Droits de l'homme


Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 10:54

Comme un serpent de mer, pouvoirs publics, gouvernement et une partie des parlementaires font remonter régulièrement la suppression des allocations familiales comme LA solution pour lutter contre un absentéisme scolaire qui au demeurant reste très marginal.

Les allocations familiales ne sont pas des bons points distribués aux « bons » parents. Elles sont un droit garanti au sein de notre système de la Sécurité sociale. Elles visent explicitement à la compensation des charges d’enfants pour alléger des dépenses que n’ont pas les ménages sans enfant.

Leur suppression pour motif d’entorse à l’assiduité scolaire n’apportera aucune aide dans ce domaine aux parents ni aux jeunes frappés par une telle sanction. Elle sera source au contraire d’aggravation des conditions de vie de l’ensemble de la famille. Il s’agit d’une punition au caractère archaïque, indigne des valeurs républicaines qui figurent en trois mots au fronton de nos mairies.

Dans une société où la vie devient de plus en plus dure pour un nombre toujours plus grand de familles, où l’avenir apparaît bouché, où le chômage et la précarité des jeunes sont galopants, la seule réponse du gouvernement et sa majorité parlementaire, est d’accentuer encore l’arsenal répressif en direction des enfants, des jeunes et leurs parents.

D’autres outils coercitifs sont en lice avec la multiplication de fichiers informatiques où figurent les comportements et « résultats » des enfants dès l’école maternelle, tout au long de leur scolarité et au-delà. Un nouveau fichier des enfants « décrocheurs » est en préparation. La mise en place de cette surveillance étroite des familles et leurs enfants, n’est pas suffisamment relayée, d’après le gouvernement, par les élus de tout bord, maires, conseillers généraux et inspections d’académie. Qu’à cela ne tienne, il est envisagé de faire appel aux préfets pour l’application effective des sanctions. La méfiance entretenue vis-à-vis des jeunes et leurs familles devient particulièrement malsaine. Non, les parents ne sont pas les seuls responsables du devenir de leurs enfants, un enfant vit dans une société donnée qui doit lui apporter les moyens de grandir harmonieusement dans le respect de ses besoins et de sa personnalité.

La confiance et l’accompagnement bienveillant des familles et des jeunes doivent être restaurés d’urgence. Cela passe par le retour à des conditions de vie, d’accès à l’emploi, de salaires et de droits sociaux dignes de notre époque où la création de richesses foisonne grâce aux progrès des sciences et des techniques. Chacun-e doit en partager les fruits dès sa naissance.

Une prise en charge qualitative des enfants grâce à des modes d’accueil de qualité, un système scolaire disposant de moyens matériels et d’enseignants formés et en nombre suffisant, sont les garants indispensables du bon développement des enfants. Les enfants doivent pouvoir être pris en charge après l’école dans le cadre d’activités sportives, culturelles ou de loisirs, accéder au droit à de vraies vacances, sources de découvertes et de resserrement des liens familiaux ou avec leurs pairs. Beaucoup de solutions connues existent qui placent l’enfant dans une problématique dynamique de son développement. Cela demande des moyens qui ne sont pas mis à disposition, ni des professionnels, des parents et des enfants. C’est un très mauvais pari sur l’avenir.

La CGT continuera d’œuvrer pour l’émancipation des salariés, c’est pourquoi elle se prononce contre les mesures envisagées et demande la suppression de tout l’arsenal répressif déjà en place, contraire aux règles éducatives et aux droits humains fondamentaux.

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 18:56

extrait de Rezocitoyen: http://www.rezocitoyen.org/spip.php?article8726

samedi 1er mai  à 11h 30 heures dans les jardins du CAC à Niort

, par LDH-79

La Ligue des droits de l’Homme de Niort et des Deux-Sèvres appelle à participer aux manifestations du 1er mai aux côtés des organisations syndicales : A Niort Place de la Brèche à 10 h

Il y a trois ans, la LDH n’était pas de ceux qui voyaient dans le triomphe de Nicolas Sarkozy l’annonce d’une nouvelle ère de prospérité pour tous. La rupture ne pouvait être qu’un slogan de campagne propre à mobiliser son propre camp : une posture martiale aux accents de réussite individuelle semblait avoir forgé un héraut.

Trois ans après, la réalité apparaît dans tous ses éclats : c’est une contre-réforme qui se met en place. En prétendant libérer l’initiative individuelle de tous, Nicolas Sarkozy restera celui qui a permis un transfert de richesses massif vers les plus riches. Aujourd’hui, les plus pauvres sont encore plus pauvres et les plus riches sont encore plus riches. Tout l’arsenal est mis en œuvre : déréglementation du travail, démultiplication des moyens des opérateurs sur les marchés financiers, limitation de la protection sociale, réduction des services publics… Oui, pour les droits, il y a urgence ! En affirmant assurer la sécurité de tous, c’est la mise en cause de toutes les libertés qui s’est développée, l’augmentation fantastique des gardes à vue, l’aggravation systématique des peines, le recours de plus en plus large à l’emprisonnement, la diminution organisée de tous les pouvoirs indépendants de contrôle… Oui, pour les libertés, il y a urgence ! Et pour demain se profilent une révision générale des retraites qui va aggraver les inégalités, une énième réforme des lois sur le séjour des étrangers qui va criminaliser un peu plus les migrants eux-mêmes et les militants qui les soutiennent, et une réforme des procédures pénales qui se gardera bien d’assurer l’indépendance de la justice… Mais c’est la crise, dit-on… Comme si tout le monde en supportait la même part ! C’est oublier que si elle est systémique, que la vulnérabilité est différentielle : ce sont les plus fragiles qui en paient le prix le plus lourd, au péril de leur travail, de leur famille, de leur vie parfois. Oui ! Pour maintenir les libertés : oui ! Pour lutter contre les inégalités, c’est l’urgence ! A cette occasion, la LDH rappelle qu’elle lance un appel public aux citoyens : le moment est venu de tracer entre nous, entre toutes les forces associatives, syndicales, politiques, un « pacte d’initiative » contre les régressions politiques et sociales. Un pacte qui montrera que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Un pacte qui définira le socle des droits fondamentaux, indivisibles, inaliénables et universels. Un pacte qui affirmera que le temps est venu de dépasser les batailles éphémères et ponctuelles pour (re)construire une société de solidarité.

En ce 1er mai 2010, la LDH de Niort et des Deux Sèvres, appelle ses militantes et ses militants, à se joindre aux côtés des organisations syndicales qui ont décidé de cette action commune.

Rassemblement le 1er mai contre les thèses de l’extrême droite : à Niort 11h 30 heures – Jardins du CAC- :

Brahim B., 29 ans, profitait seulement d’une journée ensoleillée, il ne savait pas que des mains criminelles allaient le précipiter dans la seine et mettre fin à ses jours. Les auteurs venaient de quitter le défilé du Front national. C’était le 1er mai 1995 à Paris. Depuis d’autres noms sont venus allonger la sinistre liste des victimes de crimes racistes. Si toutes les victimes ne connaissent pas la fin tragique de Brahim, les actes sont, eux, tout aussi immondes, car ils se nourrissent de la même source : la haine ; et suivent la même trajectoire : le rejet de l’autre. En France, en 2010, le débat sur l’identité nationale a délié les langues…, le discours de la droite, de surenchère en surenchère, se radicalise… Sans attendre il y a lieu de dénoncer les comportements, de plus en plus habituels, de dirigeants politiques qui face à la difficulté de leur camp se retournent vers les thèses de l’extrême droite

La Ligue des droits de l’Homme de Niort et des Deux-Sèvres appelle au rassemblement annuel citoyen organisé le samedi 1er mai 2010 à 11h 30 heures dans les jardins du centre culturel François Mitterrand -le CAC- à Niort

Pour la LDH, Jean-Pierre Gaillard

Président de la Ligue des droits de l’Homme de Niort et des Deux-Sèvres

Membre du comité régional Poitou-Charentes de la LDH

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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 09:58

Le dispositif répressif pour la manif du 23 mars 2010

La police suit les "éléments dits extrêmes" dans la manifestation

La police suit les "éléments dits extrêmes" dans la manifestation

Dispositif policier devant la préfecture : les grilles anti-émeutes, du jamais vu.

Dispositif policier devant la préfecture : les grilles anti-émeutes, du jamais vu.

La police prète à bondir sur les "éléments dits extrêmes" devant la préfecture

 

Dispositif policier devant la préfecture

Dispositif policier devant la préfecture

Policier en civil sur fond de dispositif policier démesuré

Policiers prêts à bondir sur les "éléments dits extrêmes" devant la préfecture

Souriez vous êtes filmés...

La bac à la recherche des "éléments dits extrèmes" perdus

Dispositif policier beaucoup plus classique pour Poitiers 

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 08:37
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Si la crise est en partie responsable de l’augmentation des plans sociaux et des chiffres du chômage, la nouvelle convention Unedic est à l’origine de l’explosion du nombre de personnes qui se retrouvent sans aucun revenu.
Un million de chômeurs en fin de droits en 2010, soit 30 % de plus en un an, dont 400 000 n’auront aucun revenu car ils ne sont pas éligibles au RSA ni à l’allocation spécifique de solidarité1 (ASS). Et ce ne sont pas les annonces faite par Laurent Wauquiez, le 25 février, qui changeront quelque chose car le gouvernement et le patronat persistent dans leur refus de prolonger l'indemnisation des chômeurs en fin de droits.
Cette situation est bien évidemment le résultat de la crise du capitalisme – 2 200 plans sociaux en 2009 – mais elle découle aussi des conditions d’indemnisation. En effet, pour toucher l’ASS d’un montant de 460 euros, il faut avoir travaillé au moins cinq ans dans les dix dernières années. Résultat, seul un chômeur sur deux est indemnisé. C’est donc bien le problème de la dégradation des conditions d’indemnisation qui est posé : pour ceux qui justifient de quatorze mois de cotisations, la durée d’indemnisation est passée de 30 mois en 1992 à 14 mois en 2009, soit une diminution de plus de la moitié. Et le montant global des allocations chômage versées ne cesse de baisser depuis 2004 (27 milliards en 2004, 22, 7 en 2007, alors que le nombre de chômeurs, lui, n’avait pas baissé…). Le directeur général de Pôle Emploi reconnaît d’ailleurs les effets de la nouvelle convention d’assurance chômage : « On bénéficie plus vite du régime d’indemnisation mais on en sort aussi plus vite ». Cette situation est aussi le bilan de la politique « d’activation des dépenses passives » décidée par le Medef et ses complices syndicaux : au lieu de servir à l’indemnisation des chômeurs, l’argent des cotisations est l’objet d’un véritable détournement puisqu’il sert à engraisser de nombreuses boîtes privées auxquelles sont sous-traitées certaines recherches d'emploi et qui font du business sur le dos des chômeurs (Ingeus, par exemple).
Pour résoudre le problème, les propositions du patronat et du gouvernement sont une véritable provocation : certains contrats aidés pourraient être réservés en priorité aux chômeurs en fin de droits et les patrons qui les embauchent bénéficieraient de nouvelles exonérations de cotisations… Cela permettrait donc d’avoir le privilège de bénéficier de contrats précaires, à mi-temps et payés au Smic !
Dans le même mouvement, le gouvernement en rajoute en choisissant la répression et ressort la chasse aux fraudeurs. Dans le cadre de la loi Loppsi 2, trois amendements ont été adoptés visant à renforcer les possibilités de contrôle et donc à transformer les salariés de Pôle Emploi en flics. Concrètement, les agents en charge de la lutte contre la fraude seront assermentés et pourront dresser en cas d’infraction des PV qu’ils transmettront au Procureur de la République. Le secret professionnel sera levé entre différents services. Sans attendre le vote de ces amendements, Pôle Emploi a déjà commencé à s’organiser pour « améliorer » la chasse aux « fraudeurs ».
Cette disposition s’inscrit dans le cadre de la convention tripartite Unedic-État-Pôle Emploi signée début 2009, où il était clairement affiché un indicateur « d’effectivité du contrôle de la recherche d’emploi » avec un suivi du taux de radiation.
Les quatre organisations de chômeurs (AC, Apeis, MNCP et CGT privés d'emploi) ont donc décidé de lancer un appel commun réclamant la prolongation des droits des chômeurs arrivés en fin de droits ou qui vont y arriver et l’assouplissement des conditions d’accès à l’ASS. Pour financer ces mesures d’urgence, les associations de chômeurs rappellent que l’argent existe : « Il s’agit à tous le moins des 5 milliards d’exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires, des quelque 4 milliards de ces exonérations dues au régime favorable des heures supplémentaires que le gouvernement a instauré ».
Le NPA soutient cet appel. Aucun revenu inférieur à 1 500 euros net !
Lucas Maldini

1. L'ASS, prend le relais de l’allocation chômage sous certaines conditions.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 08:31

Après le premier succès de la mobilisation le 17 février (des centaines d’établissements fermés), associations et syndicats, représentant les familles, les professionnels de la petite enfance et de l’Education nationale réunis dans le collectif « Pas de bébés à la consigne »*, nous appelons à une journée nationale d’action et de grève jeudi 11 mars 2010 pour exiger un véritable plan d’urgence pour un accueil de qualité de la petite enfance.


Manifestations ou rassemblements organisés à l'appel du collectif "Pas de bébés à la consigne !"

Revue de presse suite à l'appel du collectif "Pas de bébés à la consigne !"

Vous trouverez en document attaché :
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 11:16
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Alors que le gouvernement stigmatise les travailleurs immigrés, le 1er mars, une « journée sans immigrés » est organisée en France afin de « changer le regard sur l’immigration ».

En septembre 2009, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, suscitait l’indignation  en disant, lors de l’université d’été de l’UMP : « Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Confronté au manque d’initiatives des acteurs de la gauche, un collectif1 s’est créé et a décidé d’organiser une action, le 1er mars, une « journée sans immigrés ». Ce jour-là, les immigrés sont appelés à ne pas participer à la vie économique du pays, c’est-à-dire ne pas se rendre au travail et ne pas consommer. « 24 heures sans nous » sera le slogan de cette journée, une action inédite qui a pour but de montrer que l’immigration n’est pas un « problème » mais représente au contraire un apport important à l’économie du pays.
Une action similaire, « A day without an immigrant », a eu lieu, le 1er mai 2006, aux États-Unis sous l’administration Bush, après l’annonce d’un projet de loi prévoyant que « toute personne résidant illégalement aux États-Unis sera considérée comme criminelle, ainsi que toute personne hébergeant ou employant un immigré clandestin ». Près de deux millions de manifestants avaient défilé ce jour-là à Los Angeles.
En France, le mouvement de grève des 6 000 travailleurs sans papiers, qui a débuté le 12 octobre, a fait tomber l’argument mensonger de la droite présentant les immigrés comme des assistés profitant des aides sociales. De nombreux secteurs d’activité sont touchés par ces grèves : sociétés de nettoyage, chantiers du tramway, BTP, boîtes d’intérim, aides aux personnes…

Les grévistes réclament leur régularisation et l’accès aux droits fondamentaux de tous les travailleurs. Ils font éclater au grand jour leurs conditions de travail et leur exploitation indigne. Ils montrent qu’ils sont au cœur d’un système, utilisés comme une main-d’œuvre bon marché par des entreprises privées et publiques tout en étant victimes de la répression policière. Cette grève met les patrons et le gouvernement dans l’embarras car elle montre clairement que la situation des sans-papiers profite aux patrons en leur permettant de dégrader les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.
L’initiative de la journée sans immigrés du 1er mars se veut une action coup de poing, une occasion de montrer que la France ne peut se passer de l’immigration et de susciter une prise de conscience dans la population. Elle est devenue rapidement très populaire auprès des immigrés et des enfants issus de l’immigration. Les réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter, ont contribué à ce boom médiatique. Des milliers de personnes se déclarent aujourd’hui prêtes à rejoindre ce mouvement du 1er mars.
Même si on peut se réjouir de cette initiative, aucune manifestation n’est prévue ce jour-là afin, selon les fondateurs du collectif, d’éviter des débordements. Le cadre organisationnel s’est voulu dès le départ informel et flou pour « rester une plateforme la plus large possible, pour toucher le plus grand nombre, de droite comme de gauche » (Nadia Lamarkbi, présidente du collectif). Une lettre a même été envoyée par le collectif à Nicolas Sarkozy pour qu’il se joigne à cette initiative de par ses origines hongroises. On espère que c’est par dérision…
Les personnes victimes du racisme au quotidien sont souvent les plus précaires et les plus pauvres et certaines ont déclaré ne pas pouvoir prendre le risque de s’absenter du travail. Le collectif n’a pas su impliquer les syndicats pour déposer un appel à la grève massive à cause d’une prétendue peur de récupération politique. Il propose à défaut la mise en place d’un brassard solidaire. Un appel à la grève associé à une manifestation aurait permis à un plus grand nombre de personnes, immigrées ou pas, de s’impliquer et de rendre cette action plus visible. Aucune stratégie à long terme n’a été définie et on peut regretter le manque de revendications. Une telle initiative aurait pu être l’occasion de faire le lien avec la régularisation de tous les sans-papiers, la suppression du ministère de l’Identité nationale.
Les limites de la journée sans immigrés du 1er mars en France ne doivent pas nous empêcher de constater que cette action est une des rares propositions concrètes qui a émergé au moment où le gouvernement utilise le racisme comme arme de division. La gauche française a été malheureusement incapable ces derniers mois d’apporter une réponse conséquente à la question du racisme d’État et aux multiples dérapages du gouvernement. Le NPA doit à présent se saisir de cette journée et être une force de proposition, soutenir cette action et la rendre plus combative afin qu’elle serve comme point d’appui pour la suite. Dans le contexte que nous vivons, le NPA fait de la question du racisme une priorité et cherche à construire un large mouvement antiraciste.
Laetitia

1.
http://www.la-journee-sans-immigres.org

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Grève des sans papiers : on bosse ici! On vit ici! On reste ici!

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 08:27

 
Mercredi prochain 24 février 2010 aura lieu le 11ème cercle de silence à Niort. Ce jour là à 18 heures, des femmes et des hommes se placeront en forme de cercle sur l'esplanade de la place de la Brèche. Ils entendent ainsi protester de manière silencieuse contre le traitement souvent inhumain qui est infligé aux "sans-papiers" dans notre pays. A Niort, cette manifestation silencieuse est organisée par l'association ARDDI (Association pour la Reconnaissance et la Défense des Droits des Immigrés). Elle dure une heure (chacun est libre d'y participer le temps qu'il veut).

Autre rendez-vous :
Suite à différentes demandes de rendez-vous à la Préfète concernant des familles menacées d'expulsion et restées sans réponse, une manifestation avec demande d'audience à la Préfète est prévue le samedi 27 février 2010 à 11h devant la préfecture rue Duguesclin à Niort
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voir aussi: Bressuire - 150 personnes au cercle du silence organisé par ARDDIB - Nouveau rendez-vous chaque 1er samedi du mois

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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 17:50

par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

Lettre ouverte au maire de Poitiers. La jeunesse est notre avenir, protégeons-la !

21 février 2010

Le samedi 6 février à Poitiers, à l’appel de plusieurs Associations, une manifestation calme du début à la fin, pour dénoncer les pratiques illégales de la Préfecture de la Vienne, et en soutien aux « Sans-Papiers », a de nouveau été le théâtre de provocations et de répression policières. Elle s’est terminée par l’arrestation brutale et la garde à vue de six jeunes manifestants1.

Devant le tollé général, une première entrevue a eu lieu lundi 8 au soir entre les Associations organisatrices, Catherine Coutelle et Jean-Michel Clément. Elle a débouché sur un communiqué de presse commun aux deux Députés2. Le Maire de Poitiers, seulement représenté à cette première entrevue par son Directeur de Cabinet, a reçu à son tour, jeudi matin, une partie des Associations organisatrices et a fait une déclaration, non seulement publiée dans la presse, mais aussi largement envoyée par courrier postal et par courriel aux habitants de Poitiers et de la CAP3.

De l’avis de tous les participants à cette seconde réunion, les propos de la déclaration publique du Maire ne correspondent pas à ce qui s’est dit jeudi matin. Selon eux, « la discussion a essentiellement tourné autour du rôle de la police et de son Directeur départemental lors de la manifestation de samedi dernier »4. Or, cela n’apparaît pas – sauf sous forme de deux vagues allusions – dans le communiqué final. Catherine Coutelle et Jean-Michel Clément avaient été plus clairs en dénonçant dans leur communiqué « la présence oppressante de forces de l’ordre en nombre démesuré, le zèle de certains fonctionnaires, le recours systématique au fichage vidéo et photo, les interpellations abusives et les brimades régulières en direction des jeunes ».

Alain Claeys demande, on aimerait bien savoir à qui d’ailleurs, de « refuser tout amalgame » entre la manifestation du 10 octobre et celle du 6 février. Certes, mais comment, à son tour, peut-il, en renvoyant dos à dos des dégradations matérielles et la liberté de manifester, occulter les brutalités répressives ? Matraquages, tabassages, usage de gaz lacrymogènes, arrestations musclées, gardes à vue agressives notamment par des humiliations sexistes, témoignages de la police approximatifs, voire carrément faux, enquêtes à charge, comparutions immédiates, procès d’exception… Le coût humain de la répression n’est-il pas infiniment plus élevé que le coût matériel des dégradations ? Sans parler du coût financier de la répression qui serait, selon nos estimations les plus basses, sept ou huit fois supérieur au coût des dégradations de biens5. Comment le maire de Poitiers peut-il, de la même manière, occulter la dégradation des conditions d’existence des gens, et en particulier des jeunes ? Précarité, pauvreté, misère, chômage, mal logement, inégalités sociales, casse des services publics… Le capitalisme coûte très cher à la collectivité. Selon nous, ces coûts humains et sociaux n’ont aucune commune mesure avec des dégradations matérielles car, contrairement à ces dernières, qui peuvent être effacées en quelques heures voire quelques minutes, ils laissent des séquelles souvent indélébiles.

La déclaration publique du Maire de Poitiers ne peut qu’envenimer les choses. Puisqu’il choisit de privilégier le matériel sur l’humain et le social, et que donc il prend fait et cause pour la police et la Préfecture et pour le capitalisme, il se place d’emblée dans le camp de la répression sans chercher les causes profondes du malaise, s’ôtant par là même l’occasion d’agir efficacement pour protéger les plus fragiles, particulièrement les jeunes.

Nous exigeons donc que le Maire de Poitiers condamne fermement l’attitude irresponsable de la police et de la préfecture.

Nous exigeons aussi qu’il s’intéresse au plus haut point au coût humain des déprédations de l’économie libérale et de la répression qui lui est inhérente.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, collectif d’individus soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, Cap à gauche, Europe Ecologie, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT)

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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 08:15

Article La Nouvelle République Vienne

« Il suffirait de 10% de refus de prélévements ADN pour engorger les tribunaux et se servir de ces procès comme tribune pour expliquer les dangers du fichage », explique Jean (à gauche). : (Photo NR, Patrick Lavaud)
« Il suffirait de 10% de refus de prélévements ADN pour engorger les tribunaux et se servir de ces procès comme tribune pour expliquer les dangers du fichage », explique Jean (à gauche). : (Photo NR, Patrick Lavaud)

A trois jours du procès de deux militantes poitevines ayant refusé un prélèvement ADN, un débat et des concerts étaient organisés hier à Poitiers.

C ’est en 1953 qu’a été découverte la structure en double hélice de l’ADN ou acide désoxyribonucléique, rappelle Jean, en préambule du débat sur le fichage organisé à la Maison du Peuple de Poitiers. Et le jeune militant, qui a visiblement bien révisé le sujet, de poursuivre : « Aujourd’hui, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques – le Fnaeg – comporte plus d’un million et demi de profils ADN. Depuis sa création par le PS, quand Elisabeth Guigou était Garde des Sceaux, puis sa génaralisation par un autre socialiste, Daniel Vaillant, en 2002, le fichage s’est élargi aux simples “ atteintes aux biens ” et le refus de prélèvement est désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ! En revanche, les auteurs de délits financiers et d’abus de biens sociaux échappent mystérieusement au fichage»

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Durant un bon quart d’heure, passant du « livret ouvrier » imaginé par Napoléon à la carte d’identité nationale mise en place sous le régime de Vichy, Jean a ainsi posé les bases du débat sur le fichage devant la quarantaine de personnes qui avaient osé poussé la porte de la salle Timbaud, en ce calme samedi après-midi de fin de vacances scolaires.
La parole est ensuite revenue à Sarah, coorganisatrice de cette journée qui est directement concernée par le sujet puisqu’elle doit comparaître mardi prochain devant le tribunal correctionnel de Poitiers.

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“ C’est un combat global ”

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Le 10 octobre dernier, en marge des événements violents ayant secoué le centre-ville, l’étudiante avait refusé de se soumettre à un prélèvement de son ADN, tout comme son amie Angel qui comparaîtra le même jour. « On a choisi cette date du 20 février parce qu’elle s’insére entre le rendu d’appel de cinq des 18 interpellés du 10 octobre (ndlr : lire notre édition d’hier) et le procès de mardi, explique la jeune fille. C’est une façon de montrer que nous ne sommes pas les seules concernées. C’est un combat global : sur Poitiers, presque tous les militants sont touchés par la répression abusive. »
Le débat qui a suivi s’est finalement élargi aux rapports entre science et pouvoir, avant que les participants ne migrent vers la Maison de la Gibauderie où un repas convivial et cinq groupes de rock les attendaient. Histoire, comme le dit Sarah, de mettre « un peu de divertissement dans la lutte ».

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Laurent Favreuille
la Nouvelle République
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 19:00
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Avec un entassement de mesures allant des écoutes téléphoniques aux mouchards dans les ordinateurs en passant par la possibilité pour les préfets d’instaurer des couvre-feux pour les mineurs, Loppsi 2 organise le flicage à grande échelle de la société.

Fixant les grandes orientations stratégiques de la politique de sécurité intérieure pour les années 2009-2013, la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Loppsi 2, qui devait être votée le 16 février, est déjà controversée.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle concentre à elle seule toute une série de menaces pour nos libertés. Cette loi a été présentée au grand public comme un rempart pour lutter contre la pédophilie et le terrorisme en donnant davantage de pouvoirs aux forces de l’ordre, en permettant le blocage de certains sites internet sur décision de justice et en facilitant la surveillance des suspects grâce à un temps d’écoute téléphonique prolongé et l’installation de mouchards informatiques sur les ordinateurs des suspects (logiciels permettant de surveiller un ordinateur à distance et en temps réel). Dangereux ? On imagine aisément comment le filtrage d’internet peut être détourné de ses fins... Mais ce n’est pas tout puisqu’il faut y ajouter toute une série de mesures liberticides ou destinées à contrôler et surveiller.
Loppsi 2 veut contrôler, avec la possibilité pour le préfet d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de treize ans entre 23 heures et 6 heures, en renforçant le dispositif de contrat de responsabilité parental, en autorisant la police municipale à participer aux contrôles d’identité sous l’autorité d’un officier de police judiciaire. Ainsi, le fichage deviendra de plus en plus important. Il sera désormais impossible d’y échapper... Pire, une fois dans les fichiers, les informations concernant des personnes sans antécédents ou ayant bénéficié de non-lieu ou encore celles susceptibles d’être impliquées dans des affaires de plus petite délinquance pourront être conservées. Loppsi 2 veut surveiller, d’une part en offrant la possibilité pour les entreprises privées de mettre en place des caméras de surveillance sur la voie publique aux abords de leur immeuble ou en testant l’utilisation des scanneurs corporels à titre expérimental. D’autre part en étendant la visio­conférence aux audiences dans les centres de rétention. Le projet de loi prévoit donc de mettre des caméras partout, et même au cœur du système judiciaire. Entorse aux libertés fondamentales, en systématisant le recours à la visioconférence pour réduire les coûts de transport des détenus, on s’autorise donc désormais à juger sur le lieu même de détention.
Inadmissible !
D’ailleurs, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France ont publié un communiqué commun critiquant violemment ce super projet sarkozyste. Outre le fait que le projet de loi repose sur le rôle du juge d’instruction, poste amené à disparaître, et que le texte ouvre une brèche dans la surveillance du net, les juristes le qualifient comme conciliant « l’inutile et l’inacceptable, au nom d’un projet de société où l’absurde le dispute à la paranoïa » et qui « offre un condensé de l’idéologie primaire et dangereuse qui gouverne depuis plusieurs années le traitement des questions de sécurité ». Et pour une fois, ce ne sont pas seulement les méchants et dangereux militants d’extrême gauche qui le disent ! Vous l’aurez compris, Loppsi 2 est une bonne occasion pour l’État de s’infiltrer et prendre un peu plus contrôle de nos vies en développant encore davantage un climat de peur et de paranoïa ambiante.
Coralie Wawrzyniak

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 14:51

"Tout voile dehors" (Libération du 18 février)

Portrait : Ilham Moussaïd. Cette étudiante d’origine marocaine, 21ans, est candidate NPA aux régionales. Et porte le foulard de la polémique.

Fichu foulard. Il a suffi d’un article du Figaro et d’une conférence de presse improvisée sur le Vieux-Port à Marseille pour qu’Ilham Moussaïd, candidate «voilée» du NPA aux régionales en Paca, déclenche une belle emballée médiatique. La jeune femme n’a pas encore 22ans et à peine un an de militantisme au sein du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot. Ennovembre, elle est investie par ses camarades du Vaucluse, en quatrième position sur la liste départementale. Dans l’indifférence générale. Trois mois plus tard, en plein débat sur l’identité nationale et quand montent les fantasmes autour du port de la burqa, les médias se jettent sur elle et son foulard islamique blanc, noué en chignon derrière la nuque. Dans la foulée, la classe politique hurle au non-respect de la laïcité, à l’atteinte aux valeurs féministes. Au milieu de tout ça, l’étudiante en BTS gestion se jure «laïque, féministe et anticapitaliste».

Essayons de comprendre. Le train s’arrête en gare d’Avignon. Foulard sur la tête, keffieh palestinien autour du cou, elle nous embarque dans sa 106verte, en compagnie de son camarade Abdel Zahiri, figure associative locale et militant remarqué du NPA. «Vous vous doutiez bien que ça allait faire du bruit, cette candidature?» leur lance-t-on. «Non! Franchement! On ne s’attendait pas à tout ça!» répond la jeune femme, grand sourire, un brin naïve, avec son mélange d’accent de Provence et d’Afrique du Nord.

Direction le siège du club de foot où Abdel officie comme bénévole. On s’installe dans une salle qui fait office de buvette. «C’est là qu’on fait aussi nos réunions.» On se pose autour d’une table en Formica. Elle s’asseoit, affiches NPA dans le dos, punaisées sur un poster du FC Barcelone. Ils tiennent à filmer l’entretien: pour se couvrir et garder une trace pour leur site internet. Elle dispose son carnet de notes surlignées de stabilo devant elle. La situation fait un peu media-training pour débutants en politique. On nous laisse en tête-à-tête. Elle hésite, bute sur les mots, s’excuse de n’avoir «pas l’habitude» des interviews.

De tout le vacarme autour de sa candidature, Ilham Moussaïd se dit «surprise» d’avoir vu «tous ces journalistes qui cherchaient à me rencontrer juste parce que je porte un foulard et non pas parce que je me présente comme militante. Or ça fait quatreans que je milite.» Depuis 2006, elle fait partie de l’association AJCREV (prononcez «Agissez! Rêvez!»), dont Abdel est l’un des fondateurs. Elle s’occupe de soutien scolaire auprès des gamins du quartier de laRocade à Avignon et organise des sorties culturelles. Viennent ensuite les manifestations contre la guerre en Irak, contre les «massacres de Gaza», où elle se rapproche des militants NPA.

Début 2009, celle qui avait voté Royal en2007, rejoint la dizaine de militants du «comité populaire» NPA d’Avignon.La jeune première enchaîne les actions: contre la loi LRU, contre la «privatisation» de la Poste, pour le boycott des produits israéliens dans les supermarchés… Au cours d’une formation NPA en Haute-Normandie, elle apprend «ce qu’est vraiment le capitalisme, la lutte des classes, les ouvriers,etc». Marx? Elle ne connaissait pas. Elle a commencé à lire un de ses bouquins mais ne se souvient pas du titre. La croyante ne craint pas de dire que c’est sa «foi» qui l’a «amenée au NPA» : la lutte contre les injustices, contre «l’argent roi»…

Besancenot et le NPA qui «draguent les musulmans et les quartiers populaires»? IlhamMoussaïdrétorque qu’elle ne représente pas la communauté musulmane. «On en a fait une femme objet. C’est méprisant»,déplore Nora, une de ses camarades au NPA. Reste qu’Ilham-la-candidate porte ce bout de tissu blanc qui rend visible sa croyance. Et dans une formation issue de la trotskiste LCR,aux dogmes laïques et féministes, ça dérange. «Mais je suis aussi féministe et laïque!»

Lorsqu’on parlait politique, les réponses étaient plaquées sur des formules à la Besancenot. Là, elle déroule, sincère, les yeux dans les yeux. «La laïcité, c’est la séparation de l’Etat avec l’institution religieuse. Je ne représente pas cette institution religieuse, assume Ilham. Je suis porteuse d’un projet politique qui est l’anticapitalisme.» Elle n’est pas en position éligible, mais si elle était élue, elle n’enlèverait pas son foulard. «L’abbé Pierre a bien siégé à l’Assemblée nationale en soutane.» Au diable le principe de neutralité républicaine.

Sur la question du féminisme, elle dit:«Je lutte contre les violences conjugales, pour l’égalité entre les hommes et les femmes, le droit à l’avortement, à la contraception… Maintenant, il n’y a pas une manière d’être féministe. On n’est pas obligée d’avoir une minijupe.» Et tout ça même si le voile islamique est vu par ses détracteurs comme signe de séparation hommes-femmes et de domination des premiers sur les secondes. «Je ne suis pas soumise. Je n’ai pas un homme derrière moi. La preuve - pour cette célibataire - mes sœurs ne le portent pas.»

Mais pourquoi ce voile-symbole? On touche ici la limite de ses justifications. Un brin agacée: «C’est vraiment personnel. Je chemine encore. Je ne tiens pas à en parler et à me dévoiler sur ce point.»Une de ses amies d’enfance, Dicra, livre une explication: «On a tous notre crise identitaire. On est des déracinés. Ici on est étranger, là-bas aussi. Alors on se rattache à des valeurs humaines qui constituent un cheminement spirituel.»

Ilham Moussaïd est née à Ajdir, dans les montagnes marocaines, dernière de septenfants d’une famille d’origine berbère. Un père maçon, une mère au foyer. A 3ans, tous s’installent en France, à Avignon, dans le quartier de Saint-Chamond. Elle obtient la nationalité française à 18ans. Ses proches la décrivent «discrète» mais «déterminée». Elle se dit «curieuse», férue de reportages sur l’Egypte antique. Amatrice de rap, de r’n’b et d’Aznavour, elle danse dès qu’il y a «un brin de musique».

Elle a ce côté naïf et idéaliste de la militante débutante. «Peu importe» son futur métier, son «but est de militer pour que les choses aillent mieux».«Elle nous apporte de la fraîcheur», souligne son camarade NPA, Hendrik Davi. Par cette candidature, Ilham Moussaïd et ses camarades veulent aussi «poser le débat en France» : montrer que dans les «quartiers populaires», il y a des femmes comme elles, avec un voile ou pas, qui peuvent s’engager en politique à l’extrême gauche. «La société française a changé de visage et Ilham est une des composantes de cette mixité sociale», pointe son amie Nora. La critique s’adresse aussi à ses propres camarades: «Marx c’est Marx mais les adhérents du NPA en 2010, c’est pas pareil! lance la candidate. Il faut se rappeler pourquoi on est passé de la LCR au NPA: pour l’ouverture aux milieux populaires. On est un parti révolutionnaire, non? Et bien commençons par cette révolution-là.»

Par Lilian Alemagna.

Ilham Moussaïd en 7 dates :

15 juin 1988 : Naissance à Ajdir (Maroc).

2001 : Arrivée à Avignon.

2006 : Obtient la nationalité française.

2007 : Rejoint l’association AJCREV à Avignon.

Février 2009 : Entre au NPA.

Novembre 2009 : Investie candidate aux régionales sur la liste du Vaucluse.

Février 2010 : Polémique autour de son voile.

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 18:57
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Suite au 10 octobre, les procès et la pression policière continuent à Poitiers. Une journée débat/concert de soutien est organisée le samedi 20 février 2010. Cette date n'a pas été choisie au hasard. En effet, le 19 février le rendu d'appel pour 5 des 18 interpellé-e-s aura lieu –> le rendez vous est a 9h au tribunal. Et 4 jours plus tard (le 23 février) le procès de 2 militantes poursuivies pour avoir refusé de donner leur ADN (et ses empreintes et sa photo pour l'une d'entre elles) aura lieu –> le rendez vous est a 16h devant le tribunal. Le samedi 20 février a donc pour sujet le fichage… A 15 heures dans la salle Timbaut de la maison du Peuple (21 bis rue Arsène Orillard ; entrée par la rue Saint Paul), aura lieu un débat à ce propos, suivi d'un repas convivial et d'un concert à partir de 19h à la maison de la Gibauderie (111 rue de la Gibauderie) Avec à l'affiche : Puta Guerrilla (Punk/Paris) S.I.C (Metal/Poitiers) Black Cat (Punk Rock/Poitiers) Le Père Duchesne et les Petits Cons Masqués (Punk Folk/Poitiers) Les Volcalchimistes (Hip Hop/Poitiers) La pétition contre le prélèvement ADN, qui a déjà recueilli 261 Signatures, est toujours en ligne sur http://antirep.free.fr/adn/spip.php?article1 , si vous ne l'avez pas déjà fait, merci de la signer et de la faire signer autour de vous.
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 09:59


Bonjour à toutes et à tous,

La
3ème édition du Festival Impulsions, organisé par l'association Impulsions Femmes
, débute à Niort, à partir du 5 mars 2010, afin de fêter la Journée Internationale des Femmes.

Nous vous convions toutes et tous à vous joindre à nous, à participer à la réussite du Festival Impulsions, qui plus que jamais, offre un espace collectif de rencontres culturelles, associatives, de débats participatifs, à tous les acteurs sociaux et culturels et, au public.

Le mot
"trouble"
va entourer, orienter, et immiscer cette 3ème édition du Festival Impulsions...

Retrouvez avec plaisir, curiosité et militantisme notre festival pluri-disciplinaire d'éducation populaire, du 5 au 13 mars 2010.


EXPOSITIONS

Du 1er au 15 Mars au Moulin du ROC salle du Belvédère :

Exposition de notre artiste «  coup de cœur », Sophie Gerard, sculpteure.

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Du 2 au 20 Mars au Pilori :

Exposition de Béatrice Micouleau, Peintre

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LES DATES DU FESTIVAL...

-
Vendredi 5 Mars
 : Inauguration
du Festival, en présence de Juliette, marraine du festival

18H30 : Ouverture du Festival (sur invitation)

20H30 : Projection du Film Vivante dans l’auditorium du Musée en présence de la Réalisatrice, Sandrine Ray.

Projection gratuite ouverte au public.

Cette projection sera suivie d’un débat avec la salle et d’une rencontre avec la réalisatrice Sandrine Ray 
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 Samedi 6 Mars :

16H00 – 17H00 : Rue Ricard : Déambulation Danse avec la Compagnie LMNO sur le spectacle Rouge Carmin

 20H30 : Au Patronnage Laïque : Spectacle Ce qui mène le monde

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 Dimanche 7 Mars :

 15H30 : Vernissage de l’exposition de Béatrice Micouleau au Pilori

-
 
 Lundi 8 Mars :

14H30 au Moulin du Roc - salle Galerie : Conférence de Michèle Vincent sur les représentations du genre en politique: les femmes en politique.

18H30 : Vernissage de l’exposition de Sophie Gérard salle du Belvédère au Moulin du Roc
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Mercredi 10 Mars : A la médiathèque

14 h : Lecture Jeunesse auprès des enfants sur le thème les représentations du genre dans la littérature enfantine. 


Vendredi 12 Mars : Moulin du Roc

9H30 – 12H30 : Théâtre Forum dans la salle cinéma - séance scolaire

12H30 – 14H30 : Rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence

14H00 : Conférence du sociologue Jean-Yves Le Talec sur l'homosexualité masculine en France, à l’occasion de la sortie de son livre Folles de France - salle cinéma

Ouverture des Cafés-Débats avec les associations dans l’espace Rencontres  (de 14H00 à 18H00)

15H30 – 16H30: Spectacle La Part Egale - séance scolaire

17H30- 18H30 : Lecture de Syngué Sabour

15H00: Prestation des élèves du Conservatoire de musique de Niort

19H00-20H00 : Spectacle Edith et Régine – Hommage - salle cabaret

21H00 – 00H30 : Concerts de Zaza Fournier et Marie Cherrier  

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Samedi 13 Mars 
: Moulin du Roc

9H30 – 11H00 : Sur le marché de Niort : rencontre avec les Sœurs de la Perpetuelle Indulgence

11H30- 12H30 : Conférence Chantée de Serge Hureau, du Hall de la Chanson avec la participation de JulietteMauvais genre (le genre dans la chanson française) - salle Cinéma

14H00- 15H00 : Lecture Syngué Sabour - salle Cabaret

15H30- 16H30 : Spectacle La Part Egale

16H30 – 18H00 : Théâtre l’Assemblée des Femmes par la compagnie Tutti Quanti Salle Cinéma

19H00 – 20H00 : Spectacle Madame Raymonde exagère - salle Cabaret

20H30 – 23H00 : Concerts de la Grande Sophie avec Diving with Andy en première partie Grande Scène

00H00- 4H00 : After du festival

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Le Festival IMPULSIONS au coeur de Niort:

Musée d’Agesci : le 5 mars

Rue Ricard et Patronnage Laïque : le 6 Mars

Salle du Pilori : le 7 Mars

Moulin du Roc salle Galerie et Belvédère : le 8 Mars

Médiathèque de Niort : le 10 Mars

Moulin du Roc, scène Nationale de Niort – 9 Bd Main 79000 Niort : les 12 et 13 Mars

Dans les quartiers niortais : les Kultur'Elles en janvier 2010

Au sein des Lycées partenaires : de janvier à avril 2010
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Plus d'infos:  http://www.impulsionsfemmes.fr/

-
Contact et réservations

21C rue de Pierre- 79000 Niort
06 50 67 04 51
 
Présidente
Corinne Volard
 
 
Secrétaire Générale
Mary Léaument
 
 
Régisseur Général
Jeremy Léaument
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 13:31

 (et pour ceux et celles qui ne s’intéressent qu’à ça... Y a mêm des photos ! et superbes en +)

Les photos sont de Cha Micha



Manifestation de soutien aux sans papiers :

Encore une journée de répression à Poitiers !



Le samedi 6 février à Poitiers, à l’appel de plusieurs Associations, une manifestation calme du début à la fin, pour dénoncer les pratiques illégales de la Préfecture de la Vienne, et en soutien aux « sans papiers » a été de nouveau le théâtre de provocations et répression policières.



Un dispositif policier démesuré avait été mis en place par la direction de la police : une dizaine de camions CRS, une vingtaine d’agents de la BAC, etc. … Tout au long du parcours, ils ont sillonné la manifestation, se sont livrés ostensiblement à un fichage systématique (photos, vidéos, suivi de personnes), et à des insultes. Les manifestants furent provoqués par les équipes spéciales de l’État dès le début de la manifestation.

Au moment de la dispersion, toutes les sorties possibles devant la Préfecture étant contrôlées, un départ groupé a été décidé en direction de la place d’Armes. Dans une rue adjacente, la BAC a interpellé violemment 3 manifestant-e-s et les ont plaqué-e-s contre le mur avec fouille et contrôle d’identité.





Le cortège s’est rapproché pour protester, et veiller à la sécurité des personnes contrôlées afin qu’elles repartent avec les manifestant-e-s. A ce moment-là, avec le renfort des CRS, la BAC a essayé d’extraire les personnes contrôlées pour les embarquer. La tension a monté d’un cran, les CRS ont encerclé de très près les manifestant-e-s et la BAC a commencé à matraquer. D’autres interpellations violentes ont suivi. Les manifestant-e-s, sommé-e-s de se disperser, ne pouvaient de toute façon pas bouger car encerclé-e-s.

Finalement 4 personnes ont été embarqué-e-s, plusieurs contrôles d’identité musclés ont été effectués, et les CRS ont obligé les manifestant-e-s à évacuer les lieux.



Les manifestant-e-s sont donc reparti-e-s, toujours suivi-e-s de près par la BAC et les CRS. Des manifestant-e-s protestant contre les fichages qui se poursuivaient, ont été réduit-e-s au silence de manière virulente. Une personne a alors été embarquée, ainsi qu’une autre, sans raison, car elle ne se trouvait pas impliquée.

Après 4h de garde à vue, les personnes arrêtées ont été relâchées sur demande du Procureur de la République, puisqu’aucun motif n’était valable pour les garder.

Nous saluons la grande dignité des manifestant-e-s qui sont resté-e-s solidaires et ont résisté aux provocations policières.

Nous étions là pour dire que l’État se comporte de façon indigne avec les « sans papiers », et que cette indignité nous concernait en tant qu’habitant-e-s. Nous avons malheureusement vécu l’indignité de ce pouvoir qui s’attaque une fois de plus à la liberté d’expression, à la liberté de manifestation, à nos libertés. Nous allons en témoigner, nous continuerons à lutter et à manifester.

Encore une fois à Poitiers, les forces de l’ordre nous ont fait une démonstration de leur politique de répression, arbitraire et systématique, dans une volonté de casser tout mouvement de contestation quel qu’il soit : entre autres, le mouvement dans l’éducation et la répression des lycéen-ne-s ces dernières semaines, les manifestations de soutien aux inculpé-e-s du 10 octobre, sans compter les surveillances continues de militant-e-s. Le harcèlement à l’encontre de certaines personnes dans le collimateur de la police et particulièrement de la BAC est permanent et s’intensifie. C’est une véritable milice qui construit à son gré des accusations mensongères pour les interpeller quand ils le souhaitent et multiplier ainsi les gardes à vue.




Nous ne céderons pas à cette répression !

Nous réaffirmons notre soutien inconditionnel aux sans-papiers, à leur juste lutte, et à toutes les victimes des répressions policières et d’État.


Nous exigeons la dissolution de la Brigade anti-criminalité, facteur d’insécurité quotidienne.

Signataires  :

  • des manifestant-e-s,
  • le Comité Poitevin contre la répression des mouvements sociaux,
  • les Alternatifs Poitiers,
  • Cap à gauche 86,
  • les Verts-Vienne,
  • le Nouveau parti anticapitaliste,
  • l’Organisation communiste libertaire,
  • le Parti de gauche 86,
  • la section de Poitiers du Parti communiste français ,
  • le SELF,
  • SUD Education 86,
  • SUD Etudiants Poitiers,
  • l’Union locale Poitiers CNT,
  • le Pavillon Noir (FA86),
  • RESF86 (dont l’antenne universitaire),
  • UL CNT 86,
  • LDH Poitiers et LDH Châtellerault,
  • Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France,
  • SUD Culture Poitiers,
  • syndicat EPA (éducation pluralisme action solidaire),
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 12:35

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6 MARS - Espace Mendès France - 15H à Poitiers (79)

De 15H à 16H30
Les luttes des femmes dans le monde et en France avec Valérie Pallard CIDFF, Planning Familial 86, Pluri Elles pour la parité.
De 17H à 18H30  Manifestation du féminisme Ecrire et  Agir, 500 ans d’écrits féministes en  France de Christine de Pisan à Simone de Beauvoir avec Nicole Pellegrin.
De 19H à 21H30  Musique et chants avec le groupe Arscene.

Possibilité de se restaurer sur place


8 Mars: projection- débat  avec le Film "La domination masculine"


affiche-8-mars350.png

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