
Préalablement, nous voulons préciser que notre démarche s'inscrit, comme toutes nos interventions, dans un objectif de développement de la ville à court, moyen et long terme, avec comme trame de fond les aspects économiques, financiers, environnementaux et sociaux.
Aujourd'hui nous aborderons le projet de village golf. L'étude de faisabilité est en cours et ce dossier devrait être à l'ODJ du conseil municipal du 30 juin.
Nous sommes en face d'un projet global de village golf, porté par le maire de façon énergique dirons nous, et qui, au stade où il en est aujourd'hui, nous interroge sur des aspects à la fois fondamentaux que tant techniques qu'économiques et financiers qu'environnementaux.
Premier aspect qui nous interroge et qui nous semble être un gros problème, la RN 249 et le bruit des véhicules.
A la fois les golfeurs vont jouer au bord de la RN 249 et les maisons qui seront construites s'approchent de la 2 X 2 voies. Alors qu'au cours des années 1990, les riverains de Rhéas et de Bellefeuille s'étaient érigés en association pour repousser la rocade, aujourd'hui on s'en rapproche. Jean Michel Bernier avait lui même soutenu cette démarche à l'époque qui avait abouti. En plus le trafic va augmenter avec la réalisation du tronçon que nous attendons tous avec impatience.
Deuxième aspect : les questions économiques et financières
Sans vouloir faire de pessimisme et croire en la reprise, nous sommes tout de même en période de crise. On doit donc s'interroger sur la mise en place de nouvelles infrastructures et d'activités qui vont générer des coûts supplémentaires pour nos finances publiques et donc par conséquence pour nos concitoyens, même si les nouvelles habitations génèrent des rentrées fiscales (rappelons que M le Maire avait fait une erreur de calcul d'un demi million d'euros sur cet aspect).
Sur le coût des parcelles du futur lotissement : un surcout de 8 à 10 € / m2 est annoncé pour financer le golf. Est ce judicieux en période de crise pour les habitants voulant accéder à la construction ?
L'engagement de la ville a soutenir l'association qui pourrait gérer le golf est bien sûr un choix de politique d'aide aux sports comme cela existe déjà. Mais là, annoncer déjà 50 à 70 000 € de subvention en période de croisière, interroge sur le niveau d'aide nécessaire au démarrage du golf, le temps de la montée en charge du nombre d'adhérents et des ventes des prestations. Sera ce le double les premières années ?
Troisième aspect : les questions environnementales
A l'heure du grenelle de l'environnement et de la relocalisation des productions agricoles, à cause du coût de l'énergie, et pour répondre à la demande des consommateurs d'aller pour une partie de leurs achats vers des circuits courts (c'était d'ailleurs le thème porté par le conseil de développement durant la foire expo), le remplacement d'une exploitation agricole par un golf est contradictoire avec cette évolution.
Enfin , au stade où en est ce projet qui engage Bressuire pour l'avenir et en fonction des interrogations que nous avons, nous demandons qu'il y ait un débat public sur le projet de village golf et qu'il soit présenté aux Bressuirais lorsque l'étude de faisabilité sera terminée et avant que le conseil municipal prenne sa décision sur sa mise en place ou non.
Nous pensons que le calendrier au pas de charge dans lequel il est calé (présentation des résultats de l'étude de faisabilité aux conseillers municipaux en réunion interne le 28 juin pour un décision le 30 juin, soit 48 h après) n'est pas de nature à permettre à l'ensemble du conseil municipal de décider en toute sérénité.
Les choix qui seront faits maintenant seront irréversibles et engagent l'avenir de notre population actuelle et à venir.
Nous appelons les Bressuirais à s'exprimer sur ce sujet en nous interpellant directement ou en se connectant sur notre site http://elan.citoyen.free.fr, à la rubrique 'écrivez-nous'.
Christophe BEALU
Marie-Andrée RUAULT
LE 11 JUIN 2010









