Bressuire et le bocage


Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 08:54

CERIZAY (Deux-Sèvres) — Le constructeur et équipementier automobile Heuliez, en difficultés financières, va demander jeudi au tribunal de commerce de Niort sa mise en redressement judiciaire pour avoir du temps pour trouver un repreneur potentiel, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

Le mandataire, Me Régis Valliot, à sa demande et en accord avec la direction, va déposer jeudi une procédure collective de redressement judiciaire au tribunal de commerce. Ce dernier fera connaître sa décision mardi 11 mai, toujours de même source.

"Cette procédure permettra de payer les fournisseurs, nous avons encore un peu de trésorerie et surtout de payer le personnel grâce aux assurances garanties salaires (AGS)", a expliqué Gilles Bineau, délégué CFDT.

"La mise en redressement judiciaire avec poursuite d'activité, si elle est prononcée, permettra à l'entreprise d'avoir du temps pour finaliser les discussions avec les quatre repreneurs potentiels", a souligné pour sa part Jean-Emmanuel Valades, délégué CFE-CGC.

Selon Gilles Bineau, "des discussions sont en cours avec les repreneurs et les choses pourraient évoluer rapidement. On l'espère tous." "Il faut saluer le courage des salariés qui travaillent dans des conditions difficiles. Cette situation qui dure depuis un moment est fatigante pour tout le monde", a ajouté le syndicaliste.

"Quatre repreneurs potentiels ont effectué des propositions de reprise", a indiqué Jean-Emmanuel Valades.

La plus aboutie est celle d'un fonds d'investissement américain, une autre vient d'un fonds asiatico-allemand, la troisième d'une association de deux investisseurs français et allemand et la quatrième est celle de l'homme d'affaires turc Alphan Manas, qui a surenchéri sur sa première offre de fin mars, de sources syndicales.

L'équipementier avait demandé le 26 octobre 2008 l'ouverture d'une procédure de sauvegarde, pour des raisons économiques. L'entreprise avait été placée le 15 avril 2009 en redressement judiciaire avec poursuite d'activité pour une période de six mois.

En juillet, 400 personnes sur les 1.000 salariés d'Heuliez, basé à Cerizay (Deux-Sèvres), ont été licenciées à la suite d'un plan de reprise par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC) qui n'a pas permis en définitive de sauver le société.

 

 

Heuliez, ballotté depuis des mois entre faux espoirs et promesses non tenues, espère être de nouveau placé en redressement judiciaire avec poursuite d'activité. Ensuite la venue d'un repreneur éviterait à la société une liquidation judiciaire.

 

Article La Nouvelle République:   Heuliez : rendez-vous jeudi au tribunal de commerce: http://www.niort.maville.com/actu/actudet_-Heuliez-rendez-vous-jeudi-au-tribunal-de-commerce-_dep-1361981_actu.Htm

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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 10:17
Heuliez macif groupe automobile deux-sèvres royal bussereau

AFP

Ballotés depuis des mois entre faux espoirs et promesses non tenues, le constructeur et équipementier automobile Heuliez et ses 600 salariés devraient être fixés sous peu sur l'arrivée d'un éventuel repreneur qui leur éviterait le naufrage.

«Il y a trois propositions de reprise: la plus aboutie est celle d'un fonds d'investissement américain, une autre d'un fonds asiatico-allemand et la proposition de l'homme d'affaires turc Alphan Manas», qui a surenchéri sur sa première offre de fin mars, explique à l'AFP Régis Valliot, le mandataire désigné par la justice pour suivre le dossier.

«Nous sommes dans la dernière ligne droite», estime-t-il, un avis partagé par les différents acteurs du dossier.

«On espère des propositions réelles et sérieuses dans un délai très court», dit aussi Emile Brégeon, élu CFDT au comité d'entreprise.

Selon lui, sur les trois propositions, la plus aboutie est celle du fonds d'investissement américain qui a déjà mis son offre sur la table.

Le fonds asiatico-allemand cherche quant à lui «des partenaires semi-industriels qui peuvent travailler avec des partenaires allemands», précise Jean Grellier, député socialiste des Deux-Sèvres, où Heuliez est implanté.

La direction de l'entreprise, qui se débat depuis 2006 contre de graves problèmes financiers, est déterminée pour sa part à trouver une solution de reprise globale de ses trois pôles (bureau d'études, embouteillage et carrosserie, véhicule électrique) et des salariés. Une exigence à laquelle répondent les deux fonds.

Face à ces projets de reprise totale, l'homme d'affaires turc Alphan Manas intéressé surtout par le pôle voiture électrique, a dû «revoir sa proposition à la hausse» et s'aligner, selon M. Valliot.

Sur les 25 à 30 millions jugés nécessaires pour sauver l'entreprise, M. Manas avait proposé fin mars d'acheter 15% du capital de l'entreprise (soit environ 10 millions d'euros). Jugée insuffisante, cette offre avait été retoquée.

Une déception de plus pour Heuliez qui avait d'abord cru être sauvée en juillet par le cabinet de conseil BKC (Bernard Krief Consulting), dirigé par Louis Petiet, qui s'était avéré incapable de verser les fonds promis.

Une quatrième piste franco-française n'est toutefois pas totalement écartée: «des solutions alternatives avec plusieurs industriels français sont toujours recherchées et ne semblent pas impossibles», a confié M. Valliot.

Elle pourrait s'appuyer sur le Fonds stratégique d'investissement (FSI), créé par l'Etat en 2009 pour prendre des participations dans des entreprises et prêt à débloquer 10 millions d'euros.

«C'est la première fois qu'il y a des avancées concrètes. Il y a de nouveau un tour de table et des propositions qui sont en train d'être faites», a souligné avec optimisme mardi le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

Egalement en première ligne, la présidente du conseil régional Poitou-Charente Ségolène Royal a elle demandé à M. Estrosi de «se taire» et de renoncer à «l'exploitation médiatique» du dossier.

Echaudés par une série de promesses non tenues, les principaux acteurs du dossier, qui a mobilisé ces derniers mois le gouvernement et la région socialiste sur fond de campagne électorale, ne s'avancent sur aucun délai précis pour un accord, même si le 10 mai fait figure de date-butoir.

Car les caisses de cette PME de Cerizay (Deux-Sèvres) sont presque vides. Et sans solution de reprise, le versement des salaires du mois d'avril, prévu pour le 10 mai, pourrait s'avérer «très problématique», explique M. Grellier.

«La moitié des cinq millions» versés à l'entreprise par la région ont été dépensés, note M. Valliot.

 

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 10:52
Il n'y a pas qu'Etrosi qui fait miroiter n'importe quelle promesse  aux travailleurs d'Heuliez. Ségolène Royal avait notamment fait un effet d'annonce (électoral) en annonçant un intéressement de la MACIF alors que la mutuelle a confirmé plus tard avoir été sollicitée par la présidente de région mais n'a jamais envisagé ce genre d'opération. 
Madame Royal a bien sur versé  5 millions d'euro, de notre argent (!) en tant que contribuables de la région, mais ne parle pas de transformer ni son argent personnel ni ses biens, en action d'Heuliez. Pourtant elle demande aux salariés d'Heuliez qui ont un avenir de plus en plus compromis, de risquer de mettre leurs économies et celles de leur famille dans un nouveau plan bidon. 
De même, jusqu' à présent, et à ma connaissance le délégué CFDT Emile Brégeon qui s'est fait élire  d'abord conseiller régional sur la liste Royal et ensuite vice-président de région  ne propose pas de transformer les indemnités qu'il recevra en tant qu'élu,  en actions d'Heuliez. Ces personnes demandent donc aux travailleurs en désarroi, de prendre des risques qu'elles ne prendraient  elles-mêmes.
André Depouille 
 -
Heuliez: Royal annonce une reprise en main par la Région (AFP)

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal à l'usine Heuliez de

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal à l'usine Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres), le 25 mars 2009. (AFP Frank Perry)

 

Ségolène Royal a annoncé vendredi à Cerizay (Deux-Sèvres) que la Région reprenait en main la situation concernant l'avenir du constructeur et équipementier automobile Heuliez, en difficultés financières et à la recherche d'un ou plusieurs investisseurs depuis des mois.

«A un moment, il faut tirer les conséquences de ce qui se passe. On a été beaucoup baladés. Nous reprenons en main la situation», a déclaré à la presse Ségolène Royal, à l'issue d'une réunion de travail sur le dossier Heuliez.

La réunion a duré plus de deux heures à la mairie de Cerizay, où est basé Heuliez qui emploie 600 salariés. Une quinzaine de personnes, délégués syndicaux, représentants du personnel, élus y ont participé.

«On a cru en la parole donnée d'un certain nombre d'investisseurs qui n'ont pas tenu parole. Il ne faut plus qu'on subisse les caprices des uns et des autres qui font perdre du temps à l'entreprise», a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.

Heuliez a d'abord cru être sauvé par le cabinet de conseil BKC (Bernard Krief Consulting), dirigé par Louis Petiet. Mais il s'est révélé incapable de verser les fonds promis. Peu avant, l'assureur Macif avait renoncé à prendre part au capital.

Tour de table rouvert

Et mercredi, l'homme d'affaires turc Alphan Manas a proposé d'acheter 15% capital de l'entreprise. Une proposition jugée «insuffisante» par tout le monde. «La Région marque sa volonté de reprendre les choses en main. Elle en a la légitimité. C'est la seule qui ait apporté 5 millions d'euros», a souligné Jean Grelier, député (PS) des Deux-Sèvres, très investi dans le dossier.

Ségolène Royal a annoncé «que le tour de table est rouvert et qu'un certain nombre d'investisseurs potentiels ont pris contact avec l'entreprise et avec la Région», et que «deux ont été rencontrés et le seront à nouveau la semaine prochaine». «Il faut ouvrir toutes les portes qui peuvent permettre de trouver une solution», a commenté Jean Grelier, qui parle de «dimension européenne» pour les deux investisseurs intéressés.

La présidente de région a d'autre part confirmé son idée de Scop (Société coopérative ouvrière de production) pour Heuliez. «Je souhaite un partenariat mixte avec des investisseurs industriels qui sont dans le secteur automobile ou dans celui de la croissance verte, avec la Région et les salariés s'ils le souhaitent.»

Ségolène Royal a demandé aux délégués de donner au personnel une information sur l'actionnariat des salariés. «Notre priorité aujourd'hui, ce sont les investisseurs. Deux industriels, avec des moyens financiers, sont intéressés. Nous continuons de travailler et nous espérons pouvoir finaliser rapidement», a déclaré Emile Bregeon, délégué CFDT, syndicat majoritaire.

«Même si le combat est très difficile, il mérite d'être mené car Heuliez est une formidable entreprise avec un outil, la voiture électrique, fantastique. Je mettrai toutes mes forces dans cette bataille industrielle», a conclu Ségolène Royal.

(Source AFP)

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 10:33
extrait du blog lSobiz
 

          Nom : Estrosi. Prénom : Christian. Profession : « ministre de l’Industrie », clame son CV sur le site web de Bercy. « Imposteur », corrigent les familiers de son bureau de Bercy, patrons et syndicalistes confondus. Avec son sourire de bellâtre azuréen et sa coiffure de Playmobil, Estrosi a vite appliqué les préceptes de l’Evangile selon Sarko : un melon sur-développé, beaucoup de bruit, peu de résultat. En y ajoutant, soyons honnête, une innovation majeure : avec lui, les poissons d’avril, c’est tous les jours.

 

« 95% de chances de sauver Heuliez » ? Rascasse d’avril. « 400 emplois pour les New Fabris » ? Marlin printanier. «  La suspension des achats des constructeurs automobiles français à Molex » ? Thon rouge des Rameaux. C’est plus fort que lui : Estrosi cultive les promesses comme d’autres les bonzaïs poivriers. Dans les usines, les salles municipales, au JT, ou dans les dizaines de communiqués dont son cabinet inonde les rédactions. Des promesses « qui seront tenues », des engagements « solennels », des investissements par millions, des repreneurs turcs, kirghizes ou turkmènes au portefeuille bien garni.

 

 

 

 

 

 

 

On connaissait « Motodidacte », son surnom (avec "Bac moins 5") en référence à son absence de diplômes et son passé de coureur de Grand Prix Moto, en bon réac niçois. Militant pour le rétablissement de la peine de mort en 1991, jusqu’à déposer une proposition de loi en ce sens. Hostile au PACS, jusqu'à s’en donner des ulcères. Rapporteur de la sinistre loi de sécurité intérieure. Prêt à louer un jet d’affaires Falcon 900 à 138 000 euros pour un Paris-Washington, histoire de ne pas rater une petite sauterie sarkozienne à l’Elysée. Capable de s’en excuser, puis de revenir sur ses excuses suites aux remontrances du « grand Mamamouchi à talons compensés » (© Georges Frêche, humoriste occitan).   


Voici donc Estrosi reconverti en « ministre des ouvriers ». Le héros de la dernière chance, seul capable de «  substituer au chœur des pleureuses le chœur des combattants.» Eh bien, disons-le tout net : pour le San Ku Kaï du made in France, on repassera. Prenez Molex, dont le ministre voulait faire « un dossier de référence». De fait, l’équipementier automobile basé à Villemur-sur-Tarn sera été une belle illustration de la patte Estrosi : 15 salariés véritablement repris par le fonds d’investissement américain HIG, plus une trentaine à terme mais sans garantie, sur un effectif initial de 283 salariés. Le tout sous perfusion d’argent public, avec 6,6 millions d’euros apportés par l’Etat. Une « référence », effectivement.

 

 

 

Mais il y a plus goûtu. 31 juillet 2009 : l’équipementier auto New Fabris ferme son usine de Châtellerault. 366 salariés au tapis, mais un ministre qui claironne : «Nous avons signé pour l’installation d’une papeterie qui est en train de créer 240 postes de salariés dont un grand nombre, grâce au contrat de transition professionnelle, d’anciens salariés de New Fabris sont en train d’être reclassés dans cette papeterie.» Comme l’a judicieusement dévoilé Libé, les premiers travaux ne sont prévus que pour 2011, l’usine de papier n’ouvrira qu’en 2014, et l’entreprise en question, Delipapier n’a pas le droit, et encore moins l’obligation, d’embaucher les New Fabris plutôt que d’autres candidats. Encore une belle truite saumonée façon niçoise. 

 

  

On pourrait continuer longtemps. « Non, nous ne laisserons pas la Clio 4 être produite en Turquie » ? Loupé : Renault en produira une partie en France, et le reste chez Atatürk. « Non, la raffinerie de Dunkerque, ce n'est pas fini  » ? Nouveau bide: Total a annoncé la fermeture du site le 8 mars. Quant au fameux « Bill Gates turc », Alphan Manas, énième repreneur fantôme du carrossier Heuliez, « une très belle nouvelle pour Heuliez et ses 600 salariés » selon Estrosi, le bonhomme s’est contenté de déposer hier une pseudo-offre sur 15% du capital avec deux partenaires anatoliens connus de leur mère. Pas de doute : Estrosi est manifestement plus doué pour poser avec Robert de Niro à Nice que pour sauver des usines. Chacun son truc, Cricri.

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 09:44

Heuliez : encore en danger

 -extrait du blog: http://www.autonews.fr/News/Economie/Heuliez-danger-bkc-reprise-turc-Alphan-Manas-Estrosi-170568/

Enième rebondissement pour Heuliez. L’équipementier et constructeur français vient d’apprendre que Alphan Manas, l’homme d’affaires turc censé le racheter, ne voulait se porter acquéreur que de 15% de la société. Un coup de massue pour Heuliez, qui comptait sur ce repreneur providentiel pour se relever et pouvoir lancer son nouveau modèle, Mia, une petite électrique abordable.

Décidément, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Après l’échec de la revente à BKC (Bernard Krief Consulting), c’est au tour d’Alphan Manas d’abandonner. Pas tout à fait cela dit, puisque l’homme d’affaires turc (propriétaire du fonds Brightwell), a bien déposé une proposition de reprise mais pour 15 % du capital l’entreprise française seulement, pour 10 millions d’euros. Au départ, c’est un investissement de 20 millions qui avait été envisagé.

Des modèles produits en Turquie

Alphan Manas a présenté son projet hier. Il souhaite investir dans Heuliez avec Inci Akü, un fabrciant de batteries turc, et B Plas, un équipementier automobile. Il ambitionne de développer trois modèles de voitures électriques. Mais seule la Mia, présentée par Heuliez au salon de Genève serait fabriquée en France, sur le site de Cerizay. Les autres modèles seraient, selon ses plans, conçus en Turquie.

Une véritable déception pour les salariés de l’équipementier. Les dirigeants d’Heuliez, Emilio Gallucio et Didier Picot, surpris par la nouvelle ont déclaré que cette offre « ne garantit pas suffisamment la pérennité de l'entreprise, ni le maintien de l'intégralité de son activité sur le sol français ». Un représentant CFDT juge cette proposition « inacceptable ».

De nouveaux repreneurs potentiels?

Si Alphan Manas semble croire en la possibilité de nouveaux investisseurs pour Heuliez, l’espoir est mince. Christian Estrosi affirme avoir déjà de « nouveaux dossiers » parmi lesquels « des industriels français, américains, allemands » : « Nous allons les examiner pour essayer d'arriver à un niveau de positionnement dans le capital qui garantisse l'avenir d'Heuliez ». Le sort des 640 employés d’Heuliez est donc encore en suspend.

 

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 13:10
Pendant ce temps les travailleurs ne sont pas certains de recevoir leur salaires d'avril

Heuliez macif groupe automobile deux-sèvres royal bussereau

Voir aussi l'article RTL: Heuliez ça sent le roussi
 
http://www.rtl.fr/fiche/5936283351/heuliez-ca-sent-le-roussi.html

Article  l'Express

Heuliez: le fonds turc tergiverse, discussion avec d'autres repreneurs
mardi 16 mars 2010Heuliez continue à discuter avec l'investisseur turc Alphan Manas qui n'a toujours pas pris de décision sur une éventuelle reprise de l'entreprise, mais a rouvert les négociations avec d'autres investisseurs, a annoncé mardi l'équipementier automobile dans un communiqué. Les dirigeants d'Heuliez "poursuivent activement leurs discussions avec Brightwell", fonds d'investissement turc présidé par l'homme d'affaires Alphan Manas, selon le communiqué. Mais les négociations ne sont plus exclusives: les discussions vont reprendre avec "plusieurs investisseurs qui ont confirmé leur intérêt à entrer au capital d?Heuliez", d'après la même source....

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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 12:24
Le repreneur Alphan Manas censé reprendre Heuliez apporterait moins d'argent que prévu. Le mauvais feuilleton continue pour les travailleurs.

Voir Article Nouvelle République
Heuliez moins d'argent que prévu
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 13:34

PARIS — L'investisseur turc Alphan Manas ne fera pas connaître sa décision sur une éventuelle reprise de l'équipementier automobile Heuliez avant lundi, a-t-il indiqué vendredi à l'AFP, contrairement à ce qui était attendu.

"Les discussions sont toujours en cours, il n'y a rien de nouveau pour l'instant", a-t-il déclaré, renvoyant à une possible annonce lundi.

Il espérait dans un premier temps pouvoir annoncer sa décision mardi 9 mars, puis la date de ce vendredi avait été évoquée.

M. Manas, président du fonds d'investissement turc Brightwell, est entré fin février en discussions exclusives avec Heuliez, au bord du dépôt de bilan, pour entrer à son capital.

La période de négociations exclusives, initialement fixée à une dizaine de jours, a été prolongée jusqu'à ce vendredi en fin d'après-midi, a précisé à l'AFP une source proche du dossier.

M. Manas s'est dit prêt à engager 20 millions d'euros dans l'entreprise, qui emploie 600 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres).

Son repreneur, le cabinet de conseil BKC (Bernard Krief Consulting), s'est montré incapable de verser les fonds promis, contraignant les pouvoirs publics à rechercher un nouvel investisseur pour sauver l'entreprise.

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Heuliez : les commentaires de la cgt

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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 13:30
voir  la Nouvelle République
Paul Quéveau  demande 750.000€
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 10:45

A propos d'Heuliez: débat sur le site Auto-critique du NPA

Site NPA Auto-Critique avec des articles sur Heuliez
pour y aller cliquer sur l'image


Informations sur les luttes qui se développent dans l'industrie automobile

 

 

 

 

 

 

NPA automobile . Document pour l'information et le débat

Le véhicule électrique serait-il le remplaçant du véhicule à moteur à essence et l’industrie automobile aurait-elle trouvé dans cette solution technique le remède à sa crise ? Passés les discours paillettes, il ne faut pas ruser avec les faits : l’industrie capitaliste de l’automobile est engagée dans une phase de restructuration  de réorganisation au plan mondial sans que les termes d’un nouvel équilibre aient été trouvés et l’issue ne se trouvera pas dans l’application de  simples solutions techniques

1. Pour les principaux constructeurs automobiles, le véhicule électrique n’est aujourd’hui qu’un petit secteur d’activité potentielle, et cela  rapporté à la taille de cette industrie au plan mondial.

Les prévisions à  l’horizon de dix à quinze ans varient de 1 à 4 :  Renault affirme publiquement que les ventes de voiture électriques représenteraient en Europe 10% du total des ventes de voitures neuves, PSA se prononce pour la moitié avec 5% et les constructeurs allemands  annoncent le pourcentage de 2,5%. Entre ces chiffres, il n’est pas question de trancher. Constatons seulement qu’il n’y a pas de consensus au sein de l’industrie automobile et que les constructeurs français sont parmi les pronostiqueurs les plus optimistes quant à l’avenir du véhicule électrique.

Mais surtout, même pour ces plus optimistes, le véhicule électrique ne représenterait qu’une faible partie de la production de voitures neuves, et une part encore plus « minuscule » des véhicules réellement en circulation. Prenons les chiffres en sens inverse, avec l’hypothèse Renault la plus favorable, 90% des voitures produites dans quinze ans seraient encore à moteur à essence, et 97% des voitures circulant en Europe seraient encore à moteur essence ou diesel. Voilà ce que promettent les constructeurs automobiles, y compris ceux qui comme Renault  louent des spots publicitaires pour vanter le véhicule électrique.

2. Il n’y pas aujourd’hui de solutions « véhicule électrique » qui permettraient au capital investi d’augmenter son profit par rapport aux productions actuelles.


Les perspectives limitées du véhicule électrique sont celles d’une industrie à la recherche des meilleures façons de préserver, voire d’augmenter ses profits. Mais il ne sert à rien  de jouer les bons conseilleurs qu’ils soient roses, verts ou rouges : une industrie capitaliste ne produit que ce qui lui rapporte des profits. Et ce n’est pas garanti dans le cas d’une  généralisation hypothétique de la production de véhicules électriques.


En effet, dans les conditions d’aujourd’hui, le véhicule électrique n’est pas simplement une « auto mobile » dont on se contenterait de changer le moteur, d’un moteur à essence vers un moteur électrique. Les possibilités d’utilisation ne sont pas les mêmes compte tenu des capacités, du poids et du coût des batteries appelées à se substituer au moteur à essence. : le véhicule électrique envisagé aujourd’hui serait beaucoup moins polyvalent ne permettant que des déplacements inférieurs à 200 km.

Ainsi, aujourd’hui un véhicule électrique continue d’être plus cher à produire qu’un véhicule à essence et pour des possibilités d’utilisation inférieures. Les données communément admises indiquent un sur coût de 50 à 60% par raport à un véhicule conventionnel équivalent, cet surcoût étant lié aux batteries

L’industrie automobile paye là un siècle de développement exclusivement tourné vers le moteur à essence et le pillage de la ressource pétrole dans les parties du monde où elle était disponible. Et l’alternative,  au début de l’automobile, existait entre pétrole et l’électricité : le pétrole l’a emporté certes pour son rendement énergétique tel qu’il était estimé à l’époque, mais aussi pour des facteurs économiques et géopolitiques. C’est bien le cumul de ces facteurs qui détermina le futur essor du moteur à pétrole.

Pendant un siècle, les immenses profits accumulés l’industrie automobile ont servi d’une part à satisfaire propriétaires, actionnaires et d’autre part à perfectionner les techniques des moteurs à essence et diesel. Ils ont eu  des dizaines d’années pour préparer la suite de l’après pétrole. Cela fait cinquante ans que tous les bureaux d’études des constructeurs automobiles ont des projets de véhicules « non pétrole » mais il n’y eut jamais les investissements nécessaires pour permettre leur industrialisation. Pas de raison « technique », mais des critères économiques et financiers sont la cause de ces choix. Pas de complot non plus, mais l’application brutale sur le long terme des contraintes du capital.


3. L’automobile électrique n’est pas une solution « écologique ».

On entre dans l’une des  dernières étapes de la course en aveugle vers la date où le pic  maximum de production mondiale de pétrole sera atteint. L’enjeu du réchauffement climatique devient de plus en plus clairement ressenti par les « opinions publiques » au sens large, mais plus précisément par le mouvement social.

Dans ces conditions nouvelles, la solution de la voiture électrique, comme une alternative à l’usage de la voiture à moteur à essence, peut retrouver un regain d’intérêt. Engin silencieux et « propre », il peut être badigeonné de vert. Pour le silence, rien à redire et c’est un avantage incontestable. Pour la propreté de l’énergie, et sa capacité à remplacer le pétrole, c’est un mensonge certain. L’électricité ne coule pas « de source » et doit, bien sûr, être produite.

Dans la plupart des pays du monde, la source principale de la production d’électricité est constituée de centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au pétrole. L’utilisation de véhicules électriques n’entraînera donc aucune diminution de la consommation d’énergie polluante et non renouvelable, et déplacera seulement les lieux géographiques d’émission.

Ainsi, le bilan carbone du véhicule électrique n’est pas systématiquement à son avantage. Par exemple, si l’électricité est produite  par une centrale nucléaire, éolienne ou hydraulique, le véhicule présente un bilan CO2 de l’ordre de 11 g de CO2/km. Mais lorsqu’elle est produite à partir d’une centrale à charbon ou au fioul, son bilan passe à 253 g de CO2/km. Ce qui est bien supérieur à la moyenne des véhicules thermiques actuels qui présentent un bilan CO2 de 161 g de CO2/km

La France est le pays où la  plus grande part  de l’électricité produite l’est grâce à l’énergie nucléaire. Un développement important de l’utilisation de véhicules électriques exigerait de revoir à la hausse le nombre de centrales nucléaires. Ce qui serait économisé en pétrole devrait être compensé par la construction de nouvelles centrales nucléaires.

Le lobby électro nucléaire français évalue, dans le cas d’un parc en France de un million de véhicules électriques ( c’est à dire 3% du total des voitures en circulation ),  le  besoin annuel en énergie à près de 12 terawatheures, soit l’équivalent d’un EPR supplémentaire. C’est donc  un EPR supplémentaire à mettre en chantier  pour la circulation de seulement 3% du parc automobile !
La couverture de seulement la moitié du parc automobile supposerait l’investissement d’une quinzaine d’EPR : c’est évidemment hors du domaine du possible. L’alternative à la voiture à essence n’est pas dans la généralisation des véhicules électriques.

Et dans ce bilan global, il faut aussi citer les composants des batteries. Aujourd’hui, les batteries au lithium apparaissent les plus prometteuses C'est aujourd’hui, à l’échelle de la planète, une ressource non renouvelable concentrée dans quelques pays seulement : le Chili, les lacs salés de la Bolivie ( un tiers des réserves mondiales actuellement prouvées ) et du Tibet sont parmi les zones les plus riches du monde en lithium. Et c’est d'ores déjà la course pour obtenir des droits d’extraction : le groupe français Bolloré, notamment, est en concurrence avec le sud coréen LG et les japonais Mitsibushi et Sumitomo.
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4. Pas d’automobile électrique sans de nouvelles subventions publiques à l’industrie automobile et aux riches acheteurs !

 Même si cela sera très loin d’une généralisation, dans  les années qui viennent, des voitures électriques seront produites en nombre plus important qu’aujourd’hui et  elles « cohabiteront » avec la majorité des autres automobiles encore en circulation.. Les constructeurs automobiles, ces grands défenseurs de l’économie de marché et de la compétitivité, n’envisagent pas ce premier  développement des véhicules électriques sans subventions publiques.


Le président de Renault, Carlos Ghosn, a été très clair en septembre 2009 :  « C'est simple, nous n'irons pas dans les pays où l'on n'est pas intéressé par l'électrique et pas prêt à mettre en place les incitations nécessaires. Nous sélectionnons les pays en fonction de l'intérêt que nous observons", a-t-il ajouté, citant Israël, le Danemark, le Portugal, les États-Unis et le Japon. La voiture électrique n'est pas seulement une approche de constructeur automobile, il faut avoir la combinaison d'un constructeur et d'une municipalité ou d'un gouvernement. Le segment zéro émission devra être subventionné au début, notamment pour rendre le prix des modèles attractifs »

Subventions publiques et privatisation des profits : le « deal » proposé explicitement par le président Renault est celui de toutes les entreprises automobiles. Le véhicule électrique est saisi comme une opportunité pour syphonner des fonds publics. Et cela se manifeste particulièrement pour l’usine Renault de Flins où le tintamarre crée par le ministre de l’industrie a aussi été l’occasion pour Renault de renégocier à la hausse les subventions pour l’implantation d’une ligne de production de véhicules électriques.

Partout des subventions à l’achat sont envisagées. D’ores et déjà, la Grande-Bretagne a prévu une remise de 2.500 à 6.000 euros à partir de 2011 pour l’achat d’une voiture électrique ; la Chine, 6.500 euros ; le Japon, 11.000 euros ; et la France, jusqu’à 5.000 euros pour l’achat d’une voiture hybride ou électrique.

Ce qui est en cause, ce sont les dépenses publiques pour qui et pour quoi. On a connu en 2009 la prime à la casse qui a représenté  600 millions d’euros de subventions avec comme conséquence une augmentation de l’activité des constructeurs, mais hors de France, et un résultat négligeable sur le volume de pollution engendré par la circulation automobile. N’y-a-t-il pas d’autres priorités  pour les transports, que des subventions à l’appropriation de voitures électriques individuelles dont le prix, même subventionné, les réserveront aux fractions les plus aisées de la population ?

L’un des véhicules électriques les moins chers, et encore virtuel puisqu’il s’agit du projet Heuliez, est proposé au prix de 17 900 euros TTC, c’est à dire 12 900 euros compte tenu de la prime gouvernementale de 5000 euros. Et cela pour un petit véhicule de trois places, d’une autonomie de 80 à 100 km avec une vitesse limitée à 110 km/h.
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5.Automobile individuelle électrique ou priorité aux transports collectifs.

Dans une organisation de transports répondant aux véritables besoins de déplacement, il y aura encore place pour des moyens de transport individuels remplissant des manques que les transports collectifs ne pourront pas tous satisfaire.

Mais encore faut-il avoir la volonté politique de développer les transports collectifs, d’investir dans la recherche et la mise en service de nouveaux moyens . Aujourd’hui  c’est la logique des marchés, de la privatisation et de la rentabilité financière qui est aux postes de commande  pour définir présent et avenir des transports. Pour l’ordre social dominant, les limitations de l’usage de la voiture individuelle, rendues nécessaires et probables par la crise écologique , se font à coups de péages et de taxes. Ces restrictions fondées sur l’argent aggravent encore plus la ségrégation sociale de l’espace et de l’usage des moyens de transport. Aux riches des centres urbains la mise à disposition de véhicules électriques rares et chers, aux manants des banlieues et des campagnes des autoroutes embouteillées et des transports collectifs dégradés.

Oui il y à un enjeu social très concret : des subventions de 5000 euros par voiture pour permettre aux plus riches d’acheter ou louer un véhicule électrique, ou une priorité effective aux transports collectifs sortis de l’univers marchand en les rendant gratuits pour tous les déplacements urbains et régionaux.

L’espace tel qu’il a été aujourd’hui organisé s’inscrit dans le « dur » des conditions de vie pour une longue période, avec des longs déplacements pour aller travailler ou se distraire. Cela impose la mise en place de véritables moyens de transport collectifs et semi-collectifs, à définir et à contrôler par la population elle même. Ce sera cette priorité effective aux transports collectifs qui permettra un dépérissement de l’usage de la voiture. Et ces moyens de transport à inventer et à industrialiser, il faudra bien les produire. Partir des besoins sociaux, c’est cela qui fonde une production « utile » fonctionnant à l’endroit et non à l ‘envers comme ceux qui produisent et exploitent avec comme seuls indicateurs performance et profit.

Il faut tenir les deux bouts de la chaîne : oui à un contrôle démocratique sur l’usage et la définition des moyens de transport, mais simultanément oui au droit de regard des travailleurs sur les comptabilités maquillées, sur l’organisation et les finalités de la production. L’un ne va pas sans l’autre. Et nul doute que pour atteindre de tels objectifs, une confrontation est obligatoire avec ceux qui décident en propriétaires ou gérants des grands moyens de moyens de production.
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Bressuire et le bocage - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 08:12

Le feuilleton Heuliez d'après moteur Nature (site se réclamant de " l'auto-écologique")

Nouvel épisode : La piste turque. Heuliez macif groupe automobile deux-sèvres royal bussereau

Après que tout le monde, ou presque, ait perdu confiance en Louis Petiet,
le repreneur choisi par le tribunal de Niort l'année dernière, parce qu'il n'a pas respecté ses engagements, nous n'attendions qu'une chose : connaitre le nom d'un nouveau repreneur. M. Estrosi, le ministre en charge du dossier, avait dit haut et fort que plusieurs étaient sur les rangs. Un a été nommé, Alphan Namas, un homme d'affaires turc. Voilà du bon grain à moudre pour les journalistes. Car si on se demandait qui pourrait reprendre Heuliez, bien peu de gens avaient pensé à un turc. D'autant plus que M. Namas, qui serait occidentalisé, qui a fait ses études aux Etats-Unis, est un étranger à l'industrie automobile. Patron moderne, il a un blog, et il twitte, mais tout cela en turc, langue que ce journaliste ne comprend pas. Nous ignorons tout de ses motivations pour reprendre Heuliez, rien n'a filtré.

Ce serait peut-être un retour de balancier, après que Renault ait investi des centaines de millions pour bâtir une usine à Bursa, qui donne du travail à des milliers de turcs. Sauf que rien encore, n'indique que l'argent que M. Manas investirait dans Heuliez, serait turc. Sa société,
Brightwell, est un fonds d'investissement, qui peut servir de paravent pour diriger anonymement des fonds de n'importe quelle origine... Avant d'aller plus loin cependant, écrivons de suite que rien n'est décidé. Le seul engagement de M. Manas à ce jour est d'étudier le cas de l'entreprise Heuliez, et il a commandé un audit financier. On imagine qu'il demandera aussi un audit politique, parce qu'avec le fort engagement de Mme Royal (qui avait dit lors de la signature du pacte d'actionnaires avec M. Petiet que c'était un grand jour pour l'industrie française !), Heuliez est un terrain miné...

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Par NPA 79 Nord - Publié dans : Bressuire et le bocage - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 10:13
Heuliez : les syndicats prudents face au nouvel investisseur turc
LEMONDE.FR avec AFP |

e ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a annoncé, jeudi 25 février dans un communiqué, avoir trouvé un investisseur turc capable d'apporter 20 millions d'euros à l'équipementier automobile Heuliez. Il s'agit d'"Alphan Manas, qui dirige le fonds d'investissement européen Brightwell", selon le ministère de l'industrie. M. Manas est un "homme d'affaires reconnu et estimé, proche des principaux groupes industriels de son pays", précise le communiqué.

 

Des négociations doivent s'ouvrir jeudi. "Christian Estrosi sera particulièrement attentif à ce que toutes les garanties soient apportées sur l'activité et l'emploi par cet investisseur. Il tient par ailleurs à ce que tout autre projet d'investissement sérieux puisse être examiné", poursuit le communiqué.

L'actuel président d'Heuliez, Emilio Gallucio, a confirmé "entrer ce jour en discussion exclusive" avec BrightWell sur une entrée au
capital "à hauteur de 20 millions d'euros". Des négociations qui devraient durer une "dizaine de jours".

ESTROSI DEMANDE À BKC DE SE RETIRER DU DOSSIER

Pour donner toutes les chances à ce projet d'aboutir, le ministre demande à nouveau à Louis Petiet, président de Bernard Krief Consulting (BKC), actuel repreneur d'Heuliez, de se retirer du dossier. "Le ministre chargé de l'industrie demande solennellement à Louis Petiet de reconnaître qu'il ne dispose pas des fonds qu'il a promis et de permettre à un nouvel actionnaire majoritaire d'apporter concrètement les moyens dont Heuliez a besoin pour réaliser ses ambitions, aux côtés du FSI et de la région Poitou-Charentes", ajoute le texte.

Heuliez emploie actuellement plus de six cents personnes et développe une voiture électrique grand public. Bernard Krief Consulting s'est avéré incapable d'injecter les 15 millions d'euros promis en numéraire pour relancer l'équipementier, provoquant la colère des salariés et des pouvoirs publics, qui l'ont définitivement écarté en début de semaine. L'assureur mutualiste Macif, dont le nom avait été un moment cité, a finalement renoncé à prendre une participation dans l'équipementier automobile de Cerizay (Deux-Sèvres).

"On reste prudents. Car nous avons connu notre lot de rebondissements", a déclaré Emile Bregeon, de la CFDT, syndicat majoritaire chez Heuliez. Pour Jean-Emmanuel Valade, délégué syndical CFE-CGC, il s'agit "d'une nouvelle encourageante, positive. Mais je reste également prudent".

D'abord, parce qu'à l'issue de l'audit des comptes, Brightwell peut tout à fait décider de renoncer à investir dans Heuliez. Il lui faudra aussi rassembler l'argent nécessaire, lui qui - à l'instar de BKC - a pour principe de faire appel à d'autres partenaires. Il faut aussi négocier la sortie de BKC, or Louis Petiet n'a jamais renié publiquement sa stratégie. Il pourrait soit céder ses actions à un prix symbolique, soit voir sa part diluée dans une augmentation de capital.

En cas d'accord, l'investisseur turc devrait trouver à ses côtés, comme actionnaires, la Région Poitou-Charentes, qui a déjà investi 5 millions d'euros, et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), créé par l'Etat l'an passé pour prendre des participations dans une entreprise, et qui pourrait injecter 10 millions.

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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 14:03
Heuliez macif groupe automobile deux-sèvres royal bussereau

Heuliez: La Macif se désiste

L'assureur mutualiste a annoncé mardi soir qu'il n'entrerait pas dans le capital d'Heuliez, comme évoqué par la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. La majorité dénonce des "effets d'annonces à répétition". Des discussions sont toujours en cours pour retrouver des repreneurs.

La Macif ne s'engagera pas auprès d'Heuliez. Et ce, malgré la demande émanant de la présidente socialiste de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, candidate à sa propre succession. Dimanche, l'ancienne candidate à la présidentielle avait en effet annoncé qu'une grande mutuelle de Niort (Deux-Sèvres) entrerait au capitale de l'équipementier automobile. Sans succès donc. "Après une analyse approfondie de la situation, le conseil d'administration du groupe Macif a décidé de ne pas répondre favorablement à cette proposition de participation au capital d'Heuliez", a indiqué le président de l'assureur mutualiste, Gérard Andreck, mardi soir dans un communiqué.

Si elle ne s'engage pas, la Macif espère toutefois que la société automobile "trouvera très rapidement une solution financière pour aider l'entreprise à se rétablir et à sauvegarder ses emplois". Mais une chose est sûre, cela se fera sans leur participation. Même si Ségolène Royal rêve encore du contraire. "Peut-être qu'après un nouveau tour de table plus élargi, la Macif pourra réexaminer sa position", assure la présidente socialiste.

"Fuite en avant médiatique"

Et Ségolène Royal, qui reste optimiste sur ce dossier, assure que "les discussions continuent avec d'autres repreneurs" dans le but d'aboutir à "un pacte d'actionnaires stable et durable". La socialiste considère qu'il est indispensable de "s'engager dans une industrie du futur car plus que jamais nous devons croire en l'avenir du véhicule électrique". Selon elle, la société du génie climatique Hervé Thermique pourrait prendre une participation dans le capital d'Heuliez. De son côté, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait promis le 15 février dernier qu'une "solution de substitution" serait trouvée, ajoutant être déjà en contact avec plusieurs investisseurs potentiels.

Car pour maintenir l'entreprise en activité et assurer la pérennité des 660 emplois à Cerizay (Deux-Sèvres), un plan B doit être rapidement trouvé. Le plan de reprise initial d'Heuliez par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC) – qui s'était engagé à apporter 16 millions d'euros – est en effet sur le point d'échouer. Lundi, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, qui "n'y croit plus", a même demandé à Louis Petiet, le président de BKC, de se retirer du dossier.

Mais à quelques semaines des élections régionales, la question de la récupération politique est également posée. L'actuel secrétaire d'Etat aux Transports et tête de liste UMP en Poitou-Charentes, Dominique Bussereau, dénonce "la fuite en avant médiatique de madame Royal". Dans un communiqué, son porte-parole Olivier Chartier déplore des "effets d'annonces à répétition […] dont les résultats sont dévastateurs pour Heuliez" et demande à ce que ce dossier "ne soit pas instrumentalisé".

Article La Nouvelle République: Le groupe MACIF renonce à Heuliez

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Par NPA 79 Nord - Publié dans : Bressuire et le bocage - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 14:57
 L'assureur mutualiste niortais Macif a été sollicité pour prendre une participation dans l'équipementier automobile Heuliez, a indiqué lundi une porte-parole du groupe, alors qu'Etat et collectivités cherchent un remplaçant à l'éphémère repreneur BKC. (AFP)


La Macif confirme des contacts pour Heuliez, la Maaf « n’est pas concernée » et la Maif ne commente pas

La mutuelle d'assurances Macif, basée à Niort, a bien été approchée pour une éventuelle participation dans la reprise de l'équipementier automobile Heuliez.

Tout s'est précipité récemment, lorsque Ségolène Royal a affirmé dimanche qu'une "grande entreprise mutualiste de Niort" avait l'"intention d'entrer au capital d'Heuliez". Trois grandes mutuelles sont installées à Niort : Macif, Maif et Maaf. Cette dernière répond qu'elle n'est en rien concernée par le dossier et n'a aucun commentaire sur le sujet. De son côté, la Maif a répondu ne vouloir faire aucun commentaire sur cette affaire.

Contacté, le groupe Macif a reconnu des contacts pour une participation, mais ne se prononcera sur le sujet qu'en fin de semaine. De son côté, la candidate socialiste à la présidence de la région Poitou-Charentes, qui doit faire face à Dominique Bussereau, actuel secrétaire d'Etat aux Transports pour les élections régionales, a prévenu qu'une annonce serait faite mercredi.

En plus d'être économiques, les enjeux sont politiques, puisque 600 salariés sont concernés par l'avenir d'Heuliez, sans compter les répercussions locales liées à la disparition de ces emplois. Rappelons également que les mutuelles profitent de cet effet de proximité et comptent nombre de sociétaires employés par l'équipementier automobile.

Cette logique confirmerait donc la présence d'un assureur dans l'actionnariat d'Heuliez.

site: NEw Assurances:
http://news-assurances.com/pro/blog/2010/02/22/la-macif-confirme-des-contacts-pour-heuliez/


Article Nouvelle République  Mardi 23 Février  lien..........


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Heuliez et BKC : ça suffit les promesses, il faut des preuves liquides !
http://www.npa79.com/article-heuliez-et-bkc-a-suffit-les-promesses-il-faut-des-preuves-liquides-45301318.html


Article Libération - Le groupe Bernard Krief Consulting se taille une réputation sans cash

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Heuliez sous la coupe d'un repreneur voyou ?
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Bressuire et le bocage - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 07:59
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Bressuire et le bocage - Communauté : les anti-capitalistes
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