se passe en Grèce, sous un gouvernement socialiste, cela risque fort d’empirer dans les semaines qui viennent. Pas question de payer leur crise ! Comme le font les jeunes, les travailleurs, les chômeurs et les retraités grecs, il faut préparer un troisième tour social !

Le 23 mars doit constituer une première étape de la convergence des luttes pour les retraites, les salaires, l'interdiction des licenciements. Et c'est bien autour de ces exigences que nous voulons construire l'unité la plus large contre la droite, les patrons et les banquiers.

Paris, 14 mars 2010, 20H15.

Comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 13:00
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Nicolas Sarkozy a confirmé son obstination à de réformer le système des retraites, lors du troisième sommet social qui s'est réuni le lundi 15 février. Même si le contenu de cette contre-réforme n'est pas encore connu, différentes pistes de régression sont dessinées. En particulier, les deux plus importantes sont l'allongement de la durée de cotisation et le recul de l'âge légal du départ à la retraite.

A cela s’ajoutent de nombreux coups portés aux droits du plus grand nombre : le passage de un million de personnes en « fin de droits » dont sont victimes les chômeurs et les précaires et qui les laissent sans ressource ; une réduction des effectifs de la Fonction publique et en particulier de l'Éducation nationale, immense plan social public ; la chasse aux personnes sans-papiers, familles et salariés ; la multiplication des fermetures d’entreprises de grands groupes qui font des profits immenses (Philips à Dreux, Total à Dunkerque) ; la poursuite de la contre-réforme Bachelot qui liquide des hôpitaux,
Sur tous ces fronts, des résistances se développent, comme celles des ouvriers de Total, des travailleurs et travailleuses sans-papiers en lutte pour leur régularisation, des enseignants, élèves et parents…

S'agissant des retraites, les signataires refusent ces nouvelles attaques annoncées contre les salariés et la population pour leur faire payer les frais de la crise. Les pensions de retraite sont déjà si basses ! Le recul de l'âge légal de départ ou l'allongement de la durée de cotisation aurait comme autre conséquence, notamment compte tenu de la situation globale de sous-emploi, la baisse du niveau des pensions, ce qui est inacceptable.
Alors que la productivité n’a jamais été aussi forte et que le temps de vivre aussi hors travail est une avancée considérable de civilisation.
Nous défendons le départ à la retraite à 60 ans à taux plein. D'autres choix sont possibles pour assurer le financement des pensions pour l'ensemble des salariés. Ils nécessitent une autre répartition des richesses en prenant sur les revenus du capital qui se sont accumulés au détriment de l’emploi et de la rémunération du travail.
Le débat sera lancé officiellement par le gouvernement de droite en avril pour déposer un projet de loi en septembre prochain ; d'ici là, il faut organiser les résistances.
Les organisations syndicales annoncent une journée de grève et de manifestation le mardi 23 mars. Nous la soutenons pleinement et ferons tout pour qu'elle soit une réussite.

A l'initiative de la fondation Copernic et d’ATTAC, un cadre unitaire a commencé à se réunir pour envisager les alternatives à construire. Nous y prenons toute notre place et appelons toutes les organisations politiques et sociales de gauche à s'y investir, à l’exemple de ce que nous avons réalisé pour la Poste afin de mener une campagne à la hauteur des enjeux.

Nous en appelons à l’ensemble des salariés et de la population pour en faire une grande démarche populaire et citoyenne.

Articles précédents
Besancenot lance un appel aux leaders de la gauche pour défendre la retraite à 60 ans!"
Rassemblements des retraités aujourd'hui (24/2) à niort
Manifestation de retraités devant la préfecture
Mobilisation pour nos retraites !
Communiqué du npa. Avec les retraités le 24 février.
Retraités - rassemblement place de la mairie à niort à 10 h 30 le 24 février

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 11:58
Que serait la France sans syndicats ? La question est presque absurde. Dans une France sans syndicats, des syndicats se créeraient (un ou plusieurs, coordonnés ou non, probablement corporatistes) mais le vide se remplirait immédiatement.

 

Que sont devenues les diverses coordinations qui ont à des époques récentes joué des rôles de substitution dans la défense des travailleurs ? Certaines ont joué, momentanément un beau rôle, mais pas longtemps. Certaines se sont dissoutes après le conflit, les autres ont vite dégénéré en regroupements corporatistes.

 

Olivier Besancenot a choisi d’être syndiqué plutôt que non syndiqué. C’est un choix qui se discute (le débat et le dialogue sont faits pour cela). C’est aussi mon choix même si je suis syndiqué à un autre syndicat. Son activité de syndiqué, a conduit récemment Olivier .B. au palais de justice attaqué, par la direction de La Poste, en même temps qu’une série de collègues syndiqués et un dirigeant local de son syndicat. Il fait le choix syndical non pas dans le but de favoriser un outil au service du patronat mais parce qu’il croit que c’est nécessaire.

 

Olivier B. se déplace régulièrement à la porte d’entreprise en lutte officiellement invité par des structures syndicales locales (malgré la colère que cela suscite auprès des dirigeants nationaux)

 

Je ne confonds pas les directions syndicales actuelles et la base qui est diverses. Je ne ferai pas le contraste simpliste entre « une bonne base et les mauvaises directions ». La réalité est différente. Il existe des structures de bases qui ne valent pas mieux que leur direction, d’autres qui sont un peu mieux, d’autres sont bien meilleures.

 

Dans un France sans syndicats, les luttes éclateraient sans doute plus violentes mais localisées disparates et non coordonnées. Je pense pour ma part qu’aujourd’hui, une lutte uniquement locale ou sectorielle ne suffit pas. Aucun secteur ne peut vaincre Sarkozy tout seul. Il faudra une lutte globale et généralisée.

 

D’ailleurs, pourquoi critiqueraient-on uniquement les syndicats et pas les associations et les partis. Je pense que les directions nationales des grandes associations et des grands partis ne valent pas mieux que les directions syndicales.

 


Et les partis ?

Quand les travailleurs voient comment ils sont représentés au parlement, certains  parlent parfois des partis avec un dégoût pire que pour les syndicats. Mais un système de parti est nécessaire, comme un syndicalisme est nécessaire. C’est pourquoi nous créons un Nouveau Parti Anticapitaliste et non pas un regroupement qui ne serait pas un parti.

 

Qu’ont produits les collectifs antilibéraux qui se sont créés en vue de la dernière présidentielle, où régnait une certaine démagogie anti-partis. Leur dernier bébé  s’appelle « La Fédération » qui prétend rassembler tout le monde « parce qu’elle n’est pas un parti ». Je n’y adhère pas. Sa prétention à être ou devenir l’outil de rassemblement et de l’unité est régulièrement démentie par les faits. De toute façon la démagogie anti-partis des collectifs antilibéraux  reposait sur une incompréhension totale du bon sens des électeurs.  Depuis longtemps les électeurs français considèrent tout regroupement qui se présente aux élections comme un parti, quel que soit son nom et même, s’il répète tout le temps « nous ne sommes pas un parti ».

 

Je suis convaincu que la défense des travailleurs nécessite un ou des syndicats, et des partis.

 

André Depouille

Par André Depouille - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 09:52

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Article Libération (voir la réaction d'Olivier Besancenot en fin d'article)

Ali Soumaré: les accusations de l'UMP s'effondrent en partie

La plus lourde des condamnations agitées par le maire de Franconville pour qualifier son adversaire de «délinquant multirécidiviste» concernait bien un Ali Soumaré... mais pas le même.

Le jugement du 8 février 2007, qui aux dires de l'UMP avait condamné la tête de liste PS dans le Val-d'Oise, Ali Soumaré, à 80 heures de travaux d'intérêt général pour «vol aggravé avec violence et usage de carte de paiement contrefaite», n'a en fait rien à voir avec le candidat.

La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, l'a confirmé ce mardi au micro de France Bleu Ile-de-France (107.1): ce jugement «ne concerne pas Ali Soumaré qui est né le 25 décembre 1980», et qui avait donc 26 ans à l'époque des faits. Or ce jugement a été rendu par le tribunal des enfants et ne peut donc concerner une personne majeure... «Je peux dire qu'effectivement c'est un problème d'homonymie», confirme la procureure de la République.

Qui plus est, les jugements rendus par un tribunal pour enfants (à la différence de ceux rendus en correctionnelle) ne sont pas publics. Ce qui renforce encore les interrogations sur la manière dont l'UMP s'est procuré les «documents très précis», selon son porte-parole Frédéric Lefebvre, censés accuser Ali Soumaré.

Réaction de l'avocat d'Ali Soumaré

«Les propos de Madame la procureure de la République de Pontoise restituent en grande partie la vérité sur le statut judiciaire de Monsieur Ali Soumaré», écrit Jean-Pierre Mignard, l'avocat d'Ali Soumaré, dans un communiqué.

«Une des condamnations essentielles qui fondaient les accusations portées par les deux maires-enquêteurs du Val-d'Oise à son propos s'effondre», ajoute-t-il dans une allusion aux maires de Franconville, Francis Delattre, et de Saint-Leu-la-Forêt, Sébastien Meurant, à l'origine des accusations.

Pour Me Mignard, «une autre condamnation dont il a été fait appel (pour rébellion à agents de la force publique en 2009) sera jugée par la Cour et elle concerne dans tous les cas des faits bénins».

«On peut s'étonner de ce que des informations fausses concernant des tiers, et même des mineurs, aient pu être mises à la charge de Monsieur Ali Soumaré. La passion politicienne a animé l'intention de lui nuire ainsi qu'à la liste qu'il conduit dans le département du Val-d'Oise», ajoute l'avocat, fustigeant des procédés «d'une extrême gravité».

«Dans les jours qui viennent», poursuit-il, le TGI de Pontoise «sera saisi de plaintes en diffamation, d'une procédure en atteinte à la présomption d'innocence, d'une plainte pour violation du secret professionnel et de révélations publiques de condamnations pénales réhabilitées». «Ces actions en justice viseront les auteurs de ces méthodes indignes», conclut l'avocat.

Eric Raoult: «Ce type, ça me le rend sympathique»

Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, a jugé que cette polémique était «une redoutable erreur», «une bêtise» de la part de l'UMP, critiquant vivement Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP pour les élections en Ile-de-France. «Si on veut un réflexe anti-droite sur la couleur de peau, on ne fait pas mieux», a ajouté l'élu, qui avait été écarté de la direction de la liste UMP en Seine-Saint-Denis, finalement confiée à Bruno Beschizza, responsable d'un syndicat de police.

«Ce type (M. Soumaré, ndlr), ça me le rend sympathique», a-t-il poursuivi, ajoutant: «être à droite, c'est répondre à des valeurs». «On est plus sur un ring de boxe que sur une arène politique», a estimé le député, assurant que Valérie Pécresse «ne (lui) adresse plus la parole depuis un mois».

«Dans un climat délétère et raciste»

Pour Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, cette «campagne ignoble» s'inscrit «dans un climat délétère et raciste que le "débat" sur l'identité nationale n'a fait qu'amplifier».

«Plombé auprès de la population par la politique de Sarkozy, l'UMP essaye, par ce moyen, de faire oublier les attaques du gouvernement contre les services publics, les droits sociaux, comme la retraite à 60 ans», indique Olivier Beasancenot.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 12:17

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Communiqué de l'AFPS - Quand Michèle Alliot-Marie joue les girouettes

Dominique Vidal

Sur le racisme et l’antisémitisme, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériteraient sans doute d’être poursuivis.

Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie est aussi ministre d’Etat. C’est dire qu’elle occupe une place éminente dans le second gouvernement de François Fillon. Elle manque pourtant singulièrement de cohérence.

Le 18 février dernier, participant au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil de représentatif des institutions juives, elle déclare, dans le cadre de « son » combat contre l’antisémitisme : « Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet  (1). »

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Pourtant, le 25 mai 2009, interrogée sur boycott par le député UMP Eric Raoult, elle répondait depuis le banc des ministres, à l’Assemblée nationale : « Monsieur le député, il est vrai que, depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. Ils sont signalés par des étiquettes qui leur sont apposées, quand il s’agit de fruits ou de légumes, ou par des tracts distribués aux clients. Les forces de l’ordre, chaque fois qu’elles sont appelées, interviennent, notamment pour éviter des violences ou des heurts. Il est évident que, si des plaintes précises étaient déposées ou si des infractions pénales étaient constituées, des poursuites auraient lieu. Mais, à ce jour, je dois vous préciser qu’aucune plainte n’a été déposée, ni par des grandes surfaces, ni par des associations
(2). »

En neuf mois, MAM a donc accouché d’une nouvelle théorie, fondement d’une campagne répressive. Pourquoi ? Aucune des associations engagées dans la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction ne « cible » les produits ou boutiques ou restaurants casher. Aujourd’hui comme hier, rien ne nous est plus étranger que le racisme et l’antisémitisme. Disons-le franchement : sur ces deux points, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériteraient sans doute d’être poursuivis.

Le secret du revirement de notre girouette nationale, Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France, l’a révélé récemment : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent  (3) ». Non seulement cette ingérence ouverte dans les affaires intérieures de notre pays n’a fait l’objet d’aucune protestation des autorités françaises, mais aucun démenti ne lui a été apporté. Quels sont donc ces ministres avec lesquels le représentant d’Israël se targue de comploter ? Qui fait donc partie de ce que le général de Gaulle appelait férocement « le parti de l’étranger » ?

Que nos dirigeants le sachent en tout cas : la répression que le pouvoir entend déployer contre les militants de la solidarité avec le peuple palestinien ne parviendra ni à les discréditer, ni à les intimider. Au contraire, ils amplifieront une campagne BDS large et rassembleuse en veillant à ne pas tomber dans les pièges qui leur sont tendus. Alliot-Marie veut punir, avec une loi datant de 1881, celles et ceux qui exigent l’application du droit international bafoué quotidiennement au Proche-Orient. Nous voulons, nous, que cesse l’impunité dont bénéficient les dirigeants israéliens. C’est à tort qu’elle pense vaincre avec la force répressive de l’Etat : nous retournerons l’arsenal juridique à nos fins, car nous avons pour nous le droit et la justice.

(1) http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18913&returnto=articles_display/detail&artyd=2

(2) http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090247.asp#P301_63966


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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 05:38
pour y aller cliquer sur l'image
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 12:19

5 millions d'euros publics pour rien : rien n'est réglé pour l'usine Heuliez menacée de fermeture depuis plusieurs mois. Voir les documents publiés par le NPA Deux Sévres et la liste Alternative à Gauche. Le soi-disant repreneur, maire et […]

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Nouveau débrayage jeudi 18 février à PSA Mulhouse Ce matin au Montage en Tournée B, une quinzaine de caristes ont à nouveau débrayé pour une augmentaiton de 50 euros. Aidés de militants, ils ont tourné sur les chaines de l'atelier ( près de 3 […]

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L'usine Toyota d'Onnaing a annoncé ce mardi 16 février une réduction de sa production d'ici au mois de juin. Il est annoncé plusieurs mesures d’arrêt de travail, qui se concrétiseront ensuite par les suppressions de 350 postes d’intérimaires sur […]

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PSA vient de publier ses résultats pour l’année 2009 : ils indiquent une perte nette de 1,16 milliard d’euros et une reprise des bénéfices dès le deuxième semestre de l’année. Ces chiffres vont bien sûr être utilisés pour justifier la poursuite […]

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Les salariés de PTPM d'Ay et de la maison de champagne Piper Heidseick de Reims se sont rendu à Paris, mardi 9 février, pour manifester leur colère. Ayant reçu le soutien d'Olivier Besancenot, ils ont manifesté devant l'Assemblée Nationale à […]

Par Selon FR 3 et Communiqué NPA . Infos mises à jour le 9 février

Pour les Conti

Travailleurs coréens de Valéo

A nouveau présents à Paris ce vendredi 22 janvier
Lire  leur appel
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 08:43
Tous les camarades du comité NPA Nord Deux Sèvres transmettent leurs sincères condoléances à la famille de Gilles, à ses amis et à ceux qu'il aimait.

nr suze dep
Article paru le 18 février 2010 dans la Nouvelle République en page faits divers

co suze dep
Article paru le 18 février 2010 dans le Courrier de l'Ouest en page départementale
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 07:29
Documents de "Là bas si j'y suis"

bensaïd            mermet

Dimanche 24 janvier 2010 à la Mutualité à Paris un hommage était rendu à Daniel Bensaïd.


Une girafe dans un champ de mulots
Une girafe dans un champ de mulots. Voilà comment on peut représenter Daniel Bensaïd dans le paysage intellectuel d’aujourd’hui.
Ce que je dis n’est pas très aimable pour les mulots, c’est vrai. Mais, déjà parmi ces mulots, vous avez reconnu BHL ou Finkielkraut ou Cohn Bendit ... À chacun son mulot.
Moi, c’est Télérama. À la mort de Daniel Bensaïd, Télérama a titré « Une pensée s’éteint ». Le lendemain sur leur site, ils ont rectifié, c’est devenu « Un penseur s’éteint ».
Mais rassurez-vous, cher Télérama, le penseur et la pensée sont restés allumés. Vous avez pris vos rêves pour des réalités. Sachez-le, la lutte continue !
Ah, bien sûr, les vieux soixante-huitards en chaise roulante continueront longtemps encore à se battre à coup de canne à propos de Kronstadt et des amours de Frida et Léon dans la maison bleue accrochée à la colline. Mais la lutte continue, elle se mobilise pour les Conti ou les Goodyear, elle lutte contre la privatisation de la Poste et contre la Pwofitassion, elle se bat pour ce qu’il appelait « l’éco-communisme ». Bensaïd voulait assurer la suite de l’histoire, il n’était pas du genre à mettre des enclumes dans les poches des enfants.
Et pour ça, j’avoue que je me suis un peu servi de lui en l’invitant à la radio. Pour dire, voyez, notre génération ce n’est pas que des renégats, pas que des publicitaires libertaires, pas que des épaves social-démocrate... Pas que ceux qui ont propagé la théologie de l’impuissance et du renoncement et qui ont installé la peur au cœur même du système social. Ceux qui nous ont persuadé que nous ne pouvons rien sur notre devenir, et -encore mieux- qui nous ont fait croire que toutes les luttes ont été vaines, quand elles n’ont pas conduit au goulag.
C’est ça l’irrésistible dont parlait Bensaïd. Résister à l’irrésistible, c’est résister à cette résignation c’est résister à ce détachement cynique qui justifie les inégalités, l’appropriation privée, la sauvagerie des rapports sociaux.
En fait Bensaïd n’avait jamais perdu la boussole de sa jeunesse. Le mot communisme par exemple. Il s’est cassé les reins à débarrasser ce mot de toutes les casseroles pleines de gravats que l’histoire lui a accrochés dans le dos. Et Marx ? Marx revendiqué par Jacques Attali, Alain Minc et Joseph Staline...Comment débarrasser Marx de son manteau de plomb ?
Bensaïd a passé sa vie à nous dire que c’est par là que se trouvent les outils, les leviers et les munitions pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à faire le pari de l’émancipation humaine.
Pour Bensaïd, cette émancipation n’est pas un pari, c’est une évidence. Cette émancipation vient du bas. On ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux. Même si on est du côté de l’opprimé, et surtout si on est du côté de l’opprimé...Il revenait souvent sur « l’auto émancipation »
Sa boussole lui venait de ce bistrot toulousain où sa mère chantait « Le temps des cerises » et, où son père, dans le tiroir du comptoir, rangeait son étoile jaune, souvenir de Drancy.
C’est de là que lui venait ce dur désir d’égalité.
Sauf que l’égalité, nous ne la désirons qu’avec nos maîtres.
Évidemment les maîtres et les dominants sont beaucoup moins enclins à l’égalité et au partage. Il faut parfois leur tirer un peu l’oreille et même leur tirer un peu dessus.
Car comme disait les Motivés « Il n’y a pas d’arrangement »
Ou bien tu luttes contre les abus du capitalisme en disant « un autre capitalisme est possible « ou bien tu cherches les voies et les moyens pour le renverser...
Non, la pensée n’est pas éteinte et le penseur non plus.
Comme disait Bensaïd, « Au moins pour s’épargner la honte de ne pas avoir essayé »,

La lutte continue !

Daniel Mermet
24 janvier 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 13:22

Besancenot lance un appel aux leaders de la gauche

"Je m'adresse à tous les responsables politiques de gauche, (...) voyons nous au plus vite pour monter un collectif unitaire (...) pour défendre la retraite à 60 ans!" a déclaré le porte-parole du NPA.

Le leader du NPA, Olivier Besancenot (AFP)

Le leader du NPA, Olivier Besancenot (AFP)

Olivier Besancenot (NPA) a lancé dimanche 14 février, à la veille du sommet social à l'Elysée, un appel à l'union de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans et souhaité une réunion avec eux "dès cette semaine".
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait déjà appelé vendredi à "une mobilisation unitaire" pour "la retraite à 60 ans" et "37,5 annuités de cotisations" pour tous.

"Défendre la retraite à 60 ans!"

Invité dimanche du "Grand Rendez-Vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, son leader a renchéri en lançant un appel aux dirigeants de la gauche socialiste, écologiste, communiste et de l'extrême gauche.
"Je m'adresse aujourd'hui à tous les responsables politiques de gauche, de Martine Aubry, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Arlette Laguiller, tous ceux qui se reconnaissent dans ce combat là, voyons nous au plus vite pour monter un collectif unitaire (...) pour défendre la retraite à 60 ans!", a déclaré Olivier Besancenot.

"Ne capitulons pas avant que la bataille soit menée!"


ll a souhaité une réunion "dès cette semaine (...) pourquoi pas mardi, mercredi, peu importe". "Qu'on se voie au plus vite!", a-t-il insisté. Ce "collectif unitaire" national serait accompagné de collectifs locaux, selon son voeu.
"Ne capitulons pas avant que la bataille soit menée!", a-t-il aussi affirmé en allusion à la petite phrase de Martine Aubry en janvier sur la possible nécessité de travailler jusqu'à 61 voire 62 ans, qui avait suscité une vive controverse à gauche.

Autres articles sur le sujet

 Mobilisation pour nos retraites !

Manifestation de retraités devant la préfecture



La retraite à 60 ans : c’est possible et nécessaire ! selon UD CGT 79

Comme 63 % des Français, la CGT n’admet pas l’allongement de l’âge de la retraite et la baisse du montant de ces dernières. Il faut noter que les 3 dernières contre-réformes n’ont rien réglé (1993, 2003, 2007). Ce qui signifie qu’il faut raisonner autrement.

D’autant que les moyens financiers existent pour financer correctement la retraite à 60 ans à taux plein pour tous et à 55 ans pour les travaux pénibles, physiquement et/ou psychologiquement.

La CGT fait des propositions qu’elle met en débat pour des progrès de civilisation.

I - Permettre à tous de travailler jusqu’à 55 ou 60 ans.

Actuellement, de nombreux « seniors » sont mis dehors de l’entreprise par les patrons bien avant l’âge légal de la retraite. Ils finissent aux ASSEDIC ou au RSA. C’est un manque à gagner pour les caisses de retraites.

II - Gagner une hausse générale des salaries

Outre qu’elle relancerait l’économie, une telle mesure amènerait des recettes supplémentaires dans les caisses de retraites, puisque les cotisations sociales sont calculées en pourcentage de la masse salariale.

III - Imposer une vraie politique de l’emploi

Le chômage de masse et la précarité organisés par le patronat plombent les caisses de retraites. A l’inverse les créations d’emplois à temps plein apportent des recettes à ces mêmes caisses.

IV - Supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises Pour l’année 2009, elles s’élèvent à 30 milliards d’euros restés dans la poche du patronat au prétexte de préserver l’emploi. On voit le résultat… En attendant, ce sont 30 milliards d’euros qui manquent dans les caisses de la protection sociale, donc aussi dans les caisses de retraites.

V - Elargir l’assiette de calcul des cotisations sociales à l’ensemble de la valeur créée dans l’entreprise par le travail de tous.

Actuellement, les cotisations ne sont calculées qu’à partir de la seule masse salariale. Ainsi les profits qui sont aussi le fruit du travail de tous, échappent aux cotisations sociales. La CGT propose d’élargir l’assiette de calcul des cotisations sociales à l’ensemble de la valeur ajoutée créée dans l’entreprise.

VI - Faire cotiser les études à partir de 18 ans

VII – Prendre en compte la pénibilité physique et psychologique du travail, mais aussi l’espérance de vie par catégorie sociale pour calculer l’âge de la retraite que la CGT propose à :

60 ans à taux plein pour tous 55 ans pour la pénibilité et l’espérance de vie.

VIII – Augmenter progressivement la part du Produit Intérieur Brut consacrée aux retraites.

Pour la CGT, le vieillissement de la population n’est pas un coût, mais une bonne nouvelle. De plus ces dernières décennies, le Produit Intérieur Brut (PIB) de la France a fortement augmenté.

Le PIB, c’est la somme des richesses créées en France par le travail de tous. Actuellement, la part du PIB que la France consacre au financement des retraites est de 12%. La CGT propose de l’augmenter graduellement à 18%.

En réalité, c’est un investissement, car si les retraités ont une meilleure retraite, ils vont consommer, voyager etc… et donc participer au développement économique.

La CGT vous propose de discuter des propositions qu’elle met en débat, afin de construire tous ensemble un projet de retraite qui fasse avancer la civilisation et non qui la fasse reculer, comme le propose à longueur d’antennes, patronat et gouvernement.





Retraites : vers une déclaration commune de partis de gauche, indique le NPA

PARIS — Une déclaration commune de plusieurs partis de gauche pour défendre la retraite à 60 ans doit être publiée lundi, a indiqué vendredi le NPA après une réunion unitaire jeudi soir à laquelle ni le Parti socialiste, ni Lutte ouvrière n'ont participé.

"Pour l'instant, on discute autour d'une déclaration commune" qui devrait être "publiée lundi", a dit à l'AFP Sandra Demarcq, membre de la direction du NPA, qui participait à la réunion, aux côtés de responsables du Parti communiste français (PCF), du Parti de Gauche, des Verts, de Gauche unitaire, des Alternatifs et de la Fédération (Fase).

Le Parti ouvrier indépendant (POI) était également présent en tant qu'observateur.

Le texte proposé par le NPA et fondé sur "la revendication commune : pas touche à la retraite à 60 ans", doit être amendé durant le week-end par les organisations, a poursuivi Mme Demarcq.

"Toutes les organisations présentes étaient d'accord pour dire qu'il faut commencer dès à présent la bataille contre cette réforme", a-t-elle ajouté, notant toutefois "quelques résistances du PCF" qui, même s'il est "d'accord sur le contenu", estime que "le cadre unitaire qui existe déjà avec la fondation Copernic et Attac suffit".

"L'idée est d'appuyer les mobilisations et d'être complémentaire à ce qui se fait déjà, sans se substituer aux initiatives des organisations syndicales", selon Mme Demarcq.

En revanche, "les sujets qui fâchent", comme le retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous revendiqué par le NPA, n'ont pas été abordés, a-t-elle dit.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 18:48

Interview de Camille de Casabianca, réalisatrice du film sur la naissance du NPA...

AFFICHE C'EST PARTI .jpg

Est-ce que ton film « C'est parti! » qui sort le 10 février,  se range dans la case documentaire, ou bien est ce que ton film est un véritable ovni cinématographique ?

-
« C'est parti » est un film que j'ai concu pour le cinéma. C'est l'histoire d'hommes et de femmes sympathiques qui ont un but: celui de construire ce parti. Ils ont un an pour y arriver. Ils ont des embûches, ils ont des problèmes, ils ont aussi des bonnes surprises, donc cela se raconte comme une histoire, sans interview. Donc finalement ces personnes, qui sont réelles, deviennent les personnages du film. En faisant ce film, ce que je souhaitais, c'est intéresser le public, un public plus large que les militants, même si je pense que cela les amusera eux aussi. 
-

Lorsque tu as pris la décision de filmer le processus constituant du Nouveau Parti Anticapitaliste,  vers qui t'es tu tournée, et as-tu rencontré des difficultés pour faire accepter ton projet ? -

A partir du moment où on m'a laissé  tourner, j'ai eu une confiance absolue et ça je dois dire que c'était bien. J'ai eu aussi un échange avec Olivier, qui ne souhaitait pas être au centre du film. On s'est mis d'accord, il était évident qu'il ne serait pas au centre du film, mais il était aussi évident  que c'était un des personnages importants de la création du NPA.. 

-
A travers « C'est parti ! » on rencontre un certain nombre de militantes et de militants, quels personnages de ce film t-ont le plus touché et pourquoi ?

-
Tout le monde m'a touché, parce que c'est un film humain. Pour moi c'est un film romantique parce qu' on a cette idée de lutter pour cette société d'émancipation et d'égalité. Tous les gens dans le film partagent ça et je le partage avec eux. C'est vrai que pour moi qui suis cinéaste, il y avait des personnages... Par exemple François Sabado c'est un peu Raimu, pour ceux qui connaissent les vieux films français... Olivier c'est un peu le jeune acteur, comme les acteurs américains... Il y avait Anne Leclerc qui pourrait être Anna Magnani... Il y a Abdel d'Avignon, le p'tit mec rigolo qui a la tchatche, qui a de l'humour... Donc c'est devenu des personnages pour moi. 

Dans les années 80, tu as rejoint les comités rouges, quels souvenirs gardes-tu de cette époque et de tes années de militantisme ?

-
L'époque était différente, on pensait qu'on allait faire la révolution assez vite. On devait être un certain nombre à pénétrer l'appareil d'état, aux télécoms, au ministère de l'Intérieur pour, le soir de la révolution, être aux manettes. On avait cette idée là, dans la tête, de la prise du pouvoir. J'ai commencé à avoir des doutes sur l'imminence de la révolution. J'ai demandé à aller en Californie, à l'université de Berkeley. Quand j'ai vu la classe ouvrière californienne, je me suis dit c'est peut etre pas pour tout de suite... Donc effectivement j'ai cessé de militer à la LCR mais je ne suis pas allée à la soupe et j'ai choisi une autre voie qui est celle du cinéma et qui est celle qui me permet de continuer à rêver. 

-
N'as tu pas aujourd'hui l'envie de rejoindre les militants du NPA ?

-
C'est vrai que c'est une question que les gens me posent, mais il était clair que pour moi c'est un regard, c'est le contraire d'un film militant. C'est ce film que je propose, maintenant l'avenir, je ne sais pas, demain, de quoi il sera fait ! Mais pour l'instant, moi, je fais mon travail de cinéaste ! Je dis aux militants qui s'attendraient à voir le programme du NPA dans le film qu'il n'y est pas ! C'est juste un film sur ce que c'est d'être militant aujourd'hui. 

Lors du grand nettoyage des locaux du parti, entre une porte qui vole et les oeuvres complètes de Lénine en passe de finir dans la benne, on découvre à travers ta caméra des militants partagés entre l'envie de se débarasser d'un passé bien encombrant et celle de conserver de précieux morceaux d'histoire.  Quel regard portes-tu sur ces images ?

-
Ce qui m'a intéressé dans ce film, c'est qu'en fait il y a une transmission entre les générations. Il y a les anciens, il y a les jeunes. Dans les partis en général, quand les jeunes arrivent, c'est un putsch, les vieux s'accrochent absoluement, mais là c'est assez joli, en fait c'est visuel parce qu'on voit que ce n'est pas la même génération. On voit d'ailleurs Daniel Bensaïd, que tout le monde aimait beaucoup... Quand il est mort, les journalistes m'ont appelé pour me demander si je n' avais pas un extrait à mettre sur internet, et je me suis appercue qu'en fait dans le film si on le voit deux fois vraiment longuement, on le voit plein de fois. Sa présence imprègne tout le film. 

-
Tu expliques que tu as filmé  « ce processus de transformation, un peu comme une physicienne observe un corps passer d’un état à l’autre, solide à liquide. », penses-tu qu'aujourd'hui, notre construction est belle et bien achevée ?

-
Ah non pas du tout! Là c'est le début, on sent qu'il y a une dynamique dans cette création du NPA qui est extremement positive, c'est comme le début d'une histoire d'amour, c'est merveilleux mais peut etre qu'après ce sera la chienlit on sait pas mais au début, ya ce coté positif dans le film. Ce film montre la naissance d'un parti.

-
Propos recueillis par Linda...


Article du Monde
C'est parti" : l'ancien parti, le nouveau et son héros réticent

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A
près le
Mur de Berlin, la Carte orange, le tour vint pour la Ligue communiste révolutionnaire d'être avalée par la marche du temps. Il se trouve qu'une cinéaste a sorti sa caméra à temps pour enregistrer les derniers jours de "la Ligue", comme la désignaient familièrement ses partisans et ses ennemis, jusqu'à ce qu'elle laisse la place au Nouveau Parti Anticapitaliste NPA

Camille de Casabianca, qui a milité jadis dans les rangs de la Section française de la IVe Internationale, autre nom de la LCR, filme en toute sympathie.

Ce qui ne fait pas d'elle une naïve. Sa familiarité avec le sujet ne l'empêche pas non plus de s'étonner. Cette distance, d'autant mieux mesurée qu'elle résulte d'une histoire personnelle plus que d'un calcul intellectuel, fait de C'est parti une rareté : un film qui montre la politique en train de se faire lucidement et chaleureusement, à charge pour chaque spectateur d'en tirer des conclusions, théoriques ou pratiques.

C'est parti s'organise autour d'un leitmotiv, le grand ménage organisé dans les locaux de la LCR à la veille de la naissance du NPA, dont les images reviennent à intervalle régulier. Les vieux militants, dont le plus célèbre est Alain Krivine, et les plus jeunes, parmi lesquels on reconnaît Olivier Besancenot, balancent le vieux monde par les fenêtres : des kilos de papiers noircis de débats aujourd'hui abscons, des affiches de campagnes infructueuses, des fichiers mystérieux.

Pendant qu'on fait du passé table rase, la gestation du nouveau parti arrive à son terme. C'est là que l'on trouve les séquences les plus passionnantes du film. On y trouve un héros réticent, Olivier Besancenot, qui doit assumer sa position de vedette. Sa seule présence à une réunion garantit la présence des journalistes, qui par ailleurs ne s'intéresseront pas aux autres intervenants. Camille de Casabianca circule dans l'appareil de la LCR comme un poisson dans l'eau, et la plupart du temps son film donne la sensation d'être l'observateur invisible de la vie quotidienne des militants. Sauf quand le débat tourne autour du bon usage d'Olivier Besancenot. Dès qu'il est question de célébrité, les dés son pipés, et la conscience d'être filmé se manifeste. De ce point de vue, C'est parti apporte quelques éléments intéressants à la critique du star system.

Ex-"liguards"

Mais l'essentiel du contenu politique est ailleurs. Les éventuels accès de nostalgie des vétérans trotskistes sont régulièrement étouffés par les questions, les interventions des nouveaux militants. C'est là que l'on trouvera toutes les réponses aux questions que pose la présence d'une femme musulmane sur une des listes du NPA aux régionales.

On s'apercevra ainsi que ce récent épisode est l'aboutissement d'un processus engagé depuis quelque temps, et que les militants et militantes gauchistes, qui ont eu bien du mal jadis à prendre en compte le combat homosexuel, doivent aujourd'hui répondre à d'autres interrogations.

Plutôt tourné vers l'avenir, le film de Camille de Casabianca ne s'intéresse qu'incidemment aux nombreux ex-"liguards" qui peuplent aujourd'hui la vie publique française. C'est Henri Weber, ancien directeur de l'hebdomadaire Rouge, aujourd'hui député européen socialiste, qui les représente dans un débat saisi à la Fête de L'Humanité. Le vétéran utilise tous les ressorts de la rhétorique trotskiste pour défendre le compromis. A ce moment, l'infinie polysémie du titre prend un sens ironique, presque méchant : "C'est parti, pour ne plus jamais revenir." L'instant d'après, le film reprend sa bonne humeur pour suivre les aventures incertaines de ceux qui n'arrivent toujours pas à ne plus y croire.


Film documentaire français de Camille de Casabianca. (1 h 24.)


Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 17:46
1/ En même temps que le gouvernement approfondit sa politique antisociale, multiplie les expulsions de sans papiers, le pouvoir cible le NPA dans le cadre du débat sur l'identité nationale.

Le NPA est confronté à une campagne médiatico-politique autour d'une de ses 2000 candidat-e-s aux régionales, Ilham Moussaid, qui porte un foulard, quatrième de la liste NPA - Alternatifs du Vaucluse (PACA) dont la tête de liste départementale est Jacques Hauyé.

Contrairement à ce que certains ont laissé entendre, il ne s'agit en rien d'un « coup politique et médiatique » orchestré par la direction du NPA mais bien une décision prise dans le Vaucluse. Une minorité de membres du NPA de ce département s'y est opposée. La décision prise par les camarades du Vaucluse ne peut faire office de position pour l'ensemble du NPA, puisqu'il n'a pu en discuter avant à quelque niveau que ce soit.


2/ Notre camarade Ilham Moussaid est membre du NPA et, à ce titre, peut postuler à la candidature au même titre que les autres membres de notre parti. Une majorité de camarades du Vaucluse a décidé d'acter cette candidature. Quoi que l'on pense de cette décision, celle-ci est statutaire. Nous assurons la liste NPA-Alternatifs, l'ensemble des ses candidates et candidats, de notre solidarité dans ce moment difficile.


3/ Ilham porte un foulard (et pas une burqa comme on a pu l'entendre ou le lire). Elle n'y voit pas de contradiction avec les principes fondateurs dont la dimension féministe et laïque constitue une des clés de voûte et affirme son attachement à ces valeurs ainsi qu’à l’ensemble des principes fondateurs du NPA.

Le foulard est non seulement un symbole religieux visible mais il est également un instrument de soumission des femmes utilisé sous diverses formes et à diverses époques par les trois monothéismes même si Ilham ne le vit pas comme tel et elle n'est pas la seule dans la société.


4/ L'annonce de la candidature d'Ilham Moussaid a suscité de nombreuses réactions. Toutes ne sont pas de la même nature. Les critiques et désaccords formulés, à l'intérieur du NPA ou par des mouvements ou des militante-s du mouvement social et du mouvement féministe sont autant d'arguments qui alimentent la discussion et le débat va continuer.

En revanche, nous dénonçons le flot haineux et hypocrite provenant de l'extrême droite, de l'UMP, ou du PS voire du PG et du PCF. On les entend moins quand le Président de la République se jette dans les bras du pape, se signe de la croix en public en voyage officiel, ou quand Boutin brandit la Bible à l'Assemblée. Les partis institutionnels financent par millions les lycées privés confessionnels, notamment catholiques. Quant au PCF, il ferait mieux d'être plus prudent, lui qui, aux côtés du PS, a accepté sur ses listes une candidate qui portait le foulard pendant la campagne et continue de le porter au sein du conseil municipal d'Echirolles (38) où elle siège.


5/ Au sein du NPA, le CE confirme que le débat sur « religion et émancipations », prévu avant cette campagne politico médiatique, aura lieu. Le débat interne qui nous traverse est un débat public. La décision prise dans le Vaucluse ne crée aucune « jurisprudence » en la matière. Le congrès du NPA est souverain.


6/ L'heure est d'abord et avant tout à la campagne derrière les listes que nous présentons ou soutenons, une campagne pour faire entendre notre véritable spécificité, celle d'une gauche anticapitaliste, antiraciste, écologiste, internationaliste, féministe, qui a toujours été solidaire des femmes qui résistent à ceux qui veulent leur imposer le voile.


Adopté à l'unanimité des présent-e-s, moins une abstention, le 8 février 2010



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L’annonce de la candidature d’Ilhem Moussaïd a précipité une tourmente médiatique. Il ne s’agit pas évidemment ici de confondre, de quelque façon que ce soit, les charges violentes d’une grande partie de la classe politique avec les arguments qu’échangent militantes et militants du NPA, du mouvement social et féministe.

Sans surprise, l’affaire autour d’Ilhem a révélé les incompétences ou le manque d’objectivité de certains médias. Quand une radio de grande audience annonce que le NPA a fait le choix de présenter aux élections une « intégriste musulmaneportant la burqa », on n’est plus dans l’info mais bien dans l’intox. Quoique l’on pense de sa candidature, il vaut mieux partir de la réalité. Ilhem porte un foulard et pas une burqa. Elle marque sa croyance religieuse, mais elle proclame son accord avec les principes fondateurs du NPA basés sur l’anticapitalisme, l’antiracisme, le féministe et la laïcité. Rien à voir avec l’intégrisme. Les mêmes
savent faire preuve de plus de nuance en faisant la différence entre Gaillot et Benoît XVI quand il s’agit des cathos.
Relayée par exemple par un Mélenchon mal inspiré, la thèse du « coup politique » a connu un certain succès. En réalité, la direction du NPA a été obligée de gérer dans l’urgence le contre-coup d’une secousse dont l’épicentre est localisé dans le Vaucluse. C’est le Figaro, relayé par tous les médias, qui a fait le choix de braquer les projecteurs sur une de nos 2000 candidat-e-s.
Les porte flingue de Sarkozy n’y sont pas allés de main morte. Ne concevant la communication politique que comme de la manipulation, Xavier Bertrand y a logiquement vu... la manip chez Olivier Besancenot. Nadine Morano a dénoncé « un coup médiatique contre les valeurs de la République ». Valeurs de la République auxquelles elle attribue tout de même un sens particulier quand tout récemment elle exhortait les « musulmans à enlever leur casquette », participant d’un climat islamophobe et raciste détestable. Le gouvernement est un expert en manipulations de toutes sortes. Le débat nauséabond sur l’identité nationale dont l’un des buts est de faire oublier le chômage, les licenciements, la crise écologique en est un exemple.
Pas de problème en revanche quand le chef de la meute, à la fois président de la République et chanoine de Latran, reçoit le Pape en grande pompe et lui tombe dans les bras ou quand il se signe en public dans le cadre d’un voyage officiel. Pas de problème non plus quand la très bigote et homophobe Boutin brandit la Bible à l’Assemblée nationale.
PS et PCF ne sont pas en reste. La socialiste Aurélie Filipetti nous invite à relire Marx. Ce ne serait pas mal qu’elle ne se contente pas de le feuilleter mais qu’elle le lise entièrement, ce qui lui permettrait de comprendre à la fois les causes profondes de la crise majeure du capitalisme et l’insipidité des réponses du PS. Il faut par ailleurs rendre à Marx, ce qui est à Marx. Très utilisée, la citation « la religion est l’opium du peuple » est tronquée. En réalité, celui-ci disait : « La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. (...) L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions ». On voit que l’idée est un brin plus sophistiquée.
Mais sur la question de la laïcité, on croit rêver ! N’est-ce pas le Parti socialiste qui a subventionné main dans la main avec le droite à coups de millions d’euros les écoles privées confessionnelles, notamment catholiques ?
Faussement désintéressé, Pierre Laurent, le futur numéro 1 du PCF a déclaré ne pas vouloir se « mêler des affaires internes du NPA », mais pour ajouter immédiatement que les féministes de notre parti « ont sans doute dû être désarçonnées par ce type d’utilisation ». Peut être faut-il y voir la marque de l’expérience quand on sait qu’à Échirolles (Isère) siège, pour le compte du PCF, une élue portant le foulard. Quant à Martine Aubry, elle ferait bien elle aussi d’être plus prudente car à Échirolles, il s’agit d’une majorité municipale d’union de la gauche et à Creil (Oise), c’est une élue socialiste qui est concernée. Vont-il demander leur démission ?
Au bout du compte, nous prenons la mesure de l’ensemble de ces attaques sans toutefois nous vivre comme une citadelle assiégée. Le NPA y fait face ensemble, tout en assumant un débat approfondi, aussi nécessaire que public.

Fred Borras



Mercredi soir à Pantin, pendant le “speed dating citoyen” dont nous vous parlions hier , un jeune militant UMP interpelle Omar Slaouti, tête de liste NPA : “C’est pas vous qui provoquez en présentant une candidate voilée ?”. Aussitôt, le candidat s’emporte : “C’est une candidate sur 2000! Elle ne peut plus rentrer chez elle son quartier est bouclé par les paparazzis, elle craque nerveusement!”.

Et de reprendre : “Aujourd’hui, en France, un parti qui défend les arabes et les noirs, il perd des voix; un parti qui défend le fait qu’une femme puisse porter le foulard et être présente sur une liste, il perd des voix. Par contre le PS et le PC ils ont tout les deux des candidates avec des foulards dans des communes mais ils vont pas les mettre en avant. A Sarcelles, au conseil municipal, il y en a qui siègent avec la kippa ça ne pose pas de problème… Il y a une islamophobie rampante, si tu lèves pas le menton tu te fais écraser. Nous on lève le menton!”

Retrouvez toute l’actualité des élections régionales en Île-de-France sur Ramdam en Région.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 09:33
Déclaration d'Olivier Besancenot.

Rectificatif à propos d'un article du Figaro.

Le Figaro m'a fait tenir des propos caricaturés à propos de la candidature d'Ilham Moussaïd sur nos listes régionales PACA.
Le choix du NPA du Vaucluse après un débat sérieux et complexe a été d'inclure sur ses listes féministes anticapitalistes et internationalistes une de ses membres qui estime devoir porter le voile en raison de ses convictions religieuses.
Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, salariés de tous horizons qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés.
J'ai donc simplement dit au Figaro : « Ilham est la preuve qu'on peut être au NPA et porter le voile ».
Le NPA est un parti qui lutte contre toute forme d'oppression et d'exclusion. Un débat sur l'émancipation et la place de la religion - et toutes ses formes d'expression - existe au sein du NPA,  dans la perspective de son prochain congrès.

Le 3 février 2010.


NPA et Laïcité ... un problème quand même ! (Article de débat envoyé par Laurent Pommier) -
 Rappel: les articles signés individuellement n'engagent que leur auteur


Le NPA présente une candidate voilée dans le Vaucluse

C’est Sophie de Ravinel qui dans Le Figaro a sorti l’info qui commence à buzzer dans les médias : Olivier Besancenot confirme que le NPA présente -  sur la liste du Vaucluse, en région Paca  - une jeune candidate qui porte le voile : Ilham Moussaïd, étudiante et trésorière départementale de son parti, membre du «comité populaire» à Avignon.

Olivier Besancenot “ affirme qu’une femme peut être « féministe, laïque et voilée ». Et encore qu’une femme voilée, «c’est l’image de notre intégration dans les quartiers». Le NPA, qui vient de se réunir en conseil politique national, a dénoncé la loi contre la burqa, «islamophobe et liberticide».

“Pour autant, note Sophie de Ravinel, cette candidature risque de provoquer de sérieuses ruptures au sein du parti trotskiste. (…)”. Ainsi Anne Leclerc, membre du comité exécutif du NPA. “La candidature d’Ilham la met mal à l’aise. Elle ne «commente pas un choix validé localement», mais promet que «les valeurs féministes» brandies dans toute l’histoire de la LCR «ne seront pas dissoutes» au sein du NPA ».Mais pour l’instant, remarque RTL, difficle d’avoir beaucoup de réactions au NPA qui ne veut pas exposer Ilham Moussaïd au déferlement médiatique. Mais le coup est parti…



Ou est la Laïcité?????????

Laurent Pommier (Niort)

Premiers commentaires reçus

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·                            Les Français nés de parents étrangers sont victimes du chômage et la droite de Sarkozy a tout fait pour créer une diversion en mettant l'appartenance religieuse avant la lutte des classes. Le NPA ferait mieux de promouvooir une vision laïque que de vouloir à tout prix avoir les voix de musulmans dociles dans ses rangs. Je suis fils de musulmans, mais pour moi la religion n'est qu'un prétexte pour asservir l'homme... et la femme.

goudron kabyle


 

C'est intéressant cette candidature.  Cela donne matière à réfléchir. En effet,si en France on compte désormais beaucoup de femmes voilées,pourquoi ne pourraient -elles pas représenter un parti a des élections?mais en quoi le port du voile est compatible avec la laïcité? et le féminisme...il y a une certaine hypocrisie derrière cette affirmation. Personnellement je me sens partagée. Une chose qui m étonne particulièrement c est de voir a quel point,de tous temps et y compris parmi des personnes qui se pressentent volontiers comme des progressistes on a toujours fait passer les questions de domination entre les genres, c est a dire de la domination masculine subie par les femmes,comme un aspect mineur voire anecdotique des entraves au progrès humain. En ce qui me concerne, je considère la condition féminine comme un enjeu humain crucial, et le port du voile comme un symbole extrêmement violent de la domination masculine. Il en va de même avec beaucoup de coutumes, de moeurs liées a l islam qui me heurtent profondément. Il est possible que dans l horreur que j éprouve face au port du voile,a l excision,la polygamie,la réclusion forcée,les crimes d honneur etcetera....je fasse beaucoup d amalgames et que cela dénote un racisme que je n assume pas,il est certain que je manque de culture pour me forger un jugement définitif sur la condition féminine et l islam,mais enfin,voila, sous couvert de voir le NPA représente par une personne qui incarne une partie du peuple français,une descendante d immigres,(en plus une femme),ceux parmi nous qui éprouvent  lourdement,comme d autres,le poids de l injustice sociale (et je trouve cela très bien ), doit on faire passer le port du voile comme quelque chose d anecdotique et de compatible avec la laïcité? Ca sent l opportunisme politique. 

Rosa



 

Femme voilée/NPA : Eva Joly la défend

AFP
 

L'ancienne magistrate franco-norvégienne Eva Joly, élue en juin députée européenne sur la liste Europe Ecologie, a estimé aujourd'hui qu'il ne fallait "exclure personne" concernant la candidate du NPA portant le foulard islamique dans le Vaucluse.

"Personnellement, je pense qu'il ne faut exclure personne, qu'il n'est pas interdit aux femmes qui le souhaitent de porter le foulard", a déclaré à l'AFP Mme Joly lors d'un déplacement à Lyon, jugeant qu'elles "ont aussi droit à être candidates" pour les élections régionales de mars.
"Je ne dis pas que j'aime ça. Je rencontre souvent des femmes qui portent le +hijab+ (voile couvrant uniquement les cheveux, ndlr) dans mes meetings. Je vais discuter avec elles comme je discute avec les autres", a ajouté la députée pour qui voile et fonction politique sont compatibles.
"Je pense que l'intégration est la meilleure façon de faire et qu'elles n'auront plus envie à terme de porter leur voile", a-t-elle conclu.
Jeudi, le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot a dénoncé "un climat nauséabond, islamophobe qui devient insupportable" en France à propos de l'avalanche de critiques, à droite comme à gauche, sur l'investiture dans le Vaucluse d'Ilham Moussaïd, étudiante et trésorière départementale du NPA.

communiqué de presse des Alternatifs : « Régionales PACA 2010″

Les ALTERNATIFS
solidarités – écologie
féminisme – autogestion
Coordination régionale PACA

REGIONALES PACA :

SOLIDARITE AVEC LE NPA

ET ILHAM MOUSSAÏD

« Partenaires du NPA en PACA pour les élections régionales de mars 2010, sur la base d’un accord politique et programmatique, les Alternatifs PACA sont solidaires de la composition de la liste commune du Vaucluse. La présence sur cette liste d’une jeune militante portant un foulard ne doit pas occulter les objectifs sociaux, démocratiques, écologistes et féministes sur lesquels elle est clairement et depuis longtemps engagée.

Ce sont ces engagements qui expliquent le choix courageux et émancipateur d’Ilham Moussaïd de figurer sur cette liste.

Pour les Alternatifs, la participation à la citoyenneté active de toutes et de tous, et en particulier des jeunes des quartiers populaires de toutes origines, est un objectif central. Elle est inséparable du combat intransigeant pour l’égalité des droits.

Cette candidature a suscité des interrogations. La question est en effet complexe et le débat doit se poursuivre en particulier sur les discriminations et l’héritage post-colonial, comme sur le sens des signes religieux dans l’espace public et sur ce qu’ils signifient par rapport aux droits des femmes.

Les Alternatifs sont prêts à poursuivre ce débat, en restant vigilants sur le contexte dans lequel il s’ouvre. Ils refusent la confusion délibérément entretenue par ceux qui invoquent la laïcité et les droits des femmes uniquement quand il s’agit de l’islam. Ils refusent également l’assimilation entre islam et islamisme, foulard, voile et burqua, sur fond de débat nauséabond relatif à l’identité nationale, dans une logique xénophobe et raciste. »

pour la coordination régionale PACA des Alternatifs
Magali Braconnot – Bruno Della Sudda

le 6 février 2010

Les Alternatifs

 


 

Par Article de débat - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 08:00
Source BFM TV

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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