Droits de l'homme


Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 12:09

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a déposé une plainte auprès du CSA contre le comédien François Cluzet, accusé de "désinformation" et d’"incitation à la haine".

Cette officine qui pourchasse toute prise de position contre la politique mortifère d’Israël tente d’imposer le black-out sur le scandale de l’emprisonnement de Salah Hamouri par l’occupant israélien demandant, entre autre, au ministre de l’intérieur de déchoir de sa nationalité française Salah Hamouri!

François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste et étouffée, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom. Il a dénoncé sur France 2 à une heure de grande écoute, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement de Salah Hamouri citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés. Et surtout il a dénoncé le silence des media, et l’abandon du gouvernement français.

Le CSA saisi par ces apôtres de la négation des droits palestiniens peut et doit rejeter cette saisine liberticide. La télévision française n’est pas aux ordres d’un Etat «voyou» n’en déplaise au BNVCA.

Ce sont ces mêmes officines qui insulte le juge Goldstone et nient, si ce n’est justifient, les massacres de Gaza ou au Liban en 2006.

Le NPA poursuivra ses actions, avec l’ensemble du mouvement de solidarité pour la libération de Salah Hamouri. Tout comme nous assurons François Cluzet de notre entière solidarité.
Le Nouveau parti anticapitaliste a apporté jeudi son soutien à François Cluzet, accusé par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) de "désinformation" et d'"incitation à la haine" concernant l'affaire Salah Hamouri. Le BNVCA a porté plainte auprès du CSA après les propos tenus par le comédien le 8 novembre lors de l'émission à 13h15 le dimanche sur France 2. François Cluzet a affirmé que le détenu franco-palestinien de 24 ans était victime d'un "délit d'opinion". "Cette officine qui pourchasse toute prise de position contre la politique mortifère d'Israël tente d'imposer le black-out sur le scandale de l'emprisonnement de Salah Hamouri par l'occupant israélien demandant, entre autre, au ministre de l'intérieur de déchoir de sa nationalité française Salah Hamouri!", accuse le NPA. Le comédien a agi "en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom" défend le parti. "Le CSA saisi par ces apôtres de la négation des droits palestiniens peut et doit rejeter cette saisine liberticide. La télévision française n'est pas aux ordres d'un Etat "voyou" n'en déplaise au BNVCA".


cliquez ci-dessous pour voir la video incriminée


François CLUZET Parle de Salah HAMOURI

voir article précédents

Niort : soutien du conseil municipal pour la libération de Salah Hamouri !

Repas solidaire, musical et convivial organisé par l’Association France Palestine Solidarité 79

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 06:55

extrait de

Procès des marins du Paoli

Le NPA soutient les syndicalistes

Dans un communiqué publié aujourd'hui, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) annonce que sont porte-parole, Olivier Besancenot, sera présent vendredi au procès des marins syndicalistes du STC qui sont accusés de séquestration de personnes après le détournement du cargo Pascal Paoli en 2005.
Le NPA "condamne cette nouvelle et scandaleuse tentative de criminalisation du mouvement social, apporte son soutien total aux syndicalistes du STC et appelle la gauche politique et sociale à exprimer sa solidarité aux militants  poursuivis par la justice".
Dans cette affaire, les syndicalistes mis en examen risquent 10 ans de prison, la perte de leurs mandats syndicaux ainsi que la perte de leur emploi.

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 09:01
Document iTélé

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 08:15

dépêche AP

Le site Internet gouvernemental du débat sur l'identité nationale reprend des propos de personnalités politiques sans l'accord des intéressés. Plusieurs d'entre elles demandent le retrait de ces reprises.

"L'accord des intéressés n'a pas été demandé car il s'agit de propos publics", expliquait-on mercredi au cabinet du ministre de l'Immigration, contacté par l'Associated Press.

Une déclaration de M. Mélenchon figure dans la rubrique "ils s'expriment", tout comme des reprises de propos de Ségolène Royal, Jean-Pierre Chevènement, François Bayrou ou Olivier Besancenot faisant référence à ce débat.

Contactés par l'Associated Press, les services de communication de François Bayrou et d'Olivier Besancenot ne cachaient par leur surprise, précisant que ni le président du MoDem, ni le porte-parole du NPA n'avaient donné leur accord.

Dans un communiqué diffusé mercredi, Jean-Luc Mélenchon dit avoir découvert "avec stupéfaction" que le site Internet du débat sur l'identité nationale reprenait sans son accord un texte extrait de son blog.

"Je n'ai pourtant jamais été sollicité pour cela et n'ai jamais souhaité apparaître sur le site concerné", ajoute M. Mélenchon. "Je refuse que mon nom et celui du Parti de gauche, qui est aussi mentionné, puissent être ainsi enrôlés au service de la communication gouvernementale", précise-t-il.

Le président du Parti de gauche explique avoir demandé au cabinet du ministre de l'Immigration Eric Besson "de retirer immédiatement ce texte et toute mention" de son nom et de celui de son parti, une demande "pour l'instant sans réponse".

Dans un communiqué, le NPA demande lui aussi le retrait des propos et du nom d'Olivier Besancenot.

"Ce procédé indigne est révélateur de la politique de M. Besson, serviteur zélé de N. Sarkozy, qui ne recule devant aucun moyen pour donner l'illusion d'un consensus sur un débat qui a pour fonction de rabattre vers l'UMP les électeurs qui seraient tentés de voter pour le Front national aux prochaines élections régionales", estime le NPA.

Interrogé à la sortie du conseil des ministres sur un "tri" qui serait effectué dans les interventions sur le site, Eric Besson a assuré qu'il n'y avait "aucune censure". "Il faut que vous sachiez simplement que le premier jour il y a eu 7.000 contributions qui ont été postées et comme nous avons une modération très précise, nous enlevons toute contribution qui puisse avoir un caractère raciste ou xénophobe, elles doivent être doublement lues, j'ai deux personnes de mon cabinet qui les lisent individuellement", a-t-il souligné.

"Vous noterez que dès le début j'ai posté un certain nombre de déclarations hostiles au débat, pourquoi est-ce que je prendrais des déclarations de politiques hostiles au débat, contestant le concept-même d'identité nationale, et que je l'enlèverai sur les blogs, ça n'a aucun sens, c'est juste une question de temps et de patience, il arrive plusieurs milliers de contributions par jour, je suis obligé d'en tenir compte dans la modération, ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de censure", a assuré le ministre.

Le site Internet du grand débat sur l'identité nationale (http://www.debatidentitenationale.fr) a passé le cap des 100.000 visites et des 14.000 contributions, selon le ministère de l'Immigration qui a annoncé mercredi avoir augmenté le nombre de serveurs. AP


extrait du site NPA National

Internationalistes et fiers de l’être !

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Dans le contexte de crise économique et politique actuelle, Sarkozy, relayé par son fidèle « caniche » Besson joue la carte du nationalisme et du racisme: « Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français ».

Le bilan du gouvernement est catastrophique : 700 000 chômeurs de plus en un an, un gel généralisé des salaires, une précarité grandissante, on est loin du « travailler plus pour gagner plus », sans parler des scandales à répétition… À cinq mois des élections régionales, cette offensive politique vise à ressouder l’électorat qui pourrait s’emparer du vote FN pour protester de la pire des manières contre la politique actuelle.

Besson avoue ouvertement l’objectif politique de cette opération lorsqu’il dit : « Nous n’aurions jamais dû abandonner au Front national un certain nombre de valeurs qui font partie du patrimoine républicain ».
On croit rêver, car depuis des années Sarkozy récupère tous les thèmes racistes et sécuritaires du FN afin de phagocyter son électorat. Mais pour que cela marche, il lui faut aller toujours plus loin dans la surenchère. Cette politique n’est pas seulement électoraliste. Elle vise à entretenir les divisions au sein de la classe ouvrière. En faisant de l’immigration un problème, le gouvernement veut faire croire que les étrangers sont une menace, d’où la nécessité de « réaffirmer notre identité nationale ». On trouve des boucs-émissaires qui « piquent le boulot des travailleurs français », on détourne la colère des vrais responsables, les capitalistes. Cet argument fut largement utilisé dans les années qui suivirent la grande crise de 1929, avec les conséquences tragiques que l’on connaît.
Sarkozy s’inscrit complètement dans la politique du « choc des civilisations » qui sert de couverture aux campagnes impérialistes en Orient. Lorsque Besson déclare : « il n’y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l’identité nationale », il instrumentalise les quelques centaines de femmes concernées en les diabolisant, il les enferme chez elles alors qu’il faudrait au contraire leur permettre de se tourner vers l’extérieur, ce qui signifie des moyens pour des centres sociaux, des formations gratuites…

La défense de la laïcité, « valeur nationale », ne manque pas non plus de cynisme, alors que Sarkozy fraîchement élu déclarait en 2007 que « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur », que le gouvernement ne cesse de multiplier les cadeaux à l’enseignement catholique sous contrat...

En fait, cette campagne de stigmatisation est la justification idéologique de la guerre meurtrière que la France mène actuellement en Afghanistan, c’est la préparation d’une éventuelle guerre contre l’Iran…
La gauche devrait dénoncer la manœuvre politique raciste qui ne mènera qu’à opposer les communautés entre elles : blancs contre noirs, occidentaux démocrates contre intégristes musulmans… Or c’est l’inverse ! Ségolène Royal déclare : « ilfaut reconquérir les symboles de la Nation… La Nation, à l’origine, c’est un concept de gauche » et Arnaud Montebourg : « Nous irons défendre les valeurs de la France éternelle ».
Pour nous, anticapitalistes, il faut refuser de défendre l’identité nationale. La nation n’est pas un concept de gauche ! C’est au nom de cette identité, de la mission « civilisatrice de la République française » que l’on a colonisé la moitié du monde de 1880 à 1914. C’est au nom de cette République que l’on a assassiné 35 000 Algériens le 8 mai 1945… Contrairement à Ségolène Royal, nous ne sommes pas fiers du drapeau « bleu-blanc-rouge ». Il est devenu le symbole de l’oppression et de l’exploitation.

C’est toujours derrière le drapeau de la nation qu’on a entraîné les peuples dans les guerres mondiales. Manouchian, dont tout le monde se réclame aujourd’hui, ne luttait pas contre les Allemands mais contre les nazis, son drapeau était rouge et non tricolore. Dès le xixe siècle, les premiers socialistes avaient montré que le nationalisme est l’un des pires obstacles pour abattre le capitalisme car il masque les véritables antagonismes, la lutte des classes. Il donne l’illusion que « Français », nous aurions des intérêts communs avec Pinault, Bouygues, Dassault…
Il est temps d’agir, en regroupant tous ceux qui veulent lutter contre le racisme, pour la régularisation des sans-papiers, contre l’Europe forteresse et impériale. De Bamako, de Caracas, de Gaza, de Kaboul, d’Alger, de New York… nous devons nous unir autour du drapeau de l’internationalisme, reprenant à notre compte la conclusion du Manifeste du Parti communiste, écrit il y a 160 ans, « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ».

Nous sommes internationalistes et fiers de l’être.
Antoine Boulangé


Philippe Descola, professeur au Collège de France


Quand Lévi-Strauss dénonçait l'utilisation politique de l'identité nationale


LEMONDE.FR

En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il. Pour Philippe Descola, professeur au Collège de France et qui a succédé à Claude Lévi-Strauss à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale, "c'est la double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui a conduit Lévi-Strauss à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale".

En quoi la pensée de Lévi-Strauss éclaire-t-elle l'actuel débat sur l'identité nationale ? Philippe Descola : Lévi-Strauss a été très marqué dans sa vie personnelle par l'échec des démocraties

européennes à contenir le fascisme. Alors qu'il avait été tenté par une carrière politique – il était un des espoirs de la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière) lorsqu'il était étudiant et avait tenté de mener une campagne électorale dans les années 1930, interrompue par un accident de voiture –, il a expliqué par la suite qu'il s'était senti disqualifié pour toute entreprise politique pour n'avoir pas su comprendre le danger des idéologies

totalitaires pour les démocraties européennes. Il a également été contraint à l'exil par les lois raciales de Vichy, donc il a pu mesurer, dans sa vie et dans sa personne, ce que signifiait l'adoption par des Etats de politiques d'identité nationale.

Par ailleurs, toute son expérience d'ethnologue montre que l'identité se forge par des interactions sur les frontières, sur les marges d'une collectivité. L'identité ne se constitue en aucune façon d'un catalogue de traits muséifié, comme c'est souvent le cas lorsque des Etats s'emparent de la question de l'identité nationale. Les sociétés se construisent une identité, non pas en puisant dans un fonds comme si on ouvrait des boîtes, des malles et des vieux trésors accumulés et vénérés, mais à travers un rapport constant d'interlocution et de différenciation avec ses

voisins. Et c'est cette double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui l'a conduit à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale.

Le thème de la diversité culturelle lui était cher. Or ses écrits n'ont pas toujours été très bien

compris, notamment Race et Culture, dans lequel il affirme le droit de chaque culture de se

préserver des valeurs de l'autre…

Claude Lévi-Strauss a été un des artisans, après la guerre, de la construction d'une idéologie à l'Unesco qui rendrait impossible les horreurs de la seconde guerre mondiale et ce qui l'avait provoquée : le racisme et le mépris de l'autre. C'est dans ce cadre qu'il a rédigé deux ouvrages. Le premier, Race et Histoire, met en forme le credo de l'Unesco : il n'y a pas de race. S'il existe des différences phénotypiques, celles-ci n'ont aucune incidence sur les compétences cognitives et culturelles des différentes populations. Ce qui compte, c'est la capacité à s'ouvrir à autrui

et à échanger de façon à s'enrichir de la diversité culturelle.

Le deuxième texte, Race et Culture, visait à préciser certains aspects du premier, mettant l'accent sur le fait que pour qu'il puisse y avoir échange et contraste entre sociétés voisines, il faut qu'elles conservent une certaine forme de permanence dans les valeurs et les institutions auxquelles elles sont attachées. Lévi-Strauss voulait souligner que l'échange n'implique pas l'uniformisation. Quand il est entré à l'Académie française, on lui a reproché d'intégrer une institution vieillotte. Or il répondait que les rites et les institutions sont fragiles et que par conséquent, il faut les faire vivre. Il portait, sur les institutions de son propre pays, un regard ethnographique, le

"regard éloigné", celui que l'on porte sur des sociétés distantes.

L'incompréhension du texte Race et Culture ne vient-elle pas aussi d'une confusion entre identité

et culture ?

C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique.

A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation.

La notion de culture a migré de l'autre côté de l'Atlantique avec la première génération d'anthropologues américains – tous d'origine allemande. C'est avec sa fortune dans l'anthropologie américaine qu'elle est revenue en Europe après la guerre. Lévi-Strauss a lui-même fait usage de cette notion de culture, à la fois dans une tradition classique philosophique et dans un sens technique, celui de la tradition allemande.

En Europe, le principe de culture – qui est une façon propre à l'Occident de penser l'identité – a rencontré un succès imminent, avec l'inconvénient de faire croire que les identités sont constituées de systèmes clos. La tradition muséologique a joué un rôle dans ce sens. Croire que l'on peut mettre une culture dans un musée en réunissant des objets à l'intérieur de quelques vitrines est extrêmement réducteur.

Y a-t-il dès lors des alternatives à ce concept de culture ?

Je m'efforce de dépasser ce dualisme entre nature et culture au sein duquel nous sommes plongés. Pour y échapper, il faut imaginer une façon pour les collectifs à la fois humains et non humains de construire ensemble des destinées, des projets. Lévi-Strauss insistait beaucoup sur le fait que c'est dans le rapport aux animaux et aux plantes que se construit l'humanité. C'est dans ces systèmes d'interaction qu'on peut concevoir une façon nouvelle d'appréhender la vie sociale. Ce chantier a été rendu possible grâce à la pensée et l'oeuvre de Claude Lévi-Strauss et

on peut espérer qu'il aura des conséquences politiques.


Propos recueillis par Mathilde Gérard



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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 09:25
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 13:53

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

Premiers signataires :

Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS) • Nathalie Artaud (LO) • Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol) • Olivier Besancenot (NPA) • Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS) • Eric Beynel (porte-parole solidaire) • Michel Bianco (Collectif le travail tue…) • Martine Billard (députée écologiste) • Jean-Jacques Boislaroussie (Alt) • Luc Boltanski (sociologue EHESS) • Gilles Caron (F.O. Banques) • Leila Chaibi (exécutif NPA) • Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS) • Annick Coupé (Solidaires) • Claude Debons (Secr nat PG) • Sandra Demarcq (exécutif NPA) • Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail) • Jacqueline Fraysse (députée PCF 92) • Laurent Garrouste (inspecteur du travail) • Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS) • Benoit Hamon (Porte-parole du PS) • Lucien Jallamion (Porte-Parole de République et Socialisme) • Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS) • Charles Hoareau (CGT Marseille) • Michel Husson (économiste) • Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France) • Arlette Laguiller (LO) • Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) • Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France) • Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu) • Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais) • Noël Mamère (Député Les Verts) • Philippe Marliére (Universitaire) • Caroline Mécary (Copernic) • Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) • Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale) • Roland Muzeau (député PCF) • Willy Pelletier (Copernic) • Christian Picquet (Gauche unitaire) • Jean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF) • Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII) • Bob Siné (dessinateur, patron de presse) • Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm) • Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS)

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 11:20

extrait de Corse matin -

Bastia

Olivier Besancenot avec les marins du STC

Paru aujourd'hui, samedi 31 octobre 2009
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Photo : Gérard Baldocchi
Olivier Besancenot sera aux côtés d'Alain Mosconi lors du rassemblement organisé aujourd'hui, à Bastia, en soutien aux marins STC du Pascal-Paoli.

Il ne passera pas inaperçu parmi les manifestants qui défileront cet après-midi dans les rues de Bastia en soutien aux quatre marins STC de la SNCM jugés en correctionnelle les 19 et 20 novembre à Marseille pour s'être emparés le 28 septembre 2005 du navire Pascal-Paoli.

La présence d'Olivier Besancenot est pour les quatre prévenus - Alain Mosconi, ses frères, Jean-Marc et Patrick, et Félix da Gregorio - un soutien de poids, s'ajoutant à ceux qu'ils ont déjà reçus au-delà de la sphère nationaliste.

Le porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste a fait le voyage exprès pour être aux côtés d'Alain Mosconi qui figurait en troisième place sur la liste NPA (région Sud-Est) aux dernières élections européennes.

« Nous n'imaginons pas autre chose que la relaxe »

« C'est un devoir élémentaire de solidarité que de venir soutenir Alain qui est un ami personnel et un camarade », explique Olivier Besancenot. « Il gêne l'État français et Veolia à plus d'un titre : il est à la fois un syndicaliste radical, un patriote corse et un militant anticapitaliste qui s'est immiscé, lors des Européennes, sur la scène politique. C'est aussi l'occasion de dire à l'État que ce combat n'est pas que celui du peuple corse.

« Au lendemain des Européennes - ce n'est pas un hasard -, l'État a envoyé un message politique en portant cette affaire devant un tribunal correctionnel. Nous avons reçu le message et nous allons lui adresser une réponse à sa hauteur afin de lui signifier que les marins du STC ne sont pas seuls, poursuit Olivier Besancenot. La criminalisation de l'action syndicale est dans l'air du temps et nous ne pouvons pas l'accepter. »

Quant à l'issue du procès - le NPA sera d'ailleurs représenté à Marseille -, il « ne peut pas imaginer, comme toute personne attachée à la démocratie, autre chose que la relaxe. « S'il fallait traduire quelqu'un en justice, ce serait plutôt le fonds d'investissement Butler qui s'est enrichi grâce aux deniers publics en réalisant une belle plus-value de 62 millions d'euros sur une entreprise dont on a dit lorsqu'elle a été privatisée qu'elle ne valait plus rien ! »

Quant au « détournement » du Pascal-Paoli, c'est une action « spectaculaire et radicale mais légitime car il s'agissait d'une réaction de fierté et de dignité au scandale et à l'agression que constituait la privatisation de la SNCM. Elle a d'ailleurs suscité beaucoup de sympathie parmi les travailleurs continentaux qui ont également jugé totalement disproportionnée l'intervention du GIGN. « L'action du STC n'était pas un acte minoritaire : elle avait un aspect précurseur qui a trouvé un écho sur le continent. »

« Une action légitime

en réaction à un scandale »

S'il est là en tant que militant syndical et travailleur, Olivier Besancenot entend également apporter un soutien politique, celui d'un « militant internationaliste et anticolonialiste favorable au droit à l'autodétermination à l'image du message que nous avons également porté en Kanakie et en Guadeloupe. »

Sa présence à Bastia lui donnera d'ailleurs l'opportunité de rencontrer ses « cousins et camarades de combat » d'A Manca naziunale : « Je ne suis pas Corse mais je me sens concerné par ces revendications qui associent questions sociales et nationales et irritent l'état français et les grands groupes industriels. »

Alain Mosconi, quant à lui, se réjouit de la présence d'Olivier Besancenot : « Le NPA est le parti français qui va le plus loin par rapport à la question politique corse. Heureusement qu'il y a en France des progressistes sur lesquels nous pouvons nous appuyer. »

Fabrice Laurent


AFP
Un millier de manifestants à Bastia en soutien à quatre marins jugés en novembre

BASTIA — Un millier de personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé samedi à Bastia en soutien à quatre marins syndicalistes corses qui seront jugés en novembre à Marseille pour avoir détourné en 2005 un navire de la SNCM dont ils dénonçaient la privatisation.

Les responsables de tous les syndicats insulaires ont ouvert le cortège derrière l'unique banderole de la manifestation où il était inscrit "Non à la répression anti-syndicaliste", a constaté une journaliste de l'AFP.

Une quarantaine de syndicats, associations et personnalités politiques ont pris part au défilé, parmi lesquelles Olivier Besancenot (NPA), les eurodéputés Verts Michèle Rivasi et François Alfonsi ou bien encore l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni.

"Nous demandons la relaxe pour les quatre marins du Pascal Paoli et dénonçons la montée de la répression anti-syndicaliste un peu partout", a déclaré à l'AFP André Paccou, représentant en Corse de la ligue droits de l'Homme (LDH). "Pour nous, il y a un lien entre cette répression et la remise en cause des acquis sociaux", a-t-il ajouté.

"Passer en procès pour un acte syndical est une antinomie dans une société démocratique", a affirmé Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marins, qui comparaîtra avec trois collègues les 19 et 20 devant le tribunal correctionnel de Marseille.

"Nous ne sommes ni des criminels, ni des délinquants, mais des syndicalistes", a-t-il poursuivi

Alain Mosconi, ses deux frères Jean-Marc et Patrick ainsi qu'un délégué syndical STC de la SNCM, Félix Dagregorio, seront jugés pour séquestration de personnes lors du détournement en octobre 2005 du cargo mixte Pascal Paoli dans le port de Marseille, alors en grève contre la privatisation de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM).

Les manifestants ont relié dans le calme la place d'armes à la place Saint-Nicolas, certains d'entre eux portant un T-shirt blanc sur lequel était imprimé le bateau Pascal Paoli. A l'issue de la marche, les représentants des syndicats prenaient la parole à tour de rôle.

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 08:12
Document iTélé.
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 18:39
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Les étrangers, même en possession de papiers provisoires, subissent des discriminations pour l’obtention des allocations familiales.

Depuis plusieurs années, des étrangers (hors Communauté européenne) introduisent des recours contre le refus des CAF de prendre en compte leurs enfants venus en France hors regroupement familial dans le calcul des prestations familiales et de l’aide au logement.

Aujourd’hui, la majorité de ces recours aboutissent favorablement, mais seuls les étrangers informés et prêts à se lancer dans la bataille récupèrent leurs droits, parfois jusqu’à 600/700 euros mensuels avec un rappel pouvant aller jusqu’à deux ans1. Même si cela représente peu rapporté aux 31,1 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales offerts aux entreprises, en 2008, cela améliore le quotidien des familles pillées en toute impunité et chaque nouveau combat gagné fait avancer un peu plus la lutte pour l’égalité des droits entre Français et étrangers.

C’est sous la pression de députés d’extrême droite et de leurs discours sur la préférence nationale qu’un décret d’application de la loi du 29 décembre 1986 a introduit dans le code de la Sécurité sociale la condition de « régularité de séjour » des enfants étrangers nés hors de France pour bénéficier de certaines prestations. Une première décision de la Cour de cassation a condamné en 2004 l’application de cette loi au regard de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Convention internationale des droits de l’enfant. La Défenseure des enfants2 a adressé une proposition de réforme au ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale pour que les prestations soient accordées à tous les enfants étrangers. En 2006, le code de la Sécu est légèrement modifié et étend le droit aux prestations à certains mineurs étrangers entrés hors regroupement familial, mais cela reste totalement insatisfaisant.

Dans une délibération de 2008, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) « recommande » au ministre de la Santé d’initier une modification du code de la Sécurité sociale. Malgré toutes ces interventions et une jurisprudence importante, la loi n’a toujours pas été changée. Le gouvernement continue de refuser de modifier une législation qui viole le principe d’égalité contenu dans de nombreux textes internationaux que la France a ratifiés.

Le RSA est un autre exemple de discrimination. Outre le fait qu’il ne répond en rien aux exigences que nous portons avec le mouvement social, il est frappant de constater que là encore, la loi impose des conditions supplémentaires aux étrangers et viole une fois de plus les textes internationaux. On exige en effet des non-communautaires disposant d’une carte de séjour temporaire (1 an) avec autorisation de travail, de justifier de cinq ans de résidence régulière sur le territoire pour prétendre au RSA. En 2008, la Halde a considéré ces dispositions comme discriminatoires.

Revendiquer la liberté de circulation et d’installation est essentielle, mais il faut préciser ce que cela implique, à savoir l’égalité des droits, que l’on soit Français, Malien ou Roumain (les étrangers communautaires ne sont pas épargnés et subissent de nombreuses discriminations et traitements illégaux depuis quelques années). Il est important de lutter pour l’égalité en commençant par informer sur nos lieux de travail, dans nos quartiers et partout où l’on rencontre des personnes concernées par ce hold-up. Les CAF doivent cesser de bafouer les droits des étrangers.

Muriel Bombardi

1. Un kit réalisé par Aides explique les textes en détail, la procédure et propose des modèles de recours :
www.educationsansfrontieres.org Voir également la note actualisée du Gisti : www.gisti.org

  1. Autorité indépendante créée en 2000, chargée de défendre et promouvoir les droits de l*fenfant, dont le gouvernement vient de décider la suppression
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 15:49


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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 22:37

Ci-dessous le communiqué du comité de soutien à Jean-Salvy et Samuel. Ils ont été libérés cet après-midi mais ils sont toujours menacés le parquet fait appel . Il ne faut pas relacher le soutien , pour eux et pour Patrick toujours incarcéré

mardi 20 octobre 2009
par redac-npa86

Samedi 24 octobre (14h00) "Le Comité de soutien à Jean-Salvy et Samuel " communique

Jean-Salvy, Samuel, Patrick, …

LA MOBILISATION CONTINUE !

Après le rassemblement pacifique qui a réuni 1000 personnes samedi 17 octobre, Après la manifestation solidaire organisée le lundi 19 par le Collectif anti-répression de Poitiers, Le mouvement doit absolument se poursuivre et s’amplifier :
- pour la libération de Jean-Salvy et Samuel
- pour la révision de toutes les condamnations qui font suite aux évènements graves du 10 octobre.

Avec eux, jeudi matin à 9h

Jeudi matin, à 9h, Samuel, Jean-Salvy et Patrick seront présentés devant la Cour d’appel de Poitiers qui examinera la demande de mise en liberté présentée par leurs avocats. Si leur demande de mise en liberté est rejetée, ils pourraient rester incarcérés jusqu’au procès en appel (dont nous ne connaissons pas encore la date). Jeudi matin, nos amis doivent savoir que nous sommes avec eux, solidaires et nombreux.

En une semaine, ce sont plus de 2000 signataires qui ont rejoint notre appel sur internet (http://5237.lapetition.be/) Notre blog de soutien compte désormais plus de 10 000 visites. (http://soutiensametjeansalvy.over-b…) Nous recevons chaque jour des dizaines de messages de soutien, qui nous encouragent à ne pas baisser les bras.

Du bruit pour la Justice

Cet élan de solidarité autour d’une telle injustice doit continuer à résonner dans tout le pays… Nous aimerions former une grande chaîne humaine autour du Palais de Justice, emmenés par des musiciens, avant d’avancer jusqu’à la Place de la Liberté. Il faut que notre désir de Justice soit entendu ! C’est pourquoi, après le rassemblement silencieux de samedi dernier, nous appelons à un nouveau rassemblement pacifique et musical :

Samedi 24 octobre, à 14h00, devant le Palais de Justice

Quelle que soit l’issue de la demande de mise en liberté de jeudi, nous devrons rester mobilisés, et informer toujours davantage, jusqu’à l’ouverture du procès en appel. Il nous faudra également veiller au sort des autres inculpés. Au delà, nous devrons continuer à informer, à encourager un engagement citoyen et une vigilance de chacun si de telles injustices venaient à se multiplier dans le pays. Nous considérons que la situation est très grave. Nous encourageons chacun à relayer l’information et à mobiliser toujours davantage.

Pour Jean-Salvy, pour Samuel, pour les autres inculpés, Pour tous les citoyens qui croient encore en la justice de notre pays, Restons mobilisés ! Le mouvement continue !

Mercredi 21 octobre 2009,

Le Comité de soutien. soutiensametjeansalvy@gmail.com

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 13:06


(AFP) Olivier Besancenot, qui a été assigné en diffamation en 2008 pour avoir affirmé que le Taser avait provoqué des décès aux États-Unis, a dénoncé jeudi le "cynisme" du fabricant américain de pistolets à décharge électrique. La société Taser a reconnu pour la première fois que l'impulsion électrique de ses pistolets controversés pouvait provoquer un risque cardiaque "extrêmement faible" et conseille aux policiers de ne pas viser le thorax. "Le fait que la société Taser elle-même reconnaisse qu'il y a un risque même minime, je ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise nouvelle, c'est plutôt les deux à la fois", a déclaré Olivier Besancenot sur Europe 1. "Une mauvaise" parce que cela souligne "un peu plus" la "dangerosité de ce pistolet à décharge électrique", et "peut-être une bonne parce que c'est une polémique supplémentaire qui s'ajoute à toutes les autres", a-t-il poursuivi.

Pour le leader du NPA, "nous expliquer avec un certain cynisme que du coup, il ne faut surtout pas tirer vers le coeur, c'est bien gentil mais ça s'ajoute à toutes les recommandations du ministère de l'Intérieur qui explique que les forces de l'ordre ne doivent utiliser le pistolet Taser qu'après être sûres que la personne en face d'elle n'est pas enceinte", n'est "pas liée à des addictions" et "n'a pas des problèmes cardiaques". "La vie et la sécurité des citoyens, notamment dans les quartiers populaires, vaut beaucoup plus que les contrats commerciaux de la société Taser", a-t-il plaidé. En novembre 2008, l'importateur français du Taser avait perdu son procès en diffamation contre Olivier Besancenot. SMP Technologies, qui distribue le Taser en France, reprochait au porte-parole de la LCR (aujourd'hui NPA) d'avoir affirmé sur son blog, en juin 2007, que ce pistolet "aurait probablement déjà fait taire plus de 150 personnes aux USA", des chiffres tirés d'un rapport d'Amnesty International.

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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 09:25
Manifestation d'au moins 1000 personnes à Poitiers en défense de l'innocence de Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte. Les policiers ont en plus arrêté trois personnes sous l'accusation d'avoir prononcé une parole insultante envers le procureur "assez haut pour que tout le monde l'entende".

Nous rappelons que nous avons en France un président de la République qui se permet d'insulter une partie de la population en la traitant de "racaille", d'insulter quelqu'un devant toutes les télévisions en lui disant "casse-toi pauvre con" et que lui n'est jamais arrêté ni même mis a l'amende.

Nous rappelons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux organise une manifestation en défense de tous les condamnés ce Lundi 19 Octobre à Poitiers à 17h30 - rassemblement place d'Armes

voir: Poitiers - Rassemblement "Non à la répression !" - Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux


ci-dessous article de la Nouvelle République de la Vienne
-lien  La manifestation pacifique dégénère à Poitiers



voir aussi dans le même journal: 3 personnes interpelées 



Les événement vus par le Comité de Soutien à Samuel et Jean-Salvy

Un rassemblement solidaire et serein

 
Nous étions 1000 ! Comptés un à un, mille personnes de toutes générations, solidaires de Samuel, de Jean-Salvy et des autres inculpés. Mille, rassemblés autour des parents de nos amis à témoigner le plus calmement du monde d'un réel sentiment d'injustice. Mille visages émus. Mille cœurs remplis d'une grande révolte contenue. Tous face au Palais de Justice dont nous étions nombreux à nous demander s'il portait encore bien son nom. Quelques photos de Sam et Jean-Salvy ont été brandies face au soleil, appuyées d'une citation de Jacques Prévert : « Quand la vérité n'est pas libre, la vérité n'est pas vraie ».

Aucun slogan trop politique, aucune banderole trop polémique, aucune violence, ... Tels que l'avaient souhaité les familles. On avait envie de témoigner à nos potes que nous étions derrière eux, simplement parce qu'on se sentait tellement impuissants.


Après une courte intervention du papa de Jean-Salvy, nous avons avancé en direction du Parc de Blossac, là où on aime se retrouver pour jouer au foot ou refaire le monde les soirs d'été. Nous avons marché ensemble, main dans la main, calmement, derrière une seule et unique banderole : « Liberté pour eux, justice pour tous ». Nous avions dans nos esprits l'image de nos potes, l'image de ceux qui auraient dû être là, avec nous, comme ils l'étaient de tous les rassemblements et de toutes les manifestations qui leur semblaient justes. Le cortège a défilé au milieu des arbres avant de s'arrêter devant une stèle dédiée à la Résistance. Les familles ont pris la parole pour nous remercier et nous inviter à une dispersion sereine.

Que s'est-il passé après le rassemblement ? (rédigé à partir de témoignages recueillis auprès de diverses personnes qui se trouvaient à proximité des policiers) :

Au moment où nous sommes arrivés à Blossac, les policiers étaient là. Nous avons appris que 5 bus de CRS nous attendaient également au Rond point de l'Eglise Notre-Dame. Le cordon de policiers présents devant nous devant le monument de la Résistance, flash-balls à la main, le visage tendu, attendaient visiblement qu'un incident ait lieu pour intervenir. En les voyant, un homme d'une soixantaine d'année que le rassemblement avait réellement bouleversé à lancé pour protester à leur angoissante présence : « Vous êtes des papons. Y'a pas de justice ». Un policier a alors lancé : « arrêtez-le ! ». Il a voulu s'enfuir mais trois policiers l'ont poursuivis. Sa femme en pleurs, a dit : « Il ne va pas bien, il est cardiaque ».

La foule, sans aucune violence physique, s'est indignée. Nous avons protesté et avons suivi les policiers qui emmenaient l'homme, avant de nous voir tous enfermés dans le parc de Blossac, les policiers en ayant fermé les immenses grilles. L'homme a été conduit au poste de Police accompagné de trois hommes qui ont tenté de s'interposer. A l'heure qu'il est, ils ont été libéré.

 
Nous resterons vigilants quant aux éventuelles poursuites contre les quatre personnes qui ont été arrêtées aujourd'hui.
 
 

Toutefois, nous ne rentrerons pas dans le jeu de ceux qui n'attendaient qu'une chose : que notre rassemblement tourne mal pour décrédibiliser nos actions et nous assimiler à des casseurs.  

Retenons de cette journée ce qu'elle a été : une impressionnante mobilisation calme et sereine, un émouvant moment de soutien à nos amis, un vibrant appel à la justice.

Pour Jean-Salvy, pour Samuel, pour les autres inculpés,

Pour tous les citoyens qui croient encore en la justice de notre pays,

Restons mobilisés ! Le mouvement continue !
Le Comité de soutien


Et le version des faits du Comité antirépression

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

Communiqué de presse du 17 octobre

Posté par anticriminalisation le 18 octobre 2009

Ce samedi 17 octobre 2009 s’est tenu un rassemblement de soutien aux inculpé-e-s de la journée anti-carcérale du 10 octobre à Poitiers. Mille personnes ont défilé.

A la fin de ce rassemblement, nous avons eu l’occasion d’assister à une énième démonstration de force de la part des représentants de l’ordre. Malgré une ambiance des plus calmes, les forces de l’ordre ont procédé à trois interpellations, interpellations dont l’origine est une provocation policière.

Nous pouvons désormais vous informer de la libération des trois interpellés.
On a vu des policiers avec des flash-balls en position de tir tendu en direction de la foule, on a assisté à l'enfermement de cette manifestation dans le parc Blosssac où la manifestation était venue jusqu'au monument honorant la Résistance et ceux qui ont donné leurs vies quand il était minuit dans le siècle.

Poitiers devient-elle la ville où la police de Sarkozy expérimente les provocations les plus odieuses ? Certains ont entendu un commissaire pérorer : « Aujourd’hui c’était une mise en bouche, lundi on veut des têtes ». Le pouvoir veut-il interdire toutes les manifestations ? La police et ses éléments les plus provocateurs a-t-elle tous les droits à Poitiers ? Existe-t-il un état d'urgence sur le point d'être décrété par le pouvoir en place ? Nous appelons toutes les personnes pour qui la défense des libertés veut dire quelque chose à ne pas se laisser intimider. Nous appelons à manifester : c'est notre droit !
Ce lundi se tiendra un nouveau rassemblement de soutien aux inculpé-e-s du 10 octobre, à 17h30 Place d’Armes. Soyons nombreux et solidaires !

Une soirée de soutien est également organisée jeudi 22 octobre, à partir de 19h à la Maison de Quartier des 3 Cités, avec concert, repas et discussion.

Pour tout don solidaire pour soutenir tous les inculpés-condamnés-emprisonnés, adresser un chèque à l'ordre de « Acratie ». Adresse : Acratie (CAR) 86310 LA BUSSIERE. Mettre au dos du chèque : “solidarité Poitiers”.

Lundi 19 octobre : Rassemblement 17h30 Place d’Armes

Jeudi 22 octobre : Soirée de soutien, 19h Maison de Quartier des Trois Cités, salle Place de France.

Venez nombreux et nombreuses !

Solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s

Rejoignez massivement le Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux


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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 11:45
150 retraités se sont rassemblés ce Vendredi matin devant la préfecture à l'appel  de la CFDT, CFE-CGC, CGT, FGR-FP,UNSA. Ils ont réclamé au gouvernement de répondre aux revendications prioritaires ci-dessous

- Mintien du pouvoir d'achat largement affecté par la suppression de la revalorisation des pensions pendant le 1er trimestre 2009 et l'agmentation des prix dont la hausse annuelle a été de 2,8% (source INSEE)
- Application de mesures concrètes aux retraités dont les revenus sont inférieurs au SMIC mensuel net (1037,53 €)
- Abandon du projet de décret gouvernemental libéralisant et augmentant le coût de l'hébergement dans les maisons de retraites publiques à but non lucratif. Cette mesure entrainera du reste à charge, créera des disparités entre les personnes hébergées et accentuera les inégalités territoriales
- Annulation des récentes annonces gouvernementales concernant l'augmentation du forfait hospitalier et le déremboursement de certains médicaments.
- etc...



Pour l'exemple nous vous citons Monique, d'abord au travail comme ouvrière puis arrêt pour élever les enfants , ensuite femme de ménages et qui se retrouve à 63 ans avec 880 € mensuels, pour carrière incomplète (beaucoup de femmes sont dans son cas).
voir la Nouvelle République d'aujourd'hui:  Avec une petite retraite Monique fait face mais...

Dans le Poitou-Charente 15.370 personnes ont pour seul revenu, le minimum veillesse soit 677€ par mois.
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 07:42

extrait de Libération

Médecins du Monde publie ce jeudi son rapport annuel sur l'accès aux soins des plus démunis. Et dénonce les récentes entraves à l'action des humanitaires sur le terrain.

Par MARIE PIQUEMAL

Le Dr Olivier Bernard, médecin pédiatre à Marseille, président de Médecins du Monde.

Le Dr Olivier Bernard, médecin pédiatre à Marseille, président de Médecins du Monde. (AFP Pierre Verdy)

L'accès aux soins ne doit pas devenir un privilège, c'est un droit fondamental. Il n'est pas inutile de le rappeler à la lecture du rapport annuel de Médecins du monde sur l'accès aux soins des populations les plus démunies, publié aujourd'hui (Télécharger en pdf). Un baromètre qui a une résonance particulière cette année, dix ans après la création de la Couverture maladie universelle (CMU) et de l'Aide médicale d'Etat (AME) pour les étrangers en situation irrégulière. Deux dispositifs censés garantir le droit à la santé pour tous. Pourtant dix ans après, des progrès restent à faire.

«Le vrai problème aujourd'hui, c'est l'accès aux droits, commence le Dr Olivier Bernard, le président de Médecins du Monde. 8 patients sur 10 que l'on reçoit dans nos centres n'ont aucune couverture maladie alors qu'ils y ont droit !» Pourquoi ? Manque d'information et de connaissance des dispositifs, d'abord. De fait, le dispositif CMU, prévu pour 6 millions de personnes, ne touche aujourd'hui que 4,8 millions de patients. «Les démarches administratives sont de plus en plus compliquées. Par exemple, pour bénéficier de la complémentaire gratuite, il faut faire une demande en plus de la CMU de base...», explique le Dr Jeannine Rochefort, responsable du Centre d'accueil, de soins et d'orientation (Caso) de Saint-Denis, l'une des 22 antennes de Médecins du monde dispatchées sur le territoire. Au total, près de 25.000 patients démunis ont été pris en charge dans ces centres l'année dernière: «on les soigne, on les aide à ouvrir leurs droits et on les réoriente vers le système médical classique», résume une bénévole.

La peur des dénonciations

A la complexité administrative s'ajoute souvent la barrière de la langue. 80% des patients pris en charge dans les Caso sont des étrangers en situation irrégulière. La plupart ignorent qu'ils peuvent bénéficier de l'Aide médicale d'Etat à partir du troisième mois passé en France. Pire. «Même ceux qui connaissent leurs droits ne viennent pas facilement, ils ont peur des dénonciations», déplore Olivier Bernard. «C'est un constat, fait par nos équipes de terrain, au quotidien. Il y a une pression sur les bénéficiaires potentiels. Par exemple, à Marseille, il y a régulièrement un car de police à l'angle de la rue, près du centre...»

Du coup, les sans-papiers hésitent à franchir la porte des centres, et repoussent l'ouverture de leurs droits. Ils attendent le dernier moment pour se faire soigner. Voilà le deuxième motif d'inquiétude, pointé du doigt ce matin lors de la conférence de presse. «Les recours tardifs aux soins sont en augmentation, représentant 18% des consultations en 2008 (contre 11% en 2007)», souligne le président. Le Dr Claude Martine, responsable du centre d'accueil à Paris, insiste sur «l'absurdité» économique et sanitaire d'une telle situation: «Les patients arrivent de fait avec des pathologies lourdes et donc coûteuses à prendre en charge... Bien plus que s'ils avaient été pris en charge plus tôt. Les freins à l'accès aux soins sont vraiment irrationnels.»

Plus généralement, les représentants de Médecins du Monde présents ce matin à la conférence de presse, ont dénoncé avec véhémence le contexte de répression ambiant. Et les entraves à l'action des humanitaires sur le terrain, devenues monnaies courantes ces derniers mois. Dernier exemple en date: l'expulsion des migrants à Calais en pleine épidémie de gale, rendant très difficile le travail des médecins bénévoles, les expulsions entraînant des ruptures de soins.

Demain, le président de l'ONG, Olivier Bernard doit rencontrer la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Avec une pile de revendications sous le bras et un mot d'ordre : «La santé ne peut être assujettie à la seule logique sécuritaire.»

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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