Politique


Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 09:58

Réforme des retraites : la pression sur l'Elysée s'accentue

 

Manifestation à Marseille, samedi 2 octobre.
AFP/VINCENT BEAUME
Manifestation à Marseille, samedi 2 octobre.

 

Les syndicats ont remporté leur pari. La cinquième journée d'action contre le projet de réforme des retraites, samedi 2 octobre, a montré quele niveau de mobilisation reste élevé dans le pays. Le succès de ce rendez-vous, le troisième en un mois, n'allait pas de soi, d'autant que le texte gouvernemental a été voté à l'Assemblée le 15 septembre. Mais comme l'avaient pronostiqué les organisations syndicales, la mobilisation a été grosso modo "dans les mêmes eaux" que le 23 septembre : "près de 3 millions" de manifestants en France, selon la CGT; 899 000, soit une baisse de 98 000, selon la police (Voire notre carte des manifestations en France, ville par ville).

La balle est désormais dans le camp de l'Elysée et du gouvernement : ils vont devoir ajuster leur stratégie en prévision de l'ouverture, mardi 5 octobre, du débat sur le projet de réforme au Sénat mais aussi de la journée de grèves et de manifestations du 12 octobre.

 

"NOUS NE RECULERONS PAS"

"La moyenne nationale, ce sera autour des trois millions comme le 23 septembre. Donc, nous ne reculerons pas", a redit, au départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. "Le gouvernement ne peut pas en rester là. Il doit ouvrir le dialogue", a estimé son homologue de la CFDT, François Chérèque. Les syndicats interprètent le niveau de mobilisation de samedi comme le signe d'un ancrage de la contestation. Ils estiment avoir marqué des points dans l'opinion sur le caractère injuste du projet de réforme, en particulier pour les femmes et pour les travailleurs les plus modestes, et sur la responsabilité du pouvoir dans l'accroissement des inégalités.

Et ils pensent disposer d'un large capital de sympathie dans l'opinion qui fait actuellement défaut au chef de l'Etat. A preuve, selon eux, ce sondage CSA pour L'Humanité de samedi selon lequel 71 % des Français soutenaient l'appel à manifester. Un chiffre inédit, qui renvoie à un autre record, à la baisse celui-là, pour la cote de confiance de Nicolas Sarkozy.

Selon la dernière enquête TNS-Sofres, le président enregistre un record d'impopularité avec 72 % de mécontents. "Le gouvernement ne peut pas se permettre de ne pas nous entendre", s'est exclamé samedi matin, sur Europe 1, M. Chérèque. "Continuer à parier sur l'effritement du mouvement, ce n'est pas une stratégie", a-t-il précisé en début d'après-midi. L'exécutif est resté jusqu'à maintenant inflexible. Il n'a saisi aucune des perches qui lui ont été lancées par le numéro un de la CFDT. Le chef de l'Etat et le premier ministre ne veulent pas toucher au cœur de la réforme, c'est-à-dire au recul des âges de la retraite de 60 à 62 ans pour l'âge légal de départ et de 65 à 67 ans pour l'âge de la pension sans décote. "Je comprends la colère et les inquiétudes, mais le rôle d'un chef de l'Etat, c'est de prendre ses responsabilités", a réaffirmé le président vendredi.

 

"L'AUTISME DU POUVOIR"

L'intransigeance présidentielle durera-t-elle ? C'est ce que pensent les leaders syndicaux. Au Sénat, où le pouvoir ne dispose que d'une majorité relative, l'exécutif devra certes composer avec les centristes, partisans de maintenir, dans certains cas, le plafond des 65 ans pour la pension sans décote, mais aussi avec le président (UMP) du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, plus enclin que M. Sarkozy à la souplesse.

Toutefois, l'Elysée est convaincu que la répétition des journées d'action tient du rituel social en France et que le mouvement de contestation, de "décélération notable" en "légère inflexion", finira par s'effriter comme en 2003. Il peut donc choisir d'attendre l'après-12 octobre pour décider, si cela s'avérait nécessaire, d'éventuelles concessions. L'exécutif pense que le temps joue pour lui et sait que la CFDT et la CGT n'ont aucune envie de s'engager dans des grèves reconductibles qu'elles estiment à hauts risques pour les salariés et pour le syndicalisme. Mais cette stratégie est dangereuse. Frustrée par "l'autisme du pouvoir", une partie des contestataires de la réforme peut miser sur la radicalisation du mouvement pour se faire entendre. Et dans ce cas de figure, qui n'est pas le plus certain, c'est bien le chef de l'Etat qui serait en première ligne, accusé d'avoir jeté de l'huile sur le feu et d'avoir trop tardé à sortir du blocage actuel.

Claire Guélaud
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 17:50

Pour le retrait du projet de loi sur les retraites!
Le succès du 2 octobre doit permettre de construire la grève générale !

Un projet rejeté massivement

A deux reprises à deux semaines d'écart, près de trois millions de manifestants sont allés battre le pavé pour exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, le maintien d’une retraite à 60 ans. Et ce sont des retraites à taux plein que nous devons exiger avec le retour aux 37,5 annuités pour toutes et tous. Les manifestants refusent une réforme injuste, notamment pour les femmes qui seraient les plus pénalisées. Le 23 septembre, de nouveaux secteurs ont rejoint  la mobilisation comme la jeunesse et les salariés du privé plus mobilisés qu'auparavant. Au-delà de la réforme des retraites, c'est le gouvernement lui-même qui est rejeté.
Les succès du 7 septembre et du 23 septembre ont redonné confiance aux grévistes qui étaient dans la rue ces jours-là, mais aussi à celles et ceux qui soutiennent la mobilisation mais qui ne peuvent pas faire grève. La manifestation du samedi 2 octobre doit donc être l'occasion pour  ces derniers de descendre dans la rue le plus massivement possible afin de franchir une nouvelle étape dans la mobilisation.

Pour gagner, développer la grève
Nous savons tous et toutes que, pour gagner, c’est une véritable confrontation avec le gouvernement qu’il faut engager ! Et cela passe par la grève générale reconductible pour faire céder Sarkozy !  L'intersyndicale, après le 23 septembre, propose  comme perspective cette journée de manifestations le samedi 2 octobre et une nouvelle journée de grève le mardi 12 octobre. Pour nous, ce calendrier est tardif. Il aurait dû être plus resserré, plus offensif ! Toutefois, il faut se saisir de ces temps forts pour entraîner dans la mobilisation.

La réussite du 2 octobre est une étape indispensable pour franchir un cap dans la mobilisation ! Et sans attendre le 12 octobre, partout où c'est possible, la reconduction de la grève doit être mise en discussion et décidée si les conditions en sont réunies. Les actions de blocages comme ce fut le cas, il y a quelques jours, au Havre, à la raffinerie de Savoie et dans de nombreux endroits doivent se développer pour montrer notre détermination. Pourquoi, par exemple, ne pas être en grève dès ce mardi 5 octobre, premier jour de débat du projet de loi au Sénat ? 

Obtenir le retrait c'est possible. La mobilisation peut encore s'amplifier. Alors on ne lâche rien, on continue en frappant de plus en plus fort, à commencer par la manifestation de ce samedi 2 octobre.

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 16:16

TEMPS FORT : Clermont-Ferrand

La Montagne

Des hommes et un meeting de combat

Ils ont attiré plus de 1.200 personnes à Clermont mais on s'y attendait. À la réputation oratoire du trio Besancenot-Chassaigne-Mélenchon s'ajoutaient les raisons d'un combat qui réunit exceptionnellement toute la gauche.

 

Jean-Paul Gondeau

Du PS au NPA en passant par le PC, les Verts, les Alterékolos, la CGT, Solidaires, la FSU, l'UNEF, ATTAC et autres associations féministes, caritatives et philosophiques, tout le « peuple de gauche » était représenté, hier soir dans la trop petite Maison du Peuple à Clermont. Et pour une bonne et simple raison : faire céder le gouvernement sur la réforme des retraites comme l'ont clamé et proclamé tout au long de la soirée les seize intervenants, dont Olivier Besancenot (NPA), André Chassaigne (PC) et Alain Lipietz (Europe Ecologie-Verts). Seul manquait à l'appel le socialiste Razzy Hammadi, excusé « pour des problèmes personnels » et remplacé par Gérard Courtadon, trésorier de la fédération du Puy-de-Dôme, puis Gérard Filoche, membre du conseil national PS.

Pour donner du corps à ce meeting de combat, rien ne vaut ce trio de choc Besancenot-Mélenchon-Chassaigne. Le premier nommé avait même adopté le langage d'un coach sportif : « nous sommes à une étape importante du bras de fer contre le gouvernement, chaque meeting permet de regonfler le moral de tout le monde [?]. La partie n'est pas perdue, gagner c'est possible. Il y a un gros bordel (sic) à droite qu'il faut savoir exploiter ».

Au passage, le leader du NPA a donné une bourrade à ses deux coéquipiers tiraillés par leurs ambitions présidentielles : « on ne doit pas regarder tout de suite 2012, ce n'est pas le moment. Il faut tenir bon sur la retraite à 60 ans et à taux plein ».

Une remontrance qu'André Chassaigne n'a pas relevé, trop occupé à faire partager son enthousiasme de lutteur : « le gouvernement peut céder, le rassemblement s'élargit : les jeunes, les femmes, le privé ». Un Chassaigne transporté pour lequel son « rival » Jean-Luc Mélenchon aura ce mot en aparté : « je me suis dit en voyant son résultat aux régionales : ce gars-là ne doit pas être si mauvais ».

Le sénateur de l'Essonne ne croit guère en ses condisciples qui examineront le texte de la réforme pendant trois semaines. Il a ironisé : « le sénat est extrêmement inventif quand il s'agit de prendre des mesures réactionnaires ». Bref, le salut ne peut venir que de la rue et rien que de la rue.

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 13:14

 

 

Meeting unitaire Jeudi 30 septembre 2010 à Niort 20h30 Théâtre Jean Richard 202 avenue St Jean d'Angely à Niort  avec Claude DEBONS membre du collectif national, Christian MAHIEUX Syndicaliste et Michel DEBOEUF (NPA).

   

 

RETRAITES : LA BATAILLE CONTINUE !

Nous ne lâcherons pas avant d’avoir obtenu le retrait de la loi !

Des manifestations d’ampleur exceptionnelle ont rassemblé des millions de personnes à travers tout le pays. Aujourd’hui, la bataille contre la réforme proposée par le gouvernement s’amplifie.

Le collectif unitaire (PC, PG, NPA, Europe écologie, FASE, ATTAC, CNL, Solidaires 79, Planning Familial) dénonce cette réforme injuste qui enterre la retraite à 60 ans, augmente les durées de cotisations et aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes, sans pour autant permettre de garantir la pérennité de notre système de retraites par répartition.

Le gouvernement a beau répéter qu’il n’y a pas d’autre choix, 70% des Français-es ne veulent pas de cette loi. Il n’y a pas de fatalité, ni démographique, ni financière. Ce n’est pas l’intérêt général des retraités, ni du pays qui guide les choix gouvernementaux. Avec sa contre-réforme de régression sociale et d’austérité, Sarkozy veut juste assurer les banquiers que la politique menée préservera leurs profits.

Nous voulons au contraire, garantir les droits du plus grand nombre, en partageant autrement les richesses. Nous nous battons tous ensemble avec des millions de citoyen-nes, avec les syndicats pour imposer le droit de vivre sans travailler pendant une partie de sa vie et celui de vivre en bonne santé les meilleures années de sa retraite.

De l’argent il y en a, une autre politique est possible. Nous pouvons, nous devons faire entendre nos exigences citoyennes Nous sommes des millions dans les rues : Monsieur Sarkozy, son gouvernement et ses représentants au parlement font la sourde oreille.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler plus » et la destruction des solidarités sociales.

Nous appelons à un GRAND MEETING CITOYEN pour stopper cet engrenage.

  Collectif retraite

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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 12:11

JOURNEE D’ACTION Contre la loi BESSON

Les associations ayant appelé à la journée d’action du 4 septembre appellent à une journée d’action contre le projet de loi Besson qui passera fin octobre début novembre au Sénat.

Comme le 4 septembre, partout en France, des manifestations doivent donner un coup d’arrêt à ces dérives autoritaires et racistes

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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 06:05

 

  Grenelle de la mer

 

le modèle productiviste tant au niveau de l’agriculture qu’au niveau de la pêche nous entraîne droit dans le mur (pollutions des eaux de surface, nappes phréatiques,  mers et océans, marées vertes, bleues, noires, pillage de la ressource halieutique, disparition des petits paysans et pêcheurs …). Non seulement, ses serviteurs zélés, tenants du capitalisme et du libéralisme le plus sauvage ne tirent aucune leçon des crises actuelles et passées, mais ils poursuivent leur entreprise de recherche effrénée du profit en sacrifiant sans vergogne les territoires et les femmes et les hommes qui y travaillent et y vivent.

 

 

La pêche mondiale est en pleine restructuration. L’Europe et les gouvernements complices privilégient la pêche industrielle ravageuse, au détriment de la pêche artisanale. Ils ont programmé la disparition de cette pêche artisanale.

 

 

Depuis des années 1980 : disparition ou faillites d’armements, plans de casse, disparition en grand nombre d’emplois de pêcheurs mais aussi d’emplois induits : construction et réparation navale, transformation du poisson (1 emploi en mer correspond à 4 emplois à terre).

 

Qui se soucie de la disparition de la pêche artisanale sur nos côtes et de la situation de marins de la pêche hauturière qui partent quinze jours en mer pour un salaire parfois inférieur à 100 €.

 

Qui se soucie des pécheurs abandonnés par le pouvoir qui claironne son opposition à la politique des quotas à Boulogne et envoie son sbire de la pêche négocier comme un marchand de tapis l’augmentation des prises extra-européennes contre des contrats gaziers. Qui se soucie de l’importation massive de ces produits issus de la pêche industrielle ou de l’aquaculture intensive, avec la complicité de la grande distribution française, importations bien moins chères, qui rendent impossibles la vente des produits locaux, gaspillés et rejetés à la mer.

 

Crise de la conserverie : depuis l’ouverture des marchés et frontières, les conserveries ont les unes après les autres disparues ou rachetées par des grands groupes agro-industriels ou des fonds de pension et délocalisées, après pillage du savoir faire, brisant sans contreparties le tissu industriel de petites et moyennes villes côtières, ne laissant les souvenirs du grand métier et la tradition ouvrière qui en découlait qu’aux rayons des  écomusées que visitent les touristes et les enfants de nos écoles.  Ces crises n’ont pas été catastrophiques pour tous, les lobbys touristiques se sont emparés des petits ports pour en faire des lieux de riche villégiature.

 

D’un autre côté, la défense nationale, par sa main mise sur les territoires bretons, empêche tout développement industriel en monopolisant les équipements portuaires, alors qu’elle se désengage, laissant derrière elle friches et suppressions de postes, cortège de licenciements dans la sous-traitance et désert économique dans une région sinistrée. L’état, la marine nationale ont une dette envers la Bretagne. Ils ne laissent que des ruines industrielles, sans reconversion alors que les possibilités d’investissement dans une industrie écologiquement responsable et les compétences existent : construction et déconstruction navale, développement des énergies renouvelables liées à la mer…

 

Les pêcheurs artisans du monde entier subissent ces mêmes criminelles décisions du capitalisme le plus cynique. Les nations se désintéressent totalement des drames des populations littorales, du moment qu’elles peuvent pomper avidement les derniers profits et piller les mers du globe.

 

Urgence écologique, économique et sociale !

 

Voici plus d'un an que le gouvernement avait, en grande pompe, après des simulacres de concertation, édité le document du "Grenelle de la mer".

Nous attendons toujours les mesures qui devaient voir le jour à l'issue de cette parution. Vent ! Esbroufe !

 

Nous vous attendons le 30 octobre, à partir de 10 heures, salle Cap Caval, à Penmarc'h, pour débattre et construire ensemble "l'Autre Grenelle de la mer" , lui bâti sur les réalités de l'urgence économique, sociale et écologique.

 

Trois grandes thématiques seront abordées autour de personnalités politiques, syndicales ou associatives reconnues pour leurs compétences, leurs engagements et leurs combats qui éclaireront et animeront les débats.

 

- le matin :                   1/- La mer et l'industrie (énergie, construction et déconstruction   

                                   navale, agro-alimentaire, tourisme...)

- l'après-midi :            2/- La mer, biodiversité fragile, l'eau, zones humides, marées vertes...

                                    3/- La pêche : quel avenir pour le métier ?

 

Hormis ces forums débats, nous invitons les associations locales qui agissent dans le cadre de la protection de l’environnement maritime qui tiendront des stands d’exposition présentant leurs actions et interventions.

 

La série de débats se conclura par des interventions laissées à un orateur du NPA ainsi qu’à des personnalités politiques que nous souhaitons d’audience nationale ou internationale. Lors de ce meeting, la parole sera également donnée à l’association des familles des victimes du naufrage du « Bugaled Breizh »

 

Chaque débat fera l’objet de prises de notes et de relevés de conclusions avec expression de revendications et de propositions. Une plaquette ou document qui servira de texte cadre ou fondateur de décisions sera édité à l’issue de cette journée. Ce document s’appellera: "Les actes de Penmarc'h ".

 

Nous souhaitons élaborer ce document de façon unitaire avec les organisations politiques de gauche, les syndicats, les associations, les citoyennes et citoyens intéressés par ces problématiques. Nous désirons cette élaboration unitaire afin de constituer une force capable de porter ces revendications et propositions au niveau des institutions européennes, nationales et régionales.

 

Cette journée s’achèvera par une partie musicale.

 

Deux artistes ou groupes sont programmés :

 

-          Marie Aline Lagadic : Chants des sardinières (Chants des ouvrières bretonnes du début du siècle)

-          HK et les Saltinbanks

 

Afin de pouvoir prévoir l’hébergement des personnes intéressées par cette manifestation, il est important de prendre contact à l’adresse suivante : le-pape.masson@orange.fr

   

Pour les comités NPA Ouest Bretagne,

Louis Le Pape

 

PS : Pour les personnes qui viennent en avion : Quimper Pluguffan, par le rail Quimper.

Signalez votre heure d’arrivée, nous organiserons une navette jusqu’à Penmarc’h.

Par la route : Quimper, Pont l’Abbé, Penmarc’h. La salle Cap Caval sera fléchée à partir de Penmarc’h

 

 

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 06:02

Retraites :
Après le 24 juin, le 7 et le 23 septembre, amplifier maintenant le mouvement !

Encore plus nombreux et déterminés

Après le 24 juin et le 7 septembre, la journée de grève et de manifestations du 23 septembre a été un nouveau succès. Trois millions de manifestants sont allés, une nouvelle fois, battre le pavé pour exiger le retrait de ce projet de loi injuste pour l'ensemble des salariés - et, en particulier, pour les femmes – et qui correspond point par point aux exigences du Medef.
La mobilisation contre ce projet, n'en déplaise à Sarkozy et sa clique, va crescendo. Les taux de grèves restent forts et de nouveaux secteurs comme la jeunesse et le secteur privé rejoignent désormais la mobilisation. C'est le cœur même du projet de loi qui est massivement rejeté aujourd'hui et la principale revendication dans les 230 défilés du 23 septembre était bel et bien le retrait. On le voit clairement : les bobards du gouvernement ne passent pas.

La politique de Sarkozy ? Cynisme et mépris
Malgré ce nouveau succès de la mobilisation, Sarkozy et son gouvernement font toujours la sourde oreille.  Pire, ils méprisent la colère sociale en menant une bataille de désinformation sur les chiffres. Ils osent même affirmer qu'il y aurait de plus en plus de monde adhérerait à leur projet. Mais ce cynisme n'arrive pas à cacher la fragilité d'un gouvernement aux abois qui utilise toutes les ficelles pour durer : la politique de la peur avec les menaces terroristes, ou encore celle de la division avec la chasse aux étrangers, en particulier les Roms.
Quoi qu'il fasse, le rejet de ce pouvoir est très fort. N’oublions pas que le coup du mépris, on nous l'a déjà fait en 1995 et au moment du CPE, en 2006 où, face aux mobilisations : Juppé comme Villepin avaient du faire marche arrière et reculer.

Ne pas attendre, construire le mouvement !
L'intersyndicale s'est réunie le 24 au matin et a décidé majoritairement d'appeler à une nouvelle journée de manifestations le samedi 2 octobre et à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 12 octobre. Nous regrettons que ces journées soient tardives dans le calendrier et que l’appel de l’intersyndicale ne soit pas plus clair sur la reconduction et les blocages, pourtant nécessaire pour faire reculer ce gouvernement.
Toutefois, il faut se saisir de ces temps forts pour convaincre tous ceux et celles qui pensent qu'il n'est pas possible de mettre un coup d'arrêt à Sarkozy. Et, sans attendre, partout où c'est possible, la reconduction de la grève doit être mise en discussion, et décidée si les conditions en sont réunies. Les actions de blocages, comme ce fut le cas au Havre, à la raffinerie de Savoie et dans de nombreux endroits doivent se développer pour montrer notre détermination.
Obtenir le retrait, c'est possible. La mobilisation peut encore s'amplifier.
Alors on ne lâche rien ! On continue en frappant de plus en plus fort !

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 18:10
 
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Malgré les tentatives d'enfumage du gouvernement, la journée de grèves et de manifestations du 23 septembre a été un franc succès. 3 millions de manifestants, des défilés dans plus de villes et de localités que le 7, le mouvement est loin de s'essouffler. C'est un signe supplémentaire de la profondeur du mécontentement, de l'ampleur du rejet du projet de loi sur les retraites, du discrédit qui frappe le gouvernement et encore plus particulièrement le ministre Woerth.

La tonalité des manifestations était plus combative encore que le 7 septembre et la question de la reconduction se pose dans de nombreux endroits. Des AG sont prévues notamment dans la Chimie en ce sens. Des opérations de blocage de rocades ont eu lieu ce matin, vendredi 24.

L'intersyndicale nationale vient de se réunir et a décidé d'appeler à une nouvelle journée de manifestations le samedi 2 octobre afin de permettre l'expression conjointe du mouvement gréviste et de la majorité de la population qui soutient le mouvement. Elle appelle également à une nouvelle journée de grèves et de manifs le mardi 12 octobre.

Si pour notre part nous souhaiterions que les appels à la mobilisation soient plus radicaux, en terme d'appel à la reconduction des grève, nous appelons à faire des temps forts de mobilisations à l'appel de l'intersyndicale des réussites qui montrent que le mouvement ne faiblit pas, qu'au contraire il s'enracine et progresse. Mais ces temps forts seront d'autant plus forts que la reconduction de la grève sera devenue une réalité dans un maximum d'endroits où cela s'avère possible, d'autant plus fort que les opérations de blocage s'organiseront partout.

Le gouvernement la joue '"droit dans les bottes" mais on a déjà vu des gouvernements adoptant cette attitude contraints à capituler en rase campagne le lendemain. Ce fut le cas en décembre 1995 contre le plan Juppé et en 2006 contre la loi Villepin instaurant un CPE et pourtant votée par le Parlement.

Le dossier des retraites n'est pas clos. Nous pouvons gagner. Les fissures apparaissent à droite car un député, ça cherche d'abord à être réélu et ces gens savent ce qu'il va leur arriver aux prochaines élections si ça continue comme ça. Le mouvement a de la réserve : toutes celles et ceux qui sont contre la politique du gouvernement ne sont pas encore venus battre le pavé. On a vu apparaitre des jeunes dans les manifs du 23 et ce phénomène peut et doit s'amplifier.

Contrairement à ce que dit Woerth, la "pédagogie" du gouvernement est moins efficace que celle des opposants au projet de loi. De plus en plus de monde comprend bien que sous couvert de sauver le système par répartition, il s'agit en fait de le tuer, de forcer à cotiser dans des assurances privées ou des fonds de pension. Personne n'a envie de mourir au boulot. L''argent existe pour conserver la retraites à 60 ans sans augmenter le nombre d'annuités voire même en retournant à la situation d'avant 1993, les 37, 5 annuité pour une retraite à taux plein dans le privé comme dans le public. Il suffirait d'y consacrer 3 points du PIB comme le dit Conseil d'orientation des retraites qui n'est pas un organisme infesté de dangereux gauchistes. C'est une question de répartition des richesses : il faut prendre sur les profits pour que nous puissions profiter de nos retraites. Moins d'argent pour les amis de Sarkozy, les Bolloré, les Bouygues, les Bettencourt et leurs collègues du CAC 40, c'est plus d'argent pour nos retraites, la sécu et nos salaires.

Alors on ne lâche rien ! On continue en frappant de plus en plus fort !

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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 22:07

 Meeting unitaire 30 septembre 2010 à Niort 20h30 Théâtre Jean Richard avec Claude DEBONS Parti de Gauche membre du collectif national et Christian MAHIEUX Syndicaliste SUD - Solidaires 

RETRAITES : LA BATAILLE CONTINUE ! Nous ne lâcherons pas avant d’avoir obtenu le retrait de la loi !

Des manifestations d’ampleur exceptionnelle ont rassemblé des millions de personnes à travers tout le pays. Aujourd’hui, la bataille contre la réforme proposée par le gouvernement s’amplifie.

Le collectif unitaire (PC, PG, NPA, Europe écologie, FASE, ATTAC, CNL, Solidaires 79, Planning Familial) dénonce cette réforme injuste qui enterre la retraite à 60 ans, augmente les durées de cotisations et aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes, sans pour autant permettre de garantir la pérennité de notre système de retraites par répartition.

Le gouvernement a beau répéter qu’il n’y a pas d’autre choix, 70% des Français-es ne veulent pas de cette loi. Il n’y a pas de fatalité, ni démographique, ni financière. Ce n’est pas l’intérêt général des retraités, ni du pays qui guide les choix gouvernementaux. Avec sa contre-réforme de régression sociale et d’austérité, Sarkozy veut juste assurer les banquiers que la politique menée préservera leurs profits.

Nous voulons au contraire, garantir les droits du plus grand nombre, en partageant autrement les richesses. Nous nous battons tous ensemble avec des millions de citoyen-nes, avec les syndicats pour imposer le droit de vivre sans travailler pendant une partie de sa vie et celui de vivre en bonne santé les meilleures années de sa retraite.

De l’argent il y en a, une autre politique est possible. Nous pouvons, nous devons faire entendre nos exigences citoyennes Nous sommes des millions dans les rues : Monsieur Sarkozy, son gouvernement et ses représentants au parlement font la sourde oreille.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler plus » et la destruction des solidarités sociales.

Nous appelons à un GRAND MEETING CITOYEN pour stopper cet engrenage.

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Articles précédents:Tract unitaire diffusé à Niort en défense des retraites en préparation à la manifestation du 23 Septembre

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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 19:49
 
Le NPA reporte son congrès de mi-novembre à mi-décembre

PARIS — Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a décidé dimanche de reporter son congrès, prévu du 10 au 14 novembre, au 10, 11 et 12 décembre pour "laisser un mois de plus de discussions aux militants", a annoncé à l'AFP Pierre-François Grond, du comité exécutif du parti.

Cette décision a été prise lors du Conseil politique national (CPN) du parti d'Olivier Besancenot qui se tenait ce week-end à Pantin (Seine-Saint-Denis).

"C'est un report pour laisser un mois de plus de discussions aux militants du NPA et permettre de décaler les congrès locaux", a expliqué M. Grond.

Mais les textes du congrès qui aura lieu à Montreuil "ont été adoptés comme prévu" lors du CPN, ce week-end, a-t-il ajouté.

Le parlement du NPA se réunira à nouveau "les 6 et 7 novembre pour faire les derniers réglages avant le congrès et tirer les bilans de la séquence politique et sociale du moment".

Samedi, le CPN a adopté à 90% une résolution sur "la rentrée politique et sociale, les mobilisations et les retraites".

Dimanche, deux textes sur le programme ont été proposés et seront soumis au congrès. Un minoritaire et celui de la direction "sur les réponses à la crise" qui a été adopté à 83% des membres du CPN, selon M. Grond.

Par ailleurs, "trois textes d'orientation sont en concurrence". Celui soutenu par MM. Besancenot et Grond ("maintien d'un profil anticapitaliste, unitaire dans les mobilisations mais indépendant" du PS) a recueilli "un petit peu moins de 70%" au CPN, a-t-il affirmé.

Un texte plus unitaire estimant que "les portes sont encore ouvertes avec le Front de gauche" PCF-PG, a récolté 19% et un autre "plus identitaire" a obtenu 14%.

Tous ces textes seront bientôt disponibles sur le site internet du NPA, a précisé M. Grond.

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 17:41
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À la Fête de l’Humanité, les organisations constituant le Front de gauche ont présenté leur « programme partagé » en vue de 2012.

Avec 600 000 visiteurs, les organisateurs de la fête de l’Humanité peuvent se réjouir. Ce succès confirme que les acteurs du mouvement social et les militants de gauche dans leur diversité avaient fait le choix de se rendre à la Courneuve ce week-end. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, ce fut pour les militants du NPA l’occasion de riches débats sur la situation politique et sur les différentes réponses à gauche à la crise globale du système capitaliste et aux stratégies en présence pour faire plier le gouvernement et Sarkozy dans sa volonté d’imposer une contre-réforme des retraites. (Voir l’article p.11)
Mais cette fête restera surtout marquée par la présentation à l’Agora de l’Humanité du « programme partagé » des organisations du Front de gauche, PCF, PG et GU, en vue des prochaines élections présidentielles. Le NPA était poliment invité à assister à l’événement sans pour autant y intervenir. Mesurant l’ampleur de la crise sociale et politique que nous traversons et l’exigence exprimée dans la rue le 4 puis le 7 septembre contre le gouvernement, les porte-parole du Front de gauche affirmaient les uns après les autres et comme Pierre Laurent qu’ « on ne pouvait pas les laisser continuer pendant deux ans encore sous prétexte que l’échéance politique était en 2012 ». Invités pour l’occasion, les représentants de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature, de la fondation Copernic et de l’Appel des appels témoignaient de l’urgence sociale et de l’attente d’un débouché politique à la situation actuelle. Rapidement, le NPA étudiera les mesures du programme partagé afin de continuer le débat engagé avec le Front de gauche. Mais la question incontournable que ce document ne pose pas et que ses représentants esquivent dans les débats, est bien celle de l’unité avec le PS et plus spécialement de la fort probable constitution d’une nouvelle gauche plurielle.

Des questions éludées
Comment le Front de Gauche se situerait-il par rapport à une candidature d’un Dominique Strauss-Khan, actuel président du FMI, qui affame à coup de plans d’austérité la plupart des populations des pays touchés par la crise, y compris ceux gouvernés par les sociaux-démocrates comme en Grèce ou en Espagne ? Comment croire que le PS revenu au gouvernement annulerait la loi Woerth sur les retraites, alors qu’au début de l’été sa principale dirigeante ne défendait pas la retraite à 60 ans, et que son allié d’Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit, poignarde dans les médias cette revendication phare du mouvement social ?
La clarification s’impose mais elle ne doit pas être un obstacle à la mise en place d’un front de soutien aux luttes le plus large possible, y compris avec les militants socialistes qui partagent avec nous l’urgence de faire barrage aux mauvais coups qui pleuvent. Par ailleurs, dans son intervention au meeting sur le projet de contre-réforme des retraites, notre camarade Sandra Demarcq a tenu à réaffirmer la seule revendication susceptible d’unifier le mouvement social autours du mot d’ordre simple, précis et rassembleur : « Retrait pur et simple du projet ! »
Bien que chacun au Front de gauche s’en défende et récuse toute lutte des égos, la question de la candidature à l’élection présidentielle de 2012 est déjà posée, du député PCF du Puy-de-Dôme André Chassaigne invoquant sa légitimité « d’élu de terrain » à Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche et candidat permanent à la candidature, en passant par Pierre Laurent, secrétaire d’un PCF qui tient à garder sa place de pièce centrale de la coalition.
Les militants du NPA quant à eux n’entreront pas dans cette logique dépolitisante et restent concentrés sur la seule échéance décisive : faire gagner le mouvement social et se débarrasser au plus vite, par les mobilisations et par la rue, de ce président et de ce gouvernement qui mènent une politique raciste, liberticide et antisociale.
Alain Pojolat

Par Alain Pojolat - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 10:31

Résumé du meeting unitaire pour la défense de nos retraites qui a eu lieu le 8 septembre 2010 à Montreuil.
http://exigences-citoyennes-retraites.net/

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 17:03

Communiqué du NPA. Obtenir le retrait, c'est possible.

La journée de grèves et de manifestations du 7 septembre a été un succès considérable avec près de 3 millions de manifestants dans toute la France et de forts taux de grèves dans de nombreux secteurs.

Salariés du privé comme du public, jeunes, retraités et chômeurs , ont tous exprimé leur colère et leur rejet de la politique de casse-sociale du gouvernement .

Cette journée, après celle du 24 juin, montre que le projet sur les retraites est rejeté massivement par les salariés et une grande partie de la population.

Pourtant le gouvernement reste droit dans ses bottes et veut coûte que coûte imposer son projet de loi. Face à la détermination du gouvernement nous devons également leur montrer la nôtre.

L'enjeu aujourd'hui est bel et bien d'obtenir le retrait de cette réforme qui n'est ni amendable , ni négociable, en construisant un mouvement d'ensemble, généralisé de grève et de blocage de l'économie.

Sarkozy et Woerth ne retireront leur projet que contraint et forcé.

Aujourd'hui ceux et celles qui étaient en grève et dans la rue y sont prêts !

Le 7 septembre 2010.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 14:14

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot s'adresse à la presse, le 7 février 2010 à Saint-Denis

PARIS — Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, a estimé lundi que la journée de mobilisation prévue mardi sur les retraites était "déjà un succès" mais que "le plus important", c'était "la suite", car le gouvernement ne va pas si vite "nous faire le cadeau" de retirer sa réforme.

"Le 7 (septembre, NDLR) s'annonce déjà comme un succès à mon avis", a déclaré M. Besancenot sur LCI. Mais "le plus important c'est la suite", car "personne n'est naïf, je ne crois pas une seule seconde qu'Eric Woerth va débarquer à la télé le soir en disant : +Ecoutez, j'ai entendu la rue et je retire ma réforme et puis comme j'ai deux, trois casseroles en plus, je vais démissionner+", a-t-il poursuivi.

"Il ne va pas nous faire ce cadeau-là", "il faudra une suite et une suite rapprochée, c'est le rôle de l'intersyndicale" d'en décider, a-t-il ajouté, appelant à participer au meeting unitaire qui se tient mercredi soir à Montreuil à l'appel du collectif initié par Attac et la Fondation Copernic.

Pour M. Besancenot, "la rue peut avoir un pouvoir supérieur à celui des gouvernants", comme en 1995 contre le plan Juppé ou en 2006 sur le Contrat Première Embauche. "Il ne s'agit pas de réécrire la réforme, il s'agit de la retirer", car "il y a des moyens financiers pour un système de retraites à 60 ans à taux plein".

De plus, "l'issue de la présidentielle se joue maintenant" et "il faut affaiblir Nicolas Sarkozy en lui infligeant une défaite sociale", a-t-il affirmé.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 07:53
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Pour faire plier le gouvernement sur la contre-réforme des retraites et contre sa politique raciste et sécuritaire, une seule solution : se mobiliser par millions et préparer la grève générale.

Dans la campagne unitaire pour conserver la retraite à 60  ans, il y a beaucoup du rapport de forces global entre les classes qui est un train de se jouer. La situation dans quelques semaines ne sera pas la même si Sarkozy fait passer la réforme ou si, au contraire, le mouvement ouvrier réussit à la stopper.
L’impopularité de la réforme – qui est certaine – ne sera pas suffisante pour la stopper parce qu’on est tous confrontés au même problème : un certain recul des luttes, un certain reflux social, un certain ressac des mobilisations sociales. Depuis deux ou trois ans, peu de luttes ont été victorieuses. C’est lié à une stratégie d’éparpillement des luttes qui n’a que trop duré. C’est aussi lié à l’impact immédiat de la crise économique sur les consciences. Cette crise économique qui a débuté, il y a maintenant deux ans, est une crise de grande envergure. Quand on regarde l’histoire du capitalisme, on sait que lors de ce type de crise, le premier réflexe dans les couches populaires, n’est pas d’abord celui de la solidarité, pas d’abord celui de la révolte collective. C’est malheureusement trop souvent, la débrouille, le chacun pour soi, l’individualisme, la jalousie. On regarde les acquis sociaux du voisin en pensant que ce sont des privilèges, voire pire. Et les employeurs, dans le public comme dans le privé, nous disent : « t’es pas heureux, tu peux prendre la porte, parce que plein de gens veulent ta place, veulent bosser ». Alors ce n’est pas le moment de l’ouvrir, de revendiquer, et on sait que cela pèse sur les consciences.
La révolte comme antidote
La révolte solidaire est l’antidote à la crise économique, mais c’est un antidote qui produit souvent ses effets à rebours, en différé, une fois dépassées les illusions du chacun pour soi.
Après la crise de 1929, par exemple, et avant les grèves de 1934 et la grande grève de 1936 avec le Front populaire, il y a eu aussi 1933 en Allemagne et l’ascension du nazisme. Toutes proportions gardées, ces deux éléments sont présents dans la situation politique actuelle. Cela renforce le rôle du mouvement ouvrier, des organisations, de façon unitaire, le rôle des militants, ceux qui a priori sont un peu plus conscients de certaines choses. Et notre rôle est de brusquer le temps, d’accélérer les effets de cet antidote pour que cela aille plus vite et que cela se produise sur la question des retraites : nous devons agir collectivement là où nous pouvons peser.
La première chose que l’on peut faire, c’est renforcer notre camp en s’appuyant sur la dynamique de ce qui a déjà été réalisé ces derniers mois. Parce qu’il y a une attente extraordinaire et souvent sous-estimée dans les équipes militantes. Quels que soient les syndicats et les partis, il faut que cette campagne unitaire ait lieu. Quels que soient les désaccords politiques à gauche, on peut marcher séparément et frapper ensemble sur une question aussi essentielle que celle des retraites qui touche à l’héritage du mouvement ouvrier, pour défendre la retraite à 60 ans, à taux plein.
La deuxième chose est que l’on peut aussi affaiblir le camp d’en face, car la crise économique percute tout le monde. Même les classes possédantes, même les capitalistes. Certains à droite se disent que Sarkozy n’est pas forcément la bonne réponse de droite pour sortir de la crise. La fuite en avant nauséabonde, raciste, sécuritaire, écœurante à laquelle on a eu droit cet été, outre qu’elle est révoltante, consiste à essayer de faire oublier les problèmes politiques, économiques et judiciaires du gouvernement. Ce n’est pas la marque d’un gouvernement fort mais bien plutôt celle d’un gouvernement aux abois. Il y a des dissensions potentielles dans les classes possédantes qu’il faut savoir exploiter pour remporter des victoires.
On peut se dire que dans les semaines à venir, à n’importe quel moment la crise sociale peut se transformer en crise politique, voire en une crise de régime.
Quand on a commencé la campagne unitaire, on était bien loin de se douter que la campagne sur les retraites allait trouver ce curieux sponsor qu’est L’Oréal, à travers l’affaire Woerth-Bettencourt.
Woerth est soi-disant un homme d’honneur. Et il l’est à ce point qu’il le distribue en légions à ceux qui lui rendent des petits services, le gestionnaire de la fortune Bettencourt qui embauche sa femme, le comptable qui s’est occupé de la campagne municipale et de son micro-parti. Mais dans quelques jours, il devra expliquer à tous que les temps sont durs et qu’il faut se serrer la ceinture. Il est probable qu’en l’entendant, des centaines de milliers de personnes auront envie d’aller manifester.
Nous pouvons donc affaiblir le camp d’en face, mais à condition que la gauche sociale et politique, le camp du mouvement ouvrier ne tremble pas à la veille de la rentrée et que sa partie la plus libérale ne nous refasse pas le coup du discours alterné qui dit retraite à 60 ans puis, il faut peut-être travailler plus longtemps. La gauche doit avoir du cran pour réclamer non pas la réécriture mais le retrait, l’abrogation du projet de loi Woerth-Sarkozy, parce que pour le moment ce n’est qu’un projet de loi.
Dans cette campagne, on a décidé de donner des explications mais aussi de tracer des perspectives. Si la réforme n’est pas populaire, la bataille de l’opinion n’est quand même pas gagnée d’avance. On voit défiler dans les médias des commentateurs, des analystes, des experts, des économistes qui nous expliquent que les caisses de la Sécurité sociale sont vides, sans jamais nous parler des 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales qui vont aux gros groupes industriels capitalistes pour, paraît-il, créer de l’emploi. Ils nous envoient des experts pour expliquer qu’il faut travailler plus longtemps parce qu’on vit plus longtemps. Comme si ça ne pouvait pas être une chance extraordinaire de vivre plus longtemps si on a un système de protection sociale qui nous permet d’avoir du temps libéré de l’exploitation après une dure vie de labeur. Et puis, il y a les experts qu’on ne voit jamais. Ceux qui, par exemple, pourraient nous dire que si la population a vieilli depuis trente ans, les travailleurs sont aussi beaucoup plus productifs. Au quotidien, cela signifie que le taux de productivité horaire a augmenté de 70 % ! Mais la productivité est partie dans les profits et ces derniers n’ont pas servi à l’emploi mais à verser des dividendes encore plus importants aux actionnaires.

Répartition des richesses
La question centrale est donc bien celle de la répartition des richesses. Le Conseil d’orientation des retraites cherche 3 % du PIB, 3 % des richesses annuelles pour financer un système des retraites qui est paraît-il aux abois. 3 %, ce n’est rien par rapport aux 17 % qui partent chaque année sous forme de profits accaparés par une minorité qui, elle, ne connaît pas vraiment la crise. On pourrait aussi nous envoyer des experts pour tirer le vrai bilan des réformes successives, puisque depuis 1993, on n’arrête pas d’augmenter le nombre d’annuités nécessaires. La réalité c’est qu’il y a une toute petite minorité des salariés qui arrivent à faire les 37, 5 annuités qu’ils devaient effectuer avant la réforme Balladur, à cause du chômage, des licenciements, des préretraites, des maladies professionnelles. La seule conséquence des réformes est la baisse de 15 à 20 % du montant des pensions. C’est l’objectif de cette réforme et c’est ce que nous devons expliquer.
Et puis, il suffirait d’un commentateur qui ait un peu de mémoire pour rappeler que Sarkozy était le candidat du plein emploi alors qu’il y a entre 4 et 5 millions de chômeurs dans ce pays. Si on avait à la place 4 ou 5 millions de travailleurs à temps plein, cela ferait aussi 4 ou 5 millions de cotisants à temps plein... et les caisses de la Sécurité sociale seraient pleines. Et si en plus on augmentait les salaires, ce qui serait une mesure de salubrité publique, les caisses seraient pleines à craquer. Cela veut dire que si plutôt que de nous demander de travailler plus longtemps, on nous demandait de travailler moins, tout le monde aurait un emploi. Et personne ne parlerait du problème des retraites. Cela s’appelle le partage du temps de travail.
Donner des explications ne suffit pas. Il y a un problème de confiance collective. Steve Biko, une grande figure de la lutte contre l’apartheid, mort dans les geôles racistes d’Afrique du Sud, avait une belle formule : « La meilleure arme entre les mains des oppresseurs, c’est la mentalité des opprimés », c’est-à-dire nos mentalités, nos problèmes de confiance, de conscience. Notre responsabilité est donc d’essayer d’expliquer comment on peut gagner. Essayer de tracer des perspectives sociales et politiques. Sociales, parce qu’on n’est plus dans l’expectative. Le gouvernement nous a fait une vraie déclaration de guerre sociale, avec un lieu, une date, avec le vote à l’Assemblée et au Sénat. C’est en septembre, c’est en octobre et on ne va pas les en empêcher en les amadouant ou en les menaçant. On ne pourra les en empêcher que si on est capable d’établir un rapport de forces supérieur au leur. Si on est capable de créer ensemble un pouvoir supérieur au leur. Il y a dans ce pays une tradition de lutte et de résistance qui fait que la rue a un pouvoir. Elle en a eu en 1995 contre le plan Juppé, elle en a eu pendant le CPE.
On nous demande toujours si la rentrée sera chaude. Ce qu’on sait, c’est qu’elle aura lieu à l’heure, qu’elle commence tôt. Et qu’elle est globale. Pour nous la manifestation du 4 contre la politique raciste et sécuritaire du gouvernement et la première grande grève du 7 contre la réforme Woerth-Sarkozy, c’est la même et seule rentrée sociale et politique qui s’oppose à une politique libérale et qui veut taper. Encore faut-il qu’elle dure le temps nécessaire. Les mobilisations saute-moutons, cela ne marchera pas. Il faudra une suite rapprochée, faite de mobilisations prolongées, de grèves, de manifestations, d’un mouvement d’ensemble et d’une grève générale.
L’abrogation de cette réforme ne doit pas être une énième promesse électorale pour 2012 car ce serait prendre le problème à l’envers : l’issue des retraites ne se joue pas en 2012 mais, en revanche, beaucoup de l’issue de 2012 se joue dans la bataille des retraites.

C’est maintenant qu’il faut affaiblir le gouvernement et la droite.
Il faut également des perspectives politiques. On a aujourd’hui une droite dure qui s’assume : Sarkozy, c’est le régime des plus riches, fait par les riches pour les riches, c’est le régime de la peur qui joue sur les peurs.
Il faut donc aussi une gauche qui s’assume. Une gauche qui parle de lutte de classe, d’émancipation, qui s’adresse au prolétariat du xxie siècle, qui ne parle pas d’augmenter le pouvoir d’achat mais d’augmenter les salaires, qui ne parle pas de régulation mais de taxer les profits, qui ne parle pas d’humaniser la politique d’immigration mais d’égalité intégrale des droits, de régularisation de tous les sans-papiers. Une gauche, une autre gauche, celle de l’alternative qui parle aussi de projet de société. Le régime de la peur et des plus riches, on veut le renverser, pour mettre à la place un nouveau mode de production et de consommation qui soit rationnel, respectueux de l’environnement, égalitaire, où les richesses seraient partagées entre toutes et tous, contrôlées et réappropriées par toutes et tous, car la mise en cause de la propriété est essentielle.
Dans l’héritage du mouvement ouvrier, il y a aussi les héritages politiques.
Blanqui disait : « Notre projet ne serait qu’un mensonge s’il devait n’être que la substitution d’une forme de gouvernement à une autre. Il ne suffit pas de changer les mots, il faut changer les choses. Notre projet, c’est l’émancipation des travailleurs, c’est la fin du régime de l’exploitation et l’avènement d’un ordre nouveau qui affranchira le travail de la tyrannie du capital. »
Nous devons gagner la bataille sur les retraites, nous ne voulons pas être la génération qui a perdu les retraites.
Olivier Besancenot (intervention au meeting unitaire sur les retraites, à Port-Leucate, le 27 août).

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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