Politique


Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 22:10
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Déclaration de la Conférence nationale du NPA pour l'élection présidentielle

En Grèce, en Espagne et dans l’ensemble du monde arabe, des millions de manifestants s’opposent aux politiques des classes dominantes et des Etats pour faire payer la crise aux travailleurs et aux peuples. En France, le patronat, Sarkozy et son gouvernement sont engagés dans des attaques violentes et réactionnaires contre les travailleurs, les travailleuses, toutes les femmes, les jeunes et les immigréEs. Le NPA n’a de cesse, depuis sa création de proposer l’unité la plus large pour s’opposer à ces attaques, d’impulser et de participer à tous les cadres unitaires qui permettent d’être utile dans ce sens.

A l’occasion des élections qui viennent, présidentielles et législatives, nous voulons prolonger ces batailles quotidiennes en faisant entendre la voix des exploitéEs et des oppriméEs, du monde du travail, des immigréEs, des femmes, de la jeunesse, de toutes les victimes de l’austérité mise en place par un État soumis aux banques et au patronat, qui utilise le racisme et la xénophobie pour nous diviser. A partir des positions débattues et adoptées par notre parti depuis sa fondation, nous défendrons un programme de rupture avec le capitalisme, pour un autre partage des richesses, pour que les salariéEs et l’ensemble de la population ne paient pas la crise. C’est un programme pour les luttes, pour leur généralisation. C’est la seule voie, face à la crise sociale, politique et écologique qui ne saurait se résoudre dans le cadre d’une alternance, du respect des institutions et de la propriété privée. Un programme qui ne pourra être porté que par un gouvernement des travailleurs-ses, car seul leur contrôle et leur intervention directe peuvent renverser le système et changer le monde.

Dans ce contexte, la Conférence nationale du NPA présente la candidature de Philippe Poutou à l’élection présidentielle, militant du NPA, ouvrier syndicaliste qui anime depuis des années la lutte contre la fermeture de son entreprise face à un des premiers groupes industriels mondiaux de l’automobile. Il est un candidat anticapitaliste, féministe, écologiste, antiraciste, internationaliste.

Dans ces campagnes, le NPA fera entendre une voix qui condamne sans ambiguïtés les politiques d’austérité, qu’elles soient menées par la droite ou, comme en Grèce et en Espagne, par la gauche. Une voix totalement indépendante du PS et de ses alliés. Le NPA exige l’annulation de la dette, l’expropriation des banques, leur socialisation en un seul service public financier sous le contrôle de la population et des salariéEs mobiliséEs, la défense et l’amélioration des services publics aujourd’hui attaqués sous le prétexte de la dette.

Il souhaite faire entendre une voix, qui s'appuyant sur leurs mobilisations, défende les intérêts des salariéEs contre les suppressions d'emplois, pour l'interdiction des licenciements, la partage du temps de travail et pour des augmentations de salaires (300 euros nets d’augmentation, aucun salaire en dessous 1600 euros nets, indexation des salaires sur les prix) et pour en finir avec la souffrance au travail.

Une voix qui, quelques mois après la catastrophe de Fukushima, exige la sortie du nucléaire et l’expropriation d’EDF, GDF-Suez, Areva, Total… en un service public permettant une planification énergétique.

Une voix pour l’égalité des droits, pour la régularisation de tous les sans papiers, contre toutes les lois et les discours racistes, notamment la stigmatisation des Roms et des Musulmans. Une voix qui combatte le Front National, qui cache son soutien à toutes les attaques capitalistes derrière un discours pseudo-social.

Une voix qui dénonce et combatte fermement l’oppression des femmes, lutte contre toutes les discriminations et violences qu’elles subissent dans la sphère publique comme privée. Une voix qui lutte contre les discriminations que subissent les personnes lesbiennes, gays, bi, transgenres et inter sexes.

Une voix qui refuse la toute puissance du patronat et des banques, qui se bat pour une démocratie réelle, comme l’exigent les Indignés de la Puerta del Sol à Madrid, les manifestants grecs de la place Syntagma et les révolutionnaires du monde arabe. Une voix qui exprime sa solidarité avec toutes les luttes des opprimés, à commencer par celle du peuple palestinien.

Une voix pour construire une autre Europe, fondée non sur la concurrence mais sur la solidarité. Une Europe des travailleurs et des peuples. Une voix qui s’oppose aux interventions militaires et économiques de l’impérialisme français.

Dans les prochaines échéances électorales, nous ferons entendre un programme d’urgence, nous défendrons une politique aussi fidèle aux intérêts des travailleurs, que la droite et l’UMP, actuellement au gouvernement, le sont aux intérêts des riches.

Nous avons devant nous une bataille difficile et bien des obstacles. Dans un premier temps nous devons réussir toutes et tous ensemble à surmonter le barrage des 500 parrainages d’élus que la loi antidémocratique nous impose. Des divergences se sont exprimées au cours de la préparation de la Conférence nationale et en son sein. Notre parti doit maintenant se rassembler autour des exigences fondamentales qui nous réunissent.

Notre campagne associera une direction collective et des porte-paroles de campagne, dont nos deux porte-paroles nationales et Olivier Besancenot. Elle s’appuiera sur l’ensemble du parti. Nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à prendre leur place dans notre combat collectif.

Nanterre, le 26 juin 2011.

 

Philippe Poutou sur Youtube

http://www.youtube.com/watch?v=sIDwdMjYkHE&feature=share

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 09:32

 

La plaquette de présentation (avec les tarifs...)

 
Image La plaquette de présentation (avec les tarifs...)
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Accueil à partir du samedi 27 après-midi, départ le jeudi 1er septembre après le petit déjeuner.

A Port Leucate, près de Perpignan, dans le village vacances «Les Carrats».

Pour plus de précisions, écrivez nous à universite.ete@npa2009.org

A quoi ça sert ?

Notre université d'été est avant tout un lieu de rencontres et de débats entre sympathisantEs et militantEs venuEs d'horizons divers.

Elle permet aussi bien la formation des nouveaux et nouvelles que les échanges entre militantEs, le tout dans une ambiance conviviale.

Elle a également pour finalité d'approfondir les questions qui se posent aux militantEs tout au long de l'année, avec la possibilité de se poser et de réfléchir collectivement au calme.

Elle facilite également la réflexion et l'élaboration de questions essentielles qui à terme serviront à approfondir le socle du NPA. C'est en particulier le rôle du cycle central qui cette année sera consacré aux gauches, à travers leurs histoires, les théories émancipatrices dont elles sont porteuses et bien entendu leur actualité en France et dans le monde.

C'est aussi un espace de rencontres avec des militantEs du mouvement social ou d’autres courants politiques, ainsi qu'un lieu d'échange avec des intellectuelLEs et spécialistes. C'est notamment le sens de la présence de la Société Louise Michel depuis notre première université d'été.

Enfin sont au menu des débats et rencontres avec des camarades issuEs d'autres pays (notamment d’Europe, d'Afrique ou du Moyen-Orient).

Comment ça marche ?

Tous les jours, le matin de 9h à 12h et l’après-midi de 14h à 17h, les ateliers et débats ont lieu parallèle. Plusieurs ateliers de discussion et de formation se déroulent donc simultanément (jusqu’à 9). Cette richesse permet de satisfaire à peu près tout le monde, mais peut poser un choix «difficile» entre plusieurs thèmes...

Le créneau 17h30 – 19h est libre (nous essayons de le libérer pour permettre les ballades, les derniers bains de mer de l’année ou discuter tranquillement sur la terrasse…).

Dans la soirée: cinéma, musique, bar, théâtre, discothèque et, pour les accros, quelques débats supplémentaires quelquefois autour d’invité-e-s.

Nous sommes en pension complète, c'est-à-dire logé-e-s en bungalow, nourri-e-s en restauration collective, ce qui permet d’en faire un moment de vacances pour soi et sa famille.

 


 

 

Des invité(e)s...

 

Des rencontres, vous en ferez sur tous les sujets et des invitéEs, il y en aura de partout. Car notre université d'été est avant tout un espace d'ouverture où le NPA noue le dialogue avec des personnalités, des spécialistes, et des militantEs de tous les horizons.

Cette année, Daniel Mermet, célèbre animateur radio de l'émission « Là-bas si j'y suis » sur France Inter, sera parmi nous. Compagnon de route depuis de nombreuses années de la contestation en tout genre, il nous fera partager ses nombreuses expériences et la vision de son métier de journaliste.

Autre personnalité en lutte contre le prêt-à-penser, Marie-Monique Robin, journaliste, écrivain et réalisatrice de nombreux documentaires, viendra nous présenter deux d'entre eux : le dernier en date « notre poison quotidien » consacré à la mal-bouffe et aux poisons dans nos assiettes, ainsi qu'un documentaire plus ancien consacré à l'aide accordée par l'état français aux dictatures sud-américaines. Et elle n'oubliera pas non plus de nous parler de l'agro-business et des OGM auquel elle avait consacré un fameux documentaire « le monde selon Monsanto ».

L'expertise n'empêche pas le militantisme, et nous pourrons ainsi profiter de l'éclairage engagé de différents invités. Ainsi, le sociologue Said Bouamama abordera avec nous lors de différents ateliers les problématiques liées à la lutte contre les discriminations, en particulier dans les quartiers. Eric Toussaint, animateur du CADTM, nous expliquera les ressorts de la dette au Nord comme au Sud et de comment nous pouvons résister à ce piège. Daniel Tanuro, ingénieur agronome et militant belge pour l'écosocialisme, viendra nous parler entre autre de la question centrale des ressources énergétiques et nous présenter son dernier livre « l'impossible capitalisme vert ». Kaissa Tissous, spécialiste de la question du logement dans les quartiers populaires, interviendra sur ce thème.

Dans le cadre de la Société Louise Michel présente à notre université d'été depuis la première année, ce sera aussi la variété des disciplines et des savoirs. Gus Massiah, figure centrale du mouvement altermondialiste, Edwy Plenel, fondateur de Médiapart, Elizabeth Claverie, directrice à l'EHESS en anthropologie, Luc Boltanski, sociologue, Claude Calame, spécialiste de la Grèce antique... ils seront tous présents à Port Leucate. De la question stratégique aux passions religieuses, de l'Etat et des institutions à la révolte, les sujets seront nombreux et variés. Et il y aura même une soirée spectacle jouée par des comédiens professionnels autour de textes de Daniel Bensaid.

Et pour celles et ceux à qui cet inventaire – incomplet - ne suffit pas, précisons enfin que cette année encore il faudra être sérieusement polyglotte. Des invités tunisiens et égyptiens pour nous parler des révolutions du monde arabe, un militant de la cause paysanne venu du Bangladesh, des militantEs de la gauche anticapitaliste européenne (dont notre camarade Esther Vivas de l’État espagnol) pour nous faire vivre les résistances internationales aux politiques d'austérité. Mais que l'on se rassure, les traductions seront toutes assurées.

Vous l'aurez compris : le meilleur endroit pour faire les plus belles rencontres de l'été, ce sera cette année encore l'université d'été du NPA. On vous y attend !

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 12:32

(toutes ces initiatives sont accessibles aux personnes qui ne sont pas membres de l’association organisatrice)

Cette liste est provisoire, des nouvelles initiatives seront ajoutées au fur et à mesure qu’elles se feront connaître.

Marche internationale anti-nucléaire et pacifiste le long de la Loire

Du 1er au 31 juillet - Lieu : De Cosne-sur-Loire (58) à Nantes (44) Une Marche internationale le long de la Loire est organisée, vers un monde sans nucléaire et pour la paix dans le monde, en partenariat avec le Réseau "Sortir du Nucléaire" et l’association australienne Footprints for Peace.La marche passera par Orléans (45) Blois (41) Tours (37) Chinon (37) Saumur (49) Angers (49) Nantes (44). En compagnie d’amis : Anglais, Australiens, Ecossais, Suisses, Américains, Sud Africains, Français, etc. - Plus d’infos : http://groupes.sortirdunucleaire.org/article/marche-internationale-anti?date=2011-07 - contact : Coordinateurs de la marche : Albert Monti et Marc Erens - Tél : 06 78 75 60 55 - mail : : marchesortirdunucleaire@gmail.com

Alter Tour "Vers la Sobriété énergétique"

du 2 Juillet - 7 Août - Relier les alternatives à vélos - plus d’infos, programme et inscriptions : http://altercampagne.free.fr/pages/...

Rencontres d’été « Féministes en mouvements »

les 2 et 3 juillet 2011 à Evry (région parisienne) organisées par 30 associations féministes
- Plus d’infos : http://www.rencontresfeministes.fr/

Université d’été 2011 des Alternatifs

Du jeudi 7 au dimanche 10 juillet à Nantes en Loire Atlantique . Programme, plus d’infos et inscription http://www.alternatifs.org/spip/universite-d-ete-des-alternatifs,693

Le rassemblement de Résistance au projet de nouvel aéroport de Nantes !

8, 9 et 10 juillet 2011 - A l’initiative du Collectif national de lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur les terres de Notre-Dame-des-Landes permettra d’affirmer l’opposition à ce projet et à promouvoir d’autres choix de société, une société consciente de la richesse de notre agriculture locale.

Camp international des jeunes anticapitalistes et révolutionnaires !

du 24 au 30 juillet - A Fumel dans le Sud Ouest de la France. - plus d’infos : http://www.npa2009.org/content/fin-juillet-28e-camp-international-des-jeunes-anticapitalistes-et-r%C3%A9volutionnaires

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Université d’été européenne du réseau des mouvements sociaux

Tous les Attac d’Europe y invitent

du 9 au 14 août 2011 à Fribourg (Allemagne tout près de la Frontière française et de Colmar - Haut Rhin). Construire notre avenir commun ! -Imaginer des alternatives pour un monde meilleur !Débattre des alternatives et continuer à les développer - Apprendre à agir ensemble - Se rencontrer, partager des temps festifs - http://www.ena2011.eu/index.php?id=8321&L=1&

Journées d’été d’Europe Ecologie - Les Verts

18 au 20 août - lieu et programme : précisions plus tard à l’adresse : http://www.eelv.fr/4685-europe-ecologie-les-verts-eelv/

(F)Estives 2011 des Objecteurs de Croissance

19-20 et 21 Août à Moisac (82) Décroissance et convergences : plate-forme, réseau, cohérence et radicalité. - Contact : aderoc@ml.les-oc.info - Site : www.les-oc.info

Université d’été du NPA

DU dimanche 28 août au mercredi 31 août à Port-Leucate près de Perpignan. Programme, plus d’infos et inscription : Université d’été 2011 du NPA : les inscriptions sont ouvertes http://www.npa2009.org/universite-d-ete

Fête de l’Huma

Elle aura lieu les 16, 17 et 18 septembre 2011 à La Courneuve (93) - Parc De La Courneuve - plus d’infos plus tard : à l’adresse http://www.humanite.fr/fete_huma

Université d’été de "Sauvons le climat"

« Quel modèle énergétique pour l’Europe en 2030 ? » 16-17 Septembre, au FIAP à Paris - programe et inscrition : http://www.sauvonsleclimat.org/event/universite-dete-slc/1-slc/9-universite-dete-slc.html

Par André Depouille - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 16:46

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POLITIQUE - Il reste néanmoins favori pour représenter le parti lors de la présidentielle...

Olivier Besancenot passe la main. Myriam Martin et Christine Poupin ont été intronisées ce lundi dans leurs nouvelles fonctions de porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en remplacement du célèbre facteur de Neuilly, qui a affirmé quitter avec «plaisir» ce poste pour «s'impliquer» davantage sur l'international.

Les deux femmes, déjà membres de la direction, avaient été désignées par 94% des votes exprimés lors du dernier Conseil politique national (26-27 mars).

«On ne pourra plus dire que le NPA est le parti de Besancenot»

«On est des porte-parole mais on ne devient pas pour autant des professionnelles de la politique», a affirmé lors d'une conférence de presse Christine Poupin, technicienne dans l'industrie chimique, au côté de Myriam Martin, professeur de lettres et d'histoire en lycée professionnel.

Olivier Besancenot quitte avec «plaisir» une fonction qu'il occupait depuis plus de dix ans et pour laquelle il avait exprimé récemment sa lassitude. Mais le facteur de Neuilly «reste à la direction du NPA» et souhaite «s'impliquer» notamment sur «les questions européennes et internationales».

«On ne pourra plus dire que le NPA est le parti de Besancenot», s'est félicité celui qui reste pourtant favori pour représenter le NPA à la prochaine présidentielle. Pour lui, le NPA met ainsi fin à «une contradiction» entre «la personnalisation qu'(il) a utilisée à outrance» et son opposition proclamée à celle-ci.

Un appel au «rassemblement anticapitaliste»

Comme attendu, un appel au «rassemblement anticapitaliste» a été lancé pour 2012. Il devait être envoyé par courrier dans l'après-midi notamment au PCF, au Parti de gauche et aux «écologistes radicaux», mais pas à Europe Ecologie-Les Verts ni au Parti socialiste.

«Il y a une urgence à faire apparaître dans le débat politique le regroupement des anticapitalistes», a assuré Christine Poupin pour qui «il suffit de jeter un œil même distrait sur le programme du PS pour s'apercevoir qu'on est dans la gestion du système». Les militants devront «trancher l'orientation» du NPA sur la présidentielle lors d'une conférence nationale qui aura lieu a priori lors du week-end des 18 et 19 juin.

Interrogée sur un sondage CSA publié jeudi créditant Olivier Besancenot de 9% à 11% d'intentions de vote à la présidentielle, Myriam Martin a répondu que «les sondages prouvent au moins une chose, c'est qu'il y a de la place pour une alternative anticapitaliste».

© 2011 AFP
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 16:55

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Communiqué du NPA. Conseil politique du NPA des 26 et 27 mars.

Le Conseil Politique National (CPN) qui s'est réuni les 26 et 27 mars 2011 a désigné deux porte-parole qui vont s'exprimeront au nom du NPA : Myriam Martin, enseignante en lycée professionnel, et Christine Poupin, technicienne dans l'industrie chimique, élues avec 97 pour, 6 contre, 4 abstention, soit 90% des exprimés.

Un comité exécutif a été mis en place à la proportionnel des votes recueillis par les courants à l'occasion du congrès national.

Durant cette session, le CPN a adopté une résolution sur l'action actant des campagnes contre la dette et l'austérité, pour la défense du droit à la santé, pour une mobilisation antiraciste, pour sortir du nucléaire, dont l'actualité a été rappelé par la catastrophe de la centrale de Fukushima, en soutien aux révolutions dans le monde arabe, contre l'intervention impérialiste en Libye et la dictature de Kadhafi. Le NPA est partisan également d'une mobilisation d'envergure à l'occasion de la réunion du G8-G20 à la mi-mai.

Le CPN s'est prononcé pour un rassemblement anticapitaliste sur la base d'un programme radical pour les luttes, seule en mesure de répondre à l'imposture populiste du Front national.

Le NPA, est prêt au débat, avec l'ensemble des forces politiques, syndicales, associatives, à la gauche du PS, ainsi qu'avec les travailleurs, les jeunes, qui se sont investis dans les mobilisations sociales récentes, et à les rencontrer pour la présidentielle de 2012.

Le NPA fera le point à son CPN de mai et tranchera lors d'une conférence nationale en juin.

Le 28 mars 2011

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 22:17
 
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Le roi est nu ! Montebourg a mis sur la place publique ce que nul n’ignorait, mais qui était voué aux murmures apeurés. C’est qu’il en tient dans ses mains le système Guérini, des journaux, des appareils de partis (et pas que le PS), des élus, des associatifs, des simples citoyens. La clientèle. Et quel sentiment d’impunité ! Dûment informés de la procédure entamée contre eux (d’après Le Canard, par le patron du renseignement intérieur en
personne), les frères et leurs obligés ont continué à régler leurs affaires au téléphone comme vous et moi ! Avec un immense courage déjà expérimenté lors des frasques septimaniennes de Frèche, la direction du PS, Aubry en tête, vole au secours, soutenant contre l’évidence que le dossier est vide. Il suffit pourtant de s’en tenir à ce qui est sur la place publique.
Pratiquement plus un seul jour sans que les ramifications des dossiers ayant conduit aux mises en examen d’Alexandre Guérini ne mettent directement en cause le fonctionnement du Conseil Général des Bouches du Rhône. On est passé des traitements des déchets à celui des maisons de retraite, en passant par l’attribution des logements HLM et le recrutement clientéliste. Plus des liens avec la femme d’un caïd, Barresi, arrêté après quinze ans de cavale. Entre autres. A elles seules les interventions tolérées (attestées par les écoutes téléphoniques) d’Alexandre Guérini dans le fonctionnement du Conseil Général, et de la Communauté Urbaine suffiraient à démentir toutes les belles paroles lancées par tous les soutiens de la majorité départementale en faveur de l’engagement citoyen. Comme au bon vieux temps du stalinisme, on nous enjoint de toutes part (et parfois par la voix d’intellectuels locaux ayant pignon sur rue) de « ne pas faire le jeu », au choix : de la droite ou du FN.

La droite ? Elle est dans le même sac. Il n’y a qu’à voir son silence éloquent sur les dossiers en cours, indiquant
que ces pratiques sont aussi les siennes. Entre elle et la famille Guérini, la jonction, la clé de voûte qui fait tenir l’ensemble, c’est FO, un syndicat localement très spécial. Qui sert, se sert et qu’on sert, justifiant que la présence d’un de ses chefs soit imposée au plus haut niveau de Marseille Provence Métropole par Alexandre Guérini en personne (toujours les écoutes).
Quant au FN (outre qu’il fut lui-même allié de Gaudin en son temps), c’est justement ces pratiques qui font une partie de son terreau. De la gauche on doit exiger un sursaut indispensable. Pour l’instant on n’entend au contraire que des déclarations de solidarité, des silences assourdissants, des velléités sans remise en cause des alliances (EE).

Tous pourris ? Absolument pas ! Certains ont de longue date eu le courage de s’y opposer, au nom même des
valeurs de la gauche. Le NPA bien entendu, qui n’a jamais mangé de ce pain que tant d’autres trouvaient à leur goût. Mais aussi une masse de militants syndicaux ou associatifs, bien vite repérés et pourchassés. Médiapart a rendu compte d’une réunion dans les quartiers nord de Marseille, en présence d’Olivier Besancenot, où justement le thème de la lutte contre le clientélisme était central. Autre signe révélateur, l’intersyndicale des territoriaux de Marseille et de la Communauté Urbaine, qui a joué un rôle majeur pendant les grèves de l’automne, a conservé son unité contre l’alliance des élus PS et Droite avec FO. L’ensemble des UD semble maintenant prendre le relais, une nouveauté décisive dans le 13.

Désormais, l’heure n’est plus aux accommodements, aux petites et grandes lâchetés.

Pierre Godard, Samy Johsua

Par Pierre Godard, Samy Johsua - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 13:27

Par Jacques Fortin

 

Le NPA ce n’est pas un parti c’est un projet. Et ce projet reste le mien, dans les bons et les mauvais jours. Pas vous ?

Celui d’un parti à créer, à penser, à "programmer" à partir des résistances et des espérances des "sans", des salariés, des anciens, contre la dislocation générale des liens sociaux, la dilapidation des savoirs et des ressources, et l’asservissement toujours plus violent des multitudes pour le profit vorace de quelques-uns.

Un projet qui fait honneur à ceux dont je suis, membres de la LCR "canal historique" (métissage trotsko, guévarro, libertaire) qui, quoi qu’on en susurre ici et là, ont osé mettre toutes leurs billes sur la table, risquer leurs acquis en les proposant à qui voulait non seulement les partager mais les enrichir, qui sait ? les transformer. C’était notre rôle, non ? Nous ne partions pas de rien. Avec l’ambition, certes, d’emporter la conviction, ce qui n’a rien de honteux, mais avec la conviction aussi d’apprendre beaucoup. Il va falloir faire le point de nos illusions, nos conneries, nos apprentissages, à nous et à tous, ce dont le congrès chaotique n’as pas été capable.

 

C’est un projet qui contrarie. Pas question pour la gauche institutionnelle de se voir flanquée d’un courant politique ancré dans les mobilisations, radicalement hostile à rentrer dans le rang des unions de gestion successives, et réfractaire aux poisons et délices d’institutions qui, c’est leur fonction, finissent toujours par avoir raison de qui s’illusionne d’y changer quelque chose. L’on s’est empressé d’envoyer un mercenaire bien "posturé" (à gauche du PS - sic), dûment nourri au gras de la république pendant 30 ans, en contrefeu. Son ordre de mission était simple, se la jouer sur deux modes : la grrrosse colère contre l’injuste monde, et les palinodies de l’unitarisme sans frontière, histoire de rameuter au bercail les brebis électorales qui semblaient s’égarer en dissidence.

 

Cela donne la rrrévolution citoyenne du vieux sénateur naguère mitterrandolâtre. Une resucée de la politique d’un PCF mol et coi, engoncée dans son républicanisme franchouillard, shootée au miroir aux alouettes de la gagne et de l’arrivée en tête, offrant pour toute unité le ralliement à sa personne. Son verbiage programmatique n’a d’égal que sa détestation verbale d’un DSK, diversion qui lui permet de ne pas trop dire mot des autres (Aubry...) ? Bref, ce projet a ça pour fonction, ceux qui fléchissent et cèdent à ses sirènes, exaspérés de colère et d’amertume devant la dureté des temps, ça se comprend, (je ne parle pas des petites personnalités pressées) en reviendront. Expérience faite, nous nous retrouverons.

 

Contrairement à ce qui est hautainement moqué ici et là, le projet ne relevait pas de l’idée qu’entre la LCR et le PS il n’y avait rien, mais, nuance, du constat qu’entre la LCR et le PS ce qu’il y avait était enferré dans une double névrose : l’incapacité de s’opposer au PS dès que celui-ci approchait d’un pouvoir quelconque, de résister à l’hypnose qu’exercent les institutions sur quiconque y espère ne serait-ce qu’un strapontin. Que de surcroît profitant de la misère aggravée, politique et sociale, surfant sur le désespoir rampant, ce "rien" entre le PS et la LCR trompait encore son monde sur l’air de "votez pour nous et vous verrez, cette fois on les aura" (le PS et les institutions).

 

Le projet s’est heurté à plusieurs limites, dont les nôtres, mais ça reste un projet. Le mur sarkozien a tenu solidement adossé au MEDEF, à l’Europe libérale, à un art consommé de la diversion sordide sur le dos de boucs émissaires, peu menacé par des directions syndicales en semi coma volontaire, ni les gesticulations de la gauche parlementaire empêtrée dans la vacuité de son alternative. Les luttes sont venues s’y cogner, opiniâtres mais sans relai, habilement épuisées une à une, de journée d’actions en journée d’action, de grèves sectorielles soigneusement indépendantes les unes des autres, ou tout bonnement laissées au bon soin de "la base" encouragée par un assourdissant silence des appareils.

 

Piège électoral (fait pour ça), il est possible que nous ayons raté quelque chose aux européennes : proposer une coalition à gauche du PS. Nous étions en position de force après des présidentielles où notre porte parole (et non notre chef comme le marmonnent les imbéciles) cumula à lui seul autant que tous les autres (PCF, Bové, LO, Voynet). Proposer une coalition qui devait prouver la force de l’union libérée du PS avec la perspective (et non la condition) de la poursuivre dès lors que, sur la base de cette première réussite, on convenait pour la suite (régionales etc) de l’indépendance totale envers le PS et du refus de cogérer.

Ensuite ? Le projet a beaucoup rassemblé, mais, ce que nous n’avions pas estimé, il a rassemblé des aspirations et des colères diverses et impatientes. Il fallait qu’à chacune le NPA réponde. Chacune se voyait prioritaire : pour les uns forcer l’unité à gauche de la gauche, pour tels autres élaborer un projet radical, pour d’autres incarner une écologie anticapitaliste, pour d’autres encore redonner dignité et espoir aux populations maltraitées des quartiers populaires, pour d’autres asseoir la crédibilité du parti sur des élus voire des postes (pour eux)... Tout cela sous l’égide d’une improbable démocratie : celle où tout le monde aurait raison et où chacun serait majoritaire.

 

Il ne suffisait pas pour "faire parti" de se rassembler, il fallait accepter de ne pas se ressembler, de ne pas prendre la contradiction comme une insulte ni une mise en cause personnelle, accepter de, minoritaire, s’inscrire dans un processus de conviction - débattre et expérimenter -,il fallait créer, pour beaucoup ex nihilo, une loyauté de parti qui implique donc de respecter... la majorité au lieu de "n’en faire qu’à sa ligne", d’être minoritaire sans accuser par exemple la LCR de magouilles, de ne pas voir un réformiste derrière chaque pragmatique, de laisser Lénine un peu à sa place c’est à dire un siècle en arrière, de ne pas la jouer à la démission ou la victilisation à tout va, de ne pas tenter par tous les moyens de pousser sa candidate voilée en dépit du mandat donné, ou de ne pas, malgré 55% de vote dans les AG, tenter de faire passer un avis contraire, de ne pas jouer sa fraction contre l’ensemble, de poursuivre le débat sans bloquer la machine.

 

Bref. Pas si simple de "faire parti" sans être adossé à une table de la loi condition d’entrée et règle commune. Or, pour son honneur au passage, c’est ce qu’a voulu la LCR. Pas facile non plus lorsque ça secoue de tous bords, la droite déchaînée, la gauche institutionnelle à la manœuvre...

Ni simple, ni facile ? Raison de plus pour persévérer.

Par Jaques Fortin - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 15:06

Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue).

 

 

Le « microcosme » bruisse d'une folle rumeur : le Nouveau Parti Anticapitaliste serait mort...alors qu'il réunissait seulement son premier congrès (11-13 février 2011, Montreuil). Certains murmurent : « enfin ! ». De jeunes gens pressés, éblouis par les caméras, confondent, dans leur enthousiasme neuf pour le Front de Gauche, ouverture politique et promesses de postes.

 

Certes, le NPA n'a pas tout à fait répondu aux ambitions de son congrès fondateur de février 2009. De nombreux adhérents sont partis, mais 6000 sont encore là (nettement plus que le Parti de Gauche). La très grande majorité des partants n'a d'ailleurs pas manifesté par là son désaccord avec une stratégie électorale. Plus prosaïquement, trouver sa place dans une organisation politique n'est pas si simple. Ce qui interroge les modalités prises par la forme « parti », les contraintes du militantisme, ce en quoi il peut être utile pour nourrir la dignité des opprimés et améliorer leur condition. Le NPA est un lieu contradictoire, avec des faiblesses et des atouts. De multiples débats le traversent, le déstabilisent, l'enrichissent, à l'image de nos vies ordinaires. Bref, c'est un lieu vivant, bien vivant ! 

 

Il faut être asservi au culte de l'immédiat pour diagnostiquer la fin irrémédiable d'un parti qui n'a que deux ans d'âge. Sur le marché politico-médiatique, les produits semblent se périmer aussi vite qu'ils naissent. Contre cette absorption dans l'immédiateté, le regretté Daniel Bensaïd appelait à trouver un « point de suture entre passé et futur » (dans Une radicalité joyeusement mélancolique, Textuel, 2010), en puisant dans la mémoire critique comme dans les ouvertures inédites de l'à venir. Pas pour fuir le présent, dans la nostalgie ou le rêve, mais pour s'y confronter : « le présent, et lui seul, commande le faisceau des "peut-être" », ajoutait-il. 

 

 

De ce point de vue, l'inédit historique ne se confond pas avec la mode, comme nous le montrent encore une fois les processus révolutionnaires en Tunisie et en Egypte. Nous avancerons alors plus prudemment que le NPA est encore à naître. Car le NPA n'est pas un parti « clé en main » : c'est un processus en cours. Une aventure originale a été lancée : celle de l'émergence d'un paradoxal parti libertaire, qui combine et met en tension les nécessités de l'organisation et celles de la non-professionnalisation politique. 

 

 

Une telle initiative questionne les évidences de la politique officielle : une politique anticapitaliste et non-professionnelle est-elle possible ? Pour qui rêve d'être ministre, député ou conseiller général, certes non ! La carrière politique et le capitalisme sont des conditions de leur activité, aussi invisibles et nécessaires que l'air qu'ils respirent. Pour qui croit que la politique est, avant tout, affaire d'engagement citoyen et d'activité populaire, oui ! Après les déconvenues du XXe siècle du point de vue des logiques de monopolisation des pouvoirs, des formes soft de la représentation politique professionnalisée aux barbaries bureaucratiques, comment envisager une autre politique qui ne s'adosserait pas à un autre rapport à la politique ? 

 

Car même nos démocraties représentatives, réglées par la concurrence entre professionnels de la politique, sont bien peu démocratiques. Le TCE fut ratifié  à Versailles et la loi sur les retraites votée contre la mobilisation de millions de citoyens. La gauche de l'avenir ne peut reproduire ces formes politiques traditionnelles. Il faut inventer une manière radicalement différente de pratiquer la politique à l'école des mouvements sociaux. 

 

C'est dans cette perspective que le NPA, avec des erreurs, des tâtonnements et des doutes, a commencé à ouvrir un chemin. Olivier Besancenot a su incarner cette timide possibilité d'une gauche de la rue qui ne déserte pas pour autant le terrain des élections. Mais en faisant de l'auto-organisation populaire le roc, et non la passive délégation aux divers hommes providentiels dont les médias abusent et qu'ils usent tout aussi rapidement. Pour que « la politique autrement » ne soit pas seulement un slogan marketing de plus pour des aspirants à la carrière politique en mal de « créneaux porteurs ». 

 

 

Faire de la politique en refusant les codes étriqués de la politique instituée : il y a peu d'endroits où une telle expérience fut tentée. C'est pourquoi, malgré le flot des bavardages funéraires, le NPA n'a pas dit son dernier mot. 

Par Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue). - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 14:17
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Le premier congrès national du NPA s’est tenu à Montreuil (93), les 11, 12 et 13 février. Le menu était particulièrement dense et chargé pour les 352 déléguéEs et les membres de la direction sortante. Il s’agissait d’adopter tout à la fois un document intitulé Nos réponses à la crise, des motions sur la religion, la laïcité et le voile, une résolution d’orientation et de construction, deux modifications aux statuts du parti. Il s’agissait enfin d’élire une nouvelle direction (Conseil politique national). À tout ceci s’ajoutaient aussi les motions et amendements émanant des congrès locaux et des motions élaborées au cours du congrès lui-même.
Le congrès a adopté à une large majorité (66, 12 %), Nos réponses à la crise, un document qui condense les analyses du NPA sur la crise multiforme, économique, sociale, alimentaire et climatique qui secoue le capitalisme et énonce les contours d’une politique anticapitaliste, écosocialiste partant des préoccupations et urgences immédiates qui nécessitent une transformation révolutionnaire de la société. Un document de dimension programmatique que nous voulons utiliser comme support à la confrontation politique publique.
Sur la religion, la laïcité et le voile, il s’agissait d’affiner nos positions sur le fond, après la polémique publique et le débat interne difficile déclenché par l’annonce de la candidature d’une militante portant le foulard à Avignon dans le Vaucluse. Le congrès a enregistré les résultats des congrès locaux sur les diverses motions soumises au vote. Nous reviendrons plus précisément sur cet aspect dans une prochaine édition.
Quatre textes d’orientation et de construction faisaient l’objet d’une présentation contradictoire. Les congrès locaux ont envoyé sur ces bases des délégués au congrès national à la proportionnelle des positions exprimées. Aucun n’ayant pu franchir la barre des 50 %, les textes des quatre positions ont été rejetés. De même, après discussion, il n’a pas été possible d’aboutir à une convergence des points de vue se concrétisant par un appel du congrès, car la question de la démarche en vue des présidentielles a continué de diviser les congressistes et aucune majorité n’a pu se dégager. Le CPN élu devra définir les modalités de débat démocratique afin de décider ce que le NPA fera à la présidentielle de 2012. Cette consultation des militantEs, dont les modalités sont à définir, interviendra avant l’été.
Le congrès a adopté à la quasi-unanimité une déclaration sur la situation internationale, se félicitant de la vague révolutionnaire en cours dans le monde arabe, appelant à son approfondissement et à son extension et à organiser concrètement une campagne de solidarité. Une autre motion résumant les campagnes contre le G8/G20, contre le racisme, ou pour la défense de la sécu et de l’hôpital public et contre les réformes que prépare le gouvernement sur la dépendance... a obtenu une large majorité. Cela montre qu’en dépit des divergences, malgré des modalités de débat interne qu’il va falloir prendre le temps de sérieusement rediscuter tant elles ont suscité des mécontentements, ce qui rassemble sur le fond les militantes et militants du NPA est plus fort que ce qui les divise. L’enthousiasme et l’émotion avec lesquelles le congrès tout entier a accueilli, écouté et acclamé des militantEs révolutionnaires venuEs de Tunisie et d’Égypte en est le signal le plus évident.
Une nouvelle direction (CPN) de 161 membres a été élue à la proportionnelle des quatre positions en présence, avec la parité hommes-femmes, la représentation de divers secteurs d’interventions et régions. Elle se réunira pour la première fois les 26 et 27 mars prochain et élira un nouveau Comité exécutif.
Fred Borras
1. La position 1 a recueilli 41, 95 %, la position 2 27, 87 %, la position 3 26, 43 % et la position 4 3, 73 % des votes des délégués au congrès.

Organisations présentes au congrès

France Alternative libertaire, PCF, LO, Fase, PG, GU, Alternatifs. Excusé : Les Verts.

Syndicats et associations : Solidaires, Jeudi noir, Cadac/CNDF.

Maroc La Voie démocratique, Al Mounadil-e.

Tunisie Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), Ligue de la gauche ouvrière (LGO).

Palestine Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Liban Parti communiste libanais (PCL).

Iraq Irak Freedom Congres, Parti communiste ouvrier en Irak, Union des communistes-Irak.

Iran Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran (groupe France).

Réunion Nouveau Parti anticapitaliste de la Réunion (NPAR).

Sri Lanka Nouveau Parti pour l’égalité sociale (NSSP).

Indonésie Comité politique des pauvres – Parti démocratique du peuple (KPRM-PRD), Workers People Association (PRP).

Corée du Sud New Progressive Party (NPP), Institute of the 21st Century Corea Research (ICR), KDLP-Paris Comitee.

Australie Socialist Alliance.

Argentine MST-Movemiento Proyecto Sur, Frente Popular Darío Santillán.

Brésil Parti socialisme et liberté (PSOL).

Pérou Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT)

Venezuela Marea Socialista.

Martinique Groupe révolutionnaire socialiste (GRS).

Mexique Parti révolutionnaire des travailleurs.

USA International Socialist Organization (ISO).

Canada Socialiste Caucus of the New Democratic Party.

Grande-Bretagne Socialist Worker’s Party (SWP), Socialist Party (SP), Counterfire.

Irlande Socialist Worker’s Party (SWP).

Portugal Bloco de Esquerda.

État espagnol Izquierda Anticapitalista, Parti ouvrier révolutionnaire (POR).

Euskadi Askapena, Gauche Abertzale.

Catalogne En Lluita.

Corse A Manca.

Italie Sinistra Crítica.

Grèce Socialistiko Ergatiko Komma (SEK), New Left Current (NAR), Recomposition de gauche (Aran) -trois membres de la coalition Antarsya, DEA – coalition Syriza.

Pologne Parti polonais du travail (PPP).

Norvège The Red Party Rødt.

Danemark Red-Green Alliance. Allemagne « We don’t pay for your crisis ».

Belgique Ligue communiste révolutionnaire (LCR/SAP).

Suisse Mouvement socialiste des travailleurs (MST), SolidaritéS.


Organisations ayant transmis un message
Pakistan Labour Party of Pakistan (LPP).

Bangladesh Communist Party of Bangladesh-Marxist Leninist (CPB-ML).

Inde Radical Socialist.

Asie du Sud-Est Network for Transformative Social Protection (NTSP).

Philippines Partido Lakas ng Masa, Partido ng Manggagawa, Rebolusyonaryong Partido ng Manggagawa- Mindanao (RPMM).

Malaisie Parti Socialis Malaysia (PSM).

Japon Japan Revolutionary Communist League (JRCL) et National Council of Internationalist Workers (NCIW).

Australie Revolutionary Socialist Party.

Sénégal Yoonu Askan Wi. Maroc Solidarité pour une Alternative Socialiste (SAS).

Turquie Parti de la liberté et de la solidarité (ÖDP)

Grèce Groupe politique anticapitaliste (APO).

Grande-Bretagne Socialist Resistance.

Luxembourg Dei Lenk.

Suède Socialistiska Partiet.

Message de Yoonu Askan Wi (Sénégal)
Chers camarades du NPA, chers congressistes,
C’est dans une ambiance de chaleur militante qu’a été lu le message du NPA au 1er congrès de Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’autonomie populaire, tenu à Guédiawaye dans la banlieue de Dakar les 4 et 5 décembre dernier. Très récemment, en prélude au Forum social mondial de Dakar de février 2011, nous avons eu le plaisir de recevoir le camarade Olivier Besancenot à la 1re session de notre Conseil général post-congrès, à l’occasion duquel il a pu s’adresser directement aux cadres dirigeants de notre parti le 5 février 2011.
Déjà, lors du congrès de fondation du NPA, Yoonu Askan Wi était représenté par une délégation […]. C’est dire que nos deux organisations, très jeunes l’une et l’autre au demeurant, ont dès le départ entrepris de nouer des liens solides de coopération militante. Nous sommes persuadés que ces relations iront s’approfondissant, sur la base de nos convictions partagées, fondées sur la lutte sans compromission contre l’impérialisme, le capitalisme et la mondialisation néolibérale. L’impérialisme français, aujourd’hui sous la houlette d’un Sarkozy farfelu, bête et arrogant, est l’ennemi commun des peuples de France et du Sénégal ; nous devons, plus encore que jamais, nous donner la main pour le combattre et le défaire. Partout les peuples bougent, en Amérique latine, en Asie, en Europe. À présent, en ce début de l’année 2011, c’est l’Afrique qui donne résolument le « la ». Les soulèvements populaires et révolutionnaires portés par les masses déshéritées des campagnes et des villes ainsi que par les travailleurs, en Tunisie puis en Égypte, constituent pour nous tous et toutes, de puissants motifs d’encouragement et d’espoir. Ils illustrent encore une fois la capacité des peuples d’en finir avec la dictature, l’oppression, l’exploitation, l’accaparement et la spoliation opérés pendant top longtemps déjà par des bourgeoisies corrompues et prédatrices au service d’elles-mêmes et des puissances d’argent.
Ce sont les masses qui font l’histoire ! Solidarité avec les luttes à travers le monde pour la révolution démocratique, républicaine, sociale et populaire !
Plein succès au deuxième congrès du NPA / France !

Pour la Délégation exécutive nationale de Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’autonomie populaire,
Le délégué général, Alassane Guisse

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 15:43

Motion 1

Au vu des résultats des votes, après un débat approfondi depuis un an, de nombreux points discutés recueillent un accord très large, même si des désaccords persistent :

a) La défense de la laïcité.1

b) L’engagement contre les racismes de tout type, dont le racisme d’État, contre le traitement discriminatoire fait aux musulmans et l’islamophobie.2

c) Concernant les relations entre le NPA et les religions, les positions se sont rapprochées après un débat multiforme et très approfondi. Le NPA défend bien entendu la liberté de culte. Il défend aussi une liberté totale de critique des religions. Enfin le NPA est un parti ouvert aux militant-e-s athées ou non, et exprimant ou non une croyance religieuse, dès lors qu'ils/elles partagent nos principes fondateurs. Ils sont alors membres à part entière, à égalité de droits et de devoirs.

d) Le socle féministe du parti, enregistré dans nos principes fondateurs, est lui aussi unanimement défendu. Un féminisme qui mêle la lutte contre le capitalisme et la lutte contre le patriarcat dans sa spécificité, et combat pour des droits égaux entre les genres et l’émancipation des femmes.

Il demeure un débat sur le sens à donner au port du foulard dans les religions monothéistes :

- Une motion disant: «Le voile est un instrument de soumission des femmes utilisé sous diverses formes et à diverses époques par les trois monothéismes, même si certaines femmes qui choisissent de le porter ne lui donnent pas ce sens.» a obtenu 1079 pour, 640 contre et 859 abstentions.

- Un amendement significatif reprenant la motion précédente, en y ajoutant : «On ne peut donc désigner un sens global, unilatéral et univoque du voile. Pour notre part, en accord avec notre conception de la laïcité (cf motion 1), nous nous opposons systématiquement à la fois à l’imposition du voile et à son interdiction.» a obtenu 941 pour, 791contre et 780 abstentions.

- Motion Anne, Cathy, Galia, Guillaume, Ingrid (ACGGI, extrait) : "Le foulard islamique est avant tout une manifestation de discrimination des femmes, revendiquée comme telle par les secteurs les plus réactionnaires des trois religions ou coutumes qui en usent, et ce au-delà du sens que les femmes peuvent lui donner individuellement. Les motivations individuelles sont évidemment diverses, mais elles n'annulent pas le fait que le voile se situe dans la longue tradition patriarcale de la plupart des religions, qui ont cherché à contrôler le corps et la sexualité des femmes, pour les assigner à un rôle spécifique et subordonné dans la société." (les votes sur cette motion ACGGI sont donnés globalement ci-dessous).

Au regard des assemblées électives, il apparaît que la motion «Pour un parti de masse à égalité» a obtenu 27% (568 pour, 1085 contre et 677 abstentions).

Sur la possibilité de présenter aux élections des camarades portant des signes religieux visibles,  le congrès prend acte que des divergences persistent. Il prend acte de l'ensemble des votes et des positions qu'ils traduisent.

Le congrès prend acte notamment du fait que ACGGI3 a recueilli 1297 voix pour et 1044 voix contre avec 521 abstentions, soit 45 % des votants, et qu’un amendement significatif a recueilli 904 voix pour, 964 voix contre, avec 668 abstentions, soit 35, 6% des votants4.

Dans ces conditions le congrès décide qu’en cas de divergence sur une candidature, les solutions doivent être recherchées à l’échelle concernée et, si besoin, être tranchées au CPN.

Notes :

1 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« La liberté de pensée, de critique (y compris celle des religions) et d’expression sont considérées par le NPA comme des droits inaliénables. Le NPA lutte pour développer l’exigence de laïcité: condamnation des liens privilégiés que Sarkozy veut rétablir avec la hiérarchie catholique, traitement équitable de tous les cultes par l’État, fin du concordat en Alsace-Moselle, arrêt des subventions publiques à l’école privée. La société que nous voulons bâtir sera laïque, c’est-à-dire qu’elle garantira la séparation entre les institutions religieuses d’un côté, les administrations et pouvoirs publics de l’autre. Elle garantira parallèlement le libre choix des individus, et le droit, privé comme public, à la pratique religieuse dans le respect des principes laïcs. » 1545 pour, 492 contre, 602 abstentions.

2 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« Le NPA condamne le développement du racisme et de l’antisémitisme, arme dont les classes dominantes usent plus que jamais dans le développement de la crise actuelle du capitalisme et qui s’étend à un racisme d’État. Il condamne les attaques brutales contre les Roms. Il condamne le rôle grandissant de la stigmatisation des musulma-e-s e t de l’islamophobie dans ce cadre.

Nous dénonçons l’assimilation à l’antisémitisme de toutes critiques de la politique de l’Etat d’Israël et du sionisme. Nous dénonçons également l’instrumentalisation du thème de l’islamophobie par les courants et régimes intégristes qui veulent interdire et réprimer toute critique de leurs politiques – y compris internes à la religion. Nous sommes pour la liberté d’expression de ces critiques – donc y compris le droit au blasphème. Dans le cadre des principes laïques qui garantissent le droit au culte, nous condamnons la discrimination qui s’exerce en France à l’égard de la pratique religieuse musulmane.

Se débarrasser du racisme suppose que les mobilisations et les mesures radicales contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et les discriminations qui en découlent soient à la hauteur du poison distillé au sein de la société. Égalité des droits entre français et immigrés, dont le droit de vote, liberté de circulation et d’installation et régularisation de tous les sans-papiers. ». 1574 pour, 470 contre, 559 abstentions.

3 «Le parti ne peut être identifié à aucune religion, il ne peut être identifié à aucune religion quelle qu'elle soit, notamment via le port d'un signe religieux par ses représentant-e-s»

4 «Un militant ou une militante manifestant une croyance religieuse a, comme tou-te-s les autres adhérent-e-s, le droit de postuler à la candidature pour représenter le parti lors d’élections. Cette candidature, qui s’appuie, comme toutes les autres, sur l’engagement du-de la camarade dans les luttes sociales et locales, défend exclusivement et intégralement les principes (notamment de laïcité), et le programme du NPA. »

Motion 2

Le congrès enregistre la légitimité de l’ensemble des votes locaux sur le thème religion, laïcité, féminisme et émancipation.

Le congrès prend acte des divergences quant aux conséquences pratiques de ces votes.

Le congrès mandate le CPN pour organiser sur ce thème, une conférence nationale dont les modalités sont à définir par ce même CPN.

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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 14:48

 

Intervention d'ouverture faite par Olivier Besancenot

Image Intervention d'ouverture faite par Olivier Besancenot

 

sur NPA TV: http://www.npa2009.org/npa-tv/406/all/2864

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 16:01

video sur Ouest France: http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-justice_39382-1688534--------11277_actu.Htm

 

Deux-Sèvres à Niort:  Une motion adoptée par les magistrats, soutenus par les policiers et avocats : http://www.lanouvellerepublique.fr/res/Toutes-les-DMAs

 

Nouvelle République avec AFP partout en France:

Justice: la journée de la colère http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Faits-Divers/Justice/Justice-la-journee-de-la-colere

Niort: Défendre une institution présumée coupable '' (La Nouvelle République): http://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/ACTUALITE/Faits-Divers/Justice/Defendre-une-institution-presumee-coupable

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 18:06

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Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Vote des militants pour le 1er congrès du NPA.
 

 Les militants et militantes du NPA viennent d’achever leurs congrès locaux. 3 550 militantes et militants ont participé au vote. Les résultats provisoires  donnent  une participation de 70% par rapport aux membres à jour de cotisation.

Ce qui indique un effectif légèrement au-dessus de 6000 membres si on y ajoute celles et ceux qui ont pris leur carte au NPA sans s'être mis à jour de cotisation.
De nombreux votes ont été enregistrés, portant sur des sujets aussi importants que notre orientation, nos réponses à la crise, la question de la laïcité, du féminisme et de la religion. De nombreuses motions ont été également discutées localement. Elles alimenteront le débat de notre congrès.
Un vote a eu lieu pour  élire les délégué-E-s sur la base de plateformes liées au débat sur l'orientation.

A l'issue de l'ensemble des congrès locaux et avant la vérification et la validation des résultats par la commission des mandats, les résultats sont les suivants:


P1: 40,83 %
P2: 28,29 %
P3: 27,20 %
P4: 3,40 %
Plateformes locales: 0,29%

C'est une première étape dans la discussion, elle se poursuivra durant le congrès lui-même jusqu'à l'élection de la nouvelle direction.

Le 8 février 2011

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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 08:38
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 12:43
 
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La saison des fêtes fut aussi celle du vote des budgets des conseils régionaux. Nous avons choisi d’éclairer trois situations. En régle générale, les élus du Front de Gauche, quelles que soient les critiques portées publiquement contre l’orientation du Parti socialiste, ont voté les budgets. Le Limousin fait à cet égard figure d’exception. Voter le budget signifie valider concrètement la politique menée par le PS, notamment le volet qui concerne les subventions aux entreprises. Cela démontre à nouveau qu’à l’épreuve du feu, les déclarations d’intention n’y suffisent pas. Pour demeurer indépendant, il faut refuser toute solidarité de gestion avec la majorité.
Enquête en Midi-Pyrénées, Limousin et Rhône-Alpes.

Midi-Pyrénées : budget contraint ou rigueur ?

Midi-Pyrénées subit comme les autres régions les conséquences de la crise et de la politique du gouvernement. Ainsi, le différentiel cumulé depuis 2005 entre les dépenses et les compensations de l’État est estimé à 96 millions d’euros fin 2010 et devrait atteindre 125 millions d’euros fin 2011.
Pour le président Martin Malvy, la situation très saine de la région permet d’assurer pour 2011 un budget « contraint mais pas de rigueur ». Il est vrai que Midi-Pyrénées est dans le peloton de tête de l’investissement par habitant, et reste la moins endettée par habitant.
En fait, les baisses budgétaires importantes sont relativisées par le fait que nombre d’actions ont déjà été réalisées et ne pèsent plus sur les budgets à venir (rail, lycées, routes). Mais cet atout ne durera que deux ou trois ans tout au plus.
Dans la section fonctionnement, des économies substantielles seront réalisées, allant de 10 % à 50 % : parc auto, papier, communications, réceptions, manifestations. On peut se demander pourquoi de telles économies n’ont pas été programmées plus tôt.
Ce budget n’a pas essuyé de critique majeure de la part des partenaires du PS. EE-Les Verts se félicitent de la place de l’économie sociale et solidaire et des avancées de la « conversion écologique et solidaire des territoires ». Le seul point de discorde reste le financement de la ligne LGV Bordeaux-Toulouse. Mais dans son intervention, F. Simon, au-delà de toutes les critiques que le NPA partage par ailleurs, acceptait les 14 millions d’euros inscrits en provision, en espérant que les positions évolueraient, mais annonçant à l’avance le refus de signer toute convention de financement. Pure illusion, vu la détermination de Malvy. Une grosse couleuvre avalée au nom de la solidarité budgétaire.
Du côté du Front de gauche (4 PCF, 2 PG et Christian Picquet pour la GU), pas de problème non plus. Certes, face à la crise et à la politique du gouvernement, Nicole Fréchoux a mis l’accent sur la nécessité de construire un rapport de forces, d’une action des 21 régions dirigées par le PS et ses alliés (par exemple pour exiger la généralisation du versement transport à toutes les entreprises), sous peine d’en arriver à « une gestion de la pénurie en s’enfonçant dans le cadre néolibéral ». Les seules critiques ont porté sur l’aide à l’enseignement privé (pour la forme), sur l’augmentation du taux de la TIPP (très antisociale et anti­écologique), et sur certaines aides aux entreprises.
Pour notre part, les politiques menées depuis 1998 par le PS et ses alliés (enseignement privé, aides aux entreprises, formation professionnelle toujours aussi opaque et véritable fromage pour le secteur privé, programmes routiers) justifient à elles seules une abstention. Dans ce cas particulier, et sans sous-estimer l’étranglement mis en œuvre par le gouvernement, le financement de la LGV, l’augmentation du taux de la TIPP, la volonté d’accroître les aides aux PME (via certains contrats d’appui), mais aussi l’absence de lutte coordonnée des régions contre le gouvernement, justifiaient largement un vote contre.

Limousin : le droit à la différence

Petite région par la taille et le nombre d’habitants (750 000), le Limousin est inscrit à gauche avec un rapport de forces de deux tiers/un tiers avec la droite. Région rurale marquée par l’importance de la filière bois et une agriculture de petites exploitations (polyculture-élevage), le secteur public concentre 31 % des emplois (contre 21 en France). Le secteur industriel y est très faible et 94 % des entreprises ont moins de 50 salariés (dont 72 % moins de 10).
Entretien avec Stéphane Lajaumont (conseiller régional NPA en Limousin, avec Véronique Momenteau).

Vous participez à certaines commissions thématiques et à la commission permanente. Est-ce que cela vous lie à l’exécutif ?
Bien sûr que non ! Tout conseiller régional est membre de commissions thématiques, (pour moi, « économie » et « transports »), qui examinent les dossiers élaborés par les services du conseil régional. Leurs avis sont ensuite transmis à la commission permanente (émanation proportionnelle des différents groupes de l’assemblée plénière) qui vote les dossiers. Le travail effectué en amont par nos six conseillers permet de repérer les dossiers les plus révélateurs des choix politiques de la majorité. Et si nous en votons certains, bien évidemment (réparations dans les lycées, subventions aux associations culturelles, aides à la filière bio, solidarité internationale, etc.), nous n’hésitons pas à voter contre dès que c’est nécessaire ! Il suffit de se référer aux comptes rendus que nous rédigeons après chaque séance pour s’en convaincre (www.terredegauche.fr).

Comment abordez-vous le conditionnement des aides économiques ?
55 millions d’euros (sur un budget de 450 millions) sont consacrés au développement économique avec un nombre incalculable d’aides. Nos interventions ont permis de médiatiser l’inutilité de certaines d’entre elles, mais aussi les dérives multiples (pas de plafonnement, cumul possible, …) et l’absence de conditions sociales, démocratiques ou environnementales, permettant d’utiliser le levier que représente l’argent public pour imposer d’autres choix politiques de développement. Et ce, d’autant plus qu’une part importante des aides est concentrée autour des pôles de compétitivité.

Comment cela s’est-il traduit lors du vote du budget et pourquoi ?
La charte de Limousin Terre de Gauche prévoit de rechercher si possible un point d’équilibre entre les élus PCF, PG et NPA, mais la liberté de vote est garantie. Lors du vote par chapitres nous avons rejeté certains budgets (Ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers, lycées privés, aides économiques, …). Le vote global restitue l’évaluation de ces différents points. Après débat, les cinq autres élus ont voté en abstention et j’ai voté contre, estimant que le compte n’y était pas. Véronique, pour sa part, a tenu à encourager l’évolution du PCF, en s’abstenant. C’est la première fois depuis 1986 en Limousin qu’il y a une prise de position critique à gauche et non un vote unanime.

Deux élus du NPA dans un conseil régional. Est-ce positif ?
Nous avons réintroduit le débat politique à gauche sur les choix de gestion (ce qui fait régulièrement grogner les élus socialistes qui nous rendent responsables de l’allongement de la durée des débats…). Nous leur apprenons aussi le droit à la différence et non au vote bloqué, le doigt sur la couture du pantalon. Par ailleurs, nous avons, en plusieurs occasions, permis aux luttes d’influencer les débats, que ce soit sur les retraites, la Palestine ou, plus localement sur la LGV ou les tarifs de demi-pension des lycées.

Rhône-Alpes : la continuité libérale

Le budget 2011 du conseil régional Rhône-Alpes voté en décembre dernier s’inscrit dans la continuité des politiques libérales menées par son président Queyranne. Déclinant au niveau régional la politique de Sarkozy, il donne la priorité aux dépenses d’investissement au détriment des dépenses de fonctionnement. Il confirme aussi toutes les orientations libérales du conseil régional, qui se caractérisent en particulier par le maintien de subventions directes ou indirectes aux entreprises ou encore par la réduction des moyens pour les personnels techniques des lycées. Il accompagne aussi les reculs actuels sur les TER, dont le service va en se détériorant, en raison principalement des choix effectués en faveur du TGV et des politiques de libéralisation et de substitution de cars aux trains.
Adopté par l’ensemble des groupes de gauche (PS, Front de gauche, PRG, Europe Écologie-Les Verts), ce budget, qualifié « d’offensif et responsable » par la majorité régionale, montre que le PS est une nouvelle fois parvenu à satelliser ses partenaires. Alors même qu’il prévoit un soutien inconditionnel aux JO d’Annecy, aux nanotechnologies, aux pôles de compétitivité et à nombre d’autres projets anti­écologiques, les élus d’Europe Écologie ont tous voté en sa faveur, le président du groupe, Éric Piolle, expliquant : « on est dans la majorité, on porte les politiques ». Quant au groupe du Front de gauche, il semble avoir oublié ses déclarations grandiloquentes de campagne et s’est une nouvelle fois couché devant le PS, n’hésitant pas à voter un budget aussi antisocial. Pour justifier son vote, il se félicite d’y avoir apporté quelques améliorations qui s’élèvent à 4, 2 millions d’euros, soit moins de 0, 2 % du budget total d’un montant de 2, 42 milliards d’euros : c’est ce que l’on appelle « peser sur le PS » ! Seul élu à se désolidariser de son groupe, Armand Creus (Gauche unitaire) a toutefois choisi s’abstenir, expliquant qu’il ne pouvait voter contre le budget, afin de ne pas mélanger sa voix à celle « de la droite sarkozienne et au FN ».
Le budget 2011 du conseil régional montre que les élections de mars dernier n’auront constitué qu’une campagne pour rien. Les orientations libérales du PS perdurent et les critiques souvent très vives que Europe Écologie et le Front de gauche avaient fait entendre pendant la campagne sont désormais totalement étouffées par la solidarité de gestion. Décidément, il ne peut y avoir d’élus utiles pour le mouvement social s’ils ne conservent pas leur indépendance envers un PS, qui s’avère plus soucieux de servir les profits des entreprises que d’être un point d’appui aux luttes contre la droite.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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