Politique


Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 16:11
15059_image.jpg

Le deuxième congrès du Parti de gauche a validé l’orientation de cette organisation dans le Front de gauche et a réaffirmé la nécessité d’une révolution citoyenne comme solution aux politiques libérales et à la crise. Jean-Luc Mélenchon a réuni autour de lui l’ensemble des militantEs.
Du 19 au 21 novembre, se tenait au Mans (Sarthe) le deuxième congrès du Parti de gauche, rassemblant environ 700 déléguéEs. L’objectif de ces trois jours était de consolider l’orientation et les statuts du parti tout en préparant le terrain pour 2012. Et pour y arriver, tout avait été pensé dans le moindre détail. Une préparation minutieuse qui ne laissait guère de place à l’improvisation et donnait parfois l’étrange sensation d’assister à un meeting. Les intervenantEs se sont succédé à la tribune tout au long du week-end pour rappeler les points fondamentaux de l’identité politique du PG : refus des politiques libérales, féminisme, laïcité, internationalisme…
Vendredi, le congrès s’ouvrait sur le rapport d’activité et la satisfaction des deux années écoulées, celle d’avoir su « prendre des risques » (la constitution du Front de gauche qui n’a donné lieu à aucune intervention de déléguéE). Puis venaient la modification des « statuts transitoires » et la présentation du texte « Le parti que nous voulons ». Une commission d’une dizaine de membres du Bureau national (BN) avait recensé les amendements, intégré certains, réécrit et rejeté d’autres pour n’en retenir que quelques-uns à soumettre au vote des déléguéEs. Le non-cumul des mandats électifs et l’impossibilité d’enchaîner plus de deux mandats d’éluEs (amendements votés majoritairement) a fait sortir le président du PG de ses gonds !
Samedi s’ouvrait sur la présentation de la motion d’orientation centrée sur les développements de la crise, l’écologie, la crise politique européenne et française, la nécessité d’une « révolution citoyenne » et enfin la construction – et l’élargissement – du Front de gauche autour du « programme partagé » comme solution… pour terminer sur les échéances électorales. Un amendement intégrant les mobilisations sur les retraites et des propositions politiques : en finir avec la Ve République, pour une assemblée constituante, était proposé par le BN. Peu de débat, peu d’analyse, mais un leitmotiv : le référendum !
Après une série d’interventions, la commission des débats présentait ses travaux : sur les 130 amendements issus des comités, certains ont été intégrés et d’autres, relevant du programme, ont été écartés pour être éventuellement intégrés dans des fiches programme. Restaient trois amendements soumis au vote. Seul celui présenté par le BN a été plébiscité et la motion d’orientation générale a été adoptée par 460 voix pour, 1 contre et 31 abstentions, dans une ferveur générale. Convaincus de jouer la « bonne carte » avec Mélenchon, les congressistes, hypnotisés par leur président, n’ont eu de cesse de scander l’unité, celle où ils verraient bien le NPA, pour mener à bien leur révolution citoyenne. L’unité pour un projet réformiste réactualisé qui pose des conditions au PS pour participer à un gouvernement, comme s’il y avait des chances que DSK ou Martine Aubry reprennent à leur compte, par exemple, la rupture avec le traité de Lisbonne...
Nul ne peut le nier, ce discours séduit. Mélenchon a tout naturellement prôné la « refondation républicaine des institutions et de la société » dans son monologue dominical, qui, pour une fois caressait dans le sens du poil le PCF. Oui, le PG grandit, se structure, grossit (avec près de 8 000 adhérents et 290 comités) et se féminise (avec Martine Billard comme coprésidente et Mélenchon en guest-star), en rêvant d’un Front de gauche fort comme en Amérique latine, cette autre gauche seule capable de proposer l’alternative. Mélenchon, en bon politicien, a prouvé qu’il était déjà prêt pour 2012. Tribun, il a rassemblé l’ensemble de son organisation autour de lui dans un congrès réglé comme du papier à musique. Joli tour de force. Mais qui ne résout aucun des problèmes politiques posés par la situation.
Coralie Wawrzyniak

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 07:25
15009_image.jpg

 

Le week-end des 13 et 14 novembre s’est tenue une réunion du conseil politique national du NPA.
Le mouvement que nous venons de vivre contre la réforme des retraites, même s’il n’a pas abouti au retrait de la réforme, enclenche une nouvelle étape dans la situation. C’est avant tout de cette séquence, traduction des résistances aux politiques d’austérité, que la réunion a permis de discuter. Mais il faudra du temps pour mesurer les conséquences politiques et sociales de la mobilisation en termes de rapport de forces et pour comprendre le poids des différents éléments qui ont empêché qu’il débouche sur une victoire.
Face à cette situation exceptionnelle et après une longue discussion, le CPN a décidé de bousculer le calendrier et d’organiser une conférence nationale des comités le samedi 11 décembre et le premier congrès du NPA début février 2011.
Profitant des dates et des salles déjà bloquées initialement pour le congrès, des AG doivent se tenir dans les départements pour débattre du mouvement et des perspectives et, pour la réunion de décembre, constituer des délégations de militantEs du NPA et de sympathisantEs côtoyéEs dans les mobilisations, représentatives de l’investissement dans le mouvement.
La réflexion se porte désormais sur l’analyse de ce qui s’est passé mais aussi sur les perspectives, à la fois en termes de mobilisation, avec la prochaine réforme portant sur la Sécurité sociale et pour donner une traduction politique aux expériences et acquis de la mobilisation.
Deux textes ont été discutés, une résolution politique et sociale et un appel du NPA à « celles et ceux qui luttent et ne lâchent rien ». C’est une première étape dans le nécessaire processus de regroupement de celles et ceux qui se sont impliqués dans la lutte, ont milité pour la grève générale, sur des perspectives politiques communes.
Le CPN a aussi travaillé à nouveau sur les textes de congrès, notamment sur les thèses d’orientation qui réunissent en partie les positions 1 et 3, sur les différentes motions « féminisme, laïcité, religion ». Les camarades de la position 2 ont présenté un texte alternatif sur le thème « Nos réponses à la crise ».
Le CPN a également décidé d’une motion d’organisation des élections cantonales, considérant qu’elles peuvent être utiles à construire le NPA dans les départements, que le NPA se présente seul ou dans des cadres de regroupement, sur une orientation de rupture avec les politiques de gestion locale du système et clairement indépendante du PS.
Une nouvelle réunion du CPN se tiendra dimanche 12 décembre pour se donner les moyens de finaliser les textes qui seront soumis aux comités pour le congrès, en leur proposant de débattre également d’une motion portant sur le porte-parolat. À l’issue de cette réunion sera produit un bulletin regroupant tous les textes soumis au vote du congrès et envoyé dans les comités pour préparer les AG de janvier.
Myriam Duboz

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 21:36
une.jpg

La phase du mouvement consistant en des journées de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites s’achève. Mais la colère contre le gouvernement et les patrons demeure élevée. La résistance pourrait désormais prendre d’autres formes, mais une chose est sûre, ces mobilisations laisseront des traces.

La huitième journée de mobilisation, le 6 novembre, n’a pas été, et de loin, un enterrement, même de première classe. Avec plus d’un million de manifestants contre la réforme des retraites mais aussi contre la politique globale du gouvernement et du patronat, elle confirme une nouvelle fois qu’il n’y pas de résignation. Bien sûr, cette nouvelle journée de mobilisation a rassemblé moins de monde que la précédente le 28 octobre, elle-même en dessous des manifestations des 12 et 19 octobre. Mais la participation est restée très élevée, très combative et radicale.
L’intersyndicale réunie le 8 novembre a décidé d’appeler à « une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes », le 23 novembre prochain. Ce nouveau rendez-vous qui aura lieu après la promulgation de la loi par Sarkozy, clôt une phase du mouvement cadencée par les jours de grèves et de manifestations mais surtout marquée par la participation de différents secteurs, des blocages, des actions locales, intersyndicales et interprofessionnelles intenses.
La fin de cette phase est loin d’être celle du mouvement et de la colère sociale qui s’est exprimée depuis plus de deux mois. Si la mobilisation dure depuis si longtemps, c’est que le ras-le-bol de la politique gouvernementale et patronale est général.
Il s’est bien sûr exprimé contre la réforme des retraites mais pas seulement. La colère vise aussi la dégradation des conditions de travail, la productivité qui ne cesse d’augmenter, les licenciements, les suppressions de postes, le développement de la précarité, du chômage et des bas salaires. La révolte concerne également ce « président des riches » qui demande toujours aux mêmes de se serrer la ceinture alors que les profits explosent et que l’État reverse 32 millions d’euros à Bettencourt, au moment même où les caisses sont soi-disant vides pour nos emplois, nos salaires et nos retraites. C’est tout cela qui a poussé, pendant plusieurs mois, dans la rue et dans les grèves, des millions de salariéEs, de jeunes, de précaires, de retraitéEs qui ont bien compris que derrière cette nouvelle contre-réforme des retraites, l’objectif de Sarkozy et du Medef est bel et bien de faire payer la crise à la majorité de la population.
Il faut noter que ces dernières semaines ont sonné le réveil de la combativité ouvrière. La mobilisation a permis de tisser des liens extrêmement forts entre des équipes syndicales de différents secteurs, a vu l’arrivée sur le terrain des luttes d’une nouvelle couche du salariat, d’une nouvelle génération. Dans de nombreuses villes, de véritables interpro locales se sont mises en place avec des actions multiformes pour se rassembler, s’adresser à d’autres, sortir de son milieu, de son entreprise. De telles initiatives doivent se poursuivre et permettre de renforcer ces liens précieux pour l’avenir. Bien que les directions syndicales n’aient pas été débordées, que l’intersyndicale n’ait pas organisé l’affrontement mais géré le niveau de la mobilisation, le mouvement a pu exister et être si fort grâce aux équipes syndicales qui en ont été le cœur. En deux mois, l’expérience cumulée est colossale et laissera incontestablement des traces qui peuvent se traduire, dans les semaines qui viennent, par des grèves pour les salaires, les effectifs, les conditions de travail.

Le mépris de Sarkozy
Sans surprise, malgré ce mouvement inédit regroupant des millions de manifestants et de grévistes, Sarkozy est resté droit dans ses bottes et a imposé sa réforme. Mais cela s’est fait au prix d’un discrédit puissant de sa politique et d’une grande très grande impopularité. Et si, officiellement, il veut continuer à « agir jusqu’au bout », les classes dirigeantes savent désormais à quoi s’attendre dans le cas où elles voudraient faire passer le reste de leurs mesures (coupes claires dans les dépenses sociales, en particulier dans la santé, attaques renouvelées contre les services publics, augmentation des impôts et des cadeaux au patronat, chômage et précarité, etc.). Nul ne peut prévoir les formes que prendra désormais la résistance aux effets de la crise capitaliste. Mais cette résistance ne devra pas attendre 2012 comme certains l’espèrent, car c’est par le rapport de forces, la mobilisation généralisée qu’il sera possible d’imposer nos propres solutions à la crise sur tous les terrains : sociaux, écologiques et démocratiques. À la lumière de ce mouvement, une chose est maintenant acquise : la riposte de classe est de nouveau à l’ordre du jour, de nouveau sur la scène politique.
Sandra Demarcq

Par Sandra Demarcq - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 13:18

samedi 23 octobre 2010

La droite a décidé de cogner. Prise à la gorge par un mouvement puissant et solide contre sa réforme des retraites, elle tente une sortie de crise par la violence. La clique de Sarkozy a commencé par fustiger "ceux qui bloquent" et "ceux qui cassent" pour tenter de discréditer le mouvement et légitimer une intervention plus musclée des forces de police.

Après une phase de préparation, elle est passée à l'acte. Les CRS chargent sans raison des manifestants pacifiques pour disperser des rassemblements comme à Toulouse, à la queue d'une manifestation à Lorient. On dégage avec brutalité la raffinerie de Grandpuits. On arrête à Roanne des militants qui collent des affiches. On tire au flash ball blessant gravement un jeune lycéen à l'œil. Des policiers en civil arborant des badges syndicaux infiltrent les manifestations. Des journalistes sont matraqués, aspergés de gaz lacrymogènes. On leur intime l'ordre de cesser de photographier ou de filmer. On arrête arbitrairement des jeunes, des militants.Et la justice n'est pas en reste en faisant pleuvoir les comparutions immédiates assorties de peine de prison ferme. On ordonne la réquisition de travailleurs au mépris du droit de grève et même le tribunal administratif de Melun trouve que le gouvernement en fait trop puisqu'il a donné raison à la CGT contre le préfet en annulant l'ordonnance de réquisition.

La brutalisation et l'intimidation ne feront pas refluer les mécontentement. Préparons la prochaine grande journée de grève et de manifestations du 26 octobre en multipliant les actions interprofessionnelles, en soutenant les secteurs en grève, en continuant les actions de blocage. Nous avons lutté pour le retrait du projet. Nous luttons désormais pour le retrait de la loi. En 2006, c'est la loi sur le CPE qui a fini par être jetée aux orties, pas le projet.

Si le pouvoir s'acharne face à la fronde sans précédent qu'il a provoqué, s'il choisit la brutalité, c'est qu'il poursuit plusieurs objectifs qui se complètent.

Il s'agit d'abord d'imposer des mesures pour faire payer la crise à la majorité de la population. Et de ce point de vue, la réforme des retraites, c'est l'acte I d'un super plan d'austérité à l'image de ce que font la plupart des gouvernements européens. En Grande-Bretagne par exemple, le gouvernement vient d'annoncer la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires.

Il s'agit aussi de détruire le système de sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui "dorment" d'un point de vue capitalistique. C'est vrai aujourd'hui pour l'argent des retraites qui va permettre la multiplication des fonds de pension et demain pour l'argent de l'assurance maladie. De quoi ravir les profiteurs de tous poils et en premier lieu le frère de sa majesté, et pdg du groupe Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy. Les deux frères bossent ensemble. Le cadet détruit le système de retraite par répartition pendant que l'ainé profite de la situation favorable à l'explosion des fonds de pension que le groupe qu'il dirige entend massivement développer.

Il s'agit enfin d'infliger une défaite au mouvement ouvrier qui l'affaiblisse durablement. Y compris les plus "mous", comme les dirigeants de la CFDT, sont traités par le mépris le plus total. C'est d'ailleurs un des facteurs qui explique la solidité de l'unité syndicale et la multiplication des appels à la mobilisation, même si, pour notre part, nous souhaiterions des appels plus fer:mes et unitaires à la grève générale reconductible.

Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d'intérêts, ras le bol de la sarkozie. Le maintien au pouvoir de cette équipe jusqu'en 2012 est totalement insupportable. Ce pouvoir n'est plus légitime, il faut le chasser. Et le plus vite sera le mieux.

Mais au-delà se pose la question de l'alternative. Les dirigeants socialistes sont de toutes les manifestations, et plus on est nombreux à taper sur le même clou, mieux c’est. Mais de l'aveu même d'un des ses porte parole, Benoit Hamon, la position du PS ne se différencie pas vraiment de celle du pouvoir sur la question des retraites. Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme économique et social du PS est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population, une autre solution pour la bourgeoisie de sauvegarde de ses intérêts. Alors nous en appelons à celles et ceux, très nombreux, qui luttent sans concession, qui refusent que la radicalité du mouvement ne trouve comme débouché que l'alternance en 2012 sous la forme d'une coalition gouvernementale avec le PS. Nous proposons de nous regrouper de plus en plus nombreux pour construire et imposer l'alternative anticapitaliste.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 18:56

Deux ans après son congrès de fondation (février 2009), le Nouveau Parti Anticapitaliste tiendra son premier congrès les 10, 11 et 12 décembre prochains.

Pour ce congrès, le débat est organisé autour de trois thèmes :

. document programmatique « Réponses à la crise »

. documents d'orientation et de construction ;

. motions sur la laïcité, la religion, le féminisme

Sur ce dernier thème, les textes soumis au vote seront précisés lors de la prochaine session du Conseil Politique National, les 6 et 7 novembre.

Bien sûr, tous les thèmes et tous les textes sont importants. Les militantes et militants vont s'en saisir comme elles/ils le souhaitent.

Mais, au stade actuel, trois positions différentes - Position 1, Position 2 et Position 3 - se sont exprimées au CPN sur le thème « orientation et construction ». C'est entre ces 3 orientations différentes, donc, que les militantes et militants du NPA vont trancher. Lors des assemblées générales électives qui se dérouleront fin novembre / début décembre, des délégué(e)s au congrès national seront élu(e)s, à la proportionnelle des résultats obtenus par les différentes positions.

Parce que nous pensons que les débats qui traversent le NPA peuvent intéresser bien au-delà de ses rangs, les textes en discussion sont donc disponibles sur le site du NPA.

 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 11:45

Dans l'unité, 450 syndicalistes lancent un appel :

 

 

Ensemble

pour le retrait du projet de loi sur les retraites

et pour nos revendications


Il faut maintenant un mouvement reconductible

et bloquer leur système économique

 

 

Après le Parlement, le Sénat va voter la loi de contre-réforme des retraites qui allonge le nombre d’années de travail pour toutes et tous et pénalise plus encore les salarié-e-s aux carrières discontinues, les femmes et celles et ceux exposé-e-s aux métiers pénibles. Cette réforme n’a comme objectif que de faire des économies sur le dos des travailleurs/ses tout en sapant les bases de notre système de retraites par répartition pour le livrer aux assurances et aux banques.

 

Le travail d’explications mené depuis des mois, l’unité d’action syndicale, les millions de manifestant-e-s lors des mobilisations de mai, juin, septembre et du 2 octobre, ont créé un rapport de force qui montre que les salarié-e-s peuvent gagner et imposer au gouvernement le retrait de son projet de loi. Malgré de désaveu massif, ce gouvernement noyé dans les magouilles et les dérives racistes refuse de retirer son projet, tentant d’imposer une défaite et un recul majeurs au mouvement social.

 

Les jours qui viennent sont décisifs. De partout la colère et la volonté de se mobiliser montent. Nos revendications sur les salaires, les conditions de travail, l’emploi, s’ajoutent partout à notre refus de ce recul social.

 

Syndicalistes CGT, SOLIDAIRES, FSU, FO, CFDT, CNT, CDTM, CTU, LAB, STC nous mettons tout en œuvre pour que, dès maintenant, se développe un mouvement interprofessionnel d’ampleur dans tout le pays : la grève générale, reconductible, le blocage de l’économie par celles et ceux qui la font tourner mais n’en profitent pas, sont à l’ordre du jour.

 

C’est maintenant qu’il faut y aller, pour gagner !

 

voir les 450 premier-e-s signataires de l'appel

Pour signer l'appel, envoyer un mail à :

signature.appeldes450@yahoo.fr 

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 01:21

 

Après le 12, le 13, le 14 , le 15, le 16.....En grève jusqu'à la victoire !

 

Bloquer le pays pour bloquer la réforme !

Face aux succès des journées de grèves et de manifestations du 7, du 23 septembre et du 2 octobre, le gouvernement continue d'expliquer que les manifestations ne comptent pas, que la mobilisation s'essouffle. Bref, il reste sourd et aveugle aux revendications des millions de salariés, des jeunes et des précaires. Revendications contre la réforme des retraites mais aussi sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail. Le ras-le-bol est général.

Face à la détermination gouvernemental, nous sommes de plus en nombreux à penser qu'il faut lui imposer une détermination sociale en établissant un rapport de force supérieur à celui du gouvernement. Et le meilleur moyen, pour gagner, passe désormais par des mobilisations resserrées, unifiées. Par des grèves reconductibles dans différents secteurs bloquant l'économie du pays.

Beaucoup de salariés le comprennent aujourd'hui et c'est pour cela que depuis quelques jours de nombreux secteurs du public comme du public appellent désormais à la grève reconductible à partir du 12 octobre. C'est le cas à la R.A.T.P, à la S.N.C.F, à la Culture,à l'E.D.F, à l'équipement mais aussi dans la Chimie ou encore la métallurgie. Les jeunes sont également dans le coup : de nombreux lycéens sont dores et déjà dans la bataille car ils ont bien compris que cette réforme les concernait aussi.

Gagner devient possible!

La mobilisation et la détermination pour faire reculer le gouvernement montent chaque jour un peu plus. Le sentiment que nous pouvons gagner collectivement s'amplifie. Le gouvernement lui-même en a conscience : les deux micro-modifications concernant les femmes ne changent rien sur le fond de cette contre-réforme mais prouvent qu'il craint un affrontement social d'ampleur. Raison de plus pour ne rien lâcher car nous savons que le rapport de force entre les classes ne sera pas le même si Sarkozy arrive à faire passer sa réforme ou au contraire si le mouvement ouvrier arrive à le bloquer.

C'est maintenant que ça se passe et dans la rue. L'ensemble des appels à la grève reconductible à partir du 12 octobre ainsi que la nouvelle journée de manifestations du samedi 16 octobre à l'appel de l'intersyndicale,donnent confiance à l'ensemble des travailleurs pour amplifier la mobilisation, pour modifier le rapport de forces et faire reculer le gouvernement.

Ne nous arrêtons pas au 12 octobre ! Nous pouvons gagner!

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 18:59

14147_image.jpg

Les mensonges du gouvernement n’y feront rien, une chose est sûre : la mobilisation contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth des retraites ne faiblit pas.

Le 2 octobre, beaucoup de nouveaux manifestants ont défilé dans plus de 200 villes sur tout le territoire. Les cortèges étaient différents de ceux des 7 et 23 septembre. Moins de salariés venus des grandes entreprises, mais plus de salariés de catégories et de métiers qui ne peuvent faire grève ou ne sont pas organisés syndicalement, un public beaucoup plus large, et plus de jeunes. Plus familiale mais tout aussi déterminée. En fait, il s’agit bien d’un nouvel élargissement de la mobilisation, représentatif du rejet de la politique de Sarkozy par plus de 70 % de la population. Mais après ce nouveau succès nous ne devons pas nous arrêter là. Le gouvernement n’est pas décidé à reculer sous la seule pression de l’opinion publique exprimée par les sondages et la participation aux manifestations. La septième loi en dix ans sur l’immigration, les propos racistes des ministres et l’agitation de la menace terroriste ne permettent même pas à ce gouvernement de retrouver une quelconque légitimité.
Il faut donc franchir un pas dans la mobilisation. Il n’y a pas d’autre solution pour bloquer ce plan de destruction de notre système de retraites, que de bloquer l’activité économique et sociale du pays. Le gouvernement veut non seulement nous imposer une défaite sur les retraites, symbole de son quinquennat, mais aussi continuer par la casse de la Sécurité sociale, de l’école, de l’hôpital public, ce qui reste des 35 heures et par de nouvelles atteintes aux libertés publiques.
Les salariés de nombreuses professions, de nombreuses régions ont bien compris cette volonté du gouvernement de nous attaquer sur tous les terrains.
C’est bien pourquoi beaucoup de mobilisations se développent sans attendre les journées nationales. Ainsi, plusieurs milliers d’infirmiers anesthésistes ont défilé vendredi 1er octobre dans les beaux quartiers de Paris, les dockers de plusieurs ports sont en grève non seulement pour leurs emplois et la pénibilité mais aussi, parce que pour eux aussi tout est lié, pour les retraites. Plusieurs centaines de salariés de Ford-Bordeaux ont troublé la fête du Mondial de l’automobile en manifestant dans le Salon pour la sauvegarde de leurs emplois.
Certes, salariés et équipes syndicales restent marqués par les échecs et les reculs des dernières années. La dernière déclaration de l’intersyndicale du 4 octobre cache mal le refus des principales confédérations d’engager l’affrontement avec le gouvernement. Mais dans les entreprises, les bureaux, les quartiers, les écoles, les hôpitaux... la dégradation des conditions de vie et de travail, la politique raciste du gouvernement provoquent la colère et la révolte. Partout nous devons susciter, amplifier les mobilisations, les grèves, les débrayages, les blocages. Il ne faut plus seulement débattre de la grève reconductible mais gagner partout l’engagement de la mobilisation sur cette voie. Face à la chape de plomb médiatique, nous devons faire circuler les informations, prendre contact de secteur en secteur, de ville en ville. Moins que jamais le développement de la grève reconductible ne sera le seul résultat de consignes nationales ni de spontanéités locales. Si quelques décisions fermes sont d’ores et déjà prises dans cette direction (RATP) de nombreuses structures semblent prêtes à s’y engager (SNCF, Éducation, CGT Seine-Maritime, Bouches-du-Rhône et Paris, intersyndicales Ville de Paris et plusieurs « territoriaux », Fédération chimie CGT, etc.). L’action concertée des équipes syndicales et des militants convaincus et sincèrement engagés dans la construction de l’affrontement peut modifier le rapport de forces et faire reculer le gouvernement.
N’attendons pas le 12 octobre, ne nous arrêtons pas au 12 octobre.
Robert Pelletier

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 12:43

 

VERS LA GREVE GENERALE MAINTENANT!

2 octobre : autant que le 23 !
Pari réussi samedi dernier. Au-delà de la guerre des chiffres, il est un constat qu'il faut faire : la mobilisation ne faiblit pas. Même si ce ne sont pas tout à fait les mêmes manifestants qui ont défilé samedi par rapport à ceux des 7 et 23 septembre, le nombre de participantes et de participants est comparable. C'est, encore une fois, le signe d'un haut niveau de rejet de la réforme et du discrédit du pouvoir. Ce qui est largement confirmé par la dernière enquête de popularité concernant le chef de l'Etat, ce dernier devant faire face à 76% de mécontents. L'idée qu'il est possible de l'emporter face à Sarkozy a gagné considérablement du terrain. La légitimité même de son pouvoir est atteinte. Il est devenu totalement insupportable aux  yeux d'une large majorité de la population que Sarkozy et son entourage continuent de  gouverner jusqu'en 2012.
Le succès de la journée de samedi est un véritable encouragement à poursuivre et un tremplin supplémentaire pour aider à la réussite des nouvelles échéances.

La grève reconductible en discussion
D'ores et déjà des appels intersyndicaux appelant à discuter partout de la reconduction de la grève circulent. C'est le cas de celui des Bouches-du-Rhône par exemple.
Des secteurs également ont cessé le travail comme les agents du port de Marseille qui, réunis lundi 4 octobre  après-midi en assemblée générale, ont reconduit la grève. Cette dernière paralyse les terminaux pétroliers de Lavera et Fos-sur-Mer.
Dans la chimie, chez les cheminots, la volonté d'en découdre et d'aller plus loin se manifeste de plus en plus fort. À la RATP, la CGT appelle à la grève illimitée à partir du 12 octobre.
Globalement, les appels intersyndicaux, dans de nombreuses villes et pour de nombreuses activités, indiquant qu'il faut engager des actions reconductibles, se multiplient.

Après le 12 octobre, on continue
Dès aujourd'hui et jusqu'au 12 octobre, il est primordial de faire grandir le rapport de force en faveur de ceux et celles qui luttent. Face à un pouvoir qui affiche sa détermination, de nombreux salariés et de nombreuses équipes militantes syndicales durcissent le ton et comprennent qu'il faut opposer notre détermination. Cela exige de poser la question de la reconduction de la grève. Si ça se pose déjà par endroits, c'est partout que cette démarche et ce choix doivent être pris après le 12 octobre.
Seule la grève générale, c'est-à-dire le blocage de l'économie du pays, pourra faire flancher ce gouvernement. Aujourd'hui c'est possible et l’on peut gagner. On ne lâche rien!

Mardi 5 octobre

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 10:57

Olivier Besancenot a apporté mardi son soutien à un mouvement de grève reconductible contre la réforme des retraites, estimant que face à «un gouvernement sourd et aveugle», il fallait envisager de «bloquer l'économie pour bloquer la réforme».
«On a tous compris que même des grandes manifestations - deux fois 3 millions c'est quand même pas rien -, même des taux de grève impressionnants sur 24 heures ne suffisent pas, donc la question de la reconduction de la grève est en effet posée et nous, on la soutient», a déclaré le porte-parole du NPA sur France Inter.
«A un moment donné, s'il faut bloquer l'économie pour bloquer la réforme eh bien il faut en passer par là parce qu'on a un gouvernement qui est sourd, aveugle aux revendications», a-t-il affirmé. «Aujourd'hui, on est dans un bras de fer, et un bras de fer il faut l'assumer».

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 09:58

Réforme des retraites : la pression sur l'Elysée s'accentue

 

Manifestation à Marseille, samedi 2 octobre.
AFP/VINCENT BEAUME
Manifestation à Marseille, samedi 2 octobre.

 

Les syndicats ont remporté leur pari. La cinquième journée d'action contre le projet de réforme des retraites, samedi 2 octobre, a montré quele niveau de mobilisation reste élevé dans le pays. Le succès de ce rendez-vous, le troisième en un mois, n'allait pas de soi, d'autant que le texte gouvernemental a été voté à l'Assemblée le 15 septembre. Mais comme l'avaient pronostiqué les organisations syndicales, la mobilisation a été grosso modo "dans les mêmes eaux" que le 23 septembre : "près de 3 millions" de manifestants en France, selon la CGT; 899 000, soit une baisse de 98 000, selon la police (Voire notre carte des manifestations en France, ville par ville).

La balle est désormais dans le camp de l'Elysée et du gouvernement : ils vont devoir ajuster leur stratégie en prévision de l'ouverture, mardi 5 octobre, du débat sur le projet de réforme au Sénat mais aussi de la journée de grèves et de manifestations du 12 octobre.

 

"NOUS NE RECULERONS PAS"

"La moyenne nationale, ce sera autour des trois millions comme le 23 septembre. Donc, nous ne reculerons pas", a redit, au départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. "Le gouvernement ne peut pas en rester là. Il doit ouvrir le dialogue", a estimé son homologue de la CFDT, François Chérèque. Les syndicats interprètent le niveau de mobilisation de samedi comme le signe d'un ancrage de la contestation. Ils estiment avoir marqué des points dans l'opinion sur le caractère injuste du projet de réforme, en particulier pour les femmes et pour les travailleurs les plus modestes, et sur la responsabilité du pouvoir dans l'accroissement des inégalités.

Et ils pensent disposer d'un large capital de sympathie dans l'opinion qui fait actuellement défaut au chef de l'Etat. A preuve, selon eux, ce sondage CSA pour L'Humanité de samedi selon lequel 71 % des Français soutenaient l'appel à manifester. Un chiffre inédit, qui renvoie à un autre record, à la baisse celui-là, pour la cote de confiance de Nicolas Sarkozy.

Selon la dernière enquête TNS-Sofres, le président enregistre un record d'impopularité avec 72 % de mécontents. "Le gouvernement ne peut pas se permettre de ne pas nous entendre", s'est exclamé samedi matin, sur Europe 1, M. Chérèque. "Continuer à parier sur l'effritement du mouvement, ce n'est pas une stratégie", a-t-il précisé en début d'après-midi. L'exécutif est resté jusqu'à maintenant inflexible. Il n'a saisi aucune des perches qui lui ont été lancées par le numéro un de la CFDT. Le chef de l'Etat et le premier ministre ne veulent pas toucher au cœur de la réforme, c'est-à-dire au recul des âges de la retraite de 60 à 62 ans pour l'âge légal de départ et de 65 à 67 ans pour l'âge de la pension sans décote. "Je comprends la colère et les inquiétudes, mais le rôle d'un chef de l'Etat, c'est de prendre ses responsabilités", a réaffirmé le président vendredi.

 

"L'AUTISME DU POUVOIR"

L'intransigeance présidentielle durera-t-elle ? C'est ce que pensent les leaders syndicaux. Au Sénat, où le pouvoir ne dispose que d'une majorité relative, l'exécutif devra certes composer avec les centristes, partisans de maintenir, dans certains cas, le plafond des 65 ans pour la pension sans décote, mais aussi avec le président (UMP) du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, plus enclin que M. Sarkozy à la souplesse.

Toutefois, l'Elysée est convaincu que la répétition des journées d'action tient du rituel social en France et que le mouvement de contestation, de "décélération notable" en "légère inflexion", finira par s'effriter comme en 2003. Il peut donc choisir d'attendre l'après-12 octobre pour décider, si cela s'avérait nécessaire, d'éventuelles concessions. L'exécutif pense que le temps joue pour lui et sait que la CFDT et la CGT n'ont aucune envie de s'engager dans des grèves reconductibles qu'elles estiment à hauts risques pour les salariés et pour le syndicalisme. Mais cette stratégie est dangereuse. Frustrée par "l'autisme du pouvoir", une partie des contestataires de la réforme peut miser sur la radicalisation du mouvement pour se faire entendre. Et dans ce cas de figure, qui n'est pas le plus certain, c'est bien le chef de l'Etat qui serait en première ligne, accusé d'avoir jeté de l'huile sur le feu et d'avoir trop tardé à sortir du blocage actuel.

Claire Guélaud
Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 17:50

Pour le retrait du projet de loi sur les retraites!
Le succès du 2 octobre doit permettre de construire la grève générale !

Un projet rejeté massivement

A deux reprises à deux semaines d'écart, près de trois millions de manifestants sont allés battre le pavé pour exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, le maintien d’une retraite à 60 ans. Et ce sont des retraites à taux plein que nous devons exiger avec le retour aux 37,5 annuités pour toutes et tous. Les manifestants refusent une réforme injuste, notamment pour les femmes qui seraient les plus pénalisées. Le 23 septembre, de nouveaux secteurs ont rejoint  la mobilisation comme la jeunesse et les salariés du privé plus mobilisés qu'auparavant. Au-delà de la réforme des retraites, c'est le gouvernement lui-même qui est rejeté.
Les succès du 7 septembre et du 23 septembre ont redonné confiance aux grévistes qui étaient dans la rue ces jours-là, mais aussi à celles et ceux qui soutiennent la mobilisation mais qui ne peuvent pas faire grève. La manifestation du samedi 2 octobre doit donc être l'occasion pour  ces derniers de descendre dans la rue le plus massivement possible afin de franchir une nouvelle étape dans la mobilisation.

Pour gagner, développer la grève
Nous savons tous et toutes que, pour gagner, c’est une véritable confrontation avec le gouvernement qu’il faut engager ! Et cela passe par la grève générale reconductible pour faire céder Sarkozy !  L'intersyndicale, après le 23 septembre, propose  comme perspective cette journée de manifestations le samedi 2 octobre et une nouvelle journée de grève le mardi 12 octobre. Pour nous, ce calendrier est tardif. Il aurait dû être plus resserré, plus offensif ! Toutefois, il faut se saisir de ces temps forts pour entraîner dans la mobilisation.

La réussite du 2 octobre est une étape indispensable pour franchir un cap dans la mobilisation ! Et sans attendre le 12 octobre, partout où c'est possible, la reconduction de la grève doit être mise en discussion et décidée si les conditions en sont réunies. Les actions de blocages comme ce fut le cas, il y a quelques jours, au Havre, à la raffinerie de Savoie et dans de nombreux endroits doivent se développer pour montrer notre détermination. Pourquoi, par exemple, ne pas être en grève dès ce mardi 5 octobre, premier jour de débat du projet de loi au Sénat ? 

Obtenir le retrait c'est possible. La mobilisation peut encore s'amplifier. Alors on ne lâche rien, on continue en frappant de plus en plus fort, à commencer par la manifestation de ce samedi 2 octobre.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 16:16

TEMPS FORT : Clermont-Ferrand

La Montagne

Des hommes et un meeting de combat

Ils ont attiré plus de 1.200 personnes à Clermont mais on s'y attendait. À la réputation oratoire du trio Besancenot-Chassaigne-Mélenchon s'ajoutaient les raisons d'un combat qui réunit exceptionnellement toute la gauche.

 

Jean-Paul Gondeau

Du PS au NPA en passant par le PC, les Verts, les Alterékolos, la CGT, Solidaires, la FSU, l'UNEF, ATTAC et autres associations féministes, caritatives et philosophiques, tout le « peuple de gauche » était représenté, hier soir dans la trop petite Maison du Peuple à Clermont. Et pour une bonne et simple raison : faire céder le gouvernement sur la réforme des retraites comme l'ont clamé et proclamé tout au long de la soirée les seize intervenants, dont Olivier Besancenot (NPA), André Chassaigne (PC) et Alain Lipietz (Europe Ecologie-Verts). Seul manquait à l'appel le socialiste Razzy Hammadi, excusé « pour des problèmes personnels » et remplacé par Gérard Courtadon, trésorier de la fédération du Puy-de-Dôme, puis Gérard Filoche, membre du conseil national PS.

Pour donner du corps à ce meeting de combat, rien ne vaut ce trio de choc Besancenot-Mélenchon-Chassaigne. Le premier nommé avait même adopté le langage d'un coach sportif : « nous sommes à une étape importante du bras de fer contre le gouvernement, chaque meeting permet de regonfler le moral de tout le monde [?]. La partie n'est pas perdue, gagner c'est possible. Il y a un gros bordel (sic) à droite qu'il faut savoir exploiter ».

Au passage, le leader du NPA a donné une bourrade à ses deux coéquipiers tiraillés par leurs ambitions présidentielles : « on ne doit pas regarder tout de suite 2012, ce n'est pas le moment. Il faut tenir bon sur la retraite à 60 ans et à taux plein ».

Une remontrance qu'André Chassaigne n'a pas relevé, trop occupé à faire partager son enthousiasme de lutteur : « le gouvernement peut céder, le rassemblement s'élargit : les jeunes, les femmes, le privé ». Un Chassaigne transporté pour lequel son « rival » Jean-Luc Mélenchon aura ce mot en aparté : « je me suis dit en voyant son résultat aux régionales : ce gars-là ne doit pas être si mauvais ».

Le sénateur de l'Essonne ne croit guère en ses condisciples qui examineront le texte de la réforme pendant trois semaines. Il a ironisé : « le sénat est extrêmement inventif quand il s'agit de prendre des mesures réactionnaires ». Bref, le salut ne peut venir que de la rue et rien que de la rue.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 13:14

 

 

Meeting unitaire Jeudi 30 septembre 2010 à Niort 20h30 Théâtre Jean Richard 202 avenue St Jean d'Angely à Niort  avec Claude DEBONS membre du collectif national, Christian MAHIEUX Syndicaliste et Michel DEBOEUF (NPA).

   

 

RETRAITES : LA BATAILLE CONTINUE !

Nous ne lâcherons pas avant d’avoir obtenu le retrait de la loi !

Des manifestations d’ampleur exceptionnelle ont rassemblé des millions de personnes à travers tout le pays. Aujourd’hui, la bataille contre la réforme proposée par le gouvernement s’amplifie.

Le collectif unitaire (PC, PG, NPA, Europe écologie, FASE, ATTAC, CNL, Solidaires 79, Planning Familial) dénonce cette réforme injuste qui enterre la retraite à 60 ans, augmente les durées de cotisations et aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes, sans pour autant permettre de garantir la pérennité de notre système de retraites par répartition.

Le gouvernement a beau répéter qu’il n’y a pas d’autre choix, 70% des Français-es ne veulent pas de cette loi. Il n’y a pas de fatalité, ni démographique, ni financière. Ce n’est pas l’intérêt général des retraités, ni du pays qui guide les choix gouvernementaux. Avec sa contre-réforme de régression sociale et d’austérité, Sarkozy veut juste assurer les banquiers que la politique menée préservera leurs profits.

Nous voulons au contraire, garantir les droits du plus grand nombre, en partageant autrement les richesses. Nous nous battons tous ensemble avec des millions de citoyen-nes, avec les syndicats pour imposer le droit de vivre sans travailler pendant une partie de sa vie et celui de vivre en bonne santé les meilleures années de sa retraite.

De l’argent il y en a, une autre politique est possible. Nous pouvons, nous devons faire entendre nos exigences citoyennes Nous sommes des millions dans les rues : Monsieur Sarkozy, son gouvernement et ses représentants au parlement font la sourde oreille.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler plus » et la destruction des solidarités sociales.

Nous appelons à un GRAND MEETING CITOYEN pour stopper cet engrenage.

  Collectif retraite

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 12:11

JOURNEE D’ACTION Contre la loi BESSON

Les associations ayant appelé à la journée d’action du 4 septembre appellent à une journée d’action contre le projet de loi Besson qui passera fin octobre début novembre au Sénat.

Comme le 4 septembre, partout en France, des manifestations doivent donner un coup d’arrêt à ces dérives autoritaires et racistes

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés