Politique


Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 09:00

Image A l'Université d'été du NPA ! 

Militante et internationaliste...

La deuxième université d'été du NPA sera un moment privilégié pour bien préparer la rentrée sociale et politique. Elle sera aussi un carrefour international, moment d'échange avec des militants venus de différents coins de la planète.

Nul ne doute que la lutte contre les projets gouvernement sur les retraites constituera l'affrontement central dès les premiers jours de septembre. Pour préparer la journée de grève et de mobilisation du 7 septembre, discuter des suites et de nos propositions alternatives, la direction du NPA a invité l'ensemble de la gauche sociale et politique à un grand meeting unitaire qui aura lieu dans le cadre de l'université d'été le vendredi 27 août. Autour d'Olivier Besancenot, les représentants des partis politiques de gauche, de différentes organisations syndicales et d'ATTAC et de la Fondation Copernic prendront la parole, annonçant ainsi une rentrée sociale que l'on espère aussi chaude que le soleil de Port Leucate...

Des invités, il y en aura aussi plusieurs à la table ronde consacrée à la crise européenne. Des représentants de partis de la gauche anticapitaliste européenne, dont évidemment un groupe de militants grecs, présenteront ensemble quelles sont les réponses communes que l'on peut défendre à l'échelle du continent contre les politiques d'austérité mis en oeuvre par les classes dirigeantes. Tracer les convergences programmatiques en vue de la constitution d'une véritable force anticapitaliste européenne sera l'un des enjeux de cette table ronde.

Une ouverture vers les grandes questions internationales que l'on retrouvera aussi dans le reste du programme. Dans le cadre du cycle central « pour un socialisme du XXIème siècle », différentes expériences de rupture avec le système capitalisme et d'autoorganisation seront analysées. Amérique du Sud et Antilles seront bien évidemment abordés, non comme des modèles mais pour tirer des enseignements vivants en compagnie de militants qui en ont été les acteurs.

La commission internationale du NPA proposera aussi de discuter de la situation sociale et politique dans différents coins de notre planète. Quelles luttes en Afrique noire et au Maghreb, quel rôle joue l'Etat d'Israel au Moyen-Orient, ou en est la question kurde, le mouvement altermondialiste après Copenhague et Cochabamba... autant de sujets de discussion qui nous permettront de décliner une politique anticapitaliste en plusieurs langues, quelquefois en présence d'invités.

Et si ce bain international ne vous a toujours pas convaincu de venir, pourquoi ne pas tout simplement vous dire que même en soirée, on ne s'ennuiera pas du côté de Port Leucate : avant-première de l'adaptation de son roman « les vivants et les morts » présentée par son auteur Gérard Mordillat ; avant-première du film consacré au dessinateur Siné « Mourir ? Plutot crever ! » présenté par sa fille, réalisatrice du film ; concert de Bossa et Jazz ; présentation de documentaires ; rencontres diverses ; et une première soirée hommage à Daniel Bensaid (à qui sera aussi consacré deux séances du programme).

Que demande le peuple ? Ou et quand ? Du mercredi 25 au samedi 28 aout à Port Leucate, c'est là où il fera bon être anticapitaliste !

La commission Université d'été

 

Université NPA 2009. TF1 24/08/2009

Université d'été NPA: sous le socialisme, la plage...

Un lieu de formation....

Slam au soleil...Université d'été du NPA.

Un débat sur les quartiers populaires à l'université d'été du NPA...(partie 1)

Un débat sur les quartiers populaires à l'université d'été du NPA...(partie 2)

Atelier sur la campagne BDS (avec Omar Barghouti, université d'été du NPA)

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Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 12:41

 

Retraites : arnaque du gouvernement n°1....

Le gouvernement affirme que nous allons vivre centenaire et qu'il faut donc travailler plus longtemps. Le gouvernement nous ment !

 

Retraites : arnaque du gouvernement n°2....

Le gouvernement affirme que nous allons vivre centenaire et qu'il faut donc travailler plus longtemps. Le gouvernement nous ment !

 

Retraites : dans la manif parisienne le 24 juin....

Retraites : arnaque du gouvernement n°4....

Le gouvernement affirme que nous allons vivre centenaire et qu'il faut donc travailler plus longtemps. Le gouvernement nous ment !

 

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 15:11

(AFP) - Olivier Besancenot, très mobilisé contre la réforme "inacceptable" du gouvernement sur les retraites, croit au rebond du NPA après sa "gamelle" des régionales mais pour cela, le parti devra "se faire violence".
Depuis début juin, après une période d'abstinence médiatique, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste sillonne la France avec le collectif unitaire retraites, mené par Attac et la Fondation Copernic auquel participent partis politiques - PS inclus - et syndicats.
Après un meeting à Marseille le 7 juin auprès de Marie-George Buffet (PCF), à Lyon le 10, à Rouen le 15 et une manifestation "Lundi au soleil" sur le retraites lundi à Paris, le leader anticapitaliste était mardi à Lille, la ville de Martine Aubry.

Mais la patronne du Parti socialiste n'est "pas venue", raille, auprès de l'AFP, M. Besancenot. Selon lui, "le PS, sous la pression de la campagne unitaire, a été obligé de prendre position sur la retraite à 60 ans, ce qui n'était pas gagné" après le quiproquo autour d'un départ "vers 61 ans ou 62 ans" évoqué par Mme Aubry en janvier.
"Aujourd'hui on tape sur le même clou", se réjouit le leader du NPA pointant toutefois des "désaccords" avec le PS comme le retour aux 37, 5 annuités pour tous, souhaité par les anticapitalistes.
Sans oublier de cogner sur sa cible favorite ("Nicolas Sarkozy a décidé de passer vite et fort, mais n'est pas Margaret Thatcher qui veut!"), il pense que l'"arc de force" d'une "gauche sociale et politique soudée" peut faire reculer le gouvernement, comme pour le CPE en 2006.
Quant à Eric Woerth, pris dans l'affaire Bettencourt, "à chaque fois qu'il parle, c'est des manifestants de plus dans la rue", jubile-t-il, se félicitant que "le sponsor L'Oréal" se soit "transformé en boulet".
A nouveau le pied à l'étrier grâce aux retraites mais en baisse dans le sondages, Olivier Besancenot qui est moins courtisé par les médias, assume totalement sa "discrétion médiatique" d'après-régionales, "par humilité".
Avec 3, 1% des voix en Ile-de-France où il était tête de liste et 2, 5% au niveau national, il reconnaît une "gamelle électorale" qui doit être "salutaire" alors que le NPA s'est divisé autour d'une candidate voilée pendant la campagne et que de nombreux militants ne comprennent pas sa stratégie en solo face au Front de gauche PCF-PG.
"Nos difficultés sont multiples : problèmes d'orientation, de programme politique, de fonctionnement et de personnalisation", reconnaît M. Besancenot pour qui "il faut régler ces questions et se faire violence" au congrès de novembre qui suivra l'université d'été (25-28 août) où seront invité l'ensemble des partis de gauche et syndicats.
"Tout ne pourra pas être tranché" en novembre, prévient M. Besancenot. Mais "je sais que le NPA rebondira" et qu'"on trouvera les solutions à notre crise", se persuade le facteur de Neuilly.
Lassé d'être porte-parole, l'ex-candidat à la présidentielle qui ne parle pas de 2012, souhaite "être utilisé à d'autres places" au NPA et milite pour un porte-parolat à plusieurs voix. En attendant, il s'implique dans la création d'une gauche anticapitaliste européenne et s'investit, pour développer "l'éducation populaire", dans la Société Louise Michel, créée par un de ses mentors Daniel Bensaïd, décédé récemment.
M. Besancenot prépare en tout cas déjà la rentrée sociale. "C'est la première fois depuis longtemps qu'elle est annoncée aussi tôt!" souligne-t-il, promettant un "gros meeting" à Montreuil le 8 septembre avec le collectif unitaire, au lendemain de la nouvelle journée de manifestations.
jud/sm/db

Par Julie DUCOURAU

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 12:22

 

Affaire Bettencourt/Woerth : 15 jours de révélations explosives

Deux semaines pendant lesquelles il ne s'est pratiquement pas passé un jour sans qu'une nouvelle révélation ne fasse glisser, chaque fois un peu plus, l'affaire Bettencourt vers ce qui est désormais l'affaire Woerth.

 

Eric Woerth (AFP)
Eric Woerth (AFP)

Eric Woerth n'a décidément pas eu un moment de répit ces quinze derniers jours. Depuis la publication dans la presse des extraits d'enregistrements pirates de conversations entre Liliane Bettencourt et le gestionnaire de sa fortune, c'est l'effet domino : les révélations, toutes plus embarrassantes les unes que les autres pour le ministre du Travail, ne cessent de pleuvoir. En voici la chronique.

 

Mercredi 16 juin

Mediapart et Le Point publient les transcriptions d'extraits d'enregistrements pirates de conversations entre Liliane Bettencourt et le gestionnaire de sa fortune Patrice de Maistre. Ils proviennent d'un dictaphone que l'ancien maître d'Hôtel de la milliardaire a dissimulé, entre mai 2009 et mai 2010, dans la salle de l'hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine où elle a l'habitude de tenir ses réunions d'affaires. Ce dernier les a transmis à la fille de l'héritière de L'Oréal, Françoise Meyers-Bettencourt, qui elle-même les a apportés à la police. Ces conversations mettent en lumière les "fragilités" psychologiques de la milliardaire, âgée de 87 ans. Mais elles révèlent aussi des "opérations financières destinées à échapper au fisc", des "relations avec le ministre Woerth et son épouse" (chargée de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt entre 2007 et début 2010, au sein de la société Clymène, dirigée par Patrice de Maistre) et "des immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire".

On y apprend ainsi qu'Eric Woerth a permis à Liliane Bettencourt d'obtenir un bâtiment de l'Hôtel de la Monnaie, où doit être construit un auditorium 'André Bettencourt', du nom de son défunt mari. On apprend aussi que Liliane Bettencourt, à la demande de Patrice de Maistre, a signé des autorisations de paiement à Valérie Pécresse, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy.
Les conversations captées clandestinement chez Liliane Bettencourt évoquent par ailleurs des interventions de Patrick Ouart, ancien conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, dans le dossier avant mais aussi après son départ du Château.
Autre perle de ces enregistrements, les discussions sur le meilleur moyen de mettre la fortune de Liliane Bettencourt à l'abri du fisc. On y apprend l'existence de deux comptes cachés en Suisse, l'un de 13 millions d'euros, l'autre de 65 millions d'euros (dont l'existence sera confirmée la semaine suivante par Patrice de Maistre). Et que la milliardaire possèderait un îlot aux Seychelles, l'île d'Arros, apparemment non déclaré à l'administration, dont le photographe François-Marie Banier serait le propriétaire officieux par l'entremise d'une société au Liechtenstein...

 

Jeudi 17

Deuxième salve de Mediapart, qui s'intéresse maintenant exclusivement aux enregistrements faisant référence au couple Woerth. Le site soupçonne Eric Woerth de s'être rendu coupable de conflits d'intérêts. Mediapart publie donc une nouvelle fois l'extrait dans lequel Patrice de Maistre affirme que c'est grâce au ministre que les Bettencourt ont obtenu l'Hôtel de la Monnaie. Dans un autre extrait, le gestionnaire suggère qu'il serait bon de se séparer de Florence Woerth, et, pour ne pas froisser le ministre, il émet l'idée de… lui donner de l'argent.

 

Lundi 21

- Mediapart enfonce le clou en publiant les extraits sonores des enregistrements qu'il avait jusque là seulement transcrits.

- Liliane Bettencourt annonce la régularisation fiscale de l'ensemble de ses avoirs "qui seraient encore aujourd'hui à l'étranger". Elle confirme ainsi qu'elle avait bien mis une partie de sa fortune à l'abri du fisc.  

- Dans la foulée, une autre nouvelle peut elle aussi être comprise comme un aveu : le ministre du Travail annonce que son épouse va quitter prochainement la société Clymène. Bien qu'Eric Woerth s'en défende, l'annonce de ce départ sonne comme la reconnaissance de l'existence d'un conflit d'intérêts.

 

Mercredi 23

Le Nouvel Observateur révèle qu'Eric Woerth, alors encore ministre du Budget, a remis, en 2008, la Légion d'honneur à Patrice de Maistre. Une information embarrassante pour le ministre, qui n'a eu de cesse, depuis une semaine, de prendre ses distances avec l'univers Bettencourt.

 

Vendredi 25

- Bakchich.info affirme qu'Eric Woerth ne "pouvait rien ignorer des manigances" entre François-Marie Banier et Liliane Bettencourt. Car selon le site, le photographe figurait dans la liste de 500 Français considérés comme "touristes fiscaux" au Liechtenstein, obtenue par le ministère des Finances. Le fisc aurait enquêté pendant deux ans sur le dossier de François-Marie Banier, sans qu'aucune conclusion ne soit rendue.

- Le même jour, l'hebdomadaire Marianne (daté du 26 juin), accuse le parquet de Nanterre de ne pas avoir alerté le fisc sur de possibles fraudes fiscales de Liliane Bettencourt. Le parquet "avait entre ses mains, dès mars 2008, tous les éléments nécessaires pour alerter l'administration fiscale et déclencher une enquête", écrit le journal. Faux, répond le procureur de la République, Philippe Courroye, qui assure que le parquet de Nanterre avait bien alerté le fisc en janvier 2009 sur ces possibles fraudes fiscales.

- Aux prises avec cette nouvelle polémique, Eric Woerth est contraint et forcé de s'expliquer une nouvelle fois. Il annonce alors avoir lui-même autorisé, en 2009, un contrôle fiscal… de François-Marie Banier. Rien, en revanche, sur Liliane Bettencourt. Ce que le directeur général des Finances publiques du ministère du Budget, Philippe Parini, confirme dans la foulée : "Il n'a reçu aucune instruction de la part d'Eric Woerth concernant le dossier fiscal de Mme Liliane Bettencourt". 

 

 Mardi 29

Mediapart continue de fouiller. Toujours dans l'affaire Woerth. En cherchant à savoir pourquoi Liliane Bettencourt a signé un chèque à l'attention du ministre le 4 mars 2010, le site a découvert l'existence d'un curieux parti politique, agréé uniquement en Picardie, où Eric Woerth est maire de Chantilly, répondant au nom d'"Association de soutien à l'action d'EricWoerth". Est-ce à cette Association qu'était destiné le chèque signé par la milliardaire en mars 2010 ? Une question, à cette date, sans réponse. En revanche, Mediapart, qui publie les comptes de ce parti en 2008, révèle que l'Association a bénéficié de quatre versements de la part de l'UMP : 3.000 euros les 30 mai et 24 décembre 2008, 5.250 euros le 9 mai, 55.000 euros en janvier. Et le site de conclure : "En clair, Eric Woerth, trésorier du parti présidentiel, s'arrange pour que l'UMP finance un parti politique local à son service".

 

Mercredi 30

- La réponse à la question de Mediapart est donnée par le Nouvel Observateur. Dans son édition datée de jeudi, l'hebdo affirme que quatre et non pas trois chèques ont été signés par Liliane Bettencourt. Dont l'un, de 7.500 euros, a été établi, en mars 2010… à l'ordre l’association de financement de l’Association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) !
Un chèque de 4.600 euros, établi à l'ordre de l’Association de soutien à Valérie Pécresse, au printemps 2010, n'aurait pas été débité. La ministre a en revanche encaissé en avril un autre chèque, cette fois de 7.500 euros. Un troisième chèque, destiné à l’association de financement de l’UMP, a été encaissé le même mois.
Le Nouvel Observateur révèle par ailleurs que Nicolas Sarkozy a rencontré personnellement deux fois, à l’Elysée, Patrice de Maistre, "pour évoquer les conséquences, sur le groupe l'Oréal, du procès intenté à François-Marie Banier par la fille de Mme Bettencourt", selon l'avocat du gestionnaire, Me Wilhelm.

- Du côté du Canard Enchaîné, on s'interroge sur un autre conflit d'intérêts possible qui impliquerait, lui aussi, Eric Woerth.
Il s'agit, cette fois, de l'affaire Wildenstein, collectionneur et marchand de tableaux mort en 2001, dont une partie du patrimoine avait été confiée à des trusts familiaux situés dans des paradis fiscaux. Ces montages financiers sont connus depuis que l'épouse du collectionneur Sylvia Wildenstein a fait porter l'affaire devant la justice, accusant ses beau-fils de l'avoir spoliée dans l'héritage. La justice a considéré, en 2008, que les fils n'étaient pas responsables des montages inventés par le père. Une décision surprenante. Mais encore plus étonnante est l'attitude du fisc, qui n'a pas réagi à ces informations. Or, Eric Woerth, qui avait alors déjà promis une lutte sans merci contre les paradis fiscaux, est lié à Guy Wildenstein, l'un des fils du collectionneur, membre fondateur de l'UMP, souligne le Canard...

- Ambiance houleuse à l'Assemblée. Depuis la veille, les questions se suivent et se ressemblent du côté de l'opposition lors de la séance de questions au gouvernement. Montage vidéo :

 

- Dans la soirée, le ministre du Budget, François Baroin, annonce au 20h00 de France 2 sa décision de saisir l'Inspection générale des finances. Il s'agit de "tout mettre sur la place publique", ajoute Baroin en précisant que le rapport de l'Inspection générale des finances devrait être disponible "dans une dizaine de jours". Ce rapport sera à "la disposition d'une éventuelle commission d'enquête parlementaire", a ajouté François Baroin.

 

Jeudi 1er juillet

- Nouvelle révélation sur Lemonde.fr. Le site annonce qu'un dîner a eu lieu le 30 janvier 2008 chez Lilianne Bettancourt, en présence de... Eric Woerth. "Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, celui-ci a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt", rappelle le site.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 23:14
 
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Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des amis comme Éric Woerth ou Liliane Bettencourt. Le NPA, lui, ne compte que sur ses militantEs et ses sympathisantEs. Et puis notre (trop) cher ministre a davantage tendance à nous faire dépenser que gagner de l’argent. Bataille des retraites oblige, le NPA est sur le pont. Affiches, tracts, 4 pages, autocollants, banderoles... nous affichons nos couleurs et nos idées dans le mouvement.

Mais nous participons et aidons également à la diffusion, par ces mêmes voies de propagande, des appels, réunions, revendications de plusieurs centaines de collectifs retraites, dans lesquels le NPA est investi.
Pas de mystère, la résistance aux offensives du gouvernement a un coût.
Ce coût important pour nos petites épaules reste une goutte d’eau dans l’océan de l’information-intoxication gouvernementale.
Pas de capitalisation ni de répartition, juste des cotisations et la souscription pour nous aider.

400 000 euros, voilà notre objectif  !
Pour nous c’est l’assurance de porter nos idées, notre présence dans les résistances face au gouvernement, quelle que soit l’ampleur des attaques et en toute indépendance.
400 000 euros, c’est le prix d’un cocktail quand Sarkozy se déplace à New York ou encore d’un meeting à Saint-Quentin de notre omniprésident. C’est toujours moins que les lingots disparus de l’héritier Peugeot mais ce sera quand même suffisant pour nous mobiliser pleinement.
Nous mobiliser aux côtés des sans-papiers comme lors de la marche Paris-Nice, pour les retraites à la Bellevilloise, à Paris le 6 mai, le 24 juin sur les pavés de toutes les villes, avec nos camarades européens en meeting à la Mutualité pour évoquer nos réponses à la crise...

Pour que la crise et l’austérité ne passent pas par le NPA, pour que nous puissions continuer à les combattre en France comme partout en Europe, aidez le NPA en donnant pour la souscription.

Vous pouvez souscrire sur ce site à partir du bandeau "Souscription"....http://www.npa2009.org/souscription

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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 17:38

 

Ce soir, premier des "Lundis au soleil"

 

La réforme des retraites baissera les pensions et le pouvoir d'achat (chacun devra capitaliser auprès des assurances privées!). Elle s'attaque à la clé de voûte de la protection sociale. Le projet de loi doit être retiré. Pour imposer ce retrait, nous appelons partout en France, tous les collectifs locaux, à se réunir localement (et festivement) les lundis 28 juin, 6 septembre, 13 septembre, 20 septembre, 27 septembre, de 19h à 21h, pour des « LUNDIS AU SOLEIL », qui opposent la force de notre nombre au passage en force du gouvernement.

 

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Chaque collectif local dans le lieu qui lui semble approprié, suivant l'organisation qu'il décide, avec casse-croûtes, musiques, interventions pour « tous ensemble » monter le son contre la réforme !
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Premier LUNDI AU SOLEIL, Place de la Bourse à Paris, le 28 juin, de 19h à 21h, second arrondissement, avec ATTAC, COPERNIC, le PCF, le NPA, le PG, Solidaires, la FSU, les Alternatifs, LES VERTS, la Gauche Unitaire, le PCOF, la FASE, les collectifs locaux d'Ile de France - qui tous interviendront.
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A CE SOIR, LUNDI !!

Avec : Jacques Boutault (maire du second arrondissement), Jean-Marie Harribey (ATTAC), Caroline Mécary (Copernic), Martine Billard (PG) Olivier Besancenot (NPA), Olivier Dartigolles (PCF), Alain Lipietz (Les Verts), Annick Coupé (Solidaires), Daniel Rallet (FSU), Gérard Filoche (Inspecteur du travail), Danielle Jillet (Femmes Egalité)  Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Freddy Brunel (Collectif de défense des retraites des Yvelines), Jean-Claude Chailey (Résistance sociale)...

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 08:59

«J’ai envie de prendre une place nouvelle»

Interview Olivier Besancenot, leader du NPA :

Recueilli par Lilian Alemagna Photo Jérôme Brézillon

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, à Marseille le 26 janvier

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, à Marseille le 26 janvier (Jean-Paul Pelissier / Reuters)

 

Le NPA s’interroge. Concurrencé par le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste a vu son score tomber à 2,07% aux élections régionales. Son porte-parole, Olivier Besancenot, envisage sans état d’âme de s’éloigner un peu du devant de la scène.

La journée d’action sur les retraites a été un succès. La gauche peut-elle faire reculer le gouvernement ?

Le retrait de la réforme Woerth est possible. La crise du capitalisme suscite des remous politiques et des dissensions au sein des classes dominantes et à droite. La campagne unitaire menée par Attac et la fondation Copernic commence à porter ses fruits. Les équipes militantes ressortent de ces meetings gonflées à bloc. Toute la gauche est d’accord pour dire «on ne touche pas à la retraite à 60 ans». Alors frappons sur le même clou pour montrer que quelque chose est en train de se passer, comme lors de la lutte contre le CPE. Ce 24 juin n’est qu’un apéritif. Le plat principal sera servi à la rentrée, dès début septembre avec de nouvelles manifestations; puis avec la grève générale européenne prévue le 29 septembre. Le partage des richesses et du temps de travail permettrait de sauver nos retraites, de revenir aux 37,5 annuités, et même de laisser partir avant 60 ans les travailleurs des métiers les plus pénibles. Si les salariés travaillaient moins longtemps dans les entreprises, tout le monde pourrait enfin se procurer un travail. Et s’il n’y avait pas 5 millions de chômeurs, les caisses de retraite seraient pleines.

Cette bataille sur les retraites marque votre retour au premier plan depuis les régionales. Pourquoi cette absence dans l’intervalle ?

Sur le terrain quotidien, il n’y a pas eu d’absence. J’ai continué à militer contre les licenciements, la destruction des services publics, à la Poste, pour les sans-papiers, la Palestine… Je n’ai pas pensé une seule seconde arrêter la politique. En revanche, j’ai sciemment assumé une discrétion médiatique. D’abord parce que nous avons pris une belle gamelle électorale. Ensuite pour que la base du parti puisse s’approprier des débats compliqués.

Quelle leçon tirez-vous des élections régionales de mars ?

Le reflux des luttes sociales ne nous a pas aidés. De plus, nous sommes passés à côté. Notre stratégie a été illisible. A la fois dans nos alliances à géométrie variable, mais aussi sur nos propositions, difficilement identifiées. Jusqu’à présent, nous arrivions à faire la synthèse entre une orientation à la fois unitaire et radicale. Cette fois nous avons perdu sur les deux tableaux.

Vous allez devoir choisir ?

Non. Nous devons réussir cette synthèse d’une orientation à la fois unitaire et radicale. Je reste persuadé que le projet du NPA - donner une nouvelle représentation politique aux militants du mouvement social qui ne se sentent représentés par aucun parti - reste d’actualité.

Le NPA est coupé entre ces deux orientations. Comment éviter le clash au congrès de novembre ?

En définissant une orientation politique qui ne soit pas exclusivement tournée vers les élections. Si nous voulons éviter un nouveau mandat de Sarkozy, nous devons l’affaiblir dès aujourd’hui. Puis, hors compétition électorale, nous devrons montrer que sur le terrain, entre anticapitalistes, marxistes et écosocialistes, des convergences sont possibles.

Votre handicap n’est-il pas que votre espace politique est aujourd’hui occupé par un Front de gauche qui paraît plus crédible ?

Lorsque nous avons fondé le NPA, le Front de gauche se créait et n’occupait pas sa place actuelle, à la gauche de la gauche. Alors comment pèse-t-on sur le cours des choses ? De l’intérieur, par un jeu d’alliances contre-nature avec le PS ? Ou de l’extérieur ? On achoppe sur cette question à chaque échéance électorale.

Un autre problème pour le NPA est la personnalisation autour de vous…

Nous en avons trop joué. Les solutions intermédiaires, homéopathiques pour montrer les autres visages du parti, ne marchent pas. Il faut se faire violence et accepter d’avoir un certain temps moins de représentation médiatique pour faire émerger un nouveau ou une nouvelle porte-parole, voire plusieurs. C’est à l’ordre du jour du congrès de novembre.

Cela signifie que vous ne serez plus porte-parole du NPA ?

On va discuter de tout ça collectivement. J’ai envie de prendre une place nouvelle dans la direction du NPA. Continuer à être présent dans les campagnes politiques et sociales. Etre sur le terrain de la réflexion politique et des idées. Travailler sur la perspective du regroupement européen des forces anticapitalistes. Ça fait dix ans que je suis porte-parole de la LCR, puis du NPA. J’en ai fait le tour et j’en suis heureux. Mais la rupture doit se faire. Le NPA va rebondir et ce rebond-là, il faut l’incarner. Le changement qualitatif et quantitatif entre la LCR et le NPA ne s’est pas traduit dans la représentation grand public.

Donc, pour 2012, pas de nouvelle candidature Besancenot ?

Allons-y étape par étape dans les annonces. Dans un premier temps, le problème pour le NPA est d’avoir un ou plusieurs nouveau(x) porte-parole et de discuter à son congrès de son orientation. Nous déciderons ensuite, en juin 2011, du choix du candidat.

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 06:50

 

Depuis le 16 juin, le gouverrnement a battu ses cartes pour réformer le système de retraite. Avec la reconnaissance de la pénibilité mise au placard, ce sont les salariés qui doivent payer les dégâts causés par la crise du capitalisme à travers le report de l'âge légal à 62 ans et jusqu' à 67 ans pour une retraite sans décote, mais aussi l'allongement de la durée de cotisation et la baisse des salaires pour les fonctionnaires.

La mobilisation sociale et politique la plus large possible pour le maintien de la retraite à 60 ans, à taux plein doit continuer à s'organiser, se développer sur la durée pour obtenir le retrait de cette réforme présentée par E. Woerth.

Les meetings unitaires, à l'initiative d'ATTAC et de Copernic, qui s'enchainent montrent un rejet de cette réforme des retraites par une large partie de la population.

La grève et les manifestations du 24 juin doivent manifester un rejet massif de la part des salariés.

Le 24 juin est une étape importante dans le cadre de cette mobilisation qui doit rebondir, massivement, dès le début de la rentrée du mois de septembre, à l'occasion de l'ouverture du débat parlementaire.

La mobilisation croissante, des salariés, de la population, jusqu'à la grève génnérale s'il le faut, c'est la seule façon de contraindre le gouvernement Sarkozy-Fillon à retirer cette réforme de régression sociale.

Le NPA , investi pleinement dans cette campagne, sera présent dans les manifestations le 24 juin.

A Paris, il tiendra un point fixe, avec Olivier Besancenot son porte-parole, à l'angle de la rue de Lyon et de l'avenue Daumesnil.

Le 23 juin 2010.

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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:38
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Le 35e congrès du PCF qui s’ouvre vendredi est un « congrès d’étape » avant celui de juin 2011. Le PCF devra discuter de ses alliances tant avec le PS qu’avec ses alliés du Front de gauche, du fonctionnement du parti et de l’élection d’un nouveau secrétaire national.

Le PC qui compte environ 80 000 adhérents dont 7 000 élus avait réussi, grâce à la création du Front de gauche, à enrayer son déclin électoral lors des Européennes et des Régionales, sans pour autant créer une quelconque dynamique. Mais cette façade unitaire lui a coûté très cher puisqu’il a perdu la moitié de ses conseillers régionaux. Cette perte a suscité un véritable tollé contre le Front de gauche dans la plupart des « sensibilités » existantes. Cela d’autant plus que c’est Jean-Luc Mélenchon qui est apparu comme le leader médiatique de ce Front, malgré ses 2 000 adhérents du PG, et que Christian Piquet et ses 200 militants de la Gauche unitaire ont quand même sept élus...

Pour des raisons totalement opposées, la droite du parti regroupée derrière Robert Hue et Daniel Cirera ont lancé un appel de 200 militants critiquant ce Front qui remet en cause le parti sans s’allier à toute la gauche, et les « orthodoxes » dirigés par le député André Gérin ont aligné 700 signatures dont celles de trois députés et d’une quinzaine de membres du CN sur un texte en défense d’un « parti piétiné et humilié ».

C’est dans ce cadre quelque peu houleux que les « Communistes unitaires » emmenés par quelques députés dont Patrick Braouezec et 200 militants ont annoncé qu’ils quittaient définitivement le PCF. Parmi eux, beaucoup d’élus et quelques militants de Seine-Saint-Denis et des Bouches-du-Rhône. Ils reprochent au parti d’avoir une politique sectaire d’autoconservation de l’appareil et une conception étriquée d’un Front de gauche réduit à un cartel. Sensibles au mouvement de masse, ils ne se prononcent pas sur les problèmes stratégiques qui fâchent et centrent leur critique sur la forme de parti qu’ils jugent complètement dépassée. Leur ambition est de développer la Fase…
Dans ce débat où personne, vu les traditions et l’éducation, ne remet en cause la perspective d’aller au pouvoir par une majorité électorale dans les institutions, Pierre Laurent propose une réponse claire sur le fond mais emberlificotée dans son expression : refus de « figer la division de la gauche et de structurer un parti de l’autre gauche », construction d’un Front de gauche élargi en un « nouveau Front populaire » qui pousserait encore plus loin à gauche les efforts de Martine Aubry pour aller vers « une nouvelle majorité politique de changement ».
Cela dit, l’avenir du Front de gauche n’est pas garanti et pas pour des raisons de fond.

En effet, Mélenchon tient absolument à être candidat, ce que le PCF refuse pour le moment, et il se bat pour une transformation du Front de gauche en un Die Linke avec adhésions individuelles. Le futur secrétaire général, Pierre Laurent, a refusé les adhésions individuelles sauf à une association bidon, les « Partisans du Front de gauche », et la création d’un nouveau parti, et il propose pour la présidentielle « un candidat PCF ou un candidat de rassemblement avec le Front de gauche » ou – nouveauté ô combien significative – « la participation au processus des primaires lancé par le PS ».
Pierre Laurent gagnera le congrès car sa politique donne du grain à moudre à tout le monde sans offrir une stratégie alternative qu’aucun courant ne réclame. Les problèmes internes au Front de gauche ne nous concernent pas mais, en revanche, nous devons être partie prenante, voire organisateurs de tous les débats programmatiques et stratégiques esquivés à ce congrès et, au-delà de nos divergences, aider à construire partout des front unitaires d’action contre la droite, notre ennemi commun.
Alain Krivine

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 17:16
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Mise à mort de la retraite à 60 ans avec passage de l’âge légal à 62 ou 63 ans, allongement de la durée de cotisation, augmentation des cotisations des fonctionnaires, ce qui équivaut à une baisse de salaire, traitement individualisé de la pénibilité : le gouvernement a décidé de taper fort et sur tous les paramètres.
Alors pour la gauche, pour toute la gauche, syndicale ou politique, pour l’ensemble du mouvement social, ce n’est pas le moment de tergiverser. C’est le moment de jeter toutes nos forces dans la bataille, d’y aller toutes et tous ensemble, parce que c’est maintenant et sur ce terrain des retraites que se joue le rapport de forces entre une poignée
de capitalistes et un gouvernement tout à son service d’un côté et l’immense majorité de la population qui refuse de travailler plus longtemps de l’autre.
Sans hésiter, il faut réussir la journée de grève et de manifestations du 24 juin. Le gouvernement doit recevoir immédiatement la réponse à son projet de loi. Elle doit être massive et catégorique. Sa réforme des retraites, c’est NON. Nous en exigeons le retrait pur et simple.
Les suites dépendent du succès du 24. Mais ce succès dépend aussi des suites. La motivation pour réussir le 24 sera d’autant plus forte que cette journée apparaîtra comme une première riposte inscrite dans un plan de mobilisation. Le prochain rendez-vous ne peut pas attendre mi ou fin septembre. Pour ne pas laisser retomber la pression nous avons besoin dès maintenant d’une stratégie pour construire une grève générale, un mouvement prolongé de blocage de l’économie. Cela ne se fait pas en un jour. Mais dans les entreprises, dans les syndicats, dans les collectifs unitaires, des équipes militantes se mobilisent et peuvent pendant tout l’été, être présentes partout, prendre des initiatives, comme les « lundis au soleil » prévus à Paris, pour maintenir et faire grandir
un climat de mobilisation générale afin d’être prêts pour le débat parlementaire qui débutera le 7 septembre.

Christine Poupin

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 14:53

Par LEXPRESS.fr

 
 
Olivier Besancenot, leader du NPA, pendant une manifestation en octobre 2010.

REUTERS/Charles Platiau

Olivier Besancenot, leader du NPA, pendant une manifestation en octobre 2010.

 

Le leader du NPA a rencontré mardi 15 juin les membres de plusieurs partis anticapitalistes européens pour "témoigner des résistances" aux plans d'austérité. Objectif: construire une "gauche anticapitaliste européenne".

"On veut avancer dans la construction d'une gauche anticapitaliste européenne". Le mot d'ordre est lancé. Comme l'a expliqué Olivier Besancenot à la presse mardi 15 juin, avant un meeting anticapitaliste européen à La Mutualité, à Paris, réunissant six autres responsables européens.

Une nouvelle conférence de ces partis pourrait ainsi se tenir en septembre ou octobre, a ajouté le leader du Nouveau Parti anticapitaliste, espérant alors réussir à rendre "plus visible" la future formation avec notamment des "campagnes communes sur les salaires, les services publics, la répartition des richesses", voire un logo ou un porte-parole communs.

Le meeting de mardi était destiné à "témoigner des résistances et mobilisations par rapport aux différents plans d'austérité" et à montrer qu'une "gauche de résistance anticapitaliste fait des propositions" partout en Europe, a expliqué Anne Leclerc (NPA).

Avant le meeting, Tassos Anastasios de la coalition grecque Antarsya, a fustigé le gouvernement Papandreou qui avait "promis des augmentations de salaires supérieurs à l'inflation" pendant sa campagne et aujourd'hui "bloque et baisse les salaires".

Miguel Crespo (Izquierda anticapitalista) a ironisé sur le gouvernement espagnol (PSOE) "qui continue de s'appeler socialiste et ouvrier alors qu'il propose des réformes drastiques".

Grève générale dans toute l'Europe

"Nous n'avons pas à payer pour cette crise", "il faut pointer les vrais coupables", non "des boucs émissaires" comme les travailleurs immigrés, a fait valoir Chris Bambery (SWP anglais). Et "ne pas permettre aux requins de la finance de s'attaquer aux classes ouvrières", a renchéri Joe Higgins (eurodéputé irlandais) qui appelle à une semaine de mobilisation du 21 au 26 juin.

Pour Andrej Hunko (député Die Linke en Allemagne), il s'agit d'"organiser les résistances et reconstruire la gauche".

Tous disent espérer une "grève générale" fin septembre dans toute l'Europe. Mais "ça ne se décrète pas", c'est une proposition qu'on amène dans les forums, les réunions, ce serait une vraie nouveauté", selon Olivier Besancenot.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 11:00

Le conseil municipal du 17 mai a mis un éclairage cru sur la politique réelle du PCF quand il gère une ville. Deux points importants à l’ordre du jour : l’ouverture des magasins le dimanche et des vœux présentés par Gennevilliers pour Tous, groupe local unitaire qui a obtenu deux élus avec près de 10 % des voix et où milite le NPA (1 élue). Ces vœux portaient sur la solidarité avec les habitants expulsés par la préfecture d’un immeuble appartenant à GDF.
Premier dossier : ouvrir tous les dimanches une zone commerciale (Fnac, Décathlon, C&A, etc.). Dossier défendu par Roland Muzeau, député et 1er adjoint, porte-parole du PCF pendant le débat à l’Assemblée nationale de la loi sur le travail du dimanche qu’il a su critiquer, dénonçant civilisation du caddy, chantage à l’emploi, impossible liberté de choix des salariés, « un coup de canif de plus dans notre droit du travail et un coup de couteau de plus dans le dos des salariés, véritable recul de société ».
Mais dans sa ville, ses arguments se renversent. Il faudrait craindre la perte de 129 emplois, les comités d’entreprise et les salariés seraient d’accord et – argument massue – c’est ouvert chez les voisins, Gennevilliers est obligé de le faire… Pour être classé en Puce (périmètre de consommation exceptionnelle), il faut une habitude antérieure d’ouverture, donc une prime à l’illégalité : ça tombe bien, la municipalité avait donné, il y a deux ans, son accord à l’ouverture tous les dimanches dans cette zone… Cette différence entre les discours généraux et la pratique sur le terrain s’explique par la volonté de la municipalité d’attirer les entreprises dans la commune, en faisant des cadeaux aux patrons, comme l’autorisation pour le travail du dimanche.
Ici, le PCF, majoritaire, n’a pas même l’excuse de la pression de ses alliés PS et Verts.
Seuls les deux élus Gennevilliers pour Tous et deux PS ont voté contre. Les groupes membres de la majorité ne se risquent jamais à exprimer un avis différent.
Et pourtant quelques-uns ont aussi osé soutenir nos vœux demandant un soutien à la lutte des expulsés de l’immeuble GDF, en particulier la demande d’un local provisoire pour s’abriter décemment tant qu’ils n’auront pas obtenu un relogement.
Sur cette lutte, voir Tout est à nous ! n°54 et la vidéo sur le site NPA.
La municipalité a toujours refusé d’apporter un soutien à ces expulsés pour leur relogement, consentant seulement à intervenir lors de l’arrestation de sans-papiers. Elle a même organisé une contre-manif à un rassemblement de soutien aux expulsés dénonçant « une manœuvre politicienne du NPA ».
Sa justification : « C’est à la préfecture de s’occuper du problème, on a déjà assez à faire avec les Gennevillois mal logés. »
Apparemment des familles qui habitent depuis six ans dans la ville, même dans un squat, ne sont pas des Gennevillois.
Leur tort peut-être, n’avoir pas le droit de vote.
Au nom donc de leur conception privative de la citoyenneté, ils mettent des frontières à la solidarité avec les exploités.
Ces abandons entraînent dans une partie du « peuple de gauche » résignation devant les attaques gouvernementales, cynisme : « les politiques tous pareils », et racisme de basse intensité : « on ne peut pas accueillir toute la misère » ou « on en loge déjà bien assez comme ça ».
Pour ressouder sa majorité et les militants, le maire a eu recours aux bonnes vieilles méthodes staliniennes face aux deux élus de l’opposition de gauche : insultes et interruptions de parole. Ces méthodes sont toujours de mise, même pour un « communiste unitaire », quand il y a opposition à gauche.
Cette modeste expérience doit faire réfléchir sur la réalité de ce parti loin des discours de congrès ou de fêtes de l’Huma.
Isabelle Guichard

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 15:27

MARSEILLE — La gauche a tenu lundi soir à Marseille son deuxième "meeting unitaire", en présence notamment d'Olivier Besancenot (NPA) et de Marie-George Buffet (PG), pour défendre la retraite à soixante ans coûte que coûte quitte à "bloquer le pays".

Une quinzaine de personnes, issues de partis politiques (PCF, Verts, NPA, PG), d'organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa, Unef) et d'associations citoyennes, se sont succédé à la tribune devant une salle comble rassemblant plusieurs centaines de militants (1.200, selon les organisateurs).

Déjà le 6 mai, les grands leaders de la gauche s'étaient réunis à Paris à l'initiative de la Fondation Copernic et de l'association Attac qui ont lancé début avril un appel actuellement signé par plus de 100.000 citoyens, selon le président de Copernic, Willy Pelletier.

"En faisant ces tribunes communes, on envoie deux messages", a lancé M. Besancenot. "Pour la gauche: maintenant les conneries, ça suffit, on y va ensemble pour défendre ce droit précieux de la retraite à 60 ans à taux plein. Et contre la droite: quand la gauche, toute la gauche, sociale et politique, parle d'une seule et même voix sans trembler, en parlant clairement, évidemment à droite on parle différemment".

"C'est un mouvement d'ensemble dont on a besoin. Ensemble on peut faire des miracles, comme au moment du Contrat première embauche (CPE)", a martelé le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, en annonçant d'autres meetings à Lyon et Rouen.

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a aussi appelé à "se mobiliser contre cette réforme idéologique", tout en tendant la main aux socialistes, représentés par l'ancienne ministre Marie-Noëlle Lienemann, qui anime le club Gauche Avenir au sein du PS.

Après la journée d'action prévue le 24 juin, "il faudra continuer le combat à la rentrée", a-t-elle prévenu, à l'unisson de plusieurs intervenants qui ont menacé d'"un mouvement de grève générale".

"Nous avons le devoir d'être en colère, nous allons imposer à Sarkozy d'être entendus, et s'il faut pour bloquer la réforme, bloquer le pays, nous le bloquerons et nous irons jusqu'au bout", a assuré M. Pelletier.

 

Retraites : meeting unitaire à Marseille (7 juin)

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 07:34
Stéphane Alliès - Médiapart

 

Pas la grande forme, mais pas la déprime non plus. Dans le TGV le menant à Marseille ce dimanche 5 juin, Olivier Besancenot ne se berce pas d'illusions sur l'état actuel de l'anticapitalisme. Le porte-parole reconnaît la mauvaise passe du NPA, qui correspond selon lui «au terrible reflux du mouvement social».

Selon le candidat aux deux dernières présidentielles, mais pas forcément à la prochaine, «il faut admettre que la direction a manqué d'intuition, même si je pense que nos orientations étaient les bonnes. Certains anciens se sont peut-être trop éloignés. Et la diversité des engagements rend certaines questions compliquées. Tout ça prend du temps. Il faut maintenant tout mettre sur la table avant le prochain congrès, en continuant à participer aux luttes qui reviennent, des retraites aux sans-papiers en passant par la Palestine».

Au menu du futur congrès de novembre, dont les débats animent déjà les comités locaux: l'élaboration d'un nouveau texte d'orientation économique, une position à trancher sur la question religieuse (après «l'affaire du voile» de la candidate Ilham Moussaïd), un débat sur la stratégie électorale et l'élection de nouveaux porte-parole pour venir épauler Besancenot. Une vieille requête du leader anticapitaliste, «même s'il faudra accepter d'être moins présent médiatiquement»

Désormais, il a envie de prendre un peu de champ, de participer activement au développement de la Société Louise-Michel, le cercle de réflexion créé par Daniel Bensaïd, le «philosophe-mentor» récemment disparu, qu'il ne cesse de citer. Besancenot est convaincu que la structuration du NPA se consolidera par «la formation et la définition commune d'une doctrine collective». En guise d'exemple, il évoque les réunions à venir autour du 140e anniversaire de la Commune de Paris, qui peuvent «permettre de donner un peu de chair à notre vision de l'exercice du pouvoir».

Le porte-parole évoque aussi son investissement dans la structuration du réseau anticapitaliste européen, qui devrait franchir une étape à l'automne prochain. Enfin, il espère la réussite de l'implantation du NPA dans les banlieues, l'une des cibles de la stratégie refondatrice d'ouverture de la LCR (lire notre enquête alors). 

Ce dimanche après-midi à Marseille, sur la terrasse d'un bar de Saint-Joseph, un quartier résidentiel au milieu des tours des quartiers nord, Besancenot est venu écouter des militants et des représentants d'association. Pour faire le point sur les difficultés à mobiliser dans les cités françaises.

Le modèle LKP

Devant le bar Le Rustic, tout juste les embrassades terminées que le concours de vannes à caractère footballistique est lancé.  Besancenot assume et ne s'en laisse pas compter: «Je vous l'ai déjà faite la blague sur le nuage de cendres? En fait, c'était pas un volcan islandais mais la poussière provoquée par les supporters de l'OM, qui ont ressorti leurs écharpes pour fêter leur premier titre depuis dix-huit ans…»

 

A Marseille, Olivier est appelé «Olive». Comme pour se réapproprier le postier parisien, dont la renommée en banlieue est le premier des points d'entrée du NPA. «Ici, on est plus choqué d'avoir un porte-parole pro-PSG que d'avoir une candidate voilée», se marre un militant. Mais hormis des voix à l'élection présidentielle, et encore, cette popularité n'est rien sans le terrain quotidien, si elle veut déboucher sur un élargissement conséquent de l'audience anticapitaliste.

 

 

 

Ici, les militants locaux ont développé une sorte de laboratoire des luttes dans les quartiers populaires, créé il y a près d'un an sur le modèle du LKP guadeloupéen. Le CRAP, pour Collectif de réflexion et d'action populaire, se porte plutôt bien. L'une de ses têtes de file, Nicolas Johsua, résume la démarche: «L'idée est de réunir un maximum d'associations de quartiers, de partis militant dans ces quartiers, de syndicalistes et de personnalités habitant dans les quartiers, afin de construire un rapport de force face aux politiques clientélistes du PS et de l'UMP, tout en faisant de l'éducation populaire et en ramenant la politique au bas des tours.»

Organisation de manifestations de défense de la cause palestinienne, création de collectifs sur le logement afin d'établir des contre-projets aux plans de rénovation urbaine de l'Anru, mobilisation contre les expulsions de sans-papiers ou contre les bavures policières. «On essaie d'offrir un cadre où on peut mettre les gens de la cité en contact, on propose un soutien logistique et théorique aux envies d'actions collectives», raconte «Nico».

A ses côtés, Fadila El-Miri, qui fut tête de liste départementale aux dernières régionales, se réjouit elle de l'audience croissante de l'initiative. «Au début, on était six, avec les représentants de l'association “Quartiers Nord, Quartiers forts”. Puis on était 20 à la deuxième réunion, puis une centaine, et on est monté jusqu'à 300. Des partis comme les Verts, la Fédération, ou certains du PCF ont rejoint le CRAP. Au total aujourd'hui, il y a une trentaine d'organisations», explique celle qui est entrée au NPA peu après sa fondation, venue du Maroc à Gardanne (Bouches-du-Rhône) à l'adolescence.

Même si elle n'habite pas elle-même dans les quartiers nord, cette directrice de centre social à Aix-en-Provence a choisi d'occuper le terrain. Car «le problème des simples réunions, c'est que ça en bloque certains. Moi, il y a trois ans, il était hors de question que je prenne la parole. Il faut aussi aller jouer aux cartes ou au foot avec les habitants, pour prendre la température des problèmes du quotidien, et essayer de participer à les résoudre».

«Une intersyndicale associative des quartiers»

Ce dimanche, ils sont plus de soixante-dix à avoir répondu présent, malgré le beau temps et les promesses déçues. Adil Fajry, trentenaire ayant rejoint le NPA à sa création, a «la rage de voir que les jeunes du quartier qui m'avaient promis de venir ne sont pas là, et sont évidemment sur répondeur. Et après, les gars passent toute l'année à me défoncer parce que je serais un politicien comme les autres!». Selon ce responsable d'associations sportives, le plus dur est de faire comprendre que les mentalités peuvent changer. «Tout le monde s'est habitué à se contenter de la politique du coca et des chips avant chaque élection.» Pour lui, «les clientélistes ne changeront de politique à l'égard des quartiers que si on leur enlève des voix. A Istres, on nous a doublé la subvention aux clubs de foot, après nos bons scores aux régionales». 

Ici, le clientélisme et le «système Guérini» (du nom de Jean-Noël Guérini, le président PS du conseil général) ne semblent pas être une légende qu'on prendrait à la légère. La salle de boxe un premier temps réservée a finalement été refusée au NPA par le conseil général propriétaire. «Les locaux associatifs nous sont interdits, parce qu'il ne faut pas parler de politique dans les cités! Il faut s'interroger sur la possibilité de faire des réunions dans des snacks», propose Zohra, la quarantaine, travailleuse sociale à Marseille.

Plusieurs personnes (on en a compté six), employées par le département dans des structures d'animation de quartiers ou d'aide sociale, nous ont demandé de ne pas mentionner leur prénom dans ce reportage, par crainte de représailles. A entendre ses fondateurs, le Crap est aussi né avec l'ambition d'être «un bouclier collectif aux chantages à la subvention qui pourraient frapper l'une des associations membres»: «Il faut voir comment c'est ici, explique l'une de ses anonymes, on accorde des subventions pour “tenir” les bureaux de vote, au sens propre comme au figuré.» «Si jamais l'une des assos se faisaient couper les vivres, c'est tout le Crap qui gueulerait. Comme une intersyndicale associative des quartiers, il faut rééquilibrer le rapport de forces», renchérit Mohammed Ben Saada, l'un des organisateurs de l'après-midi.

 

 

 

 

 

Des deux heures de témoignages, on retiendra la difficulté à intéresser les gens, à «repolitiser des endroits où la méfiance (est due au) passif de la gauche en matière de politique de la ville».

Une éducatrice de quartier, d'origine algérienne, préférant ne pas être citée, estime nécessaire d'«en passer par la mémoire pour intéresser les jeunes. Il faut faire de l'éducation populaire, en racontant les luttes des travailleurs immigrés, dans les mines du Nord ou à Renault-Billancourt». Sa voisine évoque dans la foulée «la question de la guerre d'Algérie, qui a un sens encore plus fort ici face à la communauté pied-noir proche du FN.» Déjà, la formation est l'une des activités les plus mobilisatrices dans les quartiers, aux dires des participants. De conférences sur le capitalisme dans les quartiers populaires aux formations sur Malcom X ou les événements de Sétif, en passant par des débats sur le sionisme, les initiatives pullulent dans les comités NPA de Marseille et ses alentours.

Mohammed, commerçant quinquagénaire, lance d'une voix éraillée: «Aujourd'hui, j'ai l'impression de revivre l'époque où mon père me disait: “Ne fais pas de bruit, ne va pas manifester, ne te fais pas remarquer”.» Selon lui, «il faut aller chercher les jeunes qui restent enfermés chez eux à écouter les médias qui relaient les propos de Sarko TF1. Il faut investir Facebook, pour leur proposer une alternative!»

Ici, la question religieuse semble revêtir moins d'enjeu qu'au niveau national. Seule Djamila, jean-chemise et turban sur la tête, évoque le sujet. «Je voudrais poser une question sur la laïcité au NPA, interroge cette militante du collectif Palestine de la cité phocéenne. On ne sent pas trop de clarté dans votre position. On n'a pas eu de réponse quand on vous a proposé d'organiser une conférence avec Tarik Ramadan, et on n'a pas senti beaucoup de soutien, quand Ilham Moussaïd s'est fait dézinguer par tout le monde… Est-ce qu'on doit laisser notre foulard ou se raser la barbe si on veut adhérer au NPA?»

Au-delà de sa pirouette au micro («T'inquiète pas, ta carte est prête, t'as plus qu'à la signer!»), Nicolas Johsua pense possible de sortir de ce vif débat interne qui divise profondément le NPA, et notamment ses composantes athées et féministes. «Il faut prendre le temps de pouvoir faire émerger des légitimités collectives, explique-t-il. Si les comités “quartiers populaires” prennent de l'ampleur dans les quartiers, la question de la représentation du parti par des femmes voilées aux élections posera moins de problème.»

«Engagez-vous! Prenez le pouvoir!»

Olivier Besancenot ne se contentera que d'une prise de parole, s'inscrivant aux deux tiers de la liste des interventions. Le porte-parole du NPA ne botte pas en touche sur la question du voile («On n'a pas su anticiper, il y a eu des débats, des crispations. Il faut prendre le temps d'en discuter et de trouver un consensus, même si moi je fais partie de ceux qui assument totalement»), mais préfère consacrer son intervention à l'importance de l'implantation du NPA en banlieue.

«On progresse. Il y a deux ans, on faisait encore des débats sur les quartiers populaires avec un sociologue, un enseignant de ZUP, trois éducateurs et quatre habitants!, explique-t-il micro en main. Désormais, on est en train de faire en sorte que les gens des quartiers populaires commencent à se sentir bien chez nous.» Avant de s'enflammer: «Franchement, quand je vois le nombre de militants en or qu'on rencontre depuis, je me dis que si on les réunissait, il y en a qui auraient peur dans la gauche traditionnelle. Mais maintenant, il faut arriver à fédérer tous ces engagements, dans un grand mouvement de masse. Le rôle du NPA, ce n'est rien d'autre que de donner des débouchés politiques à l'expression des quartiers populaires, comme à celle des salariés des entreprises!»

 

Au final, Amir ne dit pas autre chose. Concluant la séance, ce chef de file de la communauté comorienne considère qu'«il faut changer de grands-frères»: «Les quartiers ne manquent pas de leader! Mais c'est difficile, parce que les jeunes qui tiennent les murs n'ont pas envie de le quitter. Il faut que ceux qui luttent donnent aux autres l'envie de lutter.»

 

Pour Fadela El-Miri, le travail lancé il y a un an commence à payer. «Désormais on est accepté et identifié quand on arrive avec nos tracts ou qu'on commence à venir tchatcher.» Les tensions avec le Forum social des quartiers populaires (lire notre reportage en septembre 2009) sont oubliées, et elle sera même leur invitée lors de la prochaine édition. Quant aux résultats électoraux, ils sont plutôt encourageants, dans la morosité actuelle.

Lire ainsi l'extrait d'une note-bilan sur les dernières régionales dans les quartiers populaires de Marseille:

 

 

Au moment de terminer la réunion, Mohammed Ben Saada lance un dernier appel à l'intention de la trentaine de «non-encartés» présents: «Les mentalités que vous dénoncez dans les partis, il n'y a qu'une façon vraiment efficace de les faire changer: Engagez-vous! Prenez le pouvoir!» Quelques instants après, entre un jus d'orange et une portion de quatre-quarts maison, il s'approchera de Besancenot, une vieille femme voilée à ses côtés. «Elle n'ose pas te le demander, mais est-ce que tu pourrais lui signer un autographe?» Pris dans ses contradictions mais le sourire aux lèvres, le porte-parole du NPA s'exécute. Sans qu'il l'ait confirmé par la suite, on a cru ressentir chez lui l'envie que des «militants en or» et autres «leaders des quartiers» prennent sa place.

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 07:32

Meeting européen à Paris : Partout en Europe, aux capitalistes de payer leurs dettes !

Avec Joe Higgins, député européen irlandais, André Hunko député de Die Linke au Bundestag, des représentant de la gauche anticapitaliste de l’Etat espagnol, de la coalition Antarsya de Grèce, Marisa Matias députée européenne du Bloc de gauche portugais, Chris Bambery du SWP anglais, Olivier Besancenot du NPA...

A 20h, salle de la Mutualité, M° Maubert Mutualité - Paris.

http://www.npa2009.org/content/meeting-europeen-paris-partout-en-europe-aux-capitalistes-de-payer-leurs-dettes

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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