Politique


Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 17:41
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À la Fête de l’Humanité, les organisations constituant le Front de gauche ont présenté leur « programme partagé » en vue de 2012.

Avec 600 000 visiteurs, les organisateurs de la fête de l’Humanité peuvent se réjouir. Ce succès confirme que les acteurs du mouvement social et les militants de gauche dans leur diversité avaient fait le choix de se rendre à la Courneuve ce week-end. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, ce fut pour les militants du NPA l’occasion de riches débats sur la situation politique et sur les différentes réponses à gauche à la crise globale du système capitaliste et aux stratégies en présence pour faire plier le gouvernement et Sarkozy dans sa volonté d’imposer une contre-réforme des retraites. (Voir l’article p.11)
Mais cette fête restera surtout marquée par la présentation à l’Agora de l’Humanité du « programme partagé » des organisations du Front de gauche, PCF, PG et GU, en vue des prochaines élections présidentielles. Le NPA était poliment invité à assister à l’événement sans pour autant y intervenir. Mesurant l’ampleur de la crise sociale et politique que nous traversons et l’exigence exprimée dans la rue le 4 puis le 7 septembre contre le gouvernement, les porte-parole du Front de gauche affirmaient les uns après les autres et comme Pierre Laurent qu’ « on ne pouvait pas les laisser continuer pendant deux ans encore sous prétexte que l’échéance politique était en 2012 ». Invités pour l’occasion, les représentants de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature, de la fondation Copernic et de l’Appel des appels témoignaient de l’urgence sociale et de l’attente d’un débouché politique à la situation actuelle. Rapidement, le NPA étudiera les mesures du programme partagé afin de continuer le débat engagé avec le Front de gauche. Mais la question incontournable que ce document ne pose pas et que ses représentants esquivent dans les débats, est bien celle de l’unité avec le PS et plus spécialement de la fort probable constitution d’une nouvelle gauche plurielle.

Des questions éludées
Comment le Front de Gauche se situerait-il par rapport à une candidature d’un Dominique Strauss-Khan, actuel président du FMI, qui affame à coup de plans d’austérité la plupart des populations des pays touchés par la crise, y compris ceux gouvernés par les sociaux-démocrates comme en Grèce ou en Espagne ? Comment croire que le PS revenu au gouvernement annulerait la loi Woerth sur les retraites, alors qu’au début de l’été sa principale dirigeante ne défendait pas la retraite à 60 ans, et que son allié d’Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit, poignarde dans les médias cette revendication phare du mouvement social ?
La clarification s’impose mais elle ne doit pas être un obstacle à la mise en place d’un front de soutien aux luttes le plus large possible, y compris avec les militants socialistes qui partagent avec nous l’urgence de faire barrage aux mauvais coups qui pleuvent. Par ailleurs, dans son intervention au meeting sur le projet de contre-réforme des retraites, notre camarade Sandra Demarcq a tenu à réaffirmer la seule revendication susceptible d’unifier le mouvement social autours du mot d’ordre simple, précis et rassembleur : « Retrait pur et simple du projet ! »
Bien que chacun au Front de gauche s’en défende et récuse toute lutte des égos, la question de la candidature à l’élection présidentielle de 2012 est déjà posée, du député PCF du Puy-de-Dôme André Chassaigne invoquant sa légitimité « d’élu de terrain » à Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche et candidat permanent à la candidature, en passant par Pierre Laurent, secrétaire d’un PCF qui tient à garder sa place de pièce centrale de la coalition.
Les militants du NPA quant à eux n’entreront pas dans cette logique dépolitisante et restent concentrés sur la seule échéance décisive : faire gagner le mouvement social et se débarrasser au plus vite, par les mobilisations et par la rue, de ce président et de ce gouvernement qui mènent une politique raciste, liberticide et antisociale.
Alain Pojolat

Par Alain Pojolat - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 10:31

Résumé du meeting unitaire pour la défense de nos retraites qui a eu lieu le 8 septembre 2010 à Montreuil.
http://exigences-citoyennes-retraites.net/

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 17:03

Communiqué du NPA. Obtenir le retrait, c'est possible.

La journée de grèves et de manifestations du 7 septembre a été un succès considérable avec près de 3 millions de manifestants dans toute la France et de forts taux de grèves dans de nombreux secteurs.

Salariés du privé comme du public, jeunes, retraités et chômeurs , ont tous exprimé leur colère et leur rejet de la politique de casse-sociale du gouvernement .

Cette journée, après celle du 24 juin, montre que le projet sur les retraites est rejeté massivement par les salariés et une grande partie de la population.

Pourtant le gouvernement reste droit dans ses bottes et veut coûte que coûte imposer son projet de loi. Face à la détermination du gouvernement nous devons également leur montrer la nôtre.

L'enjeu aujourd'hui est bel et bien d'obtenir le retrait de cette réforme qui n'est ni amendable , ni négociable, en construisant un mouvement d'ensemble, généralisé de grève et de blocage de l'économie.

Sarkozy et Woerth ne retireront leur projet que contraint et forcé.

Aujourd'hui ceux et celles qui étaient en grève et dans la rue y sont prêts !

Le 7 septembre 2010.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 14:14

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot s'adresse à la presse, le 7 février 2010 à Saint-Denis

PARIS — Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, a estimé lundi que la journée de mobilisation prévue mardi sur les retraites était "déjà un succès" mais que "le plus important", c'était "la suite", car le gouvernement ne va pas si vite "nous faire le cadeau" de retirer sa réforme.

"Le 7 (septembre, NDLR) s'annonce déjà comme un succès à mon avis", a déclaré M. Besancenot sur LCI. Mais "le plus important c'est la suite", car "personne n'est naïf, je ne crois pas une seule seconde qu'Eric Woerth va débarquer à la télé le soir en disant : +Ecoutez, j'ai entendu la rue et je retire ma réforme et puis comme j'ai deux, trois casseroles en plus, je vais démissionner+", a-t-il poursuivi.

"Il ne va pas nous faire ce cadeau-là", "il faudra une suite et une suite rapprochée, c'est le rôle de l'intersyndicale" d'en décider, a-t-il ajouté, appelant à participer au meeting unitaire qui se tient mercredi soir à Montreuil à l'appel du collectif initié par Attac et la Fondation Copernic.

Pour M. Besancenot, "la rue peut avoir un pouvoir supérieur à celui des gouvernants", comme en 1995 contre le plan Juppé ou en 2006 sur le Contrat Première Embauche. "Il ne s'agit pas de réécrire la réforme, il s'agit de la retirer", car "il y a des moyens financiers pour un système de retraites à 60 ans à taux plein".

De plus, "l'issue de la présidentielle se joue maintenant" et "il faut affaiblir Nicolas Sarkozy en lui infligeant une défaite sociale", a-t-il affirmé.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 07:53
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Pour faire plier le gouvernement sur la contre-réforme des retraites et contre sa politique raciste et sécuritaire, une seule solution : se mobiliser par millions et préparer la grève générale.

Dans la campagne unitaire pour conserver la retraite à 60  ans, il y a beaucoup du rapport de forces global entre les classes qui est un train de se jouer. La situation dans quelques semaines ne sera pas la même si Sarkozy fait passer la réforme ou si, au contraire, le mouvement ouvrier réussit à la stopper.
L’impopularité de la réforme – qui est certaine – ne sera pas suffisante pour la stopper parce qu’on est tous confrontés au même problème : un certain recul des luttes, un certain reflux social, un certain ressac des mobilisations sociales. Depuis deux ou trois ans, peu de luttes ont été victorieuses. C’est lié à une stratégie d’éparpillement des luttes qui n’a que trop duré. C’est aussi lié à l’impact immédiat de la crise économique sur les consciences. Cette crise économique qui a débuté, il y a maintenant deux ans, est une crise de grande envergure. Quand on regarde l’histoire du capitalisme, on sait que lors de ce type de crise, le premier réflexe dans les couches populaires, n’est pas d’abord celui de la solidarité, pas d’abord celui de la révolte collective. C’est malheureusement trop souvent, la débrouille, le chacun pour soi, l’individualisme, la jalousie. On regarde les acquis sociaux du voisin en pensant que ce sont des privilèges, voire pire. Et les employeurs, dans le public comme dans le privé, nous disent : « t’es pas heureux, tu peux prendre la porte, parce que plein de gens veulent ta place, veulent bosser ». Alors ce n’est pas le moment de l’ouvrir, de revendiquer, et on sait que cela pèse sur les consciences.
La révolte comme antidote
La révolte solidaire est l’antidote à la crise économique, mais c’est un antidote qui produit souvent ses effets à rebours, en différé, une fois dépassées les illusions du chacun pour soi.
Après la crise de 1929, par exemple, et avant les grèves de 1934 et la grande grève de 1936 avec le Front populaire, il y a eu aussi 1933 en Allemagne et l’ascension du nazisme. Toutes proportions gardées, ces deux éléments sont présents dans la situation politique actuelle. Cela renforce le rôle du mouvement ouvrier, des organisations, de façon unitaire, le rôle des militants, ceux qui a priori sont un peu plus conscients de certaines choses. Et notre rôle est de brusquer le temps, d’accélérer les effets de cet antidote pour que cela aille plus vite et que cela se produise sur la question des retraites : nous devons agir collectivement là où nous pouvons peser.
La première chose que l’on peut faire, c’est renforcer notre camp en s’appuyant sur la dynamique de ce qui a déjà été réalisé ces derniers mois. Parce qu’il y a une attente extraordinaire et souvent sous-estimée dans les équipes militantes. Quels que soient les syndicats et les partis, il faut que cette campagne unitaire ait lieu. Quels que soient les désaccords politiques à gauche, on peut marcher séparément et frapper ensemble sur une question aussi essentielle que celle des retraites qui touche à l’héritage du mouvement ouvrier, pour défendre la retraite à 60 ans, à taux plein.
La deuxième chose est que l’on peut aussi affaiblir le camp d’en face, car la crise économique percute tout le monde. Même les classes possédantes, même les capitalistes. Certains à droite se disent que Sarkozy n’est pas forcément la bonne réponse de droite pour sortir de la crise. La fuite en avant nauséabonde, raciste, sécuritaire, écœurante à laquelle on a eu droit cet été, outre qu’elle est révoltante, consiste à essayer de faire oublier les problèmes politiques, économiques et judiciaires du gouvernement. Ce n’est pas la marque d’un gouvernement fort mais bien plutôt celle d’un gouvernement aux abois. Il y a des dissensions potentielles dans les classes possédantes qu’il faut savoir exploiter pour remporter des victoires.
On peut se dire que dans les semaines à venir, à n’importe quel moment la crise sociale peut se transformer en crise politique, voire en une crise de régime.
Quand on a commencé la campagne unitaire, on était bien loin de se douter que la campagne sur les retraites allait trouver ce curieux sponsor qu’est L’Oréal, à travers l’affaire Woerth-Bettencourt.
Woerth est soi-disant un homme d’honneur. Et il l’est à ce point qu’il le distribue en légions à ceux qui lui rendent des petits services, le gestionnaire de la fortune Bettencourt qui embauche sa femme, le comptable qui s’est occupé de la campagne municipale et de son micro-parti. Mais dans quelques jours, il devra expliquer à tous que les temps sont durs et qu’il faut se serrer la ceinture. Il est probable qu’en l’entendant, des centaines de milliers de personnes auront envie d’aller manifester.
Nous pouvons donc affaiblir le camp d’en face, mais à condition que la gauche sociale et politique, le camp du mouvement ouvrier ne tremble pas à la veille de la rentrée et que sa partie la plus libérale ne nous refasse pas le coup du discours alterné qui dit retraite à 60 ans puis, il faut peut-être travailler plus longtemps. La gauche doit avoir du cran pour réclamer non pas la réécriture mais le retrait, l’abrogation du projet de loi Woerth-Sarkozy, parce que pour le moment ce n’est qu’un projet de loi.
Dans cette campagne, on a décidé de donner des explications mais aussi de tracer des perspectives. Si la réforme n’est pas populaire, la bataille de l’opinion n’est quand même pas gagnée d’avance. On voit défiler dans les médias des commentateurs, des analystes, des experts, des économistes qui nous expliquent que les caisses de la Sécurité sociale sont vides, sans jamais nous parler des 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales qui vont aux gros groupes industriels capitalistes pour, paraît-il, créer de l’emploi. Ils nous envoient des experts pour expliquer qu’il faut travailler plus longtemps parce qu’on vit plus longtemps. Comme si ça ne pouvait pas être une chance extraordinaire de vivre plus longtemps si on a un système de protection sociale qui nous permet d’avoir du temps libéré de l’exploitation après une dure vie de labeur. Et puis, il y a les experts qu’on ne voit jamais. Ceux qui, par exemple, pourraient nous dire que si la population a vieilli depuis trente ans, les travailleurs sont aussi beaucoup plus productifs. Au quotidien, cela signifie que le taux de productivité horaire a augmenté de 70 % ! Mais la productivité est partie dans les profits et ces derniers n’ont pas servi à l’emploi mais à verser des dividendes encore plus importants aux actionnaires.

Répartition des richesses
La question centrale est donc bien celle de la répartition des richesses. Le Conseil d’orientation des retraites cherche 3 % du PIB, 3 % des richesses annuelles pour financer un système des retraites qui est paraît-il aux abois. 3 %, ce n’est rien par rapport aux 17 % qui partent chaque année sous forme de profits accaparés par une minorité qui, elle, ne connaît pas vraiment la crise. On pourrait aussi nous envoyer des experts pour tirer le vrai bilan des réformes successives, puisque depuis 1993, on n’arrête pas d’augmenter le nombre d’annuités nécessaires. La réalité c’est qu’il y a une toute petite minorité des salariés qui arrivent à faire les 37, 5 annuités qu’ils devaient effectuer avant la réforme Balladur, à cause du chômage, des licenciements, des préretraites, des maladies professionnelles. La seule conséquence des réformes est la baisse de 15 à 20 % du montant des pensions. C’est l’objectif de cette réforme et c’est ce que nous devons expliquer.
Et puis, il suffirait d’un commentateur qui ait un peu de mémoire pour rappeler que Sarkozy était le candidat du plein emploi alors qu’il y a entre 4 et 5 millions de chômeurs dans ce pays. Si on avait à la place 4 ou 5 millions de travailleurs à temps plein, cela ferait aussi 4 ou 5 millions de cotisants à temps plein... et les caisses de la Sécurité sociale seraient pleines. Et si en plus on augmentait les salaires, ce qui serait une mesure de salubrité publique, les caisses seraient pleines à craquer. Cela veut dire que si plutôt que de nous demander de travailler plus longtemps, on nous demandait de travailler moins, tout le monde aurait un emploi. Et personne ne parlerait du problème des retraites. Cela s’appelle le partage du temps de travail.
Donner des explications ne suffit pas. Il y a un problème de confiance collective. Steve Biko, une grande figure de la lutte contre l’apartheid, mort dans les geôles racistes d’Afrique du Sud, avait une belle formule : « La meilleure arme entre les mains des oppresseurs, c’est la mentalité des opprimés », c’est-à-dire nos mentalités, nos problèmes de confiance, de conscience. Notre responsabilité est donc d’essayer d’expliquer comment on peut gagner. Essayer de tracer des perspectives sociales et politiques. Sociales, parce qu’on n’est plus dans l’expectative. Le gouvernement nous a fait une vraie déclaration de guerre sociale, avec un lieu, une date, avec le vote à l’Assemblée et au Sénat. C’est en septembre, c’est en octobre et on ne va pas les en empêcher en les amadouant ou en les menaçant. On ne pourra les en empêcher que si on est capable d’établir un rapport de forces supérieur au leur. Si on est capable de créer ensemble un pouvoir supérieur au leur. Il y a dans ce pays une tradition de lutte et de résistance qui fait que la rue a un pouvoir. Elle en a eu en 1995 contre le plan Juppé, elle en a eu pendant le CPE.
On nous demande toujours si la rentrée sera chaude. Ce qu’on sait, c’est qu’elle aura lieu à l’heure, qu’elle commence tôt. Et qu’elle est globale. Pour nous la manifestation du 4 contre la politique raciste et sécuritaire du gouvernement et la première grande grève du 7 contre la réforme Woerth-Sarkozy, c’est la même et seule rentrée sociale et politique qui s’oppose à une politique libérale et qui veut taper. Encore faut-il qu’elle dure le temps nécessaire. Les mobilisations saute-moutons, cela ne marchera pas. Il faudra une suite rapprochée, faite de mobilisations prolongées, de grèves, de manifestations, d’un mouvement d’ensemble et d’une grève générale.
L’abrogation de cette réforme ne doit pas être une énième promesse électorale pour 2012 car ce serait prendre le problème à l’envers : l’issue des retraites ne se joue pas en 2012 mais, en revanche, beaucoup de l’issue de 2012 se joue dans la bataille des retraites.

C’est maintenant qu’il faut affaiblir le gouvernement et la droite.
Il faut également des perspectives politiques. On a aujourd’hui une droite dure qui s’assume : Sarkozy, c’est le régime des plus riches, fait par les riches pour les riches, c’est le régime de la peur qui joue sur les peurs.
Il faut donc aussi une gauche qui s’assume. Une gauche qui parle de lutte de classe, d’émancipation, qui s’adresse au prolétariat du xxie siècle, qui ne parle pas d’augmenter le pouvoir d’achat mais d’augmenter les salaires, qui ne parle pas de régulation mais de taxer les profits, qui ne parle pas d’humaniser la politique d’immigration mais d’égalité intégrale des droits, de régularisation de tous les sans-papiers. Une gauche, une autre gauche, celle de l’alternative qui parle aussi de projet de société. Le régime de la peur et des plus riches, on veut le renverser, pour mettre à la place un nouveau mode de production et de consommation qui soit rationnel, respectueux de l’environnement, égalitaire, où les richesses seraient partagées entre toutes et tous, contrôlées et réappropriées par toutes et tous, car la mise en cause de la propriété est essentielle.
Dans l’héritage du mouvement ouvrier, il y a aussi les héritages politiques.
Blanqui disait : « Notre projet ne serait qu’un mensonge s’il devait n’être que la substitution d’une forme de gouvernement à une autre. Il ne suffit pas de changer les mots, il faut changer les choses. Notre projet, c’est l’émancipation des travailleurs, c’est la fin du régime de l’exploitation et l’avènement d’un ordre nouveau qui affranchira le travail de la tyrannie du capital. »
Nous devons gagner la bataille sur les retraites, nous ne voulons pas être la génération qui a perdu les retraites.
Olivier Besancenot (intervention au meeting unitaire sur les retraites, à Port-Leucate, le 27 août).

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 07:56

Pierre-François Grond (NPA): "jamais la possibilité d'infliger une défaite à ce pouvoir n'a été aussi forte".

 

Après 18 mois d'existence, le NPA, créé en février 2009 après l'auto-dissolution de la LCR, traverse-t-il une crise ? De quelle nature ? Comment se porte réellement le NPA à moins de trois mois de son congrès ? Quels débats le traversent ? Rencontre avec Pierre-François Grond, 44 ans, professeur d'histoire-géographie dans un établissement de Seine-Saint Denis, dirigeant du NPA, membre de son Comité exécutif.

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JRV : L'Université d'été du NPA s'est terminée samedi dernier. Quel bilan tirer de ces quatre jours d'échanges et de débats ?

 

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PFG : Un bilan très largement positif : tant par l'affluence - plus de 1200 participants - que par l'ambiance générale marquée par deux éléments : une volonté studieuse d'approfondir la réflexion et les échanges sur des thèmes variés (près d'une centaine d'ateliers et d'initiatives !) , un impératif de mobilisation en cette rentrée si particulière qui a fait de notre meeting unitaire sur les retraites l'événement de cette université d'été. Tous les observateurs en sont convenus : l'ambiance était à la digestion des problèmes et à la relance du NPA, pas au remâchage de nos divisions.

 

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Pierre-François Grond
Pierre-François Grond

 

 

JRV : Signataire, avec une quarantaine d'autres membres du Comité exécutif, d'un texte qui apparaît assez critique sur les premiers pas du NPA, quels en sont les points essentiels ?

 

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PFG : Au printemps dernier, il était normal qu'une discussion sérieuse s'engage dans le NPA sur la stratégie et les premiers enseignements de deux ans d'existence du processus fondateur de notre mouvement. Il y a eu donc plusieurs contributions et c'est bien normal. Nous sommes à la recherche d'un équilibre entre une nécessité de rassemblement face à la droite, face à la brutalité de la crise du capitalisme et en même temps l'égale nécessité de rechercher des réponse radicales, de construire un projet de rupture avec le capitalisme alors même qu'une grande partie de la gauche y a renoncé. 

 

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JRV : Après des scores très modestes lors des « régionales », on a pu lire, ici ou là, que le NPA était en crise. Il a enregistré des démissions, des textes se sont opposés lors de la réunion de ses instances comme lors du vote des militants. Qu'en est-il exactement ?

 

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PFG : C'est une vision déformée : on confond crise et débats. Il n' y pas de démissions massives et nous sommes en train de dépasser les problèmes posés par les élections régionales. Le débat est sérieux et se reposera sans doute dans le parti, mais, franchement, le poids des régionales dans la situation politique présente qui s'accélère n'est pas d'une lourdeur insoutenable ! Le glissement vers l'extrême droite de l'équipe Sarkozy, la bataille sur les retraites qui se joue dans les semaines qui viennent, l'affaire Woerth-Bettencourt créent les conditions d'une situation nouvelle. J'ai l'impression que nous avons pris la mesure du basculement politique.

 

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JRV : Et comment se prépare le congrès du NPA ? Sur quelles bases, sur quels textes ? Y verra-t-on s'opposer de multiples plates-formes ? N'y a-t-il pas un risque que se dessine une « majorité introuvable » au sein du prochain exécutif ?

 

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PFG : Un congrès, au NPA, ce sont les militants qui le font par leurs votes. Les textes soumis aux militants - avec possibilité d'amendements - seront adoptés  par notre instance de direction large (le Comité Politique National) les 18 et 19 septembre et alors commencera réellement le débat. Donc, avant de parler de plateformes, de majorité introuvable, sérions les problèmes essentiels : la mobilisation contre la droite, la définition d'un projet anticapitaliste valable dans la rue comme dans les urnes, le rassemblement des forces anticapitalistes en indépendance vis à vis des sociaux-libéraux qui s'adaptent au FMI et, dans l'Union européenne, à la brutalité du système capitaliste. Et alors, nous aurons un débat constructif tel que le souhaitent les membres du NPA.

 

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JRV : Olivier Besancenot laisse poindre son désir de ne plus représenter seul le NPA voire d'y jouer un rôle différent. Quelles sont les mesures qui pourraient être prises par le congrès et les instances qui en seront issues dans ce domaine ? Le NPA n'a-t-il pas trop tardé sur ces questions ?

 

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PFG: Olivier Besancenot a raison. Un parti comme le nôtre ne peut avoir un porte-parole unique. Peut- être a t-on trop tardé mais je crois qu'il y a maintenant la volonté d'aboutir à un porte-parolat collectif.  Nous sommes en train de travailler en ce sens parallèlement au congrès afin de permettre à celui-ci d'avancer.

 

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JRV : Avec l'auto-dissolution de la LCR, le défi de créer un parti anticapitaliste aux contours larges n'a-t-il pas du « plomb dans l'aile » ? Comment redresser une situation qui, aux yeux de beaucoup, apparaît, pour le moins, délicate ? 
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PFG : Le NPA est un chantier de long terme, nous n'avons pas lancé le processus pour préparer 2012 ou tout autre échéance rapide. Nous voulons relever le défi du regroupement des forces anticapitalistes et redessiner à la chaleur d'expérience sociale et politique, un nouveau projet émancipateur. Comment juger la viabilité d'un tel projet sur une période aussi courte et sur des échéances électorales certes importantes mais pas vraiment fondatrices. Nous avons beaucoup de travail d'implantation dans la société, d'immersion dans les mouvements sociaux et écologiques afin, dans le cadre d'une crise globale du système capitaliste, de faire émerger une alternative socialiste et écologique. C'est sur ce travail que nous voulons être jugés.

 

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JRV : Une crise politique majeure peut, dans les prochaines semaines, s'ajouter aux crises économique, sociale, écologique et démocratique. Quel rôle entend jouer le NPA dans le déroulement de ces « évènements » en devenir ?

 

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PFG : Etre au cœur des mobilisations - à commencer par les manifestations des 4 et 7 septembre - dans une perspective de construction d'une épreuve de force avec le gouvernement. Depuis 2007, jamais la possibilité d'infliger une défaite à ce pouvoir n'a été aussi forte. A condition que la gauche soit unie et combattive : pour obtenir le retrait du projet de loi sur les retraites, pour bloquer la dérive "Vichyste" du pouvoir, pour exiger la vérité dans l'affaire Woerth Bettencourt . Cela se jouera en quelques semaines. Ceux qui pensent que le vrai match est pour 2012 se trompent, c'est maintenant que se jouent les rapports de force y compris pour la présidentielle prochaine. Un soulèvement social, civique, démocratique contre Sarkozy profitera à tout le monde à gauche. Ce sera également pour nous l'occasion de défendre la nécessité d'une alternative anticapitaliste globale qui, à notre sens, est la condition sine qua non pour non seulement défaire la droite mais également battre toutes les politiques de droite.

Entretien du 31 août 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 11:15

 

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rappel des lieux de rassemblementen Deux-Sèvres

PARTHENAY à 10H30 devant la Sous-Préfecture
Bressuire:   11h Place Notre Dame

Niort: 10h30 en bas de la Place de la Brèche

 

 

 

 

 

 

 

  

Contre la politique

raciste et répressive

du gouvernement,

tous et toutes

ensemble dans la rue

le samedi 4 septembre

En plein été, Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne présidentielle de 2012. Lui et ses porte

flingues multiplient les propos xénophobes et sécuritaires, proposant même d’appliquer

une grande partie du programme du Front National.

Ses cibles privilégiées sont les immigrés, les roms, les gens du voyage, les jeunes des quartiers.

S’inscrivant dans la continuité du débat nauséabond sur l’identité nationale L’équipe Sarkozy Hortefeux entend peaufiner une identité « à droite de la droite ». A quandl’entrée de Marine Le Pen au gouvernement ?

Diviser pour mieux régner

A grand renfort de caméras, la chasse aux roms a été lancée en plein mois d’aout :démantèlement des camps, expulsions des Roms vers la Roumanie. Ceci rappelle debien mauvais souvenirs. Quand aux gens du voyage, non expulsables car français, ils sontchassés des terrains qu’ils occupent faute d’aires d’accueil en nombre suffisant. Cette opération politique pue la discrimination raciale, utilisant les Roms et les gens du

voyage comme boucs émissaires.

Les ministres et députés de l’UMP ces dernières semaines se sont livrés à une surenchère de déclarations et de propositions répressives et racistes, ainsi Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, assimile délinquants et immigrés. Lui qui n’a jamais levé le doigt face aux patrons voyous et licencieurs ose demander de choisir entre être Français ou voyou !

Les propositions de lois xénophobes et répressives pleuvent : déchéance de la nationalité française, systématisation des peines planchers et application de celles ci dès le 1

er délit,

peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans pour les parents d’enfants « délinquants », sans oublier la loi Besson sur l’immigration prévue avant l’été et examinée en septembre

Combattons l’insécurité sociale

La mise sous surveillance policière de certains quartiers avec la création de brigades spéciales de terrain ne peut qu’aggraver les tensions dans les quartiers touchés par des taux de chômage record et qui prennent de plein fouet la crise.

Cette politique menée est l’autre face de la politique libérale du gouvernement. Alors qu’il casse la protection sociale et veut imposer leur loi sur les retraites, le gouvernement tente de diviser la population.

Face au racisme, nous ne battrons pas en retraite !!

31 août 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 07:34

  Benoit Hamon et Olivier Besancenot, le 10 janvier 2009, à Paris.

Sur Le Post, le député PS proche de DSK et le maire de Lyon dénoncent le rapprochement entre le porte-parole du PS et le leader du NPA (voir leurs interviews ci-dessous).

 

Par Alex Lemarié de la rédaction du Post

 

Benoit Hamon et Olivier Besancenot, le 10 janvier 2009, à Paris.  MAXPPP


Le rapprochement entre Benoit Hamon et Ovivier Besancenot  fait bien tousser au PS. Dans un article intitulé  "Hamon s'allie à Besancenot", , Hamon s'aLe Parisien de ce mardi explique que le porte-parole du PS et le leader du Nouveau Parti anticapitaliste ont choisi de faire campagne ensemble pour défendre la retraite à 60 ans.

Celui qui représente l'aile gauche du PS a ainsi invité le leader du NPA le 19 septembre à l'université d'été de son courant  "un Monde d'avance" au Vieux-Boucau (Landes). Et toujours selon Le Parisien, les deux hommes pourraient se retrouver sur la même estrade dès le 8 septembre, au lendemain de la grande manifestation sur les retraites, pour un meeting à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Olivier Besancenot, qui avait refusé l'an dernier de participer à l'université d'été du courant de Benoît Hamon, explique dans Le Parisien qu'il se réjouit de ne plus être "infréquentables pour le PS"

Soutien de Benoît Hamon, l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, défend ce rapprochement: "l'unité de toutes les forces de gauche est nécessaire pour faire reculer le projet de Nicolas Sarkozy."

Mais au lendemain de l'université du PS, où le premier parti d'opposition a voulu montrer qu'il disposait d'un projet crédible pour gouverner en 2012, ce rapprochement avec le NPA est mal vu par certains socialistes.

Déjà, le 6 mai dernier, la participation d'un proche d'Hamon -le secrétaire national Razzye Hammadi- à un meeting au côté de Besancenot "avait déjà crispéMartine Aubry", rappelle Le Parisien. Et en décembre 2008, le porte-parole du PS avait déjà été  accusé au sein de son parti d'être sur une ligne trop à gauche, en proposant de rétablir "une forme d'autorisation administrative" pour les licenciements boursiers.

Contactés par Le Post, deux représentants de l'aile sociale démocrate du PS,  Pierre Moscovici et Gérard Colomb , dénoncent ce rapprochement.


Moscovici: "Je ressens quand même un petit malaise"


Le député du Doubs, proche de Dominique Strauss-Kahn, ne condamne pas "ce rapprochement ponctuel" mais appelle quand même Hamon à la "prudence".
 
"Au moment où va débuter le combat contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, qui réunira un front très large, il n'est pas illogique de trouver un front très large de la gauche contre cette réforme injuste. Mais si je ne condamne pas ce rapprochement ponctuel entre Benoît Hamon et Olivier Besancenot, je ressens quand même un petit malaise car il faut faire attention aux images, à leur sens et à leur prolongement, au moment où nous tentons de construire une alternative crédible", déclare au Post Pierre Moscovici.

"Benoît Hamon est le chef d'un courant mais aussi le porte-parole du PS. Il doit être conscient qu'il représente tout le parti et doit donc manifester une certaine prudence", rappelle le strauss-kahnien.

Avant d'expliquer: "Il y a une ligne rouge à ne pas franchir: il ne faut pas laisser croire que nos alliés de demain seront à l'extrème gauche, notamment le NPA qui refuse toute sorte de réforme. Le PS doit proposer, construire, en se battant sur ses propositions et pas seulement s'opposer. Il y a une différence fondamentale entre le NPA et le PS: nous voulons gouverner le pays et le réformer, en faisant des efforts, et pas seulement être dans la protestation."

"Pour moi, la très grande majorité du PS est aujourd'hui social-démocrate. Elle doit assumer cette ligne et en faire la ligne politique centrale du parti. La coalition pour gouverner que nous préparons n'est pas avec l'extrême gauche. Le NPA n'est pas dans le périmètre de nos alliances de gouvernement. Tous les gens de gauche, les républicains progressistes, y ont leur place. Je pense notamment aux écologistes, au PC, au MRC, au PRG, pourquoi pas au Front de gauche, et aux gens qui sont opposés au sarkozysme et qui voudraient nous rejoindre", conclut-t-il.

Collomb: "Ce rapprochement fait le jeu de l'UMP"


Sur Le Post, le sénateur-maire de Lyon demande à Benoît Hamon de choisir entre ses deux casquettes.


"Ce rapprochement ne m'étonne pas trop dans la mesure où une fracture s'est établie au sein du PS entre une ligne à gauche, représentée par Hamon, et une ligne social-démocrate. Mais si ce rapprochement s'inscrit dans la logique interne du PS, il ne s'inscrit pas dans celle du parti", déclare-t-il au Post.

"Ce rapprochement n'est pas ce que Benoit Hamon a fait de mieux car il fait le jeu de tous les gens de l'UMP qui vont taper sur le PS comme des sourds, en disant que notre parti n'est pas crédible pour gouverner", s'indigne Gérard Collomb.

"Benoit Hamon doit donc choisir entre ses deux casquettes de porte-parole et de chef de courant", demande le maire de Lyon.

Avant de conseiller à la patronne du PS de clarifier sa ligne politique: "Martine Aubry doit dire si elle est sur une ligne réformiste ou révolutionnaire, qui fait baisser la crédibilité du PS aux yeux des Français. Elle doit trancher et affirmer une ligne réformiste. Sa vraie nature est social-démocrate mais ses alliances du congrès l'empêche de la révéler."

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 20:27

samedi 28 août 2010

Que propose le parti d'extrême-gauche face à la réforme des retraites, à la montée du chômage, à la fracture sociale qui ne cesse de croitre et à la politique de plus en plus droitière du gouvernement ? Dialogue avec Olivier Besancenot, en direct de Port Leucate où se tient l'université d'été du Nouveau parti anticapitaliste.

 

Question de : Votre pseudo

Bonjour,
J ai voté pour vous le dernier vote et j ai toujours eu beaucoup d écoute quand vous argumentez.
Dommage actuellement on ne vous vois pas je vs trouve extrêmement convainquant.
Pourquoi les Français, et il y en a beaucoup, dorment-ils debout ? Quand à Sarko je suis malade de voir un être aussi malfaisant jouer au petit roi ! Le jour où il se casse je vais exploser de joie oui oui chriss chrisline64@wanadoo.fr

Réponse : Bonjour,
On peut se retrouver dans les prochaines manifestations, celles du 4 septembre contre la politique sécuritaire du gouvernement et celles du 7 contre la réforme des retraites. Tu m'y trouveras à coup sûr.
Par ailleurs, en France, du point de vue des résistances sociales, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.

 

Question de : internaute

bonjour Olivier, depuis ton entrée en politique tu as toujours fait preuve d'un réel talent et d'un indéniable charisme, mais je suis tout de même déçu que tu n'arrives pas à prendre le virage d'une gauche moins enthousiaste mais plus réaliste.
Vas-tu continuer à faire perdre la gauche de gouvernement au prétexte qu'elle serait trop tiède, la droite au pouvoir permettant à la gauche de radicaliser son discours, ou bien vas-tu voir que tu as un réel rôle à jouer dans les années à venir au point de vue politique, profitable au plus grand nombre et sans doute à ton épanouissement !
Amicalement, un sympathisant socialiste

Réponse : Je m'épanouis à chercher à construire une alternative 100% à gauche. Comme moi tu dois vouloir de débarrasser de la droite mais tu dois penser aussi que le plus grand nombre mérite mieux qu'une énième alternance à gauche.
Nous méritons une alternative. Bien des gouvernements dits "de gauche" ont mené au pouvoir des politiques de droite favorisant du coup le retour de cette dernière sur des bases encore plus radicales.
Amicalement.

 

Question de : internaute

Pourquoi ne pas jouer le jeu des alliances ne serait-ce que le temps d'une seule élection, pour redonner confiance en l'électorat d'extrême gauche et montrer que des victoires aux urnes sont possibles ?

Réponse : Oui, sur la base d'un contenu anticapitaliste et d'une indépendance totale vis à vis de la gauche libérale. La construction d'une gauche alternative ne se fera pas que l'espace d'une élection. l'unité est un combat.

 

Question de : internaute

Ça fait déjà un moment que votre partie est lancé et rien n'est fait.
Est-ce que le NPA est un échec pour vous ?

Réponse : Non. Le NPA est un nouveau parti qui se cherche encore et qui fédère des militants d'horizon différents, ça peut créer des problèmes, ça peut faire des étincelles.
Mais nous n'avons pas d'autre choix que de chercher à donner un débouché politique aux sans parti qui animent quotidiennement et anonymement les résistances face à la droite.

 

Question de : internaute

Bonjour, comme beaucoup de Français attachés à la laïcité et aux droits des femmes (les deux vont de paire, on n'a jamais vu une religion féministe !) j'ai été très choquée par la candidate voilée de NPA aux dernières élections régionales.
Quelle leçon en avez-vous tirée ? Êtes-vous toujours d'accord pour sacrifier les femmes immigrées en brandissant de telles candidates, pour gagner quelques voix de barbus et autres islamo-gauchistes ?
Nadine (Venissieux)

Réponse : Nadine, il faut faire attention à pas trop se faire peur avec les islamo-gauchistes.
Le NPA est un parti féministe, laïc, qui lutte aussi contre l'islamophobie. Ces trois éléments sont parfois difficile à équilibrer. Le débat est compliqué et nous l'assumons. Par ailleurs nous ne sacrifions personne.

Question de : internaute

Parti anticapitaliste dites-vous ? Comment règle financièrement toutes ces sorties en France mais aussi à l'étranger de ce Monsieur ?
C'est plus agréable de faire des " universités pour ne rien dire, que de distribuer le courrier " avec son salaire de facteur, il peut se payer toutes ces sorties ?

Réponse : Les sorties de Mr ne sont pas payées par le CAC 40 mais par son parti qui organise d'ailleurs une souscription (d'abord pour notre activité militante plus que pour les voyages si ca vous rassure).
Enfin, je distribue le courrier à temps partiel, à 70%. A l'occasion, j'irai bien avec votre accord vous voir pour les prochaines étrennes.

 

Question de : internaute

On ne voit plus beaucoup et l'on entend pas non plus le NPA. Que se passe-t-il ?
Est-il tout à coup devenu inaudible où est-il privé d'antenne ?

Réponse : On entend et on voit le NPA au quotidien dans toutes les résistances et tous les combats politiques du jour le jour, avec ou sans élections.
Ma discrétion dans les médias ces derniers temps est un choix assumé pour que le NPA puisse mener sereinement et collectivement des discussions sur sa construction.
Le NPA est bien là en cette rentrée, surtout quand on voit la brutalité du gouvernement contre les retraites ou contre les Roms.

 

Question de : internaute

Je vous ai trouvé bien absent des médias. Il faut passer aux actions pour dénoncer Sarkosy.

Vous serait-il possible lorsque vous organiser une manifestation quelconque d'organiser également des manifestations un peu plus proche du domicile des français : exemple une personne qui habite Huningue ne veut pas se rendre à Strasbourg ou Paris pour participer à une manifestation ; DE PLUS,


IL FAUT ABSOLUMENT MIEUX COMMUNIQUER LA DATE DE LA MANIFESTATION, LIEU, et HORAIRE.

car d'autres personnes aimeraient participer au mouvement de ras le bol contre Sarkosy.

Réponse : Rendez-vous le 4 septembre place de la République à Paris ! Ou contactez le NPA près de chez vous...

 

Question de : internaute

Votre complaisance avec l'obscurantisme islamique surpend. Voulez-vous rééditer "la mais tendue" de Thorez ? Croyez-vous vraiment que la liberté de l'esclavage est une liberté ?

Réponse : Non. Quant à Thorez j'irai me renseigner sur cette "main tendue" que je ne connais pas. Par ailleurs, je combats toutes les formes d'obscurantisme.

 

Question de : internaute

Êtes vous ou non partisan de l'interdiction de l'abattage dit "Hallal" ou "Casher", comme c'est le cas en Suisse, en Norvège, en Suède, etc ?
Une simple réponse par oui ou non me suffirait.
Merci.

Réponse : A priori non si j'ai bien compris la question.

 

Question de : internaute

Faire payer 10% de leurs salaires ou de leurs retraites à tous les élus, députés, maires des grandes villes, sénateurs et toutes personnes élues par le peuple .
Idem pour les personnes qui gagnent plus de 5000 euros par mois .
Faire rentrer la moitié des effectifs militaire qui sont à l'etrangers.
Avec ces revenus on peut faire beaucoup de choses pour la jeunesses et les anciens R/A

Réponse : Nous proposons de plafonner les revenus des élus à la hauteur du salaire moyen de la majorité de la population . 85% de la population vit avec moins de 2000 euros par mois. La classe politique vit en moyenne bien au-dessus et prétend représenter la majorité.
C'est une façon concrète de s'attaquer à la marchandisation de la politique.

 

Question de : internaute

R/A ayant fait parti d un quartier défavorisé commencé à travailler à 14 ans et 1 mois sous 49 h par semaine. 1/07/55
j ai d'autre idées sur les questions au niveau des journalistes prisonniers si l'Etat et les dirigeants UMP et PS ne font rien, faites faire une quête auprès de tous les français en accord avec avec le syndicats des journalistes.
Je ne voudrais pas q'ils finissent comme la
personne du Niger. Quand on a l argent on fait tou. Quand on est pauvre on a le droit de crever R/A

Réponse : J'ai du mal à comprendre la question, désolé

 

Question de : internaute

Afin d'accroître le poids de la contestation pourquoi ne tentes-tu pas un rapprochement avec la LCR, le Parti Communiste, même au prix de quelques concessions ?
cordialement

Réponse : La première des concessions n'est-elle pas d'avoir transformer la LCR en NPA. Cordialement !

 

Question de : internaute

Concernant la retraite, je pense qu'il serait préférable de diminuer le nombre d'années effectuées plutôt que le départ à 60 ans, étant donné que pour certains qui ont commencé à travailler plus tard, de toutes façons ils ne pourront pas s'arrêter à 60 ans car dans ce cas la retraite ne sera pas à taux plein. Qu'en pensez-vous ?

Réponse : Nous sommes pour le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Une infime minorité de salariés atteint 37, 5 annuités qui était les annuités d'avant la réforme Balladur de 1993 à cause du chômage partiel, des licenciements ou des maladies professionnelles.
Nous sommes favorables au retour aux 37, 5 annuités en prenant en compte les années d'étude et de formation.

 

Question de : internaute

Trouvez-vous normal qu'un chômeur puisse gagner plus avec des allocations chômage qu'en acceptant un travail à temps plein ?

Réponse : Y'en a beaucoup ?

 

Question de : internaute

Salut Olivier,
A ton avis quelle est l'échelle de salaire acceptable dans notre société européenne (du chômeur au PDG)?
Merci.
Manuel

Réponse : Le NPA propose une échelle qui va de 1 à 5 globalement, sachant que nous proposons de revaloriser le SMIC à 1500 euros net.
Aujourd'hui, après imposition, l'écart est me semble-t-il de 1 à 120, ce qui laisse de la marge. Les gros salaires sont révoltants. Ceci étant, la répartition égalitaire des richesses ne consiste pas qu'à réduire les écarts de revenus mais à assurer une rétribution égalitaire des ressources que la collectivité crée par son travail manuel ou intellectuel.

 

Question de : internaute

Il y aura un rassemblement le 13 septembre devant le Sénat contre la "loi contre le voile intégral". Le NPA y sera-t-il?

Réponse : Nous sommes contre la loi sur le voile intégral qui prétend lutter contre l'intégrisme religieux alors qu'elle ne va faire que lui ouvrir un boulevard.
De plus, cette loi sera inapplicable dans les faits. Il s'agit d'un énième effet d'annonce consistant à stigmatiser la communauté musulmane dans son ensemble.
Quant au voile intégral en lui-même, nous n'avons aucune forme de tolérance pour les signes d'oppression des femmes.
En tant qu'internationaliste, nous connaissons le prix payé par certaines militantes féministes à l'étranger.

 

Question de : internaute

Salut camarade ,
Dis-moi , on t'a pas beaucoup entendu réagir face à la "dérive sécuritaire" de Sarkozy et ses suiveurs depuis le discours de Grenoble. Peut être que l'on ne t'a pas laissé la parole ?
Dommage, j'aurais pour ma part préféré qu'il n'y ait pas de candidate voilée au NPA, mais que l'on t'entende pousser un salutaire coup de gueule de l'indignation après les scandaleuses et dangereuses déclarations de cet été. Il est encore temps ...

Réponse : Rendez-vous le 4 septembre camarade ! J'y serai !

 

Question de : internaute

Bonjour, j'aimerais savoir quel sont vos projets en matière d'environnements, et vis à vis du milieu scientifique ? Merci
Stéphane P. (Salon de Provence)

Réponse : C'est un vaste sujet, je vous renvoie à notre site internet qui traite de notre programme en matière d'écosocialisme, c'est-à-dire d'un programme écologique où la défense de l'environnement n'est pas soluble avec le pouvoir des multinationales que ce soit sur les OGM, sur la lutte contre le réchauffement climatique ou pour la sortie du nucléaire par exemple...

 

Question de : internaute

ça vous fait quoi d'être un collabo pro-musulman, pro- extrême gauche affilié aux assassins de ce parti ?
Pourquoi racolez-vous toujours chez les criminels et les voyous ?

Réponse : Ouah, rien que ça ! Ça fait un CV à la Jacques Mesrine.

 

Question de : internaute

Que penses-tu des manifs actuelles ou d'un proche avenir ?

Réponse : Qu'il en faudra beaucoup et suffisamment rapprochées pour faire reculer le gouvernement.
Cela implique que chacun relève la tête individuellement et prenne le temps d'y participer.

 

Question de : internaute

Bonjour,
Ne croyez-vous pas que la lutte sociale telle que vous la pratiquez est obsolète et qu'il faut trouver de nouveaux moyens de résister ?

Réponse : Je crois que les luttes peuvent épouser des voies traditionnelles ou nouvelles.
En fait, chaque combat se fraye son propre chemin sur la base de sa propre expérience, il n'y a pas de recette miracle. Le principal c'est de résister.

 

Question de : internaute

Bonjour Olivier, militant du NPA, je souhaite une candidature à la gauche de la gauche unitaire . Qu'en penses-tu ?
Adel

Réponse : Pour quelle élection ? Et une gauche de gauche qui soit rassemblée pour défendre les retraites, t'en penses quoi ?

 

Question de : internaute

Salut camarade. Quelle est la position du NPA vis à vis des idées défendues par la gauche antiproductiviste comme les Objecteurs de croissance et les "Décroissants"? A quand un front Anticapitaliste et Antiproductiviste ?
Amicalement.

Réponse : Des convergences existent entre anticapitalisme et antiproductivisme. Si par décroissance on entend le fait de ne pas attendre la croissance comme on attend le retour du messie, alors en effet on peut discuter.
En revanche, si par décroissance on cherche à esquiver le problème de la répartition des richesses, nous ne sommes plus d'accord.
Nous sommes partisans d'un système de consommation et de production qui anticiperait la satisfaction des besoins sociaux pour établir après coup la croissance à la hauteur du strict nécessaire et du respect de l'environnement.

 

Question de : internaute

crois-tu encore vraiment dans tout ce que tu prônes ?

Réponse : Non je fais semblant ! Pour ne rien cacher, j'y crois vraiment.

Question de : internaute

bonjour Olivier
Quel message pourrait-on faire passer à ces millions de personnes démunies qui donnent leur voix au FN ?

Réponse : Qu'ils se trompent de colère. Et que le FN, en plus d'être un parti raciste, est un parti de droite qui a toujours soutenu les mesures les plus libérales et qui s'est toujours opposé aux grandes mobilisations de monde du travail, que ce soit en 1995 contre le plan Juppé ou que ce soit sur le Contrat de première embauche.
J'en passe et des meilleurs.

 

Question de : internaute

Comment faire pour que les idées du NPA ne paraissent pas irréalisables (ou utopiques) à la majorité des Français ?

Réponse : Nous faisons partie des rares à expliquer comment financer nos mesures et comment nous proposons d'aller prendre l'argent.
Mais nos propositions sont des propositions de rupture et cette rupture peut paraître lointaine pour beaucoup encore. Pas une raison pour autant de succomber aux sirènes d'une gauche soit disant réaliste qui au nom du réalisme finit par renoncer au changement.

Merci de toutes vos questions.
Rendez-vous à la rentrée. Olivier Besancenot.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 22:27

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Le week-end du 4 et 5 Septembre 2010

Du samedi à partir de 17H au Dimanche 18H

Fête de rentrée

Parti communiste des Deux-Sèvres

Sur les quais de Sèvre

A l’écluse de Comporté

Entrée gratuite

 

Le samedi :

17H Ouverture

 

Conférence débat :

« Amérique Latine, chemin d’espoir »

Pierre Dupuy (France-Amerique Latíne) Oléron et Joseph Coutant (PCF)

 

19H Apéro d’accueil offert

 

Restauration sur place

 « Les Impertinences » de Laurent Baudouin

 

21H Intervention de Nicolas Marjault (Adjoint à la culture de la Ville de Niort)

« Le rôle et les enjeux de la culture »

 

Et pour finir la soirée....

BURT (power pop / rock / southern rock)

Roots Down Vibration (reggae)

 

Le dimanche:

9H accueil       

 

Réunion et travaux de l’ADECR (Association des élus communistes républicains)

« Les communes et départements en danger »

« L’eau une ressource vitale »

 

11H30 Conférence de presse et rencontre avec les élus

 

Apéritif offert

Repas (sur inscription)

Intervention d’un crieur de rue  (lectures publiques de Claudio)

 

14H30 concert

15H Meeting / débat

« La retraite en question »

Introduction de Nathalie Seguin (Adjointe chargée de l’action sociale à la ville de Niort) et Jean-Pierre Gelot (secrétaire du parti communiste des Deux Sèvres)

Intervention de Bernard Friot sociologue auteur de « l’Enjeu des retraites »

 

Concert

18H Clôture

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 21:04

 

 

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Olivier Besancenot et le NPA ouvrent leur université d'été le 25 août à Port-Leucate. (Reuters)

La 2e université du NPA débute mercredi. Sous quelle thématique centrale s'inscrit-elle?
Sur des réflexions stratégiques de ce que pourrait être le socialisme au 21e siècle et plus concrètement sur les plages de la rentrée. C'est-à-dire un NPA qui soit dans les starting-blocks de la rentrée autour de la politique sécuritaire et xénophobe du gouvernement et évidemment sur la bataille des retraites.

Le NPA peut-il réinventer le socialisme?
Tout seul, évidemment non. Mais en tous les cas, une des fonctions de ce nouvel outil politique que l'on a construit c'est aussi d'apporter notre contribution à cette réflexion programmatique. On est bien conscient que seul, on n'arrivera à rien. Mais dans le cadre des luttes, des expériences collectives et surtout en partenariat avec d'autres organisations au-delà de nos frontières, on apporte nos réflexions sur ce que pourrait être un autre type de pouvoir, un autre type de partage des richesses, de partage du temps de travail et comment imaginer un socialisme où l'écologie ne soit pas soluble dans la marchandise.

«2012 se joue en partie aujourd'hui autour de la bataille des retraites»

Quelles sont vos relations avec le PCF et le Parti de gauche dans cette optique? Une candidature unique semble impossible…
Le Front de gauche a ses propres débats et ses propres discussions visiblement sur la candidature de 2012. De notre côté, quoi qu'il en soit, on abordera lors notre congrès du mois de novembre la question de 2012 mais d'abord sur le 'quoi' et 'pourquoi faire' avant le 'qui'. Nous tenons à alerter toute la gauche sur cette rentrée. L'issue du projet de réforme Sarkozy-Woerth ne se jouera pas en 2012. En revanche, c'est beaucoup de l'issue de 2012 qui se joue autour la bataille des retraites. Le rapport de force ne sera pas le même si Sarkozy réussit à faire passer sa réforme ou, au contraire, si c'est le mouvement ouvrier rassemblé qui réussit à la stopper.

Le NPA est-il soluble dans une formation politique plus large?
(Rires). Le NPA n'a jamais été une fin en soi. Le parti politique, c'est un moyen, pas une fin. Nous n'avons pas de rapport fétichiste au parti. On est confronté à une crise existentielle un an et demi après notre formation. Je dirais que c'est de bonne guerre: quand on a un an et demi, on apprend encore à marcher. Parfois il faut tomber pour apprendre. On sort d'un revers électoral qui nous pousse à réfléchir plus profondément sur ce qu'on a bien fait mais aussi sur ce qu'on a mal fait.

Comment justement relever le faible score enregistré aux régionales?
Le reflux des luttes sociales ne nous aide pas. Nos positions sont indexées sur la cote de confiance qu'ont les salariés dans leur propre force. On a fait également des erreurs politiques. Je pense que l'on avait une stratégie qui n'était pas visible. On avait réussi à faire une synthèse d'une orientation unitaire et radicale et là, on a perdu un peu sur les deux tableaux. Il nous faut redéfinir une orientation pour occuper l'espace anticapitaliste qui existe toujours car dans le fond de l'air social, il y a du rouge et il y a de la révolte.

«Le gouvernement joue des peurs»

Vous aviez déclaré vouloir prendre du recul. Ça a été le cas, on vous a peu entendu sur l'affaire Woerth, sur la sécurité…
Non, on s'est fait entendre. Mais c'est vrai qu'après un revers électoral on a eu une certaine discrétion dans les médias, ne serait-ce que par humilité. Et cette humilité là, on continue à la revendiquer dans cette rentrée. Mais le NPA reste combatif. On était présent sur la thématique des retraites dès le mois de mai, notamment par des meetings unitaires.

Daniel Cohn-Bendit n'a pas été très tendre avec vous lors des Journées d'été d'Europe Ecologie/Les Verts, fustigeant votre incapacité à faire de l'anticapitalisme un succès…
Ecoutez, ça me laisse complètement indifférent. Je ne compte pas sur lui pour faire de l'anticapitalisme un succès. C'est quelqu'un qui mène son combat dans l'économie de marché. Vous savez, les petites phrases, les peaux de bananes, il ne faut pas compter sur moi pour les glisser sous les pieds des autres. Notamment à gauche. C'est aux responsables d'Europe Ecologie de prendre leurs responsabilités. Mais je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points.

Le 7 septembre marquera-t-il la vraie rentrée politique et sociale?
Oui. Le 4 et le 7 septembre. Le 4, c'est une grande manifestation contre la politique sécuritaire et raciste du gouvernement. Et le 7, c'est la première grande grève sur la question des retraites. Pour nous, c'est une même rentrée sociale et politique contre un gouvernement qui veut faire passer des réformes libérales et qui joue des peurs et qui veut faire peur, c'est-à-dire qui réprime.

«La révolte solidaire reste le seul antidote à la crise»

C'est le début de la chute de l'empire Sarkozy?
On fera tout pour. Si on veut éviter un deuxième mandat de Nicolas Sarkozy en 2012, il faut affaiblir et fragiliser sa politique maintenant. Et c'est notamment autour de la bataille des retraites que ça se joue.

L'anti-sarkozysme fait-il une politique?
Non, c'est sûr, mais c'est un acte de salubrité publique. Quand on voit la fuite en avant raciste, xénophobe et nauséabonde à laquelle on a eu droit cet été on se dit qu'il faut savoir dire 'non'. Ça ne suffit pas, c'est sûr, mais il faut savoir dire non.

Défaire la droite, ça se fera dans la rue?
Le pouvoir de la rue a une histoire dans ce pays, il est parfois plus fort que celui des gouvernants. Et ça les agace beaucoup. La révolte solidaire reste le seul antidote à la crise.

Mercredi s'ouvre à Port-Leucate, dans l'Aude, la 2e université du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Après un revers cuisant aux élections régionales, Olivier Besancenot, le porte-parole du mouvement, veut aborder cette rentrée sous le signe du combat… et de l'humilité. Il s'en explique au JDD.fr.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 10:11

 

Image L'intégralité du programme de l'université d'été du NPA....

MERCREDI 25 AOUT

8h45

Assemblée générale pour l’ensemble des participant-e-s

À l’amphithéâtre de plein air

9h30 à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Quel(s) bilan(s) social, politique et écologique des expériences «communistes» du 20ème siècle ? (table ronde)

Avec Béatrice Walylo, Léon Crémieux, Catherine Samary et Cédric Durand

Socialisme du 21ème siècle

Imaginer l'avenir : l'utopie sociale dans la science-fiction

Avec Christian Varin

Société Louise Michel

Daniel Bensaid philosophe

Bensaïd et la question du temps, par Philippe Pignarre / Le pari mélancolique de Daniel Bensaïd, par Michael Lowy / Lecture de Walter Benjamin et politique mélancolique, par Philippe Corcuff

International

Luttes sociales et gauche anticapitaliste en Corée du Sud

Avec Hye Won, militante syndicale coréenne

Intervention sur les lieux de travail

Le salaire socialisé qu'est-ce que c'est ?

Avec Daniel Desme et Jean-Claude Laumonnier

LGBTI

LGBTI : l'émancipation est-elle possible sous le capitalisme ?

Avec Gaël Diaferia

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

L'économie capitaliste (crises petites et grandes)

Avec Hugo Harari-Kermadec et Jacques Bournay

Atelier

Le balais des sorcières: outil de la libération des femmes ?

Avec Lisbeth Sal

Formation des élu-e-s

La démocratie dans les collectivités locales

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Les projets utopiques à travers l'histoire

Avec Stéphanie Treillet et Jean-François Cabral

Société Louise Michel

Religions : opium ou soupir ?

Des religions à la religion : histoire critique d'un concept fallacieux, par Claude Calame / Le débat au sein de la laïcité, par Samy Johsua / La surprise de la Théologie de la libération, par Michael Lowy / Féminisme et laïcité, par Josette Trat

International

Il y a cinquante ans, les colonies africaines de la France devenaient indépendantes

Avec Pierre Sidy sociologue et rédacteur d'Afriques en lutte

Ecologie

Crises écologiques et crises de civilisation

Avec Jean-Louis Marchetti et Cécile Blanche-Flèche

Intervention féministe

IVG : 35 ans après loi Veil, il est toujours nécessaire de se mobiliser pour le droit à l'avortement

Avec Mélanie Mermoz

Quartiers populaires

Crise, classe et quartiers populaires

Avec Karima Berriche, Mohamed Bensaada et Omar Slaouti

Atelier

Militer au NPA

Avec Myriam Duboz et Lisbeth Sal

Atelier

Marie N'Diaye et la littérature féminine noire

Avec Fanny Monbeig

Formation des élu-e-s

Réforme de la santé : quelles conséquences dans les villes et les régions ?

Les travaux pratiques de 17h

  • Construire une pratique militante dans les Quartiers Populaires, construire le NPA (avec Monica Casanova, Zora Berriche et Adil Fajri)
  • Comment prendre la parole en public? (avec Joël Le Jeannic)
  • Sous-titrage de vidéos (avec Sylvain Legarrec)
  • Gérer et participer aux listes de discussion sur internet (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Projection et Interventions

Hommage à Daniel Bensaid

Projections d'interviews inédites de Daniel et prises de parole évoquant son activité militante

Projection débat

«L'école buissonnière»

Film sur la vie de Célestin Freinet

Débat animé par Véronique Decker et Jean Pierre Debourdeaux

Présentation

Livre «la servitude volontaire hier et aujourd'hui»

Présenté par son auteur Jean Baumgarten

JEUDI 26 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Résister à la crise et au capitalisme par l'organisation collective : expériences en Argentine et aux Antilles

Avec Pierre Grenet, militant de la Coordination de soutien aux luttes du peuple argentin et membre du Groupe de travail «Amériques latines» du NPA, et Alain Castan

Socialisme du 21ème siècle

S'émanciper à travers les luttes contre les oppressions spécifiques et pour l'égalité des droits

Avec Ludovic Haru, Antoine Boulangé, Lucie Moitel et Lisbeth Sal

Société Louise Michel

Fabriquer l'avenir sans oublier le passé

Marx : de la «cité idéale» à l’escamotage de la politique, par Isaac Johsua / Des ressources radicales et pragmatiques : Rosa Luxemburg, Maurice Merleau-Ponty et John Dewey, par Philippe Corcuff / Marx et Arendt : contre la confiscation de la politique par les professionnels, par Annie Coll

Intervention sur les lieux de travail

Santé au travail : perdre sa vie à la gagner ?

Avec Robert Pelletier, Christine Safara, Louis-Marie Barnier et Jacques Giron

Quartiers Populaires

Les enjeux de l'action politique dans les Quartiers Populaires (clientélisme contre conscientisation)

Avec Fadila El Miri, Nicolas Johsua et un-e intervenant-e de Quartier Nord/Quartier Fort 13

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

Qu'est-ce que l'écosocialisme ?

Avec Laurent Garrouste

Atelier

Daniel Bensaid et les chemins de la révolution

Avec Sylvain Pattieu, Sandra Demarcq, Ingrid Hayes, François Sabado et Samy Johsua

Atelier

L'industrialisation des universités et de la recherche (grand emprunt, pôles d'excellence et opération campus)

Avec Hugo Harari-Kermadec et Damien Scali

Formation des élu-e-s

Violences faites aux femmes - quelle prévention, logement, quelle politique locale ?

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Ruptures en Amérique latine? Anti-impérialisme, autogestion, indianisme et premiers bilans critiques du «tournant à gauche» latino-américain (table ronde)

Margarita Aguinaga, militante féministe équatorienne et membre de Refundación Socialista, Franck Gaudichaud membre du Bureau national de France Amérique Latine et du Groupe de travail «Amériques latines» du NPA, et Richard Neuville, spécialiste des expériences d’autogestion en Amérique latine et membre de la Commission internationale des Alternatifs

Socialisme du 21ème siècle

Services publics, protection sociale, un embryon de socialisme ?

Avec Sylviane Charles, Jean-Claude Laumonnier et Stéphanie Treillet

Société Louise Michel

Autour de la littérature

Avec Angelo Rinaldi, Philippe Binet et Philippe Pignarre

Intervention sur les lieux de travail

Le syndicalisme face à la crise

Avec Léon Crémieux, Cathy Billard et Camille Jouve

«Figures du mouvement ouvrier»

Marx et la première internationale

Avec Jean-François Cabral

Atelier

Face à la crise, quelles convergences pour les anticapitalistes en Europe ?

Avec des représentant-e-s de la gauche anticapitaliste européenne : Socialist Workers Party (Angleterre), OKDE (Grèce), Bloc de Gauche (Portugal), Izquierda anticapitalista (Espagne) et NPA

Atelier

Littérature et classe ouvrière

Avec Gérard Mordillat écrivain et cinéaste, et Henry Clément

Atelier

Le Coran et la Bible contre la science ou à côté ? Une réponse moderne, celle de Galilée

Avec Hubert Krivine

Formation des élu-e-s

Lutter contre le sexisme. Femmes et apprentissage des normes sexistes (écoles, communes). Quelle éducation, quelle prévention dans les villes et régions ?

Les travaux pratiques de 17h

  • Comment organiser la grève des chômeurs ? (avec la Commission Nationale Précarité)
  • Comment rédiger un article de presse ? (avec Dominique Angelini)
  • Comment prendre la parole en public ? (avec Joel Le Jeannic)
  • Gérer un espace comité sur le site npa2009.org (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Projection en avant-première

«Les vivants et les morts»

Adaptation télévisée du roman du même nom présentée par son auteur Gérard Mordillat

Projection débat

«Cannabis une plante entre le bien et le mal»

Documentaire présenté par Jean-Pierre Galland du Collectif d'Information et de Recherche Cannabique

Projection débat

«Au pays des gueules noires, la fabrique du Front National»

Documentaire d'Edouard Mills-Affif sur le FN et le mouvement social

Débat animé par Eliane Berthier et Alexandre Timbaud de la Commission Nationale Anti-Fasciste du NPA

VENDREDI 27 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Comment changer le monde ? Quelle stratégie anticapitaliste ?

Avec François Sabado, Jacques Chastaing, Myriam Combet, Daniel Clerembaux et Fred Borras

Socialisme du 21ème siècle

Fin de l'aliénation et émancipation : travailler sans être exploité

Avec Sandra Demarcq, Patrick Le Moal et Pierre Baton

Société Louise Michel

La crise : ou en est-on ? Que peut-il se passer ? Comment en parler ?

Avec Charles Aubin

International

Israël : agent de stabilisation ou de déstabilisation du dispositif impérialiste au Moyen-Orient ?

Avec Julien Salingue et Pierre Stambul membre du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix

Intervention sur les lieux de travail

Éducation et mouvement ouvrier : retour sur les expériences et les mouvements pédagogiques du XXème siècle, leurs liens avec les revendications du mouvement ouvrier pour l'école

Avec Sylviane Charles et Véronique Decker

Intervention féministe

40 ans du Mouvement de Libération des Femmes

Avec Josette Trat et une militante du 31

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

Classes sociales, luttes de classe, conscience de classe

Avec François Coustal

Atelier

Salaire universel, revenu garanti

Avec la Commission Nationale Précarité

Formation des élu-e-s

Quelles politiques de développement et de rénovation urbains et d'aménagement du territoire qui respectent la planète ?

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Comment réorganiser l'économie au service des besoins sociaux et de l'environnement ? Pour une planification écosocialiste

Avec Philip Grieves, Michael Lowy et Christine Safara

Société Louise Michel

Fabriquer l'avenir sans oublier le passé

C’était quoi l’URSS ? par Pierre Rolle / Cuba, le «grand débat» sur l'économie socialiste : le Che, Bettelheim, Mandel, par Isaac Johsua / Les autogestions yougoslaves – la bifurcation des années 1968, par Catherine Samary / Pouvoirs populaires et auto-organisation dans le Chili d'Allende - Leçons de l'Unité populaire (1907-1973), par Franck Gaudichaud

International

La politique impérialiste au Maghreb (Union Pour la Méditerranée...) et les luttes pour l'emploi

Avec Lotfi Chawqui et Wassim Azreg

Intervention féministe

Femmes et retraites

Avec Anne Leclerc

«Figures du mouvement ouvrier»

Bakounine et le communisme libertaire

Avec Patrick Le Moal

Atelier

Quelle alternative politique écologique ?

Avec Paul Ariès, Eric Coquerel (PG), Alain Lipietz (Verts), William Elie (Alternatifs), Marie-Pierre Vieu (PCF), Laurence Lyonnais, Laurent Garrouste et Catherine Faivre d'Arcier

Atelier

Ce que nous révèle l'affaire Woerth – Bettencourt

avec Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, et Pierre-François Grond

Atelier

L'immigration et l'«identité nationale»

Avec Gisèle Felhendler, Eliane Berthier, Anzoumane Sissoko porte parole de la CSP 75 et coorganisateur de la marche Paris-Nice, et Djiby travailleur sans-papiers gréviste porte parole des 88 de Man BTP

Formation des élu-e-s

Les plans climat territoriaux

Les travaux pratiques de 17h

  • Comment répondre aux violences policières ? (avec Selma Oumari et Miguel Ségui)
  • Salsa antisexiste (avec Hugo Harari-Kermadec)
  • Comment prendre la parole en public ? (avec Joel Le Jeannic)
  • Echange entre webmasters du NPA sur les blogs, sites locaux ou de commission (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Meeting de l'Université d'été :

Défendons nos retraites

Retrait du projet de loi

Avec Willy Pelletier (Fondation Copernic), Jean-Marie Harribey (ATTAC), Gérard Filoche (inspecteur du travail), Christian Mahieux (Solidaires), Jean-Baptiste Prévost (UNEF), FSU, CGT, Eric Coquerel (PG), Alain Lipietz (Verts), Richard Neuville (Alternatifs), Eric Corbeaux (PCF) et Olivier Besancenot

SAMEDI 28 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Quels échanges économiques internationaux justes et équitables ? Pour une planète sans frontière

Avec Yvan Lemaitre, Laurent Garrouste, Catherine Samary et François Brun

Société Louise Michel

Comment faire avec l'institution et l'État ?

Luc Boltanski / Olivier Besancenot / Quand l'Etat produit des sans-papiers mais que les sans-papiers arrêtent de produire, par Anne Bory et Nicolas Jounin

International

Ou en est la question kurde ?

Avec Raurak, Faruk et Ahmet, militants kurdes du NPA 31

Intervention sur les lieux de travail

Contre les licenciements : lutter pour les primes ou lutter pour l'emploi ?

Henri Clément, Jean-Claude Mamet et un-e militant-e d'entreprise en lutte

Ecologie

Face aux crises, la décroissance ?

Avec Paul Ariès directeur du Sarkophage, Michel Lepesant (Mouvement des Objecteurs de Croissance) et Vincent Gay

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

De nos jours, les femmes sont-elles toujours opprimées ?

Avec la Commission Intervention Féministe de Grenoble

Atelier

Religion, laïcité, féminisme, émancipation

Avec Ingrid Hayes, Alain Pojolat et Galia Trépère

Atelier

L'histoire et l'actualité de la presse des organisations radicales et révolutionnaires

Avec Dominique Angelini et Ross Harold

Formation des élu-e-s

Réforme territoriale et fiscalité locale

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Pour un socialisme démocratique et autogestionnaire (table ronde)

Avec Myriam Martin et Alain Pojolat

Société Louise Michel

Géographie des pensées critiques

Histoire et actualité des pensées critiques, par Razmig Keucheyan / Gramsci reloaded : Identité nationale et le socialisme du XXIe siècle, par Frank Jablonka / Luc Boltanski / Samy Johsua / Philippe Pignarre

International

Après Copenhague et Cochabamba, quels enjeux pour les mouvements pour la justice climatique et l’altermondialisme ?

Avec Margarita Aguinaga, militante féministe équatorienne et membre de Refundación Socialista, et Irène Juin

LGBTI

LGBTI : un sigle en question sur le plan stratégique et pratique
Avec Ludovic Haru

Ecologie

Productivisme et capitalisme en agriculture : saccage social et environnemental

Avec Michel Def et Mathieu Cassez

«Figures du mouvement ouvrier»

Louise Michel, Eugène Varlin et la commune de Paris

Avec Josette Trat et Dominique Pierre

Atelier

La jeunesse aujourd'hui et son rôle dans la lutte des classes

Avec Caroline Gaujard et JB Tondu

Atelier

Extrême-droites en Europe : mieux les connaître pour mieux les combattre

Eliane Berthier et Alexandre Timbaud

Formation des élu-e-s

Les politiques sécuritaires dans nos quartiers, nos régions

(avec la commission Quartiers Populaires du NPA : Anne Leclerc et Hervé Heurtebize)

Les travaux pratiques de 17h

  • Salsa antisexiste (avec Hugo Harari-Kermadec)
  • Comment diffuser la presse du NPA ? (avec Ross Harold)
  • Concevoir un sujet vidéo pour les sites locaux (avec l'équipe de NPA TV)

21h

Projection en avant-première

«Mourir ? Plutôt crever !»

Film sur le dessinateur Siné présenté par la réalisatrice Stéphane Mercurio

Projection débat

«les 88, l'art de la grève»

Documentaire de Sophie Faviot sur la lutte des travailleurs sans-papiers de Man BTP

Débat animé par Nicolas Jounin, sociologue, Anzoumane Sissoko porte parole de la CSP 75 coorganisateur de la marche Paris-Nice, et Djiby travailleur sans-papiers gréviste porte parole des 88 de Man BTP

Présentation

La politique chez Franz Kafka

Présenté par Michael Lowy

Concert

Coda Quintet

Groupe de Bossa et jazz

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 07:15
Christophe Lefranc et sa femme, producteurs de lait à Equilly, dans la Manche. Ils sont ici avec leurs enfants : Elodie, Quentin et Lucas.
THOMAS JOUANNEAU POUR "LE MONDE"
Christophe Lefranc et sa femme, producteurs de lait à Equilly, dans la Manche. Ils sont ici avec leurs enfants : Elodie, Quentin et Lucas.

"La désolation" d’une ferme laitière où "on fait tout bien"

 (Le Monde)

Il y a près d'un an, Christophe Lefranc, 41 ans, était allé au Mont-Saint-Michel en tracteur pour déverser son lait à la face du monde. Il n'avait pas prévenu son fils Quentin, âgé de 13 ans, sinon le gamin aurait manqué l'école pour l'accompagner. Sa femme, Marie-Christine, 40 ans, y serait allée si elle n'avait pas été sur le point d'accoucher.

Dans un champ de la baie, des dizaines de tracteurs alignés, roulant au pas, avaient répandu plusieurs millions de litres de lait. Ces images, qui "ont fait le tour de la Terre", ont donné au mouvement "une ampleur qu'on ne peut pas chiffrer". Mais elles leur ont coûté cher. Pendant douze jours, les Lefranc ont fait la grève du lait.

Pendant douze jours, ils ont eu autant de travail – il fallait bien traire et nourrir les vaches –, mais aucun revenu. "On a encore du mal à s'en remettre", lâche Christophe Lefranc. Le manque à gagner ? Il sort sa calculatrice : "3 000 euros." Le budget familial d'un trimestre.

Cet été, les Lefranc sont allés avec leurs trois enfants au Puy-du-Fou, en Vendée. Un jour et demi de vacances, pour faire plaisir à Elodie, 17 ans, et Quentin, qui passent l'été à aider leurs parents. C'est que depuis cette journée du 18 septembre 2009, la situation n'a fait qu'empirer à la ferme du Logis, sur la commune d'Equilly, dans la Manche.

"CAPITAL ÉNORME"

Christophe Lefranc la résume d'un mot : "Désolation." Le prix du lait reste inférieur au coût de production. Depuis près d'un mois et demi, il est même inconnu : les discussions entre industriels et syndicats professionnels sont dans l'impasse. L'avenir des Lefranc reste suspendu à ces négociations, dont en réalité ils n'attendent pas grand-chose.

En 2008, ils s'étaient syndiqués à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Ils n'ont pas renouvelé leur adhésion, et ne jurent plus que par l'Association nationale des producteurs de lait indépendants (APLI). Apparue à la fin de l'année 2008, la jeune association rebelle était l'initiatrice de la grande grève et des déversements spectaculaires de 2009.

Sept taurillons ont quitté la ferme lundi 9 août, un mois plus tôt que prévu. Il faut bien des rentrées. Tous les matins, à 6 h 30, quand Christophe Lefranc se retrouve dans les prés pour emmener les vaches à la salle de traite, il pense aux 180 euros qu'il doit rembourser chaque jour à la banque.

En 2005, la ferme est devenue une entreprise. Les Lefranc ont acheté les terres qu'ils louaient, ils ont mis la ferme aux normes, et Marie-Christine a pris le statut d'exploitante. Il fallait grossir pour survivre, alors ils ont emprunté. Beaucoup : près d'un demi-million d'euros.

La production est passée de 200 000 litres de lait par an à 400 000. "Si nous étions restés à 200 000, un des deux aurait dû aller travailler à l'extérieur", note l'agriculteur. Mais comment rembourser 180 euros tous les jours quand on travaille à perte ?

"On travaille avec un capital énorme, et on vit moins bien que nos parents, qui en avaient quatre fois moins." Avec 300 bêtes, dont 60 vaches laitières, et 110 hectares qui permettent de pourvoir à une partie de leur alimentation, le travail est incessant. Un apprenti en alternance donne un coup de main, mais les 800 euros mensuels qu'il coûte pèsent lourd.
 

 

"ON COMMENCE À PANIQUER"

Les journées, entamées à l'aube, se terminent au plus tôt à 20 heures, samedi et dimanche compris. Christophe Lefranc ne s'accorde que quelques heures de répit, un dimanche sur deux. A condition qu'il n'y ait pas de vêlage. Le dernier a eu lieu dans la nuit, à 2 h 30.

Le couple prélève 1 400 euros par mois sur le budget de l'entreprise pour vivre, dont 400 euros servent au remboursement de l'emprunt pour la maison. "Restent 1 000 euros par mois, pour 170 heures de travail par semaine."

Ces heures, ils les font à deux. Christophe Lefranc n'oublie jamais ce qu'il doit à Marie-Christine. C'est elle qui traie, passe l'étable au Kärcher deux fois par jour, s'occupe de la volaille et du potager. Et elle participe autant que lui au travail administratif, l'équivalent d'une journée par semaine.
 

"On fait tout bien, soupire l'agriculteur, et pourtant on commence à paniquer." Va-t-il falloir renoncer au prélèvement mensuel de 1 400 euros ? Ils y pensent. Si le prix du lait ne remonte pas, il faudra travailler sans rémunération, ou "décapitaliser" en vendant du bétail.

Depuis la crise de 2009, les Lefranc ont juste reçu une aide de 1 000 euros, perçue car Marie-Christine avait encore le statut de jeune agricultrice. Dos au mur, ils entendent continuer à se battre, avec leurs voisins. "Avant, chacun était dans sa ferme, maintenant on se voit plus."

En juillet, Marie-Christine et Quentin ont fait avec l'APLI un aller-retour pour Bruxelles en car, dans la journée, pour manifester. Quelques semaines plus tôt, Christophe était allé à une manifestation à Caen avec l'aînée.

Elodie veut être comptable. Avec de la peinture blanche, elle a écrit sur des bâches de plastique noires : "Les politiques ont bradé l'agriculture aux financiers." Les pancartes sont plantées au bord de la route, sous les yeux des vacanciers.


COMMUNIQUE APLI sur le prix du lait


    La nouvelle équipe  de l’APLI prend acte de la position de la FNPL face au comportement pitoyable des industriels laitiers.
    En effet, rien n’est opposable, aujourd’hui à une augmentation conséquente du prix du litre de lait à la production.
    En 2008, lorsque le lait a atteint le prix raisonnable de 380 € / tonne, la tonne de beurre s’échangeait à 2700 € sur le marché.
A ce jour, alors que cette même tonne de beurre est estimée à 3700 €, les transformateurs ont l’outrecuidance de contester une augmentation de 10 €, alors que les négociations devraient porter sur des montants supérieurs à 100 €.

    Le bras de fer engagé par la FNPL laisse enfin entrevoir un espoir pour un aboutissement des revendications légitimes des éleveurs laitiers.
Comme le souligne Henri Brichart (source AFP) : « si les choses ne bougent pas la semaine prochaine, on verra la stratégie qu’on adopte. Les laiteries ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre ».

    Pour organiser et optimiser cette épreuve de force, l’ APLI souhaite rappeler que le seul et unique moyen de pression efficace reste la grève des livraisons, acte volontaire, symbole de détermination .

    Une analyse de la grève du lait de septembre 2009 permet de tirer des conclusions qui amélioreront les effets de l’action :
- La grève doit être massive pour être la plus courte possible.
- Elle doit avoir un minimum d’influence sur les trésoreries des exploitations.
- Elle doit avoir lieu à une époque de déficit de production.
- Elle doit être illimitée, jusqu’à gain de cause.

L’APLI invite fermement,
Tous les syndicats
- à considérer le désarroi des éleveurs laitiers (prix de base du lait ridicule, sécheresse, augmentation des matières premières,…)
- à considérer que cette période de pénurie de matière première lait est fortement propice à une cessation des livraisons.
- à alerter et mobiliser leurs homologues Européens du Copa Cogeca et de Via Campesina).

La FNPL, syndicat majoritaire, à initier au plus vite une nouvelle grève du lait.
Les syndicats « minoritaires » à suivre ce mouvement.
La FNPL, seule représentante, aujourd’hui, du collège éleveur à l’interprofession, à débloquer les fonds nécessaires et disponibles au CNIEL (Biens immobiliers, fond de roulement, Actions…) pour compenser les pertes engendrées dans les élevages.

    L’APLI engage vigoureusement les syndicats agricoles reconnus officiellement à ce jour, à prendre leurs responsabilités afin de mettre définitivement un terme au scénario annoncé, répétitif et destructeur qui se profile.

    Dans ce cas et dès que la décision sera prise et entérinée l’APLI s’engage, à :
 - Donner le mot d’ordre et mobiliser ses adhérents pour cette action commune,
 - Alerter et mobiliser ses homologues Européens de l’EMB,
   avec pour seul objectif, une juste rémunération des éleveurs laitiers.

APLI  NATIONALE

Voir Article dans la Nouvelle République 79: Hausse du prix du lait : la Confédération s'y met


Articles précédents

APLI 79 : les producteurs de lait perturbent le salon de l'agriculture !
Parthenay : la "conf" inquiète pour l'avenir de l'agriculture !
Syndicats agricoles 79: la grève du lait fait bouger les lignes - la fnsea en difficulté
Distribution de lait gratuit en Deux-Sèvres 79 ce week-end 24, 25, 26 Sept. 
 Distribution gratuite de lait hier aux marchés de Niort , Bressuire , Mauléon , Melle
Distribution de lait gratuit en Deux-Sèvres 79 ce week-end - Annonce de suspension de la grève depuis Jeudi soir.
Thouars : lait gratuit contre solidarité !
Grève du lait: lieux de distribution en nord deux sèvres
Grève du lait : le bluff de Sarkozy et des ministres européens
Débat organisé par l'apli 79 à la crèche avec pascal massol
L’APLI 79 (Association des Producteurs Laitiers Indépendants) se constitue en Association.
Lait : apli, confédération paysanne et coordination rurale remettent le couvert
Grève du lait et APLI : la Confédération paysanne 79 soutient les grévistes et mènera des actions complémentaires
Nouvelles actions des producteurs laitiers en 79 ce lundi 5 octobre
Apli : les producteurs de lait indépendants sont loin de désarmer !

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 16:12
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Le comité NPA de l’Isère réagit à la politique mise en place dans le quartier de la Villeneuve.

Sarkozy c’est l’ordre des riches et la guerre à ceux d’en bas.
Son credo : « Rétablir l’ordre public et l’autorité ». Tel est le message du ministre Brice Hortefeux lors de sa venue à Grenoble, le samedi 17 juillet, au lendemain de la mort d’un jeune braqueur de 27 ans dans une fusillade avec la police dans le quartier de la Villeneuve et des « événements » qui ont suivi.
300 gendarmes et CRS, mais aussi les corps d’élite du Raid et du GIPN ont immédiatement bouclé le quartier et fait subir à la population une pression énorme en termes de barrages, contrôles et fouilles de véhicule. Pression notamment exercée la nuit par l’hélicoptère et son projecteur puissant, capable d’entrer dans les appartements et qui empêche en permanence le sommeil.
Cette stratégie de l’État pour mettre sous pression et « punir » de manière aussi violente un quartier entier et l’ensemble de sa population (enfants, personnes âgées…) au motif du
rétablissement de l’ordre face à des jeunes particulièrement à bout de nerf est injuste et inacceptable.
Aucun autre quartier de l’agglomération grenobloise n’aurait été traité de la même façon dans des circonstances identiques. À ce jour, le tramway ne fonctionne toujours pas et les bus ne marquent pas les arrêts.
Cet épisode s’inscrit dans une logique permanente de violence d’État : utilisation depuis des mois de l’hélicoptère et ce de manière régulière dans le ciel de la Villeneuve, provocations policières récurrentes à travers l’utilisation abusive des contrôles d’identité au faciès plusieurs fois dans la même journée, mise en place d’unités spéciales ressemblant à des militaires surarmés déambulant dans le quartier au milieu des poussettes et des enfants jouant dans les espaces verts...

Nous ne voulons pas d’un « grenelle de la sécurité urbaine »
Et pendant ce temps, le maire socialiste Michel Destot réclame « un Grenelle de la sécurité urbaine ».
Cette formule soft sur la forme cherche d’une part à conforter l’idée que la crise actuelle des quartiers populaires se situe avant tout sur le terrain de la sécurité et d’autre part, elle nie fondamentalement la violence sociale que subissent les populations de ces quartiers, première des violences que subissent les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités et les populations d’origine étrangère. Chômage, manque de
revenus, pauvreté, crise du logement, démantèlement des services publics, racisme... : au lieu de répondre aux problèmes de fonds qui minent la société, M. Destot demande le renfort des effectifs de la police nationale et la mise en place de la vidéo-surveillance dans le quartier de la Villeneuve.
Comme Nicolas Sarkozy et la droite, M. Destot cherche à gommer la question des injustices sociales et des inégalités entre territoires de l’agglomération et entre les populations. En choisissant de favoriser l’implantation du secteur « High Tech », la majorité municipale et l’État ont abandonné les quartiers « sud ». Les écarts de revenus mais aussi d’accès à la santé, à la protection sociale, à l’éducation, à la culture, se sont considérablement creusés dans le pays et fortement dans notre agglomération.

Sarkozy limoge le préfet de l’Isère et le remplace par un super flic
L’annonce de la nomination d’un nouveau préfet « policier » qui sera intronisé par Sarkozy en personne le 30 juillet prochain, indique clairement la
récupération médiatique du drame de la Villeneuve par ce gouvernement à bout de souffle. Empêtré dans ses scandales de moralité et d’enrichissements personnels, impopulaire par ses mesures antisociales sur les services publics, l’emploi, les retraites et sa politique fiscale prise au nom de la « rigueur nécessaire », Nicolas Sarkozy accélère sa politique sécuritaire, injuste et antisociale. Il tente d’allumer des contre-feux pour faire oublier l’affaire Woerth-Bettencourt.
Le nouveau préfet aura pour mission de durcir la répression à l’égard des habitants des quartiers populaires et des plus pauvres, mais aussi de museler toutes celles et ceux qui entendent résister à la dégradation des conditions de vie et aux attaques portées par le pouvoir. Sarkozy c’est l’ordre des riches et la guerre à ceux d’en bas. C’est cette politique que nous combattons.
Comité NPA 38

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 20:23

 

Déclaration d’Olivier Besancenot


Expulsons Woerth et Sarkozy, "parce qu'ils le valent bien" !

Les rebondissements de ce qu'il faut bien appeler une affaire d'Etat illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l'Etat avec la haute bourgeoisie, rappelant qu'il n'y a qu'une seule classe dirigeante, qu'elle soit politique ou économique.

Liliane Bettencourt a réalisé une coquette économie de 30 millions d'euros grâce au bouclier fiscal, géré par une administration des finances dirigée par Eric Woerth. Des policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d'un retrait en espèces de 50 000 euros confirmant les propos tenus par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, au site Mediapart. La justice a ouvert une enquête.

Mis en cause de façon de plus en plus nette, Woerth et Sarkozy s'affichent arrogants et "droits dans leurs bottes" en même temps qu'ils s'assurent mutuellement d'un soutien sans faille. Nous verrons bien comment cette affaire va tourner, mais en attendant, il reste l'image d'un pouvoir politique qui, en même temps qu'il demande à la majorité de la population de se serrer la ceinture, entretient des liens consanguins avec les milliardaires responsables de la crise.

C'est bien cela qui est devenu totalement indécent et insupportable. Ça suffit.
Eric Woerth doit partir et son départ doit donc aussi sonner le glas de sa contre-réforme des retraites
Il a déclaré hier que son "devoir, c'est de tenir et c'est aussi d'être digne de (sa) majorité". 
Il a bien raison, parce que c'est toute sa majorité qui est concernée : qu'ils s'en aillent tous et leur politique avec !
"Parce qu'ils le valent bien !"

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, à Marseille le 26 janvier 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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