Ce jeudi 6 mai, à
l'initiative du Collectif unitaire « Pas de bébés à la consigne », les salarié-e-s de la petite enfance ont fait grève et ont manifestés à Niort, Poitiers La Rochelle , Angers,
Angoulème, Cognac contre l'ensemble des mesures qui s'attaquent à leurs conditions de travail et à la qualité d'accueil des jeunes enfants.
Dans de nombreuses régions, des manifestations ont eu
lieu
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Mobilisation en
Deux-Sèvres:
voir article Nouvelle République : Crèches: la mobilisation ne faiblit pas
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Les crèches en grève
Le mouvement contre le projet de loi de Nadine Morano a été très suivi, hier, à Cognac.
Les grévistes ont sensibilisé leurs collègues de la mairie. Photo Ph. M.
Trois sur trois. Après les journées du 11 mars et du 8 avril, le personnel des crèches de Cognac s'est une nouvelle fois associé à une journée de mobilisation
nationale contre le projet de loi de Nadine Morano sur la petite enfance, hier. Les trois quarts des 45 employés ont fait grève, entraînant une fermeture de toutes les crèches le matin, et de
Gribouille toute la journée.
« Embêter les parents, ce n'est pas notre truc. C'est pour cela que la moitié du personnel reprend pour l'après-midi. On a expliqué nos motivations dans les
structures. En général, les parents nous soutiennent », observe Sylvie Chauvet, infirmière puéricultrice et responsable petite enfance de la Ville.
La signature du maire
Le maire Michel Gourinchas, qui les a reçues hier à 9 heures, a volontiers apporté sa signature à une pétition qui sera envoyée à l'Élysée. Les grévistes ont
expliqué leurs craintes. La loi prévoit une augmentation de 15 à 20 % du nombre de places, dans les mêmes locaux. La capacité de Pomme d'Api, par exemple, passerait ainsi de 60 à 72 enfants,
alors que les professionnelles confient avoir déjà des difficultés à faire face.
Le mouvement dénonce aussi l'abaissement de 50 % à 40 % de la proportion de personnel le plus qualifié, auxiliaires de puériculture, éducatrices de jeunes enfants
et puéricultrices, au profit des CAP petite enfance. « Cela signifie ne pas reconnaître l'importance des professions spécialisées sérieuses, avec d'une à quatre années d'études », dit le texte
de la pétition.
Une formation plus courte
Les grévistes s'inquiètent du flou régnant autour du concept de « maisons d'assistantes maternelles », qui permettraient à quatre « nounous » d'accueillir 16
enfants dans un lieu commun. De plus, leur formation, déjà courte, va passer de 60 heures à 30 heures.
« Nous demandons l'abandon immédiat de ce texte, car nous considérons que l'accueil des tout-petits est trop important pour ne le considérer que sur le plan
financier », clame le personnel spécialisé. Les grévistes ont fait le tour des services municipaux, où la pétition a été unanimement suivie, avant d'aller faire connaître leur combat dans les
rues de Cognac.
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Mobilisation à Poitiers (Nouvelle République
“ L’alerte générale ” lancée pour la petite enfance
Les manifestants ne veulent pas de structures d’accueil payantes se substituant aux crèches avec plus d’enfants par professionnel et des personnels moins
qualifiés. : (Photo NR)
Une centaine de salariés de crèches et des parents ont manifesté, hier, leur opposition aux modifications de l’accueil des jeunes enfants.
Des professionnels de la petite enfance et des parents de jeunes enfants maintiennent la pression pour que le gouvernement retire le
décret sur l’accueil collectif ainsi que la proposition de loi sur les Maisons d’assistantes maternelles.
Une centaine d’entre eux ont manifesté, jeudi, à partir de 13 h, dans la cour de l’hôtel de ville, à l’appel de la CGT et du Collectif « Pas de bébé à la consigne ». La FSU était
également représentée.
Des parents solidaires
Véronique, éducatrice à la crèche de Dissay et maman d’un bébé, s’inquiète du devenir de son métier et de la qualité de l’accueil des petits dans les nouvelles
structures mises en place. Les parents de Jasmin (2 ans et demi) et de Léon (6 mois), venus de Vivonne expliquent les raisons de leur présence : « Nous tenons à conserver
notre personnel qualifié à la crèche parentale et la façon dont on s’occupe des tout-petits. Bébé à la ville ou à la campagne, les préoccupations sont les mêmes. »
La journée de mobilisation d’hier, a pris la forme d’une grève ou d’un débrayage. Deux crèches de Poitiers sur douze ont été fermées : L’Île aux Enfants et Les P’tits Mousses. Début avril, les
contestataires s’étaient déjà manifestés à l’appel de la CGT et de FO. Pour les mêmes motifs. « Malgré nos journées d’action, le gouvernement persiste. Nous ne lâcherons rien face aux
contre-vérités énoncées par la secrétaire d’État chargée de la famille. Nous décrétons l’alerte générale pour la petite enfance », déclarait Fabienne Nivet de la CGT des territoriaux
de Poitiers.
En cortège et en chansons, les manifestants ont accompagné une délégation à la préfecture où elle a pu exprimer ses revendications.
Marie-Catherine Bernard
la Nouvelle République
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Nationalement
PARIS (AP) — Les personnels de la petite enfance se sont à nouveau mobilisés, jeudi, à l'appel du collectif "Pas de bébés à la consigne", contre le projet de
décret gouvernemental assouplissant les conditions d'accueil dans les crèches. Le mouvement -que ce soit la grève ou les manifestations- a toutefois été moins suivi que lors des deux
précédentes journées d'action des 11 mars et 8 avril.
A Paris, un défilé entre la place de la Bastille et les abords de celle de l'Opéra a rassemblé jeudi matin 2.300 manifestants, selon la police, 6.000, selon les
organisateurs. Le 8 avril dans la capitale, les manifestants étaient entre 4.700 et 10.000 selon les sources.
Des rassemblements, qui ont mobilisé quelques dizaines à quelques centaines de personnes à chaque fois, ont également été organisés dans une quarantaine de villes
en province.
Le mouvement a encore entraîné la fermeture de nombreuses crèches, mais moins que les deux fois précédentes. A Paris, selon la mairie, 97 crèches sur 439 étaient
fermées, contre 240 le 8 avril.
A Lyon, on comptait 23 crèches fermées sur 48 contre 26 lors du précédent mouvement. A Bordeaux, 24 crèches sur 30 étaient fermées contre 27 lors de la dernière
journée de mobilisation. A Nantes, la mobilisation restait en revanche inchangée avec 3 crèches sur 24 fermées, et les autres ouvertes totalement ou partiellement, selon la mairie. A Rennes, la
mairie comptabilisait 40% de grévistes, mais aucun établissement fermé, les personnels ayant opté pour quelques heures ou une demi-journée d'arrêt de travail.
Le collectif, qui regroupe plusieurs dizaines d'associations et de syndicats, a reconnu une baisse de la mobilisation. "C'est normal. Le mouvement reprend son
souffle avant de retrouver de nouvelles forces le 29 mai", date à laquelle une manifestation nationale est organisée à Paris, a déclaré Christophe Harnois, porte-parole du collectif, jeudi à
l'Associated Press.
Le collectif, qui demandait à être reçu par le président Nicolas Sarkozy à l'occasion de cette nouvelle journée de mobilisation, n'a pas obtenu satisfaction. "Nous
n'avons eu aucun contact avec l'Elysée et on réitère notre demande d'audience", a ajouté M. Harnois.
Le collectif exige toujours le retrait du projet de décret gouvernemental assouplissant les conditions d'accueil dans les crèches, dont la parution au "Journal
officiel" est annoncée pour juin.
Ce projet prévoit de limiter les 10% d'accueil en surnombre autorisé depuis 2007 "certains jours de la semaine", aux seuls "établissements ou services d'une
capacité égale ou inférieure à vingt places". Il l'augmente à 15% pour les crèches comportant jusqu'à 40 places, et à 20% pour celles supérieures à 40 places, sans pour autant augmenter le
nombre d'adultes présents.
Le projet prévoit également de baisser de 10% (passant de 50% à 40% au moins de l'effectif total d'encadrement) le nombre de "puéricultrices diplômées d'Etat, des
éducateurs de jeunes enfants diplômés d'Etat, des auxiliaires de puériculture diplômés, des infirmiers diplômés d'Etat ou des psychomotriciens diplômés d'Etat", présents dans les
établissements. AP
Mobilisations « Petite enfance »
- Ce jeudi 6 mai, à l'initiative du Collectif unitaire « Pas de bébés à la consigne », les salarié-e-s de la petite enfance seront de nouveau grève contre l'ensemble des mesures qui
s'attaquent à leurs conditions de travail et à la qualité d'accueil des jeunes enfants.
Dans de nombreuses régions, des manifestations sont organisées.a pas en . Ci-après, la liste des initiatives en Deux-Sèvres et dans les départements proches.
Niort: rassemblement à 11h30 devant la Mairie
Angers :
Rassemblement le jeudi 6 mai Place du Mail
à ANGERS de 17h30 à19h.
Il est proposé au personnel des crèches de manifester et permettre ainsi aux Directrices qui soutienne le mouvement de fermer au public dès 17h30.
Les parents sont sollicités pour rejoindre les personnels.
Poitiers :
le 6 mai à 13h dans la cour de l'hôtel
de ville:
manifestation intersyndicale des crèches territoriales, des crèches associatives et parentales, des CCAS (Poitiers, Châtellerault, Niort...), des écoles maternelles, des services municipaux (tous
concernés parents et/ou futurs parents)...... soyons encore une fois nombreuses et nombreux!!!!!!!! une délégation (CGT, FSU, ACEPP86...) devrait être reçue à cette occasion à la préfecture.
La Rochelle :
La Rochelle, à 11 h dans la cour de
l'Hôtel de ville.
Il est prévu un sit-in à 17 h30 devant la préfecture
Article La Nouvelle République (cliquer sur le lien)
: http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Economie/Social/Aujourd-hui-les-creches-piquent-une-grosse-colere
Article Courrier de l'Ouest
Communiqué du
NPA
Les salariés de la petite enfance en grève le 6
mai.
La lutte continue contre le décret de Nadine Morano, ministre de la
famille, qui vise à
dégrader les conditions d'accueil et de travail dans les crèches.
Après la grève du 8 avril et la manifestation de 10 000 personnes, le 6 mai, une nouvelle
journée de grève, à l'appel du collectif « Pas de bébés à la consigne », aura lieu pour rejeter ce
décret et les nouvelles dispositions qu'il prévoit notamment les nouvelles normes
d'encadrement instaurant un surnombre de 120%, dégradant considérablement les conditions
d'accueil pour les jeunes enfants et les conditions de travail des personnels.
Le gouvernement doit retirer le décret Morano et la loi UMP sur la petite enfance et les
maisons d'assistantes maternelles, décret et texte de loi qui font écho complètement à la
directive européenne sur la dérégulation des services publics.
Faire des économies sur le dos des enfants et des personnels, c'est inacceptable !
Le NPA soutient la mobilisation des salariés et leurs revendications, par exemple le maintien
et l'amélioration des taux d'encadrement par l'embauche en nombre suffisant de personnels
formés dans des écoles publiques gratuites, la création des 40 000 places manquantes dans les
crèches.
Le NPA sera présent à la manifestation, à partir de 10h, Place de la Bastille.
Le 5 mai 2010.