Politique


Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 06:05

 

  Grenelle de la mer

 

le modèle productiviste tant au niveau de l’agriculture qu’au niveau de la pêche nous entraîne droit dans le mur (pollutions des eaux de surface, nappes phréatiques,  mers et océans, marées vertes, bleues, noires, pillage de la ressource halieutique, disparition des petits paysans et pêcheurs …). Non seulement, ses serviteurs zélés, tenants du capitalisme et du libéralisme le plus sauvage ne tirent aucune leçon des crises actuelles et passées, mais ils poursuivent leur entreprise de recherche effrénée du profit en sacrifiant sans vergogne les territoires et les femmes et les hommes qui y travaillent et y vivent.

 

 

La pêche mondiale est en pleine restructuration. L’Europe et les gouvernements complices privilégient la pêche industrielle ravageuse, au détriment de la pêche artisanale. Ils ont programmé la disparition de cette pêche artisanale.

 

 

Depuis des années 1980 : disparition ou faillites d’armements, plans de casse, disparition en grand nombre d’emplois de pêcheurs mais aussi d’emplois induits : construction et réparation navale, transformation du poisson (1 emploi en mer correspond à 4 emplois à terre).

 

Qui se soucie de la disparition de la pêche artisanale sur nos côtes et de la situation de marins de la pêche hauturière qui partent quinze jours en mer pour un salaire parfois inférieur à 100 €.

 

Qui se soucie des pécheurs abandonnés par le pouvoir qui claironne son opposition à la politique des quotas à Boulogne et envoie son sbire de la pêche négocier comme un marchand de tapis l’augmentation des prises extra-européennes contre des contrats gaziers. Qui se soucie de l’importation massive de ces produits issus de la pêche industrielle ou de l’aquaculture intensive, avec la complicité de la grande distribution française, importations bien moins chères, qui rendent impossibles la vente des produits locaux, gaspillés et rejetés à la mer.

 

Crise de la conserverie : depuis l’ouverture des marchés et frontières, les conserveries ont les unes après les autres disparues ou rachetées par des grands groupes agro-industriels ou des fonds de pension et délocalisées, après pillage du savoir faire, brisant sans contreparties le tissu industriel de petites et moyennes villes côtières, ne laissant les souvenirs du grand métier et la tradition ouvrière qui en découlait qu’aux rayons des  écomusées que visitent les touristes et les enfants de nos écoles.  Ces crises n’ont pas été catastrophiques pour tous, les lobbys touristiques se sont emparés des petits ports pour en faire des lieux de riche villégiature.

 

D’un autre côté, la défense nationale, par sa main mise sur les territoires bretons, empêche tout développement industriel en monopolisant les équipements portuaires, alors qu’elle se désengage, laissant derrière elle friches et suppressions de postes, cortège de licenciements dans la sous-traitance et désert économique dans une région sinistrée. L’état, la marine nationale ont une dette envers la Bretagne. Ils ne laissent que des ruines industrielles, sans reconversion alors que les possibilités d’investissement dans une industrie écologiquement responsable et les compétences existent : construction et déconstruction navale, développement des énergies renouvelables liées à la mer…

 

Les pêcheurs artisans du monde entier subissent ces mêmes criminelles décisions du capitalisme le plus cynique. Les nations se désintéressent totalement des drames des populations littorales, du moment qu’elles peuvent pomper avidement les derniers profits et piller les mers du globe.

 

Urgence écologique, économique et sociale !

 

Voici plus d'un an que le gouvernement avait, en grande pompe, après des simulacres de concertation, édité le document du "Grenelle de la mer".

Nous attendons toujours les mesures qui devaient voir le jour à l'issue de cette parution. Vent ! Esbroufe !

 

Nous vous attendons le 30 octobre, à partir de 10 heures, salle Cap Caval, à Penmarc'h, pour débattre et construire ensemble "l'Autre Grenelle de la mer" , lui bâti sur les réalités de l'urgence économique, sociale et écologique.

 

Trois grandes thématiques seront abordées autour de personnalités politiques, syndicales ou associatives reconnues pour leurs compétences, leurs engagements et leurs combats qui éclaireront et animeront les débats.

 

- le matin :                   1/- La mer et l'industrie (énergie, construction et déconstruction   

                                   navale, agro-alimentaire, tourisme...)

- l'après-midi :            2/- La mer, biodiversité fragile, l'eau, zones humides, marées vertes...

                                    3/- La pêche : quel avenir pour le métier ?

 

Hormis ces forums débats, nous invitons les associations locales qui agissent dans le cadre de la protection de l’environnement maritime qui tiendront des stands d’exposition présentant leurs actions et interventions.

 

La série de débats se conclura par des interventions laissées à un orateur du NPA ainsi qu’à des personnalités politiques que nous souhaitons d’audience nationale ou internationale. Lors de ce meeting, la parole sera également donnée à l’association des familles des victimes du naufrage du « Bugaled Breizh »

 

Chaque débat fera l’objet de prises de notes et de relevés de conclusions avec expression de revendications et de propositions. Une plaquette ou document qui servira de texte cadre ou fondateur de décisions sera édité à l’issue de cette journée. Ce document s’appellera: "Les actes de Penmarc'h ".

 

Nous souhaitons élaborer ce document de façon unitaire avec les organisations politiques de gauche, les syndicats, les associations, les citoyennes et citoyens intéressés par ces problématiques. Nous désirons cette élaboration unitaire afin de constituer une force capable de porter ces revendications et propositions au niveau des institutions européennes, nationales et régionales.

 

Cette journée s’achèvera par une partie musicale.

 

Deux artistes ou groupes sont programmés :

 

-          Marie Aline Lagadic : Chants des sardinières (Chants des ouvrières bretonnes du début du siècle)

-          HK et les Saltinbanks

 

Afin de pouvoir prévoir l’hébergement des personnes intéressées par cette manifestation, il est important de prendre contact à l’adresse suivante : le-pape.masson@orange.fr

   

Pour les comités NPA Ouest Bretagne,

Louis Le Pape

 

PS : Pour les personnes qui viennent en avion : Quimper Pluguffan, par le rail Quimper.

Signalez votre heure d’arrivée, nous organiserons une navette jusqu’à Penmarc’h.

Par la route : Quimper, Pont l’Abbé, Penmarc’h. La salle Cap Caval sera fléchée à partir de Penmarc’h

 

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 06:02

Retraites :
Après le 24 juin, le 7 et le 23 septembre, amplifier maintenant le mouvement !

Encore plus nombreux et déterminés

Après le 24 juin et le 7 septembre, la journée de grève et de manifestations du 23 septembre a été un nouveau succès. Trois millions de manifestants sont allés, une nouvelle fois, battre le pavé pour exiger le retrait de ce projet de loi injuste pour l'ensemble des salariés - et, en particulier, pour les femmes – et qui correspond point par point aux exigences du Medef.
La mobilisation contre ce projet, n'en déplaise à Sarkozy et sa clique, va crescendo. Les taux de grèves restent forts et de nouveaux secteurs comme la jeunesse et le secteur privé rejoignent désormais la mobilisation. C'est le cœur même du projet de loi qui est massivement rejeté aujourd'hui et la principale revendication dans les 230 défilés du 23 septembre était bel et bien le retrait. On le voit clairement : les bobards du gouvernement ne passent pas.

La politique de Sarkozy ? Cynisme et mépris
Malgré ce nouveau succès de la mobilisation, Sarkozy et son gouvernement font toujours la sourde oreille.  Pire, ils méprisent la colère sociale en menant une bataille de désinformation sur les chiffres. Ils osent même affirmer qu'il y aurait de plus en plus de monde adhérerait à leur projet. Mais ce cynisme n'arrive pas à cacher la fragilité d'un gouvernement aux abois qui utilise toutes les ficelles pour durer : la politique de la peur avec les menaces terroristes, ou encore celle de la division avec la chasse aux étrangers, en particulier les Roms.
Quoi qu'il fasse, le rejet de ce pouvoir est très fort. N’oublions pas que le coup du mépris, on nous l'a déjà fait en 1995 et au moment du CPE, en 2006 où, face aux mobilisations : Juppé comme Villepin avaient du faire marche arrière et reculer.

Ne pas attendre, construire le mouvement !
L'intersyndicale s'est réunie le 24 au matin et a décidé majoritairement d'appeler à une nouvelle journée de manifestations le samedi 2 octobre et à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 12 octobre. Nous regrettons que ces journées soient tardives dans le calendrier et que l’appel de l’intersyndicale ne soit pas plus clair sur la reconduction et les blocages, pourtant nécessaire pour faire reculer ce gouvernement.
Toutefois, il faut se saisir de ces temps forts pour convaincre tous ceux et celles qui pensent qu'il n'est pas possible de mettre un coup d'arrêt à Sarkozy. Et, sans attendre, partout où c'est possible, la reconduction de la grève doit être mise en discussion, et décidée si les conditions en sont réunies. Les actions de blocages, comme ce fut le cas au Havre, à la raffinerie de Savoie et dans de nombreux endroits doivent se développer pour montrer notre détermination.
Obtenir le retrait, c'est possible. La mobilisation peut encore s'amplifier.
Alors on ne lâche rien ! On continue en frappant de plus en plus fort !

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 18:10
 
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Malgré les tentatives d'enfumage du gouvernement, la journée de grèves et de manifestations du 23 septembre a été un franc succès. 3 millions de manifestants, des défilés dans plus de villes et de localités que le 7, le mouvement est loin de s'essouffler. C'est un signe supplémentaire de la profondeur du mécontentement, de l'ampleur du rejet du projet de loi sur les retraites, du discrédit qui frappe le gouvernement et encore plus particulièrement le ministre Woerth.

La tonalité des manifestations était plus combative encore que le 7 septembre et la question de la reconduction se pose dans de nombreux endroits. Des AG sont prévues notamment dans la Chimie en ce sens. Des opérations de blocage de rocades ont eu lieu ce matin, vendredi 24.

L'intersyndicale nationale vient de se réunir et a décidé d'appeler à une nouvelle journée de manifestations le samedi 2 octobre afin de permettre l'expression conjointe du mouvement gréviste et de la majorité de la population qui soutient le mouvement. Elle appelle également à une nouvelle journée de grèves et de manifs le mardi 12 octobre.

Si pour notre part nous souhaiterions que les appels à la mobilisation soient plus radicaux, en terme d'appel à la reconduction des grève, nous appelons à faire des temps forts de mobilisations à l'appel de l'intersyndicale des réussites qui montrent que le mouvement ne faiblit pas, qu'au contraire il s'enracine et progresse. Mais ces temps forts seront d'autant plus forts que la reconduction de la grève sera devenue une réalité dans un maximum d'endroits où cela s'avère possible, d'autant plus fort que les opérations de blocage s'organiseront partout.

Le gouvernement la joue '"droit dans les bottes" mais on a déjà vu des gouvernements adoptant cette attitude contraints à capituler en rase campagne le lendemain. Ce fut le cas en décembre 1995 contre le plan Juppé et en 2006 contre la loi Villepin instaurant un CPE et pourtant votée par le Parlement.

Le dossier des retraites n'est pas clos. Nous pouvons gagner. Les fissures apparaissent à droite car un député, ça cherche d'abord à être réélu et ces gens savent ce qu'il va leur arriver aux prochaines élections si ça continue comme ça. Le mouvement a de la réserve : toutes celles et ceux qui sont contre la politique du gouvernement ne sont pas encore venus battre le pavé. On a vu apparaitre des jeunes dans les manifs du 23 et ce phénomène peut et doit s'amplifier.

Contrairement à ce que dit Woerth, la "pédagogie" du gouvernement est moins efficace que celle des opposants au projet de loi. De plus en plus de monde comprend bien que sous couvert de sauver le système par répartition, il s'agit en fait de le tuer, de forcer à cotiser dans des assurances privées ou des fonds de pension. Personne n'a envie de mourir au boulot. L''argent existe pour conserver la retraites à 60 ans sans augmenter le nombre d'annuités voire même en retournant à la situation d'avant 1993, les 37, 5 annuité pour une retraite à taux plein dans le privé comme dans le public. Il suffirait d'y consacrer 3 points du PIB comme le dit Conseil d'orientation des retraites qui n'est pas un organisme infesté de dangereux gauchistes. C'est une question de répartition des richesses : il faut prendre sur les profits pour que nous puissions profiter de nos retraites. Moins d'argent pour les amis de Sarkozy, les Bolloré, les Bouygues, les Bettencourt et leurs collègues du CAC 40, c'est plus d'argent pour nos retraites, la sécu et nos salaires.

Alors on ne lâche rien ! On continue en frappant de plus en plus fort !

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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 22:07

 Meeting unitaire 30 septembre 2010 à Niort 20h30 Théâtre Jean Richard avec Claude DEBONS Parti de Gauche membre du collectif national et Christian MAHIEUX Syndicaliste SUD - Solidaires 

RETRAITES : LA BATAILLE CONTINUE ! Nous ne lâcherons pas avant d’avoir obtenu le retrait de la loi !

Des manifestations d’ampleur exceptionnelle ont rassemblé des millions de personnes à travers tout le pays. Aujourd’hui, la bataille contre la réforme proposée par le gouvernement s’amplifie.

Le collectif unitaire (PC, PG, NPA, Europe écologie, FASE, ATTAC, CNL, Solidaires 79, Planning Familial) dénonce cette réforme injuste qui enterre la retraite à 60 ans, augmente les durées de cotisations et aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes, sans pour autant permettre de garantir la pérennité de notre système de retraites par répartition.

Le gouvernement a beau répéter qu’il n’y a pas d’autre choix, 70% des Français-es ne veulent pas de cette loi. Il n’y a pas de fatalité, ni démographique, ni financière. Ce n’est pas l’intérêt général des retraités, ni du pays qui guide les choix gouvernementaux. Avec sa contre-réforme de régression sociale et d’austérité, Sarkozy veut juste assurer les banquiers que la politique menée préservera leurs profits.

Nous voulons au contraire, garantir les droits du plus grand nombre, en partageant autrement les richesses. Nous nous battons tous ensemble avec des millions de citoyen-nes, avec les syndicats pour imposer le droit de vivre sans travailler pendant une partie de sa vie et celui de vivre en bonne santé les meilleures années de sa retraite.

De l’argent il y en a, une autre politique est possible. Nous pouvons, nous devons faire entendre nos exigences citoyennes Nous sommes des millions dans les rues : Monsieur Sarkozy, son gouvernement et ses représentants au parlement font la sourde oreille.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler plus » et la destruction des solidarités sociales.

Nous appelons à un GRAND MEETING CITOYEN pour stopper cet engrenage.

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Articles précédents:Tract unitaire diffusé à Niort en défense des retraites en préparation à la manifestation du 23 Septembre

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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 19:49
 
Le NPA reporte son congrès de mi-novembre à mi-décembre

PARIS — Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a décidé dimanche de reporter son congrès, prévu du 10 au 14 novembre, au 10, 11 et 12 décembre pour "laisser un mois de plus de discussions aux militants", a annoncé à l'AFP Pierre-François Grond, du comité exécutif du parti.

Cette décision a été prise lors du Conseil politique national (CPN) du parti d'Olivier Besancenot qui se tenait ce week-end à Pantin (Seine-Saint-Denis).

"C'est un report pour laisser un mois de plus de discussions aux militants du NPA et permettre de décaler les congrès locaux", a expliqué M. Grond.

Mais les textes du congrès qui aura lieu à Montreuil "ont été adoptés comme prévu" lors du CPN, ce week-end, a-t-il ajouté.

Le parlement du NPA se réunira à nouveau "les 6 et 7 novembre pour faire les derniers réglages avant le congrès et tirer les bilans de la séquence politique et sociale du moment".

Samedi, le CPN a adopté à 90% une résolution sur "la rentrée politique et sociale, les mobilisations et les retraites".

Dimanche, deux textes sur le programme ont été proposés et seront soumis au congrès. Un minoritaire et celui de la direction "sur les réponses à la crise" qui a été adopté à 83% des membres du CPN, selon M. Grond.

Par ailleurs, "trois textes d'orientation sont en concurrence". Celui soutenu par MM. Besancenot et Grond ("maintien d'un profil anticapitaliste, unitaire dans les mobilisations mais indépendant" du PS) a recueilli "un petit peu moins de 70%" au CPN, a-t-il affirmé.

Un texte plus unitaire estimant que "les portes sont encore ouvertes avec le Front de gauche" PCF-PG, a récolté 19% et un autre "plus identitaire" a obtenu 14%.

Tous ces textes seront bientôt disponibles sur le site internet du NPA, a précisé M. Grond.

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 17:41
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À la Fête de l’Humanité, les organisations constituant le Front de gauche ont présenté leur « programme partagé » en vue de 2012.

Avec 600 000 visiteurs, les organisateurs de la fête de l’Humanité peuvent se réjouir. Ce succès confirme que les acteurs du mouvement social et les militants de gauche dans leur diversité avaient fait le choix de se rendre à la Courneuve ce week-end. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, ce fut pour les militants du NPA l’occasion de riches débats sur la situation politique et sur les différentes réponses à gauche à la crise globale du système capitaliste et aux stratégies en présence pour faire plier le gouvernement et Sarkozy dans sa volonté d’imposer une contre-réforme des retraites. (Voir l’article p.11)
Mais cette fête restera surtout marquée par la présentation à l’Agora de l’Humanité du « programme partagé » des organisations du Front de gauche, PCF, PG et GU, en vue des prochaines élections présidentielles. Le NPA était poliment invité à assister à l’événement sans pour autant y intervenir. Mesurant l’ampleur de la crise sociale et politique que nous traversons et l’exigence exprimée dans la rue le 4 puis le 7 septembre contre le gouvernement, les porte-parole du Front de gauche affirmaient les uns après les autres et comme Pierre Laurent qu’ « on ne pouvait pas les laisser continuer pendant deux ans encore sous prétexte que l’échéance politique était en 2012 ». Invités pour l’occasion, les représentants de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature, de la fondation Copernic et de l’Appel des appels témoignaient de l’urgence sociale et de l’attente d’un débouché politique à la situation actuelle. Rapidement, le NPA étudiera les mesures du programme partagé afin de continuer le débat engagé avec le Front de gauche. Mais la question incontournable que ce document ne pose pas et que ses représentants esquivent dans les débats, est bien celle de l’unité avec le PS et plus spécialement de la fort probable constitution d’une nouvelle gauche plurielle.

Des questions éludées
Comment le Front de Gauche se situerait-il par rapport à une candidature d’un Dominique Strauss-Khan, actuel président du FMI, qui affame à coup de plans d’austérité la plupart des populations des pays touchés par la crise, y compris ceux gouvernés par les sociaux-démocrates comme en Grèce ou en Espagne ? Comment croire que le PS revenu au gouvernement annulerait la loi Woerth sur les retraites, alors qu’au début de l’été sa principale dirigeante ne défendait pas la retraite à 60 ans, et que son allié d’Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit, poignarde dans les médias cette revendication phare du mouvement social ?
La clarification s’impose mais elle ne doit pas être un obstacle à la mise en place d’un front de soutien aux luttes le plus large possible, y compris avec les militants socialistes qui partagent avec nous l’urgence de faire barrage aux mauvais coups qui pleuvent. Par ailleurs, dans son intervention au meeting sur le projet de contre-réforme des retraites, notre camarade Sandra Demarcq a tenu à réaffirmer la seule revendication susceptible d’unifier le mouvement social autours du mot d’ordre simple, précis et rassembleur : « Retrait pur et simple du projet ! »
Bien que chacun au Front de gauche s’en défende et récuse toute lutte des égos, la question de la candidature à l’élection présidentielle de 2012 est déjà posée, du député PCF du Puy-de-Dôme André Chassaigne invoquant sa légitimité « d’élu de terrain » à Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche et candidat permanent à la candidature, en passant par Pierre Laurent, secrétaire d’un PCF qui tient à garder sa place de pièce centrale de la coalition.
Les militants du NPA quant à eux n’entreront pas dans cette logique dépolitisante et restent concentrés sur la seule échéance décisive : faire gagner le mouvement social et se débarrasser au plus vite, par les mobilisations et par la rue, de ce président et de ce gouvernement qui mènent une politique raciste, liberticide et antisociale.
Alain Pojolat

Par Alain Pojolat - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 10:31

Résumé du meeting unitaire pour la défense de nos retraites qui a eu lieu le 8 septembre 2010 à Montreuil.
http://exigences-citoyennes-retraites.net/

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 17:03

Communiqué du NPA. Obtenir le retrait, c'est possible.

La journée de grèves et de manifestations du 7 septembre a été un succès considérable avec près de 3 millions de manifestants dans toute la France et de forts taux de grèves dans de nombreux secteurs.

Salariés du privé comme du public, jeunes, retraités et chômeurs , ont tous exprimé leur colère et leur rejet de la politique de casse-sociale du gouvernement .

Cette journée, après celle du 24 juin, montre que le projet sur les retraites est rejeté massivement par les salariés et une grande partie de la population.

Pourtant le gouvernement reste droit dans ses bottes et veut coûte que coûte imposer son projet de loi. Face à la détermination du gouvernement nous devons également leur montrer la nôtre.

L'enjeu aujourd'hui est bel et bien d'obtenir le retrait de cette réforme qui n'est ni amendable , ni négociable, en construisant un mouvement d'ensemble, généralisé de grève et de blocage de l'économie.

Sarkozy et Woerth ne retireront leur projet que contraint et forcé.

Aujourd'hui ceux et celles qui étaient en grève et dans la rue y sont prêts !

Le 7 septembre 2010.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 14:14

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot s'adresse à la presse, le 7 février 2010 à Saint-Denis

PARIS — Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, a estimé lundi que la journée de mobilisation prévue mardi sur les retraites était "déjà un succès" mais que "le plus important", c'était "la suite", car le gouvernement ne va pas si vite "nous faire le cadeau" de retirer sa réforme.

"Le 7 (septembre, NDLR) s'annonce déjà comme un succès à mon avis", a déclaré M. Besancenot sur LCI. Mais "le plus important c'est la suite", car "personne n'est naïf, je ne crois pas une seule seconde qu'Eric Woerth va débarquer à la télé le soir en disant : +Ecoutez, j'ai entendu la rue et je retire ma réforme et puis comme j'ai deux, trois casseroles en plus, je vais démissionner+", a-t-il poursuivi.

"Il ne va pas nous faire ce cadeau-là", "il faudra une suite et une suite rapprochée, c'est le rôle de l'intersyndicale" d'en décider, a-t-il ajouté, appelant à participer au meeting unitaire qui se tient mercredi soir à Montreuil à l'appel du collectif initié par Attac et la Fondation Copernic.

Pour M. Besancenot, "la rue peut avoir un pouvoir supérieur à celui des gouvernants", comme en 1995 contre le plan Juppé ou en 2006 sur le Contrat Première Embauche. "Il ne s'agit pas de réécrire la réforme, il s'agit de la retirer", car "il y a des moyens financiers pour un système de retraites à 60 ans à taux plein".

De plus, "l'issue de la présidentielle se joue maintenant" et "il faut affaiblir Nicolas Sarkozy en lui infligeant une défaite sociale", a-t-il affirmé.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 07:53
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Pour faire plier le gouvernement sur la contre-réforme des retraites et contre sa politique raciste et sécuritaire, une seule solution : se mobiliser par millions et préparer la grève générale.

Dans la campagne unitaire pour conserver la retraite à 60  ans, il y a beaucoup du rapport de forces global entre les classes qui est un train de se jouer. La situation dans quelques semaines ne sera pas la même si Sarkozy fait passer la réforme ou si, au contraire, le mouvement ouvrier réussit à la stopper.
L’impopularité de la réforme – qui est certaine – ne sera pas suffisante pour la stopper parce qu’on est tous confrontés au même problème : un certain recul des luttes, un certain reflux social, un certain ressac des mobilisations sociales. Depuis deux ou trois ans, peu de luttes ont été victorieuses. C’est lié à une stratégie d’éparpillement des luttes qui n’a que trop duré. C’est aussi lié à l’impact immédiat de la crise économique sur les consciences. Cette crise économique qui a débuté, il y a maintenant deux ans, est une crise de grande envergure. Quand on regarde l’histoire du capitalisme, on sait que lors de ce type de crise, le premier réflexe dans les couches populaires, n’est pas d’abord celui de la solidarité, pas d’abord celui de la révolte collective. C’est malheureusement trop souvent, la débrouille, le chacun pour soi, l’individualisme, la jalousie. On regarde les acquis sociaux du voisin en pensant que ce sont des privilèges, voire pire. Et les employeurs, dans le public comme dans le privé, nous disent : « t’es pas heureux, tu peux prendre la porte, parce que plein de gens veulent ta place, veulent bosser ». Alors ce n’est pas le moment de l’ouvrir, de revendiquer, et on sait que cela pèse sur les consciences.
La révolte comme antidote
La révolte solidaire est l’antidote à la crise économique, mais c’est un antidote qui produit souvent ses effets à rebours, en différé, une fois dépassées les illusions du chacun pour soi.
Après la crise de 1929, par exemple, et avant les grèves de 1934 et la grande grève de 1936 avec le Front populaire, il y a eu aussi 1933 en Allemagne et l’ascension du nazisme. Toutes proportions gardées, ces deux éléments sont présents dans la situation politique actuelle. Cela renforce le rôle du mouvement ouvrier, des organisations, de façon unitaire, le rôle des militants, ceux qui a priori sont un peu plus conscients de certaines choses. Et notre rôle est de brusquer le temps, d’accélérer les effets de cet antidote pour que cela aille plus vite et que cela se produise sur la question des retraites : nous devons agir collectivement là où nous pouvons peser.
La première chose que l’on peut faire, c’est renforcer notre camp en s’appuyant sur la dynamique de ce qui a déjà été réalisé ces derniers mois. Parce qu’il y a une attente extraordinaire et souvent sous-estimée dans les équipes militantes. Quels que soient les syndicats et les partis, il faut que cette campagne unitaire ait lieu. Quels que soient les désaccords politiques à gauche, on peut marcher séparément et frapper ensemble sur une question aussi essentielle que celle des retraites qui touche à l’héritage du mouvement ouvrier, pour défendre la retraite à 60 ans, à taux plein.
La deuxième chose est que l’on peut aussi affaiblir le camp d’en face, car la crise économique percute tout le monde. Même les classes possédantes, même les capitalistes. Certains à droite se disent que Sarkozy n’est pas forcément la bonne réponse de droite pour sortir de la crise. La fuite en avant nauséabonde, raciste, sécuritaire, écœurante à laquelle on a eu droit cet été, outre qu’elle est révoltante, consiste à essayer de faire oublier les problèmes politiques, économiques et judiciaires du gouvernement. Ce n’est pas la marque d’un gouvernement fort mais bien plutôt celle d’un gouvernement aux abois. Il y a des dissensions potentielles dans les classes possédantes qu’il faut savoir exploiter pour remporter des victoires.
On peut se dire que dans les semaines à venir, à n’importe quel moment la crise sociale peut se transformer en crise politique, voire en une crise de régime.
Quand on a commencé la campagne unitaire, on était bien loin de se douter que la campagne sur les retraites allait trouver ce curieux sponsor qu’est L’Oréal, à travers l’affaire Woerth-Bettencourt.
Woerth est soi-disant un homme d’honneur. Et il l’est à ce point qu’il le distribue en légions à ceux qui lui rendent des petits services, le gestionnaire de la fortune Bettencourt qui embauche sa femme, le comptable qui s’est occupé de la campagne municipale et de son micro-parti. Mais dans quelques jours, il devra expliquer à tous que les temps sont durs et qu’il faut se serrer la ceinture. Il est probable qu’en l’entendant, des centaines de milliers de personnes auront envie d’aller manifester.
Nous pouvons donc affaiblir le camp d’en face, mais à condition que la gauche sociale et politique, le camp du mouvement ouvrier ne tremble pas à la veille de la rentrée et que sa partie la plus libérale ne nous refasse pas le coup du discours alterné qui dit retraite à 60 ans puis, il faut peut-être travailler plus longtemps. La gauche doit avoir du cran pour réclamer non pas la réécriture mais le retrait, l’abrogation du projet de loi Woerth-Sarkozy, parce que pour le moment ce n’est qu’un projet de loi.
Dans cette campagne, on a décidé de donner des explications mais aussi de tracer des perspectives. Si la réforme n’est pas populaire, la bataille de l’opinion n’est quand même pas gagnée d’avance. On voit défiler dans les médias des commentateurs, des analystes, des experts, des économistes qui nous expliquent que les caisses de la Sécurité sociale sont vides, sans jamais nous parler des 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales qui vont aux gros groupes industriels capitalistes pour, paraît-il, créer de l’emploi. Ils nous envoient des experts pour expliquer qu’il faut travailler plus longtemps parce qu’on vit plus longtemps. Comme si ça ne pouvait pas être une chance extraordinaire de vivre plus longtemps si on a un système de protection sociale qui nous permet d’avoir du temps libéré de l’exploitation après une dure vie de labeur. Et puis, il y a les experts qu’on ne voit jamais. Ceux qui, par exemple, pourraient nous dire que si la population a vieilli depuis trente ans, les travailleurs sont aussi beaucoup plus productifs. Au quotidien, cela signifie que le taux de productivité horaire a augmenté de 70 % ! Mais la productivité est partie dans les profits et ces derniers n’ont pas servi à l’emploi mais à verser des dividendes encore plus importants aux actionnaires.

Répartition des richesses
La question centrale est donc bien celle de la répartition des richesses. Le Conseil d’orientation des retraites cherche 3 % du PIB, 3 % des richesses annuelles pour financer un système des retraites qui est paraît-il aux abois. 3 %, ce n’est rien par rapport aux 17 % qui partent chaque année sous forme de profits accaparés par une minorité qui, elle, ne connaît pas vraiment la crise. On pourrait aussi nous envoyer des experts pour tirer le vrai bilan des réformes successives, puisque depuis 1993, on n’arrête pas d’augmenter le nombre d’annuités nécessaires. La réalité c’est qu’il y a une toute petite minorité des salariés qui arrivent à faire les 37, 5 annuités qu’ils devaient effectuer avant la réforme Balladur, à cause du chômage, des licenciements, des préretraites, des maladies professionnelles. La seule conséquence des réformes est la baisse de 15 à 20 % du montant des pensions. C’est l’objectif de cette réforme et c’est ce que nous devons expliquer.
Et puis, il suffirait d’un commentateur qui ait un peu de mémoire pour rappeler que Sarkozy était le candidat du plein emploi alors qu’il y a entre 4 et 5 millions de chômeurs dans ce pays. Si on avait à la place 4 ou 5 millions de travailleurs à temps plein, cela ferait aussi 4 ou 5 millions de cotisants à temps plein... et les caisses de la Sécurité sociale seraient pleines. Et si en plus on augmentait les salaires, ce qui serait une mesure de salubrité publique, les caisses seraient pleines à craquer. Cela veut dire que si plutôt que de nous demander de travailler plus longtemps, on nous demandait de travailler moins, tout le monde aurait un emploi. Et personne ne parlerait du problème des retraites. Cela s’appelle le partage du temps de travail.
Donner des explications ne suffit pas. Il y a un problème de confiance collective. Steve Biko, une grande figure de la lutte contre l’apartheid, mort dans les geôles racistes d’Afrique du Sud, avait une belle formule : « La meilleure arme entre les mains des oppresseurs, c’est la mentalité des opprimés », c’est-à-dire nos mentalités, nos problèmes de confiance, de conscience. Notre responsabilité est donc d’essayer d’expliquer comment on peut gagner. Essayer de tracer des perspectives sociales et politiques. Sociales, parce qu’on n’est plus dans l’expectative. Le gouvernement nous a fait une vraie déclaration de guerre sociale, avec un lieu, une date, avec le vote à l’Assemblée et au Sénat. C’est en septembre, c’est en octobre et on ne va pas les en empêcher en les amadouant ou en les menaçant. On ne pourra les en empêcher que si on est capable d’établir un rapport de forces supérieur au leur. Si on est capable de créer ensemble un pouvoir supérieur au leur. Il y a dans ce pays une tradition de lutte et de résistance qui fait que la rue a un pouvoir. Elle en a eu en 1995 contre le plan Juppé, elle en a eu pendant le CPE.
On nous demande toujours si la rentrée sera chaude. Ce qu’on sait, c’est qu’elle aura lieu à l’heure, qu’elle commence tôt. Et qu’elle est globale. Pour nous la manifestation du 4 contre la politique raciste et sécuritaire du gouvernement et la première grande grève du 7 contre la réforme Woerth-Sarkozy, c’est la même et seule rentrée sociale et politique qui s’oppose à une politique libérale et qui veut taper. Encore faut-il qu’elle dure le temps nécessaire. Les mobilisations saute-moutons, cela ne marchera pas. Il faudra une suite rapprochée, faite de mobilisations prolongées, de grèves, de manifestations, d’un mouvement d’ensemble et d’une grève générale.
L’abrogation de cette réforme ne doit pas être une énième promesse électorale pour 2012 car ce serait prendre le problème à l’envers : l’issue des retraites ne se joue pas en 2012 mais, en revanche, beaucoup de l’issue de 2012 se joue dans la bataille des retraites.

C’est maintenant qu’il faut affaiblir le gouvernement et la droite.
Il faut également des perspectives politiques. On a aujourd’hui une droite dure qui s’assume : Sarkozy, c’est le régime des plus riches, fait par les riches pour les riches, c’est le régime de la peur qui joue sur les peurs.
Il faut donc aussi une gauche qui s’assume. Une gauche qui parle de lutte de classe, d’émancipation, qui s’adresse au prolétariat du xxie siècle, qui ne parle pas d’augmenter le pouvoir d’achat mais d’augmenter les salaires, qui ne parle pas de régulation mais de taxer les profits, qui ne parle pas d’humaniser la politique d’immigration mais d’égalité intégrale des droits, de régularisation de tous les sans-papiers. Une gauche, une autre gauche, celle de l’alternative qui parle aussi de projet de société. Le régime de la peur et des plus riches, on veut le renverser, pour mettre à la place un nouveau mode de production et de consommation qui soit rationnel, respectueux de l’environnement, égalitaire, où les richesses seraient partagées entre toutes et tous, contrôlées et réappropriées par toutes et tous, car la mise en cause de la propriété est essentielle.
Dans l’héritage du mouvement ouvrier, il y a aussi les héritages politiques.
Blanqui disait : « Notre projet ne serait qu’un mensonge s’il devait n’être que la substitution d’une forme de gouvernement à une autre. Il ne suffit pas de changer les mots, il faut changer les choses. Notre projet, c’est l’émancipation des travailleurs, c’est la fin du régime de l’exploitation et l’avènement d’un ordre nouveau qui affranchira le travail de la tyrannie du capital. »
Nous devons gagner la bataille sur les retraites, nous ne voulons pas être la génération qui a perdu les retraites.
Olivier Besancenot (intervention au meeting unitaire sur les retraites, à Port-Leucate, le 27 août).

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 07:56

Pierre-François Grond (NPA): "jamais la possibilité d'infliger une défaite à ce pouvoir n'a été aussi forte".

 

Après 18 mois d'existence, le NPA, créé en février 2009 après l'auto-dissolution de la LCR, traverse-t-il une crise ? De quelle nature ? Comment se porte réellement le NPA à moins de trois mois de son congrès ? Quels débats le traversent ? Rencontre avec Pierre-François Grond, 44 ans, professeur d'histoire-géographie dans un établissement de Seine-Saint Denis, dirigeant du NPA, membre de son Comité exécutif.

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JRV : L'Université d'été du NPA s'est terminée samedi dernier. Quel bilan tirer de ces quatre jours d'échanges et de débats ?

 

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PFG : Un bilan très largement positif : tant par l'affluence - plus de 1200 participants - que par l'ambiance générale marquée par deux éléments : une volonté studieuse d'approfondir la réflexion et les échanges sur des thèmes variés (près d'une centaine d'ateliers et d'initiatives !) , un impératif de mobilisation en cette rentrée si particulière qui a fait de notre meeting unitaire sur les retraites l'événement de cette université d'été. Tous les observateurs en sont convenus : l'ambiance était à la digestion des problèmes et à la relance du NPA, pas au remâchage de nos divisions.

 

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Pierre-François Grond
Pierre-François Grond

 

 

JRV : Signataire, avec une quarantaine d'autres membres du Comité exécutif, d'un texte qui apparaît assez critique sur les premiers pas du NPA, quels en sont les points essentiels ?

 

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PFG : Au printemps dernier, il était normal qu'une discussion sérieuse s'engage dans le NPA sur la stratégie et les premiers enseignements de deux ans d'existence du processus fondateur de notre mouvement. Il y a eu donc plusieurs contributions et c'est bien normal. Nous sommes à la recherche d'un équilibre entre une nécessité de rassemblement face à la droite, face à la brutalité de la crise du capitalisme et en même temps l'égale nécessité de rechercher des réponse radicales, de construire un projet de rupture avec le capitalisme alors même qu'une grande partie de la gauche y a renoncé. 

 

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JRV : Après des scores très modestes lors des « régionales », on a pu lire, ici ou là, que le NPA était en crise. Il a enregistré des démissions, des textes se sont opposés lors de la réunion de ses instances comme lors du vote des militants. Qu'en est-il exactement ?

 

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PFG : C'est une vision déformée : on confond crise et débats. Il n' y pas de démissions massives et nous sommes en train de dépasser les problèmes posés par les élections régionales. Le débat est sérieux et se reposera sans doute dans le parti, mais, franchement, le poids des régionales dans la situation politique présente qui s'accélère n'est pas d'une lourdeur insoutenable ! Le glissement vers l'extrême droite de l'équipe Sarkozy, la bataille sur les retraites qui se joue dans les semaines qui viennent, l'affaire Woerth-Bettencourt créent les conditions d'une situation nouvelle. J'ai l'impression que nous avons pris la mesure du basculement politique.

 

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JRV : Et comment se prépare le congrès du NPA ? Sur quelles bases, sur quels textes ? Y verra-t-on s'opposer de multiples plates-formes ? N'y a-t-il pas un risque que se dessine une « majorité introuvable » au sein du prochain exécutif ?

 

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PFG : Un congrès, au NPA, ce sont les militants qui le font par leurs votes. Les textes soumis aux militants - avec possibilité d'amendements - seront adoptés  par notre instance de direction large (le Comité Politique National) les 18 et 19 septembre et alors commencera réellement le débat. Donc, avant de parler de plateformes, de majorité introuvable, sérions les problèmes essentiels : la mobilisation contre la droite, la définition d'un projet anticapitaliste valable dans la rue comme dans les urnes, le rassemblement des forces anticapitalistes en indépendance vis à vis des sociaux-libéraux qui s'adaptent au FMI et, dans l'Union européenne, à la brutalité du système capitaliste. Et alors, nous aurons un débat constructif tel que le souhaitent les membres du NPA.

 

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JRV : Olivier Besancenot laisse poindre son désir de ne plus représenter seul le NPA voire d'y jouer un rôle différent. Quelles sont les mesures qui pourraient être prises par le congrès et les instances qui en seront issues dans ce domaine ? Le NPA n'a-t-il pas trop tardé sur ces questions ?

 

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PFG: Olivier Besancenot a raison. Un parti comme le nôtre ne peut avoir un porte-parole unique. Peut- être a t-on trop tardé mais je crois qu'il y a maintenant la volonté d'aboutir à un porte-parolat collectif.  Nous sommes en train de travailler en ce sens parallèlement au congrès afin de permettre à celui-ci d'avancer.

 

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JRV : Avec l'auto-dissolution de la LCR, le défi de créer un parti anticapitaliste aux contours larges n'a-t-il pas du « plomb dans l'aile » ? Comment redresser une situation qui, aux yeux de beaucoup, apparaît, pour le moins, délicate ? 
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PFG : Le NPA est un chantier de long terme, nous n'avons pas lancé le processus pour préparer 2012 ou tout autre échéance rapide. Nous voulons relever le défi du regroupement des forces anticapitalistes et redessiner à la chaleur d'expérience sociale et politique, un nouveau projet émancipateur. Comment juger la viabilité d'un tel projet sur une période aussi courte et sur des échéances électorales certes importantes mais pas vraiment fondatrices. Nous avons beaucoup de travail d'implantation dans la société, d'immersion dans les mouvements sociaux et écologiques afin, dans le cadre d'une crise globale du système capitaliste, de faire émerger une alternative socialiste et écologique. C'est sur ce travail que nous voulons être jugés.

 

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JRV : Une crise politique majeure peut, dans les prochaines semaines, s'ajouter aux crises économique, sociale, écologique et démocratique. Quel rôle entend jouer le NPA dans le déroulement de ces « évènements » en devenir ?

 

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PFG : Etre au cœur des mobilisations - à commencer par les manifestations des 4 et 7 septembre - dans une perspective de construction d'une épreuve de force avec le gouvernement. Depuis 2007, jamais la possibilité d'infliger une défaite à ce pouvoir n'a été aussi forte. A condition que la gauche soit unie et combattive : pour obtenir le retrait du projet de loi sur les retraites, pour bloquer la dérive "Vichyste" du pouvoir, pour exiger la vérité dans l'affaire Woerth Bettencourt . Cela se jouera en quelques semaines. Ceux qui pensent que le vrai match est pour 2012 se trompent, c'est maintenant que se jouent les rapports de force y compris pour la présidentielle prochaine. Un soulèvement social, civique, démocratique contre Sarkozy profitera à tout le monde à gauche. Ce sera également pour nous l'occasion de défendre la nécessité d'une alternative anticapitaliste globale qui, à notre sens, est la condition sine qua non pour non seulement défaire la droite mais également battre toutes les politiques de droite.

Entretien du 31 août 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 11:15

 

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rappel des lieux de rassemblementen Deux-Sèvres

PARTHENAY à 10H30 devant la Sous-Préfecture
Bressuire:   11h Place Notre Dame

Niort: 10h30 en bas de la Place de la Brèche

 

 

 

 

 

 

 

  

Contre la politique

raciste et répressive

du gouvernement,

tous et toutes

ensemble dans la rue

le samedi 4 septembre

En plein été, Nicolas Sarkozy a lancé sa campagne présidentielle de 2012. Lui et ses porte

flingues multiplient les propos xénophobes et sécuritaires, proposant même d’appliquer

une grande partie du programme du Front National.

Ses cibles privilégiées sont les immigrés, les roms, les gens du voyage, les jeunes des quartiers.

S’inscrivant dans la continuité du débat nauséabond sur l’identité nationale L’équipe Sarkozy Hortefeux entend peaufiner une identité « à droite de la droite ». A quandl’entrée de Marine Le Pen au gouvernement ?

Diviser pour mieux régner

A grand renfort de caméras, la chasse aux roms a été lancée en plein mois d’aout :démantèlement des camps, expulsions des Roms vers la Roumanie. Ceci rappelle debien mauvais souvenirs. Quand aux gens du voyage, non expulsables car français, ils sontchassés des terrains qu’ils occupent faute d’aires d’accueil en nombre suffisant. Cette opération politique pue la discrimination raciale, utilisant les Roms et les gens du

voyage comme boucs émissaires.

Les ministres et députés de l’UMP ces dernières semaines se sont livrés à une surenchère de déclarations et de propositions répressives et racistes, ainsi Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, assimile délinquants et immigrés. Lui qui n’a jamais levé le doigt face aux patrons voyous et licencieurs ose demander de choisir entre être Français ou voyou !

Les propositions de lois xénophobes et répressives pleuvent : déchéance de la nationalité française, systématisation des peines planchers et application de celles ci dès le 1

er délit,

peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans pour les parents d’enfants « délinquants », sans oublier la loi Besson sur l’immigration prévue avant l’été et examinée en septembre

Combattons l’insécurité sociale

La mise sous surveillance policière de certains quartiers avec la création de brigades spéciales de terrain ne peut qu’aggraver les tensions dans les quartiers touchés par des taux de chômage record et qui prennent de plein fouet la crise.

Cette politique menée est l’autre face de la politique libérale du gouvernement. Alors qu’il casse la protection sociale et veut imposer leur loi sur les retraites, le gouvernement tente de diviser la population.

Face au racisme, nous ne battrons pas en retraite !!

31 août 2010

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 07:34

  Benoit Hamon et Olivier Besancenot, le 10 janvier 2009, à Paris.

Sur Le Post, le député PS proche de DSK et le maire de Lyon dénoncent le rapprochement entre le porte-parole du PS et le leader du NPA (voir leurs interviews ci-dessous).

 

Par Alex Lemarié de la rédaction du Post

 

Benoit Hamon et Olivier Besancenot, le 10 janvier 2009, à Paris.  MAXPPP


Le rapprochement entre Benoit Hamon et Ovivier Besancenot  fait bien tousser au PS. Dans un article intitulé  "Hamon s'allie à Besancenot", , Hamon s'aLe Parisien de ce mardi explique que le porte-parole du PS et le leader du Nouveau Parti anticapitaliste ont choisi de faire campagne ensemble pour défendre la retraite à 60 ans.

Celui qui représente l'aile gauche du PS a ainsi invité le leader du NPA le 19 septembre à l'université d'été de son courant  "un Monde d'avance" au Vieux-Boucau (Landes). Et toujours selon Le Parisien, les deux hommes pourraient se retrouver sur la même estrade dès le 8 septembre, au lendemain de la grande manifestation sur les retraites, pour un meeting à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Olivier Besancenot, qui avait refusé l'an dernier de participer à l'université d'été du courant de Benoît Hamon, explique dans Le Parisien qu'il se réjouit de ne plus être "infréquentables pour le PS"

Soutien de Benoît Hamon, l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, défend ce rapprochement: "l'unité de toutes les forces de gauche est nécessaire pour faire reculer le projet de Nicolas Sarkozy."

Mais au lendemain de l'université du PS, où le premier parti d'opposition a voulu montrer qu'il disposait d'un projet crédible pour gouverner en 2012, ce rapprochement avec le NPA est mal vu par certains socialistes.

Déjà, le 6 mai dernier, la participation d'un proche d'Hamon -le secrétaire national Razzye Hammadi- à un meeting au côté de Besancenot "avait déjà crispéMartine Aubry", rappelle Le Parisien. Et en décembre 2008, le porte-parole du PS avait déjà été  accusé au sein de son parti d'être sur une ligne trop à gauche, en proposant de rétablir "une forme d'autorisation administrative" pour les licenciements boursiers.

Contactés par Le Post, deux représentants de l'aile sociale démocrate du PS,  Pierre Moscovici et Gérard Colomb , dénoncent ce rapprochement.


Moscovici: "Je ressens quand même un petit malaise"


Le député du Doubs, proche de Dominique Strauss-Kahn, ne condamne pas "ce rapprochement ponctuel" mais appelle quand même Hamon à la "prudence".
 
"Au moment où va débuter le combat contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, qui réunira un front très large, il n'est pas illogique de trouver un front très large de la gauche contre cette réforme injuste. Mais si je ne condamne pas ce rapprochement ponctuel entre Benoît Hamon et Olivier Besancenot, je ressens quand même un petit malaise car il faut faire attention aux images, à leur sens et à leur prolongement, au moment où nous tentons de construire une alternative crédible", déclare au Post Pierre Moscovici.

"Benoît Hamon est le chef d'un courant mais aussi le porte-parole du PS. Il doit être conscient qu'il représente tout le parti et doit donc manifester une certaine prudence", rappelle le strauss-kahnien.

Avant d'expliquer: "Il y a une ligne rouge à ne pas franchir: il ne faut pas laisser croire que nos alliés de demain seront à l'extrème gauche, notamment le NPA qui refuse toute sorte de réforme. Le PS doit proposer, construire, en se battant sur ses propositions et pas seulement s'opposer. Il y a une différence fondamentale entre le NPA et le PS: nous voulons gouverner le pays et le réformer, en faisant des efforts, et pas seulement être dans la protestation."

"Pour moi, la très grande majorité du PS est aujourd'hui social-démocrate. Elle doit assumer cette ligne et en faire la ligne politique centrale du parti. La coalition pour gouverner que nous préparons n'est pas avec l'extrême gauche. Le NPA n'est pas dans le périmètre de nos alliances de gouvernement. Tous les gens de gauche, les républicains progressistes, y ont leur place. Je pense notamment aux écologistes, au PC, au MRC, au PRG, pourquoi pas au Front de gauche, et aux gens qui sont opposés au sarkozysme et qui voudraient nous rejoindre", conclut-t-il.

Collomb: "Ce rapprochement fait le jeu de l'UMP"


Sur Le Post, le sénateur-maire de Lyon demande à Benoît Hamon de choisir entre ses deux casquettes.


"Ce rapprochement ne m'étonne pas trop dans la mesure où une fracture s'est établie au sein du PS entre une ligne à gauche, représentée par Hamon, et une ligne social-démocrate. Mais si ce rapprochement s'inscrit dans la logique interne du PS, il ne s'inscrit pas dans celle du parti", déclare-t-il au Post.

"Ce rapprochement n'est pas ce que Benoit Hamon a fait de mieux car il fait le jeu de tous les gens de l'UMP qui vont taper sur le PS comme des sourds, en disant que notre parti n'est pas crédible pour gouverner", s'indigne Gérard Collomb.

"Benoit Hamon doit donc choisir entre ses deux casquettes de porte-parole et de chef de courant", demande le maire de Lyon.

Avant de conseiller à la patronne du PS de clarifier sa ligne politique: "Martine Aubry doit dire si elle est sur une ligne réformiste ou révolutionnaire, qui fait baisser la crédibilité du PS aux yeux des Français. Elle doit trancher et affirmer une ligne réformiste. Sa vraie nature est social-démocrate mais ses alliances du congrès l'empêche de la révéler."

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 20:27

samedi 28 août 2010

Que propose le parti d'extrême-gauche face à la réforme des retraites, à la montée du chômage, à la fracture sociale qui ne cesse de croitre et à la politique de plus en plus droitière du gouvernement ? Dialogue avec Olivier Besancenot, en direct de Port Leucate où se tient l'université d'été du Nouveau parti anticapitaliste.

 

Question de : Votre pseudo

Bonjour,
J ai voté pour vous le dernier vote et j ai toujours eu beaucoup d écoute quand vous argumentez.
Dommage actuellement on ne vous vois pas je vs trouve extrêmement convainquant.
Pourquoi les Français, et il y en a beaucoup, dorment-ils debout ? Quand à Sarko je suis malade de voir un être aussi malfaisant jouer au petit roi ! Le jour où il se casse je vais exploser de joie oui oui chriss chrisline64@wanadoo.fr

Réponse : Bonjour,
On peut se retrouver dans les prochaines manifestations, celles du 4 septembre contre la politique sécuritaire du gouvernement et celles du 7 contre la réforme des retraites. Tu m'y trouveras à coup sûr.
Par ailleurs, en France, du point de vue des résistances sociales, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.

 

Question de : internaute

bonjour Olivier, depuis ton entrée en politique tu as toujours fait preuve d'un réel talent et d'un indéniable charisme, mais je suis tout de même déçu que tu n'arrives pas à prendre le virage d'une gauche moins enthousiaste mais plus réaliste.
Vas-tu continuer à faire perdre la gauche de gouvernement au prétexte qu'elle serait trop tiède, la droite au pouvoir permettant à la gauche de radicaliser son discours, ou bien vas-tu voir que tu as un réel rôle à jouer dans les années à venir au point de vue politique, profitable au plus grand nombre et sans doute à ton épanouissement !
Amicalement, un sympathisant socialiste

Réponse : Je m'épanouis à chercher à construire une alternative 100% à gauche. Comme moi tu dois vouloir de débarrasser de la droite mais tu dois penser aussi que le plus grand nombre mérite mieux qu'une énième alternance à gauche.
Nous méritons une alternative. Bien des gouvernements dits "de gauche" ont mené au pouvoir des politiques de droite favorisant du coup le retour de cette dernière sur des bases encore plus radicales.
Amicalement.

 

Question de : internaute

Pourquoi ne pas jouer le jeu des alliances ne serait-ce que le temps d'une seule élection, pour redonner confiance en l'électorat d'extrême gauche et montrer que des victoires aux urnes sont possibles ?

Réponse : Oui, sur la base d'un contenu anticapitaliste et d'une indépendance totale vis à vis de la gauche libérale. La construction d'une gauche alternative ne se fera pas que l'espace d'une élection. l'unité est un combat.

 

Question de : internaute

Ça fait déjà un moment que votre partie est lancé et rien n'est fait.
Est-ce que le NPA est un échec pour vous ?

Réponse : Non. Le NPA est un nouveau parti qui se cherche encore et qui fédère des militants d'horizon différents, ça peut créer des problèmes, ça peut faire des étincelles.
Mais nous n'avons pas d'autre choix que de chercher à donner un débouché politique aux sans parti qui animent quotidiennement et anonymement les résistances face à la droite.

 

Question de : internaute

Bonjour, comme beaucoup de Français attachés à la laïcité et aux droits des femmes (les deux vont de paire, on n'a jamais vu une religion féministe !) j'ai été très choquée par la candidate voilée de NPA aux dernières élections régionales.
Quelle leçon en avez-vous tirée ? Êtes-vous toujours d'accord pour sacrifier les femmes immigrées en brandissant de telles candidates, pour gagner quelques voix de barbus et autres islamo-gauchistes ?
Nadine (Venissieux)

Réponse : Nadine, il faut faire attention à pas trop se faire peur avec les islamo-gauchistes.
Le NPA est un parti féministe, laïc, qui lutte aussi contre l'islamophobie. Ces trois éléments sont parfois difficile à équilibrer. Le débat est compliqué et nous l'assumons. Par ailleurs nous ne sacrifions personne.

Question de : internaute

Parti anticapitaliste dites-vous ? Comment règle financièrement toutes ces sorties en France mais aussi à l'étranger de ce Monsieur ?
C'est plus agréable de faire des " universités pour ne rien dire, que de distribuer le courrier " avec son salaire de facteur, il peut se payer toutes ces sorties ?

Réponse : Les sorties de Mr ne sont pas payées par le CAC 40 mais par son parti qui organise d'ailleurs une souscription (d'abord pour notre activité militante plus que pour les voyages si ca vous rassure).
Enfin, je distribue le courrier à temps partiel, à 70%. A l'occasion, j'irai bien avec votre accord vous voir pour les prochaines étrennes.

 

Question de : internaute

On ne voit plus beaucoup et l'on entend pas non plus le NPA. Que se passe-t-il ?
Est-il tout à coup devenu inaudible où est-il privé d'antenne ?

Réponse : On entend et on voit le NPA au quotidien dans toutes les résistances et tous les combats politiques du jour le jour, avec ou sans élections.
Ma discrétion dans les médias ces derniers temps est un choix assumé pour que le NPA puisse mener sereinement et collectivement des discussions sur sa construction.
Le NPA est bien là en cette rentrée, surtout quand on voit la brutalité du gouvernement contre les retraites ou contre les Roms.

 

Question de : internaute

Je vous ai trouvé bien absent des médias. Il faut passer aux actions pour dénoncer Sarkosy.

Vous serait-il possible lorsque vous organiser une manifestation quelconque d'organiser également des manifestations un peu plus proche du domicile des français : exemple une personne qui habite Huningue ne veut pas se rendre à Strasbourg ou Paris pour participer à une manifestation ; DE PLUS,


IL FAUT ABSOLUMENT MIEUX COMMUNIQUER LA DATE DE LA MANIFESTATION, LIEU, et HORAIRE.

car d'autres personnes aimeraient participer au mouvement de ras le bol contre Sarkosy.

Réponse : Rendez-vous le 4 septembre place de la République à Paris ! Ou contactez le NPA près de chez vous...

 

Question de : internaute

Votre complaisance avec l'obscurantisme islamique surpend. Voulez-vous rééditer "la mais tendue" de Thorez ? Croyez-vous vraiment que la liberté de l'esclavage est une liberté ?

Réponse : Non. Quant à Thorez j'irai me renseigner sur cette "main tendue" que je ne connais pas. Par ailleurs, je combats toutes les formes d'obscurantisme.

 

Question de : internaute

Êtes vous ou non partisan de l'interdiction de l'abattage dit "Hallal" ou "Casher", comme c'est le cas en Suisse, en Norvège, en Suède, etc ?
Une simple réponse par oui ou non me suffirait.
Merci.

Réponse : A priori non si j'ai bien compris la question.

 

Question de : internaute

Faire payer 10% de leurs salaires ou de leurs retraites à tous les élus, députés, maires des grandes villes, sénateurs et toutes personnes élues par le peuple .
Idem pour les personnes qui gagnent plus de 5000 euros par mois .
Faire rentrer la moitié des effectifs militaire qui sont à l'etrangers.
Avec ces revenus on peut faire beaucoup de choses pour la jeunesses et les anciens R/A

Réponse : Nous proposons de plafonner les revenus des élus à la hauteur du salaire moyen de la majorité de la population . 85% de la population vit avec moins de 2000 euros par mois. La classe politique vit en moyenne bien au-dessus et prétend représenter la majorité.
C'est une façon concrète de s'attaquer à la marchandisation de la politique.

 

Question de : internaute

R/A ayant fait parti d un quartier défavorisé commencé à travailler à 14 ans et 1 mois sous 49 h par semaine. 1/07/55
j ai d'autre idées sur les questions au niveau des journalistes prisonniers si l'Etat et les dirigeants UMP et PS ne font rien, faites faire une quête auprès de tous les français en accord avec avec le syndicats des journalistes.
Je ne voudrais pas q'ils finissent comme la
personne du Niger. Quand on a l argent on fait tou. Quand on est pauvre on a le droit de crever R/A

Réponse : J'ai du mal à comprendre la question, désolé

 

Question de : internaute

Afin d'accroître le poids de la contestation pourquoi ne tentes-tu pas un rapprochement avec la LCR, le Parti Communiste, même au prix de quelques concessions ?
cordialement

Réponse : La première des concessions n'est-elle pas d'avoir transformer la LCR en NPA. Cordialement !

 

Question de : internaute

Concernant la retraite, je pense qu'il serait préférable de diminuer le nombre d'années effectuées plutôt que le départ à 60 ans, étant donné que pour certains qui ont commencé à travailler plus tard, de toutes façons ils ne pourront pas s'arrêter à 60 ans car dans ce cas la retraite ne sera pas à taux plein. Qu'en pensez-vous ?

Réponse : Nous sommes pour le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Une infime minorité de salariés atteint 37, 5 annuités qui était les annuités d'avant la réforme Balladur de 1993 à cause du chômage partiel, des licenciements ou des maladies professionnelles.
Nous sommes favorables au retour aux 37, 5 annuités en prenant en compte les années d'étude et de formation.

 

Question de : internaute

Trouvez-vous normal qu'un chômeur puisse gagner plus avec des allocations chômage qu'en acceptant un travail à temps plein ?

Réponse : Y'en a beaucoup ?

 

Question de : internaute

Salut Olivier,
A ton avis quelle est l'échelle de salaire acceptable dans notre société européenne (du chômeur au PDG)?
Merci.
Manuel

Réponse : Le NPA propose une échelle qui va de 1 à 5 globalement, sachant que nous proposons de revaloriser le SMIC à 1500 euros net.
Aujourd'hui, après imposition, l'écart est me semble-t-il de 1 à 120, ce qui laisse de la marge. Les gros salaires sont révoltants. Ceci étant, la répartition égalitaire des richesses ne consiste pas qu'à réduire les écarts de revenus mais à assurer une rétribution égalitaire des ressources que la collectivité crée par son travail manuel ou intellectuel.

 

Question de : internaute

Il y aura un rassemblement le 13 septembre devant le Sénat contre la "loi contre le voile intégral". Le NPA y sera-t-il?

Réponse : Nous sommes contre la loi sur le voile intégral qui prétend lutter contre l'intégrisme religieux alors qu'elle ne va faire que lui ouvrir un boulevard.
De plus, cette loi sera inapplicable dans les faits. Il s'agit d'un énième effet d'annonce consistant à stigmatiser la communauté musulmane dans son ensemble.
Quant au voile intégral en lui-même, nous n'avons aucune forme de tolérance pour les signes d'oppression des femmes.
En tant qu'internationaliste, nous connaissons le prix payé par certaines militantes féministes à l'étranger.

 

Question de : internaute

Salut camarade ,
Dis-moi , on t'a pas beaucoup entendu réagir face à la "dérive sécuritaire" de Sarkozy et ses suiveurs depuis le discours de Grenoble. Peut être que l'on ne t'a pas laissé la parole ?
Dommage, j'aurais pour ma part préféré qu'il n'y ait pas de candidate voilée au NPA, mais que l'on t'entende pousser un salutaire coup de gueule de l'indignation après les scandaleuses et dangereuses déclarations de cet été. Il est encore temps ...

Réponse : Rendez-vous le 4 septembre camarade ! J'y serai !

 

Question de : internaute

Bonjour, j'aimerais savoir quel sont vos projets en matière d'environnements, et vis à vis du milieu scientifique ? Merci
Stéphane P. (Salon de Provence)

Réponse : C'est un vaste sujet, je vous renvoie à notre site internet qui traite de notre programme en matière d'écosocialisme, c'est-à-dire d'un programme écologique où la défense de l'environnement n'est pas soluble avec le pouvoir des multinationales que ce soit sur les OGM, sur la lutte contre le réchauffement climatique ou pour la sortie du nucléaire par exemple...

 

Question de : internaute

ça vous fait quoi d'être un collabo pro-musulman, pro- extrême gauche affilié aux assassins de ce parti ?
Pourquoi racolez-vous toujours chez les criminels et les voyous ?

Réponse : Ouah, rien que ça ! Ça fait un CV à la Jacques Mesrine.

 

Question de : internaute

Que penses-tu des manifs actuelles ou d'un proche avenir ?

Réponse : Qu'il en faudra beaucoup et suffisamment rapprochées pour faire reculer le gouvernement.
Cela implique que chacun relève la tête individuellement et prenne le temps d'y participer.

 

Question de : internaute

Bonjour,
Ne croyez-vous pas que la lutte sociale telle que vous la pratiquez est obsolète et qu'il faut trouver de nouveaux moyens de résister ?

Réponse : Je crois que les luttes peuvent épouser des voies traditionnelles ou nouvelles.
En fait, chaque combat se fraye son propre chemin sur la base de sa propre expérience, il n'y a pas de recette miracle. Le principal c'est de résister.

 

Question de : internaute

Bonjour Olivier, militant du NPA, je souhaite une candidature à la gauche de la gauche unitaire . Qu'en penses-tu ?
Adel

Réponse : Pour quelle élection ? Et une gauche de gauche qui soit rassemblée pour défendre les retraites, t'en penses quoi ?

 

Question de : internaute

Salut camarade. Quelle est la position du NPA vis à vis des idées défendues par la gauche antiproductiviste comme les Objecteurs de croissance et les "Décroissants"? A quand un front Anticapitaliste et Antiproductiviste ?
Amicalement.

Réponse : Des convergences existent entre anticapitalisme et antiproductivisme. Si par décroissance on entend le fait de ne pas attendre la croissance comme on attend le retour du messie, alors en effet on peut discuter.
En revanche, si par décroissance on cherche à esquiver le problème de la répartition des richesses, nous ne sommes plus d'accord.
Nous sommes partisans d'un système de consommation et de production qui anticiperait la satisfaction des besoins sociaux pour établir après coup la croissance à la hauteur du strict nécessaire et du respect de l'environnement.

 

Question de : internaute

crois-tu encore vraiment dans tout ce que tu prônes ?

Réponse : Non je fais semblant ! Pour ne rien cacher, j'y crois vraiment.

Question de : internaute

bonjour Olivier
Quel message pourrait-on faire passer à ces millions de personnes démunies qui donnent leur voix au FN ?

Réponse : Qu'ils se trompent de colère. Et que le FN, en plus d'être un parti raciste, est un parti de droite qui a toujours soutenu les mesures les plus libérales et qui s'est toujours opposé aux grandes mobilisations de monde du travail, que ce soit en 1995 contre le plan Juppé ou que ce soit sur le Contrat de première embauche.
J'en passe et des meilleurs.

 

Question de : internaute

Comment faire pour que les idées du NPA ne paraissent pas irréalisables (ou utopiques) à la majorité des Français ?

Réponse : Nous faisons partie des rares à expliquer comment financer nos mesures et comment nous proposons d'aller prendre l'argent.
Mais nos propositions sont des propositions de rupture et cette rupture peut paraître lointaine pour beaucoup encore. Pas une raison pour autant de succomber aux sirènes d'une gauche soit disant réaliste qui au nom du réalisme finit par renoncer au changement.

Merci de toutes vos questions.
Rendez-vous à la rentrée. Olivier Besancenot.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 22:27

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Le week-end du 4 et 5 Septembre 2010

Du samedi à partir de 17H au Dimanche 18H

Fête de rentrée

Parti communiste des Deux-Sèvres

Sur les quais de Sèvre

A l’écluse de Comporté

Entrée gratuite

 

Le samedi :

17H Ouverture

 

Conférence débat :

« Amérique Latine, chemin d’espoir »

Pierre Dupuy (France-Amerique Latíne) Oléron et Joseph Coutant (PCF)

 

19H Apéro d’accueil offert

 

Restauration sur place

 « Les Impertinences » de Laurent Baudouin

 

21H Intervention de Nicolas Marjault (Adjoint à la culture de la Ville de Niort)

« Le rôle et les enjeux de la culture »

 

Et pour finir la soirée....

BURT (power pop / rock / southern rock)

Roots Down Vibration (reggae)

 

Le dimanche:

9H accueil       

 

Réunion et travaux de l’ADECR (Association des élus communistes républicains)

« Les communes et départements en danger »

« L’eau une ressource vitale »

 

11H30 Conférence de presse et rencontre avec les élus

 

Apéritif offert

Repas (sur inscription)

Intervention d’un crieur de rue  (lectures publiques de Claudio)

 

14H30 concert

15H Meeting / débat

« La retraite en question »

Introduction de Nathalie Seguin (Adjointe chargée de l’action sociale à la ville de Niort) et Jean-Pierre Gelot (secrétaire du parti communiste des Deux Sèvres)

Intervention de Bernard Friot sociologue auteur de « l’Enjeu des retraites »

 

Concert

18H Clôture

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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