Droits de l'homme


Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 12:23
5632_image.jpg

Lundi 15 février se tiendra à l’Élysée une réunion sur l’agenda social 2010 avec les « partenaires sociaux ». Outre l’emploi et le chantier de la dépendance, les retraites seront au cœur de ce rendez-vous.

Tout n’est pas encore tranché sur cette question mais Sarkozy et son gouvernement veulent aller vite, entre les élections régionales et l’été. En effet, cette contre-réforme est cruciale car c’est sur cette question que Sarkozy sera jugé par ses pairs sur la réussite de sa politique.
L’enjeu est donc énorme pour eux comme pour le rapport de forces. Aussi, si nous ne connaissons pas précisément le contenu de cette nouvelle contre-réforme, le gouvernement envisage d’ores et déjà deux hypothèses. La première consiste à repousser l’âge du départ à la retraite à 65 ou 67 ans, prenant ainsi appui sur ce qui se passe dans d’autres pays européens (Allemagne, Espagne, Royaume-Uni...). La seconde possibilité est de transformer totalement le système de répartition à travers une réforme systémique qui passerait par un régime par points ou par comptes notionnels, instaurant ainsi une individualisation des retraites.
Aujourd’hui, toutes les raisons sont bonnes pour que les patrons ne paient plus pour des salariés qui sont devenus inutiles à leurs profits. La question des retraites n’est pas une question démographique mais une question décisive de la répartition des richesses, du partage du travail. Il n’y a pas trop de retraités, mais trop de chômeurs !
L’urgence est de mobiliser le plus largement possible contre cette nouvelle contre-réforme, briser le tabou du consensus national et du diagnostic partagé et non de se situer d’emblée sur le terrain de la droite, comme les récentes déclarations de Martine Aubry ou des responsables de confédérations syndicales acceptant un possible recul de l’âge de la retraite et, au nom de l’égalité public/privé, un alignement pas le bas.
Sur cette question, il faut préparer une véritable épreuve de force, un mouvement d’ensemble et une mobilisation générale !
Sandra Demarcq
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 16:02

 REGIONALES / VAUCLUSE
Interview de la candidate voilée du NPA

Depuis l'annonce de votre candidature, votre vie a-t-elle changé ?

« C'est vrai que je suis sollicitée par de nombreux journalistes, français et internationaux. J'ai quitté mon quartier pendant quelques jours mais maintenant ça s'est calmé. Il y a deux semaines, l'article du "Figaro" a mis ma candidature en avant mais en réalité, cela faisait trois mois que la liste avait été bouclée ! ».

Comment votre famille vit ce déferlement médiatique ?

« Mes parents sont étonnés de l'ampleur médiatique mais ils ne sont pas surpris par mon engagement. J'ai toujours été révoltée et ils sont fiers de moi. Ils me conseillent de me protéger. »

Depuis quand êtes-vous militante du NPA ? Pourquoi cette candidature ?

« Cela fait un an que je suis au NPA et que j'en suis trésorière. Auparavant, j'étais très engagée dans le secteur associatif, notamment à AJC Rev. Je m'implique dans l'accompagnement scolaire, les sorties culturelles ou ludiques pour les enfants dans les quartiers.

"J'ai réalisé que c'est la politique qui fait changer la société"

Je suis aussi mobilisée pour lutter contre toutes les oppressions internationales, d'un peuple sur un autre, par exemple avec le collectif Résistance pour la Palestine. Et dans les manifs, j'ai souvent retrouvé des militants du NPA.

J'ai alors réalisé que c'est la politique qui fait changer la société pas seulement les collectifs associatifs ».

Ne pensez-vous pas, qu?en tant que jeune fille des quartiers, vous êtes instrumentalisée par un parti politique ?

« Pas du tout puisque c'est moi qui aie proposé ma candidature ! Ce n'est pas le NPA qui m'a choisi. Je suis en accord avec les valeurs du parti- l'anticapitalisme, l'internationalisme, la laïcité, le féminisme- pourquoi ne pas les porter ? »

Comment vivez-vous le fait que trois des candidates aient préféré quitter la liste en réaction à votre arrivée ? Les comprenez-vous ?

« Au départ, j'ai essayé de comprendre. Ce sont des militants féministes de longue date. Dans les années 70, elles ont lutté contre le port du foulard.

Mais je pense, moi, qu'il n'y a pas qu'une seule manière d'être féministe. Je suis pour l'égalité entre homme et femme, pour le partage des tâches ménagères, pour que les femmes puissent mener une carrière politique. Pour qu'une femme puisse disposer d'elle-même et de son corps.

Je milite autant que mes autres camarades pour les femmes. C'est aussi une rupture générationnelle entre les anciens du LCR et les nouveaux militants du NPA ».

Vous vous réclamez laïque et féministe tout en portant le voile ?

« Je suis pour la liberté de choix. Le voile, ce n'est qu'une apparence, une tenue vestimentaire. Ce qui compte ce sont les actes et casser les habitudes. Dans mon quartier, je me mélange aux hommes.

"Je ne suis pas opprimée"

Je veux être leur égale. Je dénonce les violences conjugales, je milite pour le droit à la contraception et à l'IVG. Et je ne représente ni l'islam ni les musulmans. Je porte un projet politique.

Quant à la laïcité, elle doit concerner tout le monde. Dans un pays laïc, pourquoi Madame Boutin vient à l'Assemblée nationale avec la Bible ? ».

Pour beaucoup de gens, et dans plusieurs pays, le voile est un symbole d'oppression des femmes...

« Je ne suis pas opprimée. Personne n'est derrière moi pour m'imposer mon foulard. Moi, je ne suis pas voilée, c'est un foulard. C'est ma tenue vestimentaire et je revendique mon choix. Et je suis contre toutes les formes d'oppressions. »

Pourquoi le portez-vous ?

« C'est un choix personnel. »

N'est-ce pas choquant dans le cadre d'une élection. Contraire aux valeurs de la République ?

« Ce n'est pas interdit par la loi. Le problème, c'est qu'on s'arrête à ce que je porte, pas à ce que je dis ».

Vous êtes étudiante ? L'ôtez-vous en cours ?

« Oui parce que c'est dans le règlement intérieur ».

Êtes-vous choquée par les femmes qui portent la burka ?

« Non je ne suis pas choquée à partir du moment où c'est un choix personnel. Mais je ne veux pas entrer dans le débat, auquel le NPA n'a pas participé. Il y a aujourd'hui dans la société des problèmes bien plus graves. »

Êtes-vous favorable à une loi ?

« La loi ne règle pas toujours les choses. Ce sont les mentalités qu'il faut faire évoluer. Mais s'il y a une loi, il faudra la respecter. »

De plus en plus de jeunes filles portent le voile, contrairement à la génération précédente.

« La religion prend aujourd'hui beaucoup de place. Il y a aussi des musulmanes qui ne le portent pas. Comme par exemple mes trois sœurs. Elles n'en sont pas moins musulmanes. Chacun a sa propre interprétation, ses convictions ».

Ne vit-on pas un retour en arrière ? Signe de l'échec de l'intégration ?

« Il faut arrêter de regarder le passé avec les lunettes du présent et se replacer dans le contexte actuel. Il faut accepter la diversité culturelle ».

 

Propos recueillispar Mireille MARTIN

 

 


Point de vue

Le plus religieux n'est pas celui qu'on croit, par Isabelle Stengers et Philippe Pignarre

LEMONDE.FR | 19.02.10 | 12h05


omment désormais croiser une femme portant le foulard, ou même dissimulant son visage sur quelque mode que ce soit, sans se demander : a-t-elle encore le droit d'avoir des idées politiques ? Si sa candidature à une élection pose problème, ne sera-t-elle pas, demain, privée du droit de vote ?

La nécessité de faire attention aux conséquences des propos que l'on tient n'est évidemment pas ce qui est le mieux partagé. Quelles sont les conséquences de ce rejet hors de la sphère politique des femmes portant le foulard ? Comment ne pas trembler en entendant les appels à "éradiquer" le voile (le mot est de Fadela Amara) qui ont suivi l'annonce qu'une candidate du NPA en portait un. De Nadine Morano à Jean-Luc Mélenchon, il semble bien y avoir unanimité dans l'excommunication : aurait-on enfin trouvé à cette occasion ce qui définit l'"identité nationale" ? Que ce soit une candidate du NPA est bien sûr ce qui permet de se déchaîner. N'y aurait-il pas là trahison à l'encontre des mouvements de libération et d'émancipation dont ce parti se doit d'être solidaire ?

Et si c'était précisément parce qu'il s'agit d'un parti pour qui la politique compte, pour qui la libération ou l'émancipation sont toujours des devenirs, solidaires de luttes, que le NPA ne se conformait pas aux mots d'ordre de la bien-pensance progressiste ? Et s'il avait raison de refuser le rassemblement autour de l'étendard de "nos valeurs". Comme si l'émancipation des femmes était inscrite dans le ciel des idées, ou était tombée de l'arbre de notre "civilisation" à la manière d'une pomme, quand elle est mûre. Il y a toujours chez les bien-pensants comme une amnésie des luttes au nom de ce qui a été "acquis", et c'est ce qui rend ces acquis, séparés de la mémoire active de leur création, vulnérables à une capture qui transforme leur signification. Là les droits conquis par les travailleurs sont impunément caractérisés comme des charges, à alléger bien sûr. Ici les droits à la non-discrimination des femmes, ou des homosexuels/les servent à stigmatiser quiconque tente de prendre une position qui n'exclue pas a priori ceux et celles à qui il s'agit de s'adresser, avec qui il s'agit de penser et de devenir. Non, il faut s'incliner devant eux comme devant de grands principes transcendants dont la fonction est précisément de nous éviter la nécessité (la difficulté) de penser collectivement : on ne transige pas, on juge et on condamne. Comment appeler cela autrement qu'une religion ?

Cela nous rappelle un autre débat, où les partis de gauche se sont montrés aussi stupides que ceux de droite : celui sur les drogues illégales. Sous prétexte d'une "guerre à la drogue", c'est en fait une "guerre aux drogués" qui a été et qui continue d'être menée. Les usagers de drogues illégales ont été interdits de soins pendant longtemps (sauf à accepter d'entrer dans un programme d'abstinence), mis en prison, toujours plus marginalisés socialement. Faut-il défendre l'usage de drogues ? C'est là une question truquée comme la droite adore en fabriquer pour nous empêcher de penser, pour que les problèmes ne puissent pas être explorés collectivement. Du point de vue d'un parti pour qui une question n'est pas séparable des mouvements qui contribuent à en inventer les solutions, le droit pour les usagers de drogues illicites d'être des "citoyens comme les autres", leur possibilité de se réunir, d'échanger autour de leur expérience des drogues, donc d'exister comme une force sociale, est primordial : c'est ce qui permet que l'on commence à passer d'une question de police à une question politique.

Ce sont justement les mouvements féministes qui nous ont appris une autre manière de faire de la politique, avec l'invention de ces groupes où il s'agissait de produire une situation rendant capable de penser, de dire, pour chacune et avec les autres, comment ce qui est personnel est politique. C'est là que s'est fait le premier apprentissage des manières, on dira même des techniques, qui produisent une capacité de penser et agir ensemble sur un mode qui est celui de l'intelligence collective. Loin de toute transcendance qui détache et abstrait, qui permet de juger au nom de quelque chose de général, il s'agit alors d'apprendre, d'expérimenter, de créer de la pensée et de l'action en commun même si cela ne va jamais de soi. Même si ce n'est jamais facile.

Si la création du NPA a pu avoir un sens, même pour ceux qui comme nous n'en sont pas membres mais qui refusent les impératifs capitalistes, c'est dans la promesse de ne pas faire de la politique comme en font les partis classiques, c'est-à-dire en supposant les problèmes résolus dans le ciel des idées avant même que ceux qui sont concernés aient trouvé les moyens de se les approprier et d'en formuler les termes dans une syntaxe qui leur convienne, d'inventer des modes d'exploration qui ne se bornent pas à accueillir mais acceptent, et ce n'est pas facile, de faire mouvement avec les pratiques, les expériences et les expérimentations de tous ceux, toutes celles, qui luttent contre le désordre capitaliste et les questions truquées de l'État.

Nous sommes certainement nombreux à penser : pourvu que le NPA ne cède pas à la tentation de la facilité, aux idées générales rassurantes, à la politique du bon sens qui lui est proposée de toutes parts ; pourvu qu'il prouve à cette occasion sa capacité à fabriquer les questions politiques avec celles qui sont concernées et en premier lieu, ici, les femmes qui ont choisi de porter le voile et celles qui ont fait le choix inverse, réunies, au-delà de leurs choix divergents par des ennemis communs : le capitalisme, mais aussi les servants de l'ordre établi, de la politique réduite à la police.

Bref ceux, et malheureusement celles qui n'ont pas très envie qu'elles apprennent à penser et agir ensemble. Mais cela implique de mettre son jugement en suspens, de refuser de séparer le monde entre, d'un côté, les laïcs et féministes éclairés et, de l'autre, les obscurantistes. Cela suppose de ne pas croire tout savoir sur les raisons pour lesquelles une femme porte le foulard et accepter d'entrer dans un processus de cohabitation et d'apprentissage. Cela revient à ne plus se comporter en juges mais en aventuriers de la démocratie.

Isabelle Stengers est philosophe, Philippe Pignarre est éditeur. Ils ont écrit ensemble La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2007.

 


Point de vue

Pour Ilham Moussaid, par Karima Delli,...

LEMONDE.FR | 19.02.10 | 12h04  •  Mis à jour le 19.02.10 | 13h13


ous pensions que le "grand débat" sur l'identité nationale allait s'achever après les déclarations du premier ministre, en clôture du séminaire gouvernemental, lundi 8 février. Cela ressemblait en effet à un enterrement.

Nous étions soulagées et espérions ne plus entendre ce flot de dérapages verbaux auquel nous avions assisté, qui n'était au fond que l'explicitation d'une logique xénophobe au sommet de l'Etat à l'approche des élections régionales.

Nous avons été bien naïves. En fait, ce débat a échappé aux apprentis sorciers gouvernementaux : il a ouvert la porte à la manifestation d'un inconscient colonial, qui mêle peurs de toutes sortes et racisme latent.

La France a changé, et le visage qu'elle dévoile déplaît et heurte, notamment ceux qui nous dirigent.

C'est ainsi que nous interprétons les attaques dont est victime Ilham Moussaid, jeune femme, étudiante et militante du groupe local d'Avignon du Nouveau Parti anticapitaliste [NPA], dont elle assure par ailleurs la trésorerie. De nombreux responsables politiques, de droite ou de gauche, y sont allés de leur condamnation, certains y voyant même un coup électoral, alors même que le débat sur l'identité nationale n'a eu de cesse de stigmatiser l'islam et sa pratique et de désigner les Français musulmans comme étrangers au corps national. Il y a mieux comme calcul électoraliste.

Contre Ilham Moussaid, l'argument est rodé, imparable et toujours le même : tout le monde sait mieux que celle qui le porte ce que dit le foulard. En l'occurrence, tout le monde fait dire au foulard ce qu'Ilham Moussaid ne dit pas. Ce que dit cette jeune femme ne semble guère intéresser d'ailleurs tous ceux qui la condamnent. En fait, ses mots n'ont pas le droit de cité. Elle est accusée de vouloir dire ce qu'elle récuse.

Nous ne nous voterons pas NPA aux prochaines élections régionales, mais nous tenons à affirmer notre soutien à Ilham Moussaid. Nous avons lu ses déclarations et ne mettons pas en doute son engagement féministe.
Devant la violence des attaques, nous estimons que le NPA a raison d'assumer d'avoir ouvert sa liste à cette militante.

Nos considérons que l'on peut être à la fois croyante et laïque et que l'on peut s'appeler Ilham Moussaid et être une militante anticapitaliste et féministe. Nous affirmons qu'elle a, comme nous, le droit de se présenter au suffrage des électeurs et n'avons pas de raison particulière d'exiger qu'elle montre patte blanche pour être candidate. Que les choses soient claires : nous nous réjouissons que cette jeune citoyenne ait choisi l'engagement politique dans un pays où nous y sommes toujours sous-représentées.

Karima Delli est deputée européenne (Europe Ecologie-Les Verts) ; Véronique Dubarry, est adjointe au maire de Paris (Les Verts) ; Anne Souyris est membre de la direction des Verts et conseillère régionale d'Ile-de-France ; Emmanuelle Cosse est journaliste et Caroline Mécary est avocate. Les trois dernières sont candidates Europe Ecologie en Ile-de-France.




LE FOULARD QUI SÈME LA ZIZANIE À GAUCHE
Si la religion est "l'opium du peuple", elle est aussi "le soupir des opprimés", par Tariq Ali
LE MONDE | 19.02.10 |

xcusez un observateur extérieur, athée convaincu de surcroît, qui en lisant les récents commentaires de la presse française sur Ilhem Moussaid, la candidate du NPA à Avignon coiffée d'un foulard, a eu le sentiment qu'il y avait quelque chose de pourri dans la politique culturelle française. Reprenons.

 

A l'évidence, Ilhem est d'accord avec un programme qui défend l'avortement, la contraception, etc., c'est-à-dire le droit d'une femme à décider de sa vie en toute liberté. Mais elle n'a pas le droit de choisir ce qu'elle porte sur la tête. C'est très surprenant.

Aucun précepte coranique n'est en cause. Le Livre dit : "Qu'elles ramènent sur elles leurs voiles et dissimulent leur beauté." Un message coranique qui peut être interprété de différentes manières. D'ailleurs, il est contourné par les nombreuses Egyptiennes coiffées de foulards mais moulées dans des jeans que l'on croise au Caire. Ce sont les traditions patriarcales et culturelles qui sont en jeu, et elles varient d'une génération à l'autre. Rejeter les gens dans leur ghetto n'est d'aucun intérêt pour personne. J'ai grandi dans une famille communiste à Lahore. Ma mère n'a jamais porté le foulard. Dans les années 1950, elle avait fondé un groupe féministe qui travaillait avec des femmes des classes populaires. Bien des femmes de différentes parties du monde, musulmanes ou non, vous raconteront des histoires similaires.

Les Algériennes qui luttèrent dans la résistance contre le colonialisme républicain français le firent au nom de l'anti-impérialisme. Certaines étaient voilées, d'autres non. Cela ne modifia ni leur façon de lutter ni les méthodes utilisées par les Français pour les torturer. Peut-être leurs bourreaux auraient-ils dû se montrer plus brutaux avec les résistantes voilées afin que leur progéniture s'intègre mieux dans la République ?

En 1968-1969, des étudiants pakistanais, des ouvriers, des employés et des femmes - dont des prostituées - se sont battus pendant trois mois contre la dictature militaire. Et ils ont gagné. Ce fut l'unique victoire au cours de ces années-là. Les groupes religieux, qui soutenaient les militaires, ont été isolés et défaits. Et de nombreuses étudiantes qui se battaient avec nous portaient le foulard et scandaient des slogans contre le Jamaat-e-Islami. Avons-nous manqué à nos devoirs en acceptant qu'elles participent aux manifestations sans ôter leur foulard ? Pour des raisons esthétiques, j'aurais préféré qu'elles aillent tête nue, mais en ce qui concernait notre combat cela ne changeait rien.

La colère qu'a soulevée Ilhem Moussaid est déplacée. Elle devrait être dirigée contre les responsables du million de morts en Irak, du siège ininterrompu de Gaza par Israël et l'Egypte, du meurtre d'innocents en Afghanistan, des attaques de drones américains au Pakistan, de l'exploitation brutale d'Haïti, etc. On se demande quelle est la cause de cette fureur dévoyée.

Il y a quelques années, j'ai remarqué qu'en France les manifestations contre la guerre en Irak étaient quasi inexistantes comparé au reste de l'Europe de l'Ouest. Je refuse de l'expliquer par la prise de position de Jacques Chirac contre cette guerre. Fondamentalement, il s'agit d'un problème d'islamophobie : une intolérance croissante à l'Autre dans la société française, qui n'est pas sans rappeler l'attitude des Français envers les juifs au cours du XIXe siècle, et surtout au début du XXe.

Plus tard, c'est le conformisme ambiant qui expliquait la popularité de Vichy pendant les premières années de la guerre. Les islamophobes et les antisémites ont beaucoup de choses en commun. Les différences culturelles ou de "civilisation" sont mises en évidence afin de sanctionner les communautés d'immigrés en Europe. Mais les immigrés et les pays où ils émigrent ne se ressemblent pas. Prenez les Etats-Unis. Voilà un territoire peuplé d'immigrés dont un bon nombre, à partir du XVIIe siècle, étaient des protestants fondamentalistes, et qui, depuis lors, dépend de l'immigration.

Dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, la première grande vague d'immigration provenait des anciennes colonies. En Grande-Bretagne, les immigrés venaient des îles caraïbes et de l'Asie du Sud, et en France, du Maghreb. Sans renoncer à leur identité, ils se sont intégrés de différentes façons et à différents niveaux. Les Asiatiques du Sud, principalement des paysans mais aussi des ouvriers, n'ont pas été très bien traités par les syndicats.

Malgré cela, des ouvriers immigrés de l'Asie du Sud ont mené des luttes mémorables pour le syndicalisme. Les Indiens, en particulier, venaient d'une culture très politisée, où le communisme était bien représenté, et ils apportèrent leur expérience en Grande-Bretagne. Les Pakistanais, moins politisés, tendaient à reproduire des groupes reflétant la loyauté aux clans de leurs villages ou de leurs villes d'origine.

Les différents gouvernements britanniques encouragèrent la religion en réclamant des mollahs, afin que les immigrés soient tenus à l'écart des courants racistes de la classe ouvrière pendant les années 1960 et 1970. En France, ce fut l'intégration forcée. On enseignait à chacun qu'il avait les mêmes droits que n'importe quel autre citoyen, ce qui était démenti par les faits. Ce sont des besoins matériels et un désir de vivre mieux qui ont alimenté la colère, non les croyances religieuses.

Pendant les émeutes de banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, tout comme les ultras dans les romans de Stendhal, parla de "racaille". J'ai souvent fait remarquer, au grand dam de certains gauchistes, que les gamins qui s'étaient révoltés avaient intégré le meilleur des traditions françaises : 1789, 1793, 1848, 1871, 1968. Quand l'oppression est devenue intolérable, les jeunes ont barré les routes et se sont attaqués à la propriété. Ce sont les privations, pas la foi, qui sont à l'origine de leur colère.

Combien de citoyens occidentaux ont une idée précise de ce que fut réellement la période des Lumières ? Les philosophes français ont sans nul doute fait progresser l'humanité en ne reconnaissant aucune autorité extérieure, mais il y avait une face plus sombre. Voltaire : "Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes." Hume : "En Jamaïque, ils parlent d'un Nègre qui serait un homme érudit ; mais il est probable qu'il est admiré pour de faibles talents, comme un perroquet qui prononce quelques mots clairement." Et ce ne sont pas les exemples du même tonneau qui manquent chez leurs amis penseurs. C'est cet aspect des Lumières qui me semble le mieux accordé aux délires islamophobes de certains médias du monde globalisé.

Marx a bien écrit que la religion était "l'opium du peuple", mais la phrase qui suit, où il la qualifie de "soupir des opprimés", est le plus souvent oubliée. Elle explique en partie la montée de la religiosité dans chaque communauté depuis l'effondrement du communisme. Les parents des jeunes normaliens qui se rassemblent pour célébrer la messe sont horrifiés. Mes amies du monde musulman se plaignent que leurs filles portent le foulard pour protester contre les normes familiales. Il en a toujours été ainsi.


 

Tariq Ali est romancier, auteur de "Un sultan à Palerme" et du "Livre de Saladin" (éd. Sabine Wespieser, 2007, 2008).

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 15:50



autres photos de la manifestation: Cliquer ici
Poitiers:
Manif hier


7 février 2010

Hier samedi 6 février à Poitiers, une  manifestation de soutien aux sans papiers  réunissant  près de 300 personnes a été la cible de la provocation et de la répression policière.

Une manif plutôt joyeuse et paisible

La manifestation s’était déroulée calmement, au rythme animé et joyeux  d’une fanfare et de slogans en soutien aux sans papiers. Pendant tout son parcours nous avons été filmé, suivi par des policiers en civil et en uniforme visiblement tendus et au regard hostile.

A sa dispersion, près de la place de la Préfecture, la police a commencé à faire des contrôles d’identité et des fouilles au corps en visant particulièrement les jeunes.

Nous avons  alors réagi demandant que la police les laisse dans la mesure où ils n’avaient fait que participer  à une manifestation.  A ce moment là il restait environ une cinquantaine de personnes.

Et là tout a été très vite

Les  policiers nous ont alors encerclés, nous demandant de nous disperser ce que nous ne pouvions bien sûr plus faire vu leur positionnement  autour de nous ! Certaines personnes ont eu peur, ne sachant quoi faire, d’autres ont été bousculé.  Un jeune a été plaqué au mur, une matraque coincée dans le dos, une fille emmenée dans le fourgon. Ils nous ont alors contraint à avancer, en groupe, vers la place d’Armes et nous ont fait passer  dans la rue piétonne principale et commerçante jusqu’à la place du palais de justice ou là ils nous ont enfin laissé.  Démonstration de la force policière en plein cœur de la ville un jour de grande influence, on peut s’interroger ? !

Pendant tout ce temps nous sommes restés calmes ce qui n’est absolument pas le cas des policiers qui ont continué d’attraper  rue Gambetta et d’embarquer  des jeunes qui s’approchaient d’eux un peu trop près. A la fin de l’après-midi 6 personnes avaient été interpellées et emmenées au commissariat.

Les manifestants choqués et révoltés

Bien sûr tout le monde a été surpris et ne s’attendait pas à une telle charge policière. Rien ne justifiait ce comportement hostile de la police, il faut le dire et le redire autour de nous. Nous sommes face à  des comportements policiers (avec une volonté délibérée ?) qui génèrent de la tension, de la peur, de la révolte, le sentiment que nous ne sommes plus libres de manifester.  A Poitiers, les contrôles d’identité au faciès (aujourd’hui les jeunes), les fouilles au corps, les gardes à vue, les arrestations tout azimut à l’occasion de manifestations sont des pratiques que nous n’avons jamais eues.   Nous devons les dénoncer. Elles sont  inadmissibles pour qui conque est attaché à la démocratie et au droit d’expression qui  est attaché.

Nadine Courilleau,

manifestante le samedi 6 février 2010 en solidarité avec les sans papiers

extrait du blog: Antirepression 86:  lien......


Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 00:00

Communiqué du NPA. A propos de la candidature d'une femme portant un voile en PACA.

“Le choix du NPA du Vaucluse, après un débat sérieux et complexe, a été d'inclure sur ses listes une de ses membres, militante féministe, anticapitaliste, internationaliste qui estime devoir porter le voile en raison de ses convictions religieuses. Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, salariés de tous horizons qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés.”
Le 3 février 2010
.

 

 

Communiqué d'une minorité de membres du NPA Vaucluse à propos de la candidate portant le voile

Avec une minorité de camarades, nous n'avons pas voté pour la présence sur la liste du NPA d'une candidate affichant une appartenance religieuse. Nous avons néanmoins respecté la décision majoritaire prise dans notre département. Mais nous estimons que l'apparition publique de notre parti doit se centrer sur son message politique et humaniste, et les convictions religieuses demeurer dans la sphère privée. Même si des camarades ont une interprétation progressiste de leur Foi, que nous saluons, il n'empêche que les systèmes religieux demeurent de terribles instruments d'oppression sur les femmes, la jeunesse, les homosexuel/les, les dominés en général. En porter les signes au nom de notre parti, c'est créer une ambiguïté qui nous semble inopportune. Ce débat traverse toute notre Histoire, nous le poursuivrons sereinement au sein du NPA.

Dominique Gaubert - Jean-Luc Romero

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 08:49

Le festival Ciné Divers-Cités (3ème édition à Niort) organisé par l’équipe de recherche Migrinter (CNRS / Université de Poitiers) avec le soutien du Moulin du Roc et ARDDI

-
(Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droit des Immigrés), est une manifestation scientifique et culturelle relative aux thèmes des migrations internationales qui demeurent au coeur du débat de nos sociétés. Les films témoignent de trajectoires et d’itinéraires individuels qui deviennent les symboles de destins collectifs, supports d’une lecture en creux des questions de mondialisation, de xénophobie et d’altérité. Les projections sont suivies d’un débat avec le réalisateur, un chercheur...

-
NIORT - jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 janvier 2010
-  

Festival CINÉ DIVERS CITÉS (MIGRINTER / CNRS)

Centre d’Action Culturelle (CAC)

Le Moulin du Roc - Maison de quartier du Clou Bouchet

-
jeudi 28 janvier 2010

-
10 h 00: Le Garçon qui ne voulait plus parler (à la Maison de quartier du Clou Bouchet)

Ben Sombogaart, 1995, 1 h 48 / fiction -9-11 ans (CM1 - CM2)
Débat avec William Berthomière (Cnrs)

-
14 h 00: En terre étrangère (au Moulin du Roc)

Christian Zerbib, 2009, 1 h 16 / doc.
Collèges et lycées (et tout public)
Débat avec Evelyne Minoza (Toit du Monde)

-
16 h 00 « Humour, familles en migration » (au Moulin du Roc)

Courts métrages / Tout public
Débat avec Yann Scioldo-Zürcher (Cnrs)

-
20 h 00 Harragas
  (au Moulin du Roc)
Merzak Allouache, 2010, 1 h 43/ fiction
-

vendredi 29 janvier 2010

-
10 h 00: L’émigrant / Ailleurs /
Une Girafe sous la pluie
(à la Maison de quartier du Clou Bouchet)  
Dessin animé, courts métrages 6-8 ans (CP, CE1 et CE2)

14 h 00: 14 kilomètres (au Moulin du Roc)
Gerardo Olivares, 2009, 1 h 35 / fiction
Collèges et lycées (et tout public)
Débat avec Anaïk Pian (Sociologue)

-18 h 00 En terre étrangère - (au Moulin du Roc)

Christian Zerbib, 2009, 1 h 16 / doc.

20 h 00: 14 kilomètres - - (au Moulin du Roc)
Gerardo Olivares, 2009, 1 h 35 / fiction
Débat avec Anaïk Pian (Sociologue) 

-
samedi 30 janvier 2010
-
14 h 00: En terre étrangère - (au Moulin du Roc)

Christian Zerbib, 2009, 1 h 16 / doc. -Tout public 
-

16 h 00 Just a kiss -- (au Moulin du Roc)
Ken Loach, 2003, 1 h 43 / fiction

-
18 h 00 Harragas - (au Moulin du Roc)

Merzak Allouache, 2010, 1 h 43 / fiction

-
20 h 00 Les arrivants - (au Moulin du Roc)

C. Bories et P. Chagnard, 2010, 1 h 30 / doc.

Pour les groupes scolaires : contacter Olivier Clochard (clochardol@cc-parthenay.fr) ou Claude Juin (juider@wanadoo.fr)

-
L’accès à ces séances est libre.

Aux marges du festival

-
Jeudi 28 janvier
2010 à 18 h 30 à
La Librairie des Halles
Rencontre avec Olivier Clochard (Migreurop) coordinateur de
Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires (Armand Colin)

-
Jeudi 28 janvier
2010 à 20 h 30

Exposition « Frontières, migrants et réfugiés » de Philippe Rekacewicz au CAC  Entrée gratuite 
-
Jeudi 28 janvier

-
2010 à 20 h 30

« Jazz Migration » à la Maison de quartier du Clou Bouchet avec les élèves de Robby Boillot de l'école nationale de musique de Niort
-

 

Vendredi 29 janvier 2010 à 16 h 30 au CAC
Conférence de Philippe Rekacewicz - journaliste et cartographe au Monde diplomatique autour de l'exposition « Frontières, migrants et réfugiés »

Lundi 1er et mardi 2 février 2010 : Moulin du Roc
Terre d’exil – Théâtre de l’écume
Plein tarif : 16 € et enfant de – 12 ans : 8,5 €

Le festival se poursuit à Poitiers les mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5 février 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 07:55
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 22:16

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce l'actuelle escalade de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

Cette répression et cette criminalisation n'ont pas commencé le 10 octobre 2009 à Poitiers, et n’existent pas seulement dans cette ville : partout en France et dans les autres pays occidentaux, le pouvoir provoque, harcèle, pourchasse et poursuit – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager, ou les punir pour s'être engagés sur le terrain politique.

La liste de ces menées sécuritaires ne cesse de s’allonger depuis des années. Quelques exemples : condamnations très lourdes, jusqu'à quinze ans de prison ferme, pour des militants opposés au G8 à Gênes en 2001 ; condamnation des militants lycéens du 6 juin 2008 à Poitiers ; acharnement policier et judiciaire, avec interpellations musclées et gardes à vue prolongées dans l’« affaire » de Tarnac ; condamnation des militants anti-Otan de Strasbourg à trois ans de prison ferme ; répression et arrestation de lycéens à Reims, Dijon et Rouen en novembre dernier ; rafles, persécutions, expulsion et déportation de « sans-papiers » en tous lieux ; répression des Conti, dont six passent en justice le 13 janvier à Amiens ; répression à EDF-GDF Suez, où 240 salariés sont sous le coup de sanctions allant jusqu'au licenciement pur et dur…

C'est pour toutes ces raisons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux soutient sans distinction tous les militants et militantes inculpés et condamnés.

Les procès à venir dans la région sont :

Le 14 janvier, à partir de 9 heures. Appel du procureur contre six personnes arrêtées le 10 octobre et qui ont été jugées en comparution immédiate le 12 :

- C. : Déclaré coupable de détention de feu d’artifice ; 2 mois avec sursis ;

- S. : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- J.-S. : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- L. : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis ;

- C. : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve, 300 € d’amende pour refus de prélèvement d’ADN et 650 € pour la Mairie de Poitiers ;

Le 21 janvier à 10 h 30. Appel du procureur contre N., condamnée le 30 juillet 2009 à 500 € d'amende avec sursis et 850 € de dommages et intérêts à J.-C. Decaux pour bris de « sucette », et qui avait été relaxée pour son refus de prélèvement d’ADN.

Le 23 février. Procès de S. et d’A., arrêtées le 10 octobre et poursuivies pour refus de prélèvement d’ADN (ainsi que pour refus de prise de photo et d’empreintes, concernant A.).

Devant cette charge répressive pour tenter d’occulter les véritables problèmes (crise sociale, chômage, pauvreté, destruction des services publics…), devant la nature fondamentalement politique de tous ces procès, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe de tous ces militants.

 

Prochains rassemblements à Poitiers :

- mercredi 13 janvier à 18 heures devant le palais de justice ;

- jeudi 14 à partir de 9 heures, toujours devant le palais de justice.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux http://antirepression.unblog.fr/ antirep@free.fr

Comité soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT).

affichejanvier.jpg

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 16:58
Je me permets de rappeler que mercredi prochain, 30 Décembre, sera le dernier mercredi du mois. Cela signifie que ce jour là à 18 heures, des femmes et des hommes se placeront en forme de cercle sur l'esplanade de la place de la Brèche à Niort. Ils entendent ainsi protester contre le traitement souvent inhumain qui est infligé aux "sans-papiers" dans notre pays. A Niort, cette manifestation silencieuse est organisée par l'association ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense des Droits des Immigrés). Elle dure une heure (chacun est libre d'y participer le temps qu'il veut). Depuis le premier cercle de silence en mars dernier, on a pu constater une participation en augmentation. On a aussi constaté que les passants sont nombreux à s'arrêter pour s'informer en lisant les panneaux et en prenant des tracts qui sont en libre service.
Nous donnons donc rendez-vous à tous ceux qui le peuvent mercredi prochain 25 novembre entre 18h et 19h sur l'esplanade de la Brèche au coin de la rue Ricard.
 
Pour ARDDI
Claude Mainguet

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 16:44

Souffrance au travail

Conférence-débat

Souffrance au travail,le management par le stress

- L’exemple de France Télécom -

avec

Ivan du ROY
- Journaliste, auteur de « Orange stressé »

Patrick ACKERMANN
- Secrétaire fédéral de SUD-PTT

JEUDI 14 JANVIER - 20 h 30 -

Maison du Peuple (Salle Timbaud) Poitiers, Rue Saint Paul

Libre participation aux frais

Avec le soutien de ATTAC Poitiers, SUD Ptt 86, Politis et Les Amis du Diplo de Poitiers

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 09:10
Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier matin devant la préfecture pour réclamer la clémence de la préfète à l’encontre d’une famille de demandeurs d’asile du Daghestan (province du nord Caucase de la fédération de Russie).
Lachev et Zinaïda Koultanmouradov, ainsi que leurs trois enfants – Youldouze, 6 ans, Goulreze, 5 ans, et le petit Saïd, 2 ans – sont arrivés en France en mars 2008, et sont aujourd’hui sous la menace d’une expulsion, depuis que leur dernier recours a été rejeté, jeudi, par le tribunal administratif de Poitiers. L’AARDDI (association pour la reconnaissance et la défense du droit des immigrés), mais aussi les parents d’élèves de l’école Jules-Ferry de Niort où les deux petites sont scolarisées, ainsi que le Secours populaire où les parents prennent des cours de français, sont tous venus témoigner des efforts d’intégration de cette famille. Malgré leur demande, les défenseurs de cette famille n’ont été ni reçus ni écoutés par les autorités préfectorales.
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 16:29
Manifestation unitaire de Réseau Education sans frontières, NPA, Alternatifs, SUD étudiants, collectif contre les expulsions et Mouvement des Jeunes Socialistes

Article La Nouvelle République de la Vienne    Ils dénoncent un débat piégé


Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 08:19
Le Syndicat de la Magistrature a publié un fascicule qui peut-être très utile en cette période de durcissement du pouvoir, avec des tentatives de criminalisation du mouvement social.
On peut le lire , voire imprimer un exemplaire, cela pourrait un jour servir


Sommaire

04 - VOUS ÊTES CONTRÔLÉ

05 - LES CONTRÔLES D’IDENTITÉ

07 - LA PROCÉDURE DE VÉRIFICATION D’IDENTITÉ

08 - LA PALPATION DE SÉCURITÉ, LES FOUILLES

09 - LES MENOTTES

09 - CONSEILS

11 - FOCUS : peut-on encore parler des contrôles d’identité au faciès ?

12 - VOUS ÊTES ARRÊTÉ

13 - VOS DROITS

14 - CONSEILS LORS DES GARDES À VUE

17 - FOCUS : GARDE À VUE, CHIFRES ET RÉALITÉ

18 - VOUS ÊTES ACCUSÉ

21 - CONSEILS

22 - FOCUS : policiers-citoyens,

un rapport de force inégal

23 - FOCUS : Interventions policières filmées ?

24 - VOUS ETES JUGÉ

EN COMPARUTION IMMÉDIATE

26 - VOS DROITS DURANT CETTE PROCÉDURE

27 - CONSEILS

28 - FOCUS : LES DÉPÔTS

29 - FOCUS : LES «PEINES PLANCHERS»

30 - VOUS ÊTES FICHÉ !

31 - LE STIC

32 - LE FNAEG

34 - CONSEILS

35 - FOCUS : MILITANTISME ET REFUS DE PRÉLÈVEMENT ADN

Pour l'intégralité du document Cliquer sur ce lien

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 20:02

NON au débat sur l’identité nationale

 

Suite à une réunion samedi 12, le Collectif "contre l'identité nationale", à Poitiers, appelle à un Rassemblement mardi 15 décembre 09 à 17h devant la Préfecture, pour manifester contre la tenue du débat sur "l'identité nationale".
et appelle à la soirée organisée par le Toit du Monde le 17 décembre à 20H30.
(Ci-dessous le tract qui sera diffusé durant le rassemblement).
Une banderole sera prévue pour l'occasion, nous vous invitons à apporter vos slogans, affiches, banderoles, .
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

NON AU DEBAT

SUR L'IDENTITE NATIONALE

En imposant, partout en France, un « débat » sur l'identité nationale, organisés par les Préfectures et encadré au sein même de leurs locaux, le gouvernement cherche à nous instrumentaliser dans le but de légitimer sa création d'un Ministère de « l'immigration, de l'intégration, et de l'identité nationale ».

C'est une claire tentative de détournement face à la situation de crise qui touche de plein fouet la population. Non content de démembrer impunément le système social (généralisation de la précarité, licenciements massifs, privatisations, casse des droits sociaux..) l'Etat renforce sa répression des mouvements sociaux, désigne des « ennemis de l'intérieur » et stigmatise les plus démunis : chômeurs, précaires, jeunesse, étrangers....

L'actuelle montée des nationalismes xénophobes en Europe en relation avec les pouvoirs en place n'est pas à négliger : pour exemples le récent référendum islamophobe en Suisse, mais aussi la résurgence des groupuscules néo-nazis en France, sans compter les meurtres et agressions de militants anti-fascistes en Russie, en Rép. Tchèque, en Italie, et en Espagne.

Le renforcement de « l'Europe forteresse » se traduit par l'immigration choisie, les quotas d'expulsions, l'externalisation des frontières au delà de la méditerranée, la multiplication des centres de rétention... et pose les cadres de ce pseudo débat sur « l'identité nationale ».

C'est en associant « immigration », « intégration » et « identité nationale » que le fameux ministère crée il y a deux ans reflète son idéologie qui n'est pas sans rappeler les sombres années qui ont suivi la crise de 1929.

Ironie de la création de ce ministère, c'est à Vichy que s'est tenue la conférence européenne sur l'intégration, réunie par Brice Horteffeux en novembre 2008, rassemblant essentiellement les ministres de la justice et de l'intérieur des pays européens pour voter le Pacte européen sur l'immigration et l'asile.

 

Nous ne cautionnerons pas cette mascarade nationaliste !

Nous refusons ce débat !

Nous appelons à la suppression du ministère de l'immigration,

de l'intégration, et de l'identité nationale !

 

Jeudi 17 décembre à 20h30 Le Toit du Monde organise une soirée  :  « Identité, nationalité... et la fraternité ? » (31, rue des Trois Rois 86000 Poitiers)

----> Proposition d' un autre regard sur « l’identité » et le « national ». A quoi correspond le débat que le ministère de l’immigration organise aujourd’hui ? Quel sens politique et quels présupposés revêtent les thèmes qui y sont abordés ? Intervenant : Jean-Claude Bourdin, Professeur de Philosophie à l’Université de Poitiers. Entrée libre

Le collectif contre l'identité nationale, Poitiers.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 23:10

Forum contre la répression des mouvements sociaux 5/12 à partir de 14h Maison du peuple

Posté par antirepression

Suite aux événements du 10 octobre à Poitiers, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux organise samedi 5 décembre à partir de 14 heures, à la Maison du peuple (21 bis rue Arsène-Orillard) à Poitiers, une série de débats autour de la répression : ses nouvelles formes, son utilisation contre les sans-papiers, contre la jeunesse étudiante et des banlieues, à partir du prélèvement d’ADN…

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux est un collectif d'individus qui s'est constitué fin avril 2009 en résistance aux provocations et au harcèlement exercés par le pouvoir – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – contre les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager sur le terrain politique. Ce collectif est soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, la CNT86, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union Locale Poitiers CNT).

affiche.jpg

Au programme

- A partir de 14 heures : Accueil et présentation du forum.

- 15 heures :

La prison, outil de gestion de la pauvreté et bon investissement pour les milieux économiques, avec Gabi Mouesca, chargé de mission sur la prison à Emmaüs France, ex-président de l’Observatoire international des prisons et militant de la cause basque – dix-sept ans de prison (salle Jouhaux) ;

Les sans-papiers et le délit de solidarité, avec le Collectif des sans-papiers de Poitiers et Christophe Pouly, avocat (salle Timbaud).

- 16 h 30 : La répression va bon train. Témoignages sur la répression de la jeunesse poitevine en 2008-2009 ; retour sur les événements du 10 octobre et leurs suites. Témoignages du Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB) sur la répression à Saint-Nazaire (salle Jouhaux).

- 19 heures :

• Les prélèvements d’ADN et les Faucheurs volontaires, avec Jacques Pasquier, secrétaire national de la Confédération paysanne (salle Jouhaux) ;

Les jeunes des quartiers populaires (salle Timbaud).

- 20 h 30 : Restauration.

- 21 heures : Films sur la prison (salle Jouhaux) et concert (salle Timbaud).

Venez nombreux et nombreuses !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

http://antirepression.unblog.fr/ Contact : antirep@free.fr

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 16:27
 
Mercredi 25 novembre à 18 heures, des femmes et des hommes se placeront en cercle sur l'esplanade de la place de la Brèche. Ils entendent ainsi protester contre le traitement souvent inhumain qui est infligé aux "sans-papiers" dans notre pays. A Niort, cette manifestation silencieuse est organisée le dernier mercredi de chaque mois à l’appel de l'association ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense des Droits des Immigrés). Elle dure une heure (chacun est libre d'y participer le temps qu'il veut). Depuis le premier cercle de silence en mars dernier, la participation est en augmentation. Les passants sont également nombreux à s'arrêter pour s'informer et lire les panneaux, tout en prenant les tracts qui sont en libre service.

Rendez-vous à tous ceux qui le peuvent mercredi prochain 25 novembre entre 18h et 19h sur l'esplanade de la Brèche à Niort.


Autres articles
Niort : Manifestation de soutien aux sans papiers samedi 27 février à 11h00 devant la préfecture.
Cercle du silence mercredi 30 décembre à niort
Grève des sans papiers : on bosse ici! On vit ici! On reste ici!
Soutien à une famille sans papiers à niort
Immigration : « 24 heures sans nous »
Niort: le festival ciné divers-cités avec le soutien d'arddi
J’étais hier à niort à la manifestation contre l’expulsion de mr itoba appelée par
Communiqué arddi - cimade – ldh – resf - npa 

 Pour en savoir plus sur les cercles de silence : www.cercledesilence.info/les_cercles_de_Silence/accueil.html
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés