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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 07:12
Un millier de manifestants contre l'implantation d'Agrexco

Vincent ANDORRA


Publié à 18 h 30 - Mis à jour à 18 h 50 - Entre 1.100 manifestants, selon la gendarmerie, et 1.500 selon les organisateurs , opposés au projet d'implantation de l'importateur israélien de fruits et légumes Agrexco sur le port de Sète, se sont rassemblés ce matin à Montpellier, avant de marcher jusqu'au port de Sète. Le cortège a marché « dans une ambiance bon enfant », a précisé le groupement départemental de gendarmerie de l'Hérault.

« Agrexco, le port de Sète n'est pas à toi », ont scandé les manifestants rassemblés devant le conseil régional Languedoc-Roussillon, propriétaire et gestionnaire du port de Sète. Sur des pancartes,

on pouvait lire des slogans hostiles au projet défendu par Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession.

A une semaine du premier tour des élections régionales, la marche anti-Agrexco a d'ailleurs pris des allures de fronde anti-Frêche, avec la présence, à son départ de Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Ecologie en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès, porte-parole de la candidate socialiste Hélène Mandroux, et René Revol (Front de Gauche/NPA).

« Je suis opposé à la venue d'Agrexco à Sète pour deux raisons, a expliqué M. Roumégas. D'une part, on ne peut pas commercer à n'importe quel prix, en fermant les yeux. Les produits d'Agrexco viennent de terres volées, où la liberté et l'eau sont volées. On est dans la violation du droit international. D'autre part, en développant ce type d'emploi sur le port de Sète, ne tue-t-on pas l'emploi de dizaines et de centaines de producteurs locaux? »

« On ne veut pas d'Agrexco à Sète car cette entreprise exploite les produits des colonies palestiniennes, a renchéri Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade. C'est contraire à la 4e convention de Genève. Agrexco est une entreprise criminelle, qui n'a rien à faire sur le port de Sète ». Il a regretté que la direction du port n'ait pas reçu de délégation. « Les autorités régionales ne veulent pas dialoguer », a-t-il dit.

José-Luis Moragues, animateur de la coalition anti-Agrexco, a annoncé deux actions en justice, « une au niveau européen, devant la Cour pénale internationale, en invoquant l'exploitation économique de territoires occupés; une, plus urgente, au niveau civil, pour demander une enquête sur l'origine des produits ».

Agrexco table à Sète sur un trafic annuel de 200.000 palettes au démarrage de l'activité, en 2012 ou 2013. La pose de la première pierre de l'entrepôt frigorifique de GF Group, qui doit accueillir principalement Agrexco, a été retardée et est désormais annoncée "pour septembre", a déclaré M. Frêche début février. Le terminal fruitier doit employer une centaine de personnes.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 12:55

Le 24 février, alors que la Grèce est paralysée par la grève générale, une délégation de l’Union européenne débarque à Athènes pour contrôler la mise en place des mesures d’austérité exceptionnelles imposées à ce pays.

Le gel des salaires dans le secteur public, la suppression des primes, un allongement de deux ans de l’âge de départ à la retraite et une augmentation des taxes sur les carburants, le tabac, l’alcool et l’immobilier sont jugés insuffisants par l’élite dirigeante européenne. Des mesures similaires à celles déjà imposées en Irlande et impliquant une réduction de salaire de 20% dans le secteur public, des augmentations d’impôts et des coupes dans les prestations sociales seront sans doute exigées.

Un pays souverain est mis sous tutelle par des institutions européennes qui n’ont ni la légitimité du vote populaire, ni celle des traités signés. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne.

Les institutions européennes tiennent leur mandat des marchés financiers. Le Premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a clairement dit que la zone euro ne ferait que mettre en œuvre les exigences des marchés financiers: « Si les marchés mettent en cause la démarche grecque, des mesures additionnelles devront être prises. La zone euro n'interviendra que lorsque cela aura été fait. »

Le 23 février, c’était les travailleurs espagnols qui manifestaient contre le report à 67 ans de l’âge de la retraite. Dans les semaines qui viennent d’autres pays européens connaîtront le même scénario, attaque spéculative sur la dette, puis imposition d’un plan d’austérité. Les mesures imposées dans chaque pays deviendront de plus en plus brutales.

Incapables de lutter contre le chômage, incapables de se mettre d’accord sur une politique industrielle, incapables de faire face à leur responsabilité devant la crise climatique, les dirigeants européens mènent la charge contre la classe ouvrière.

La Commission européenne est en train d’élaborer un « projet directeur » pour la croissance et l’emploi, appelé « Europe 2020 » et qui devrait être prêt le mois prochain. Celui-ci sera inévitablement, de la part de l’UE et des gouvernements qui la composent, une déclaration de guerre économique et sociale à la population laborieuse. Un débat alarmant s’est même ouvert dans les cercles dirigeants européens sur le niveau de répression étatique nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Pour sortir vainqueur de cet affrontement, il faut d’urgence unifier le combat social à l’échelle européenne et dénoncer ces institutions de l’Union qui préparent une des pires régressions de l’histoire européenne.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 12:50
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À l’appel de la GSEE (secteur privé) et d’Adedy (secteur du public), 2, 5 millions de travailleurs se sont associés à la grève du 24 février (sur 11 millions d’habitants). Les manifestations ont été partout combatives, comme à Athènes, avec 50 000 personnes dans la rue et des slogans affirmant que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise et attaquant l’Union européenne et le FMI. Ce succès confirme celui de la grève du 10 février, où seule Adedy appelait, et constitue une réponse cinglante aux prétentions des agences financières de notation qui menacent de baisser la note du pays si le gouvernement n’arrive pas à empêcher les mobilisations. Mais c’est aussi une réponse à la fable selon laquelle la Grèce vivrait au-dessus de ses moyens. Une véritable insulte alors que la Grèce compte parmi les régions les plus pauvres d’Europe et que bien des travailleurs doivent cumuler deux emplois pour arriver à boucler leur mois.
Face aux mesures annoncées et à venir (un deuxième paquet est exigé par la bourgeoisie européenne, visant notamment le quatorzième voire le treizième mois), la fermeté sur les revendications est décisive. En ce sens, les revendications des deux syndicats enseignants du premier et deuxième degré sont un bon exemple : salaire minimum à 1 400 euros, intégration des primes au salaire, budget de l’Éducation porté à 15 % du budget national et représentant au moins 5 % du PIB. Elles ont défilé sous le titre « Ils déclarent la guerre ? Ils vont recevoir la réponse qu’ils méritent ! »
Cela dit, les obstacles à l’extension des luttes sont importants. Il y a d’abord le double discours des directions syndicales dirigées par la Pasok (PS). La GSEE dit « nous refusons de payer le prix d’une crise dont nous ne sommes pas responsables » pour ajouter aussitôt qu’il n’y a pas que les travailleurs qui doivent faire des sacrifices, admettant ainsi que les mesures anti-ouvrières sont nécessaires mais demandant à Papandreou de prendre aussi une ou deux mesurettes contre le patronat.
Second obstacle, décisif, la division du mouvement ouvrier, entretenue avant tout par le KKE (PC) qui a réussi le 24 février une « dynamique mobilisation » tout en restant à part des autres cortèges ! La gauche antilibérale et anticapitaliste a donc la responsabilité historique de pousser réellement au « tous ensemble ». De ce point de vue, l’appel de la coalition Antarsya va dans le bon sens, appelant à étendre les grèves avec assemblées générales de masse et comités de grèves coordonnés.
Il y a urgence, les impasses peuvent vite venir, à l’exemple de cette campagne xénophobe menée actuellement non pas contre les pressions des capitalistes allemands, mais contre « les Allemands », avec évocation de l’occupation nazie. La coordination des travailleurs à toute l’échelle européenne devient prioritaire.
D’Athènes, Andreas Sartzekis

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 17:38
La chambre de commerce France-Israël ne s’en cache même plus : elle avoue que les milliers de tonnes de fleurs qui arrivent d’Israël et inondent les pays européens à l’occasion de la Saint-Valentin sont faussement étiquetées "Made in Holland". A lire et à diffuser largement, car on n’offre pas les fleurs de l’occupation et de la colonisation à ceux qu’on aime.

News : ISRAEL in LOVE - Joyeuse Saint Valentin : des millions de roses en provenance d’Israël sont arrivées en Europe Par David Rosenfeld

Israël, 3ème producteur mondial de roses, a affrété des avions cargo spéciaux ces derniers jours afin de livrer les précieux gages d’amour.

IsraelValley.com vous souhaite à toutes et à tous une joyeuse Saint-Valentin.

A l’occasion de la Saint-Valentin, Israël expédie en quelques jours vers l’Union Européenne environ 50 millions de fleurs. Une flotte de quelques 20 avions participe à ce pont aérien pour transporter plusieurs milliers de tonnes de fleurs fraîchement coupées. Ces lots arrivent dans la nuit à la bourse aux fleurs aux Pays Bas. Fraîchement conditionnées, elles repartent avec le sceau « Made in Holland » vers le reste du monde.

Pour la France spécifiquement, les fleurs arrivent via des cargos spécialisés des compagnies israéliennes Cargo Air Line (CAL) ou El Al à Marseille.

L’essentiel de ces exportations est réalisé par la coopérative agricole israélienne AgrexCo. Celle-ci réalise 10% de son chiffre d’affairers annuel en ce jour de Saint Valentin.

La société Agrexco, dont une part importante du capital est détenue par l’Etat d’Israël, exporte aussi des agrumes, des légumes et d’autres produits agricoles sous les marques Carmel, Ecofresh, Bio Top ou encore les dattes Jordan Rivers.

Source :http://www.israelvalley.com/news/2007/02/14/8609/israel-in-love-joyeuse-saint-valentin-des-millions-de-roses-en-provenance-d-israel-sont-arrivees-en-europe

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 20:55

Alicja Tysiac, jeune femme polonaise, a fait condamner en 2007 l’Etat polonais par la Cour Européenne des Droits de l’Hommes pour refus d’IVG – calomniée par l’Eglise et les médias catholiques, traitée de meurtrière et comparée aux criminels nazis, elle porte plainte en diffamation contre l’hebdomadaire épiscopal «  Gosc Niedzielny » (« L’Invité du dimanche ») et l’archevêché de Silésie.

Depuis l’interdiction de l’IVG en 1993 en Pologne, la loi ne permet d’avorter qu’en cas de viol, de malformation du fœtus et de danger pour la santé de la mère. Lourdement handicapée suite à ses deux premières grossesses, Alicja demanda l’autorisation d’une IVG légale lors de sa troisième grossesse, mais les médecins la lui refusèrent au terme de procédures humiliantes. Refusant d’être une victime du système fondamentaliste patriarcal, Alicja Tysiac attaqua les institutions polonaises pour non-respect de la loi jusqu’à se retrouver devant la plus haute juridiction européenne. La Cour Européenne des Droits de l’Homme, sans statuer sur la question de l’IVG, condamna l’Etat polonais pour l’absence de procédures de recours.

Depuis ce jugement, les journalistes de « Gosc Niedzielny » ne se contentaient pas de traiter Alicja Tysiac de « meurtrière en puissance pour avoir voulu tuer son enfant », ils s’en prenaient aussi aux juges du tribunal européen accusés d’avoir « versé 25 000 Euros à Alicja Tysiac pour la récompenser d’avoir voulu tuer son enfant ». Le plus choquant est un article du 7 octobre 2007 où le nom d’Alicja est placé aux côtés de celui de criminels de guerre nazis comme Mengele, Hess et le gardien SS de Auschwitz, Karl Hoecker. A propos de ces criminels de guerre, le journaliste décrit des photographies les présentant détendus et souriant dans un centre de repos, puis, il continue : « Ils se sont habitués aux crimes en série commis derrière la clôture du camp. Et aujourd’hui, comment cela se passe-t-il ? Aujourd’hui, c’est tout aussi effrayant. La Cour Européenne de Justice de Strasbourg a justement rejeté l’appel du gouvernement polonais dans l’affaire d’Alicja Tysiac ».

Comparer l’IVG à la Shoah est un procédé rhétorique courant dans les textes écrits et dans les discours émanent de l’épiscopat polonais et des médias tant ecclésiastiques que publics. Mais c’est la première fois qu’une haute juridiction européenne, saisie par une citoyenne polonaise contre son Etat, est désignée comme étant similaire aux nazis.

Les avocats d’Alicja Tysiac argumentent que ces publications constituent une diffamation, une atteinte à l’honneur et une ingérence dans sa vie privée car le droit à la liberté d’expression ne donne pas aux journalistes et politiciens catholiques le droit de dénigrer une personne parce qu’elle ne partage pas leurs opinions sur l’IVG. Les plus odieuses diffamations sont les articles comparant Alicja Tysiac et les juges européens aux criminels nazis et l’IVG à la Shoah : « Rien ne donne le droit aux journalistes catholiques et aux hommes politiques de comparer les décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et les conséquences de ces décisions à la Shoah. Le discours qui inclut Alicja Tysiac dans ce contexte n’est pas seulement d’une arrogance absolue, mais également d’une cruauté inhumaine et inimaginable face aux victimes de la Shoah » - explique Marcin Górski, l’avocat d’Alicja Tysiac.

La victoire d’Alicja Tysiac en première instance

Les laïques et des féministes polonais et européens se sont mobilisé et ont envoyé des lettres de soutien afin de signifier au tribunal polonais que toute l’Europe observe avec attention ce procès dont l’enjeu est la liberté d’expression des citoyen/nes européennes face à la puissance du Vatican. La juge du Tribunal de première instance de Katowice suivit en grande partie l’argumentation des avocats d’Alicja Tysiac. S’appuyant sur les juridictions polonaises et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme définissant le « discours de haine – le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, tous les discours ayant comme objet la haine de l’Autre », et limitant de ce fait la liberté d’expression garantie par les lois polonaises et européennes, la Cour de 1ère Instance condamna le 23 septembre 2009 le magazine et l’archevêché de Silésie à publier des excuses et à verser des dommages et intérêts.

Ce jugement historique met une limite aux attaques de l’Eglise et des médias catholiques contre les militant/Es pour le droit à l’IVG. En cela il constitue une première victoire sur le fondamentalisme religieux en Europe de l’Est et ouvre une première brèche en condamnant fermement les discours de haine ainsi que à l’instrumentalisation de la Shoah à laquelle l’avortement est comparé dans les médias et les prêches de l’Eglise en Pologne. C’est aussi première victoire idéologique des laïques et des féministes en Europe de l’Est sur le fondamentalisme religieux depuis 1989. Tout comme l’arrêt européen récent concernant les croix dans les écoles publiques, ce procès s’inscrit dans une offensive des mouvements laïques et féministes pour la laïcité dans l’espace européen.

L’Eglise polonaise n’a pas l’intention de désavouer son discours idéologique dans lequel les femmes « avorteuses » jouent un rôle de bouc émissaire primordial et l’archevêché de Silésie a donc fait appel de la décision du Tribunal. La première audience en appel aura lieu le 19 février prochain à Katowice.

Pourquoi il est important que les laïques d’Europe soutiennent Alicja Tysiac

Dans sa stratégie actuelle, l’épiscopat polonais cherche à contester devant la Cour d’Appel polonaise la légitimité juridique et politique des instances européennes en Pologne. Il refuse à la justice polonaise notamment le droit de s’appuyer sur les arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et sur la Convention Européenne des Droits Fondamentaux. L’offensive du Vatican pour délégitimer la seule instance protectrice des droits humains en Europe est à liée à sa crainte que des citoyens européens de plus en plus nombreux ne se saisissent de la Cour de Strasbourg pour lutter pour la laïcité et les droits des femmes. Cette offensive met à mal l’architecture des institutions européennes en cherchant à exclure définitivement les droits humains des compétences de l’Union, alors que pour des millions de citoyens en Europe de l’Est, c’est l’espoir d’une avancée dans les droits humains qui a fait accepter les immenses sacrifices consentis pour l’adhésion. Sans la protection des droits humains, l’adhésion à l’Union Européenne aura-t-elle encore un sens pour les populations européennes ?

L’Eglise minimise l’horreur de la comparaison d’Alicja Tysiac et des juges européens aux criminels nazis faisant ainsi le lit d’un négationnisme de l’extrême droite catholique qui se sert de la question de l’IVG pour relativiser les atrocités du nazisme. De même, l’Eglise réfute tout discours de haine à l’encontre d’Alicja Tysiac en affirmant son « droit » à stigmatiser les femmes qui avortent. Avant même le procès du 19 février l’épiscopat polonais a démarré une campagne médiatique visant l’interdiction d’utiliser le mot « d’avortement » alors même que la loi polonaise ne définit par l’IVG comme un meurtre ni l’embryon comme une personne.

De plus, l’Eglise prétend que le Concordat arraché en 1995 à un Etat polonais affaibli primerait sur la législation européenne et en particulier sur les décisions de la Cours Européenne de Strasbourg. Cette offensive montre combien les concordats en Europe constituent une menace pour les droits humains et un sérieux frein à la lutte pour la laïcité dans les pays de l’Union. De plus, il apparaît que l’enjeu est l’avenir même de l’Union réduite à un espace de libre échange néoconservateur et religieux, vidée de tout projet politique un tant soit peu favorable aux droits des citoyens. Le procès d’Alicja soulève également cette question politique importante.

Enfin, après 30 ans de combats défensifs des féministes et des laïques en Europe contre le fondamentalisme religieux, en soutenant ce procès nous avons enfin l’occasion de contre-attaquer. La victoire définitive d’Alicja Tysiac signerait une importante défaite des fondamentalistes catholiques dans leur tentative d’imposer à toute la population européenne leurs valeurs et leurs opinions. Elle montrerait au Vatican la force et l’union des forces laïques en Europe et constituerait un jalon important dans la lutte pour une Europe débarrassée de l’influence réactionnaire du Vatican sur les Etats et les sociétés européennes.

C’est pourquoi, le comité de soutien d’Alicja Tysiac appelle les ami/es laïques d’Europe entière à écrire des lettres de soutien qui seront versés dans le dossier du procès ainsi que des courriers aux ambassades polonaises en Europe.

Les lettres de soutien doivent être envoyées à l’adresse du Tribunal d’Appel  avec la mention :

Alicja Tysiac contre Gosc Niedzielny

sygn. akt l ACa 790/09

Sad Apelacyjny

Al.W.Korfantego 117/119

40-156 Katowice

Pologne

Monika Karbowska – pour l’Initiative Féministe Européenne France mkarbowska@free.fr

Le Parti RACJA de la Gauche Polonaise, le collectif de Initiative de Genre de Silésie, les laïques européens, le réseau européen de catholiques pro-choix Eglises et Libertés, le réseau Initiative Féministe Européenne France et l’association féministe française Rien Sans Elles.

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 14:00

Allocution du Comité Poitevin France Palestine au rassemblement 16 janvier 2010 à Poitiers

Depuis janvier 2006, Israël et les pays occidentaux, imposent un siège meurtrier aux habitants de la Bande de Gaza pour les punir de continuer à résister. Ce blocus a été renforcé encore en juin 2007. On ne dénombre pas moins de 270 morts par manque de soins, soit par manque direct de médicaments, soit par interdiction de quitter le territoire pour recevoir un traitement à l’étranger. Même les convois d’aide humanitaire de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) sont empêchés de livrer leurs cargaisons.

Gaza, ce sont 1,5 million d’habitants, confinés et pris en otage. Gaza, c’est un minuscule territoire de 360km², encerclé de murs, de barbelés et sous haute surveillance satellitaire. Gaza, c’est une population affaiblie, affamée et épuisée par la quête quotidienne d’un moyen de survie. Gaza, c’est sur ce territoire, qu’Israël déclenchait du 27 décembre 2008 au 18 janvier dernier, l’offensive « Plomb durci » ravageant complètement le pays et les hommes.

Présente à Gaza dès le 20 janvier, j’ai vu les maisons éventrées, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à leurs occupants. J’ai vu les zones agricoles ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. J’ai vu les restes de bombes au phosphore encore fumants dès qu’on les remettait à l’air libre. J’ai vu des quartiers entiers de maisons restées debout mais aux vitres éclatées et offertes aux courants d’air. Savez-vous que les nuits sont froides aussi à Gaza en hiver ? Et il n’y a pas de chauffage, pas même de lumière bien souvent puisque la centrale électrique a été détruite.

1419 morts dont 318 enfants et 111 femmes. Au moins 5300 blessés dont 1600 enfants et 830 femmes. Des mutilés à vie. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement anéantie. Toute une population traumatisée, dégâts invisibles mais profonds, allant du dégoût de la vie au désespoir, du retour de l’énurésie chez les enfants à la dépression et à l’hébétude.

Voilà le résultat des 22 jours d’agression barbare israélienne.

Or ce qui s’est passé là n’est pas une catastrophe « naturelle ». C’est le fruit délibéré d’une politique coloniale et raciste condamnée par toute l’humanité.

Un an après, les coupables de ce massacre, pourtant clairement identifiés, sont toujours en liberté. Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et la condamnant à vivre dans des conditions infrahumaines. Ce qui fait dire à John Ging, directeur de l’UNRWA pour la Bande de Gaza : « Tout le monde sait depuis plus d’un an et demi que la situation est intenable et pourtant rien ne change. J’invite les responsables de la communauté internationale à se rendre à Gaza et à y observer les conséquences dévastatrices de la situation sur les êtres humains qui y vivent. »

Pourtant, au mois d’août dernier, la Commission des droits de l’Homme de l’ONU chargée d’enquêter sur la guerre, présidée par le juge Sud-Africain Goldstone, rendait public son rapport.

Ce rapport a été approuvé une première fois par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU le 16 octobre et par l’Assemblée générale de l’ONU le 5 novembre, à 114 voix pour, 18 contre et 44 abstentions dont la France.

Pourquoi ce rapport est-il important ?

C’est la première fois que les crimes de guerre israéliens sont aussi rigoureusement documentés dans un rapport officiel de l’ONU dont les recommandations sont claires. L’acharnement pour l’étouffer dont il fait l’objet de la part d’Israël et de ses amis, USA et France en tête, révèle son enjeu majeur : la lutte contre l’impunité comme moyen de parvenir à la paix. Comme l’a souligné Navy Pillay, Haut commissaire aux droits de l’homme, « une culture de l’impunité continue de prévaloir dans les territoires occupés et en Israël ».

Ce rapport est important également car il représente une analyse sans précédent, impartiale, de ce qui s’est joué à Gaza. Il met en jeu la nécessité de rendre des comptes et d’être responsable de ses actes au regard du droit international, incluant les Conventions de Genève, la Charte des Nations Unies, la Déclaration des Droits de l’homme.

Ce rapport est important enfin car, avant même qu’il soit suivi d’effet, il constitue une défaite morale pour Israël. Et c’est bien pourquoi cet Etat s’est empressé de lancer son appareil de propagande pour le dénigrer et qu’il continue à le faire aujourd’hui.

Il est de notre responsabilité, nous peuples du Monde, de faire que ce rapport, qui a fait écho à l’émotion et à la colère qu’une majorité de citoyens ont manifesté durant l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, il est de notre responsabilité que ce rapport ne sombre pas dans l’oubli et soit porté devant la juridiction internationale compétente.

Oui, nous pouvons faire quelque chose pour que l’impunité ne prévale pas une nouvelle fois dans ce conflit. Pour que justice soit rendue aux Palestiniens, bien sûr. Mais pas seulement. Tous ceux de par le monde qui ont manifesté l’hiver d’hiver contre l’offensive israélienne, attendent réparation. Tous ceux qui sont partis fin décembre pour briser l’enfermement de Gaza, attendent réparation. Tous ceux qui s’opposent quotidiennement à l’expulsion et à la destruction des maisons palestiniennes en Cisjordanie ou à Jérusalem, qu’ils soient Palestiniens ou Internationaux, attendent réparation. Tous ceux qui ne font qu’exercer leur droit conjoint à la compétence universelle réclament réparation.

Laisser impunis les crimes commis à Gaza, c’est rayer 60 ans de droit international élaboré pour limiter le recours à la force dans la résolution des conflits.

C’est à nous de nous emparer des règles de droit international comme fondement des relations entre les peuples pour en finir avec l’impunité des criminels et de leurs complices.

Parmi les moyens à notre disposition, il y a la campagne BDS. Cette campagne a été lancée par une large coalition de mouvements politiques et sociaux palestiniens. Elle offre un cadre international pour agir à la fois au niveau institutionnel (les Etats et les institutions internationales) et à la fois au niveau de la société civile. D’un côté elle s’adresse à la communauté internationale, lui demandant de sanctionner un Etat qui viole systématiquement le Droit ; de l’autre elle appelle la société civile à l’échelle mondiale à agir, aussi bien comme individus que comme mouvements sociaux (syndicats, partis, conseils municipaux, associations, etc.) pour boycotter les biens, les personnalités officielles, les institutions, etc. qui représentent l’Etat colonial israélien, et pour faire pression pour que leur gouvernement les boycotte.

« Il y a deux manières de combattre », nous dit Machiavel dans la bouche du Prince « l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes ». Il ne tient qu’à nous que notre humanité qui s’est construite au fil des ans ne soit pas balayée par la barbarie.

Pour Gaza, pour la Palestine, pour nous, ensemble nous réclamons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;
  • La levée totale du siège de la bande de Gaza ;
  • Des sanctions pour l’agresseur Israélien ;
  • Qu’au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Vive la résistance palestinienne !

Je vous invite à poursuivre la mobilisation en venant lundi 18 à 20h30 à l’Auditorium Mendes France assister à la projection d’un film tourné pendant la guerre par l’un des seuls 7 cinéastes présents à Gaza.

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 12:47
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Texte d’appel et signataires :

Afghanistan : Aucun renfort français !
L'Otan a déjà décidé de répondre favorablement à la demande de Barak Obama d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan. Le président Sarkozy a prévu d'annoncer lors de la Conférence de Londres du 28 janvier les détails de la contribution française.
Alors que, dans un sondage paru début décembre, 82% des sondés s'opposent à l'envoi de nouveaux soldats français, nous exigeons du président Sarkozy qu'il renonce à toute augmentation des troupes en Afghanistan, qu'il s'agisse de forces spéciales, de troupes régulières ou d'instructeurs militaires. La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama, soutenue par l'Otan et saluée par Nicolas Sarkozy ne peut qu'aggraver la situation dramatique du peuple Afghan et déstabiliser encore plus la région. Nous condamnons le cynisme honteux du gouvernement français qui, dans le même temps, soutient l'escalade militaire et renvoie des réfugiés afghans dans un pays en guerre.
Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d'occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l'Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays occidentaux en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l'arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l'Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clés de la reconstruction du pays.
Nous refusons que le gouvernement français utilise des centaines de millions d'euros pour l'occupation militaire de l'Afghanistan quand la crise sert à justifier les plans de licenciements et les attaques sur nos services publics. Nous refusons que le manque d'avenir donné à la jeunesse soit utilisé comme argument pour l'enrôler dans l'armée pour défendre des intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.
Nous appelons à faire des 23 et 24 janvier des journées de mobilisation populaire dans toutes les villes de France pour exiger du gouvernement qu'il renonce à envoyer ne serait-ce qu'un soldat supplémentaire en Afghanistan et exprimer notre solidarité avec le peuple afghan en premier lieu avec ceux et celles qui se sont réfugiés dans notre pays. Nous appelons notamment à participer à la manifestation qui aura lieu à Paris le samedi 23 janvier.

AAW, ACG, ARAC, ATTAC-France, Collectif des iraniens contre la guerre, Collectif Faty KOUMBA: association des libertés, droits de l'homme et non-violence, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Gauche Unitaire, FSU, Le Cedetim, Le Mouvement de la Paix, les Alternatifs, les Verts, LIFPL, Marche Mondiale des Femmes (MMF), M'PEP, MRAP, NPA, Organisation Femmes Egalité, PCF, PCOF, PG, Réseau Féministe "Ruptures", Union Pacifiste, Union syndicale Solidaires, Confédération Paysanne …
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 21:45

AFPS.jpg
Vendredi 22 Janvier 2010

Niort - 20H30 - Hôtel de la Vie Associative, rue Joseph Cugnot

L'Association France Palestine Solidarité des Deux-Sèvres vous invite à une réunion publique d'information et de débat sur la situation en Palestine,
1 an après le massacre de Gaza.

Michèle, membre de l'AFPS79, revient d'une mission de 2 semaines en Cisjordanie, au service du Peuple Palestinien. Elle présentera la situation actuelle en Palestine.

Un débat suivra sur la situation en Cisjordanie et à Gaza, et sur les actions de lutte contre l'impunité d'Israël.


Articles précédents

Poitiers - 16 Janvier - Gaza : on n’oublie pas !

Projection du film rachel à parthenay suivi d'un débat avec l'association france palestine…

Repas solidaire, musical et convivial organisé par l’association france palestine solidarité 79

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 08:26
GAZA - Un activiste palestinien a été tué et trois autres blessés mardi soir dans un raid aérien israélien sur la bande de Gaza, a-t-on indiqué de source médicale palestinienne.

gaza01

AFP/Said Khatib

Un blessé palestinien à l'hôpital Nasir à Khan Yunis dans le sud de la bande de Gaza, le 5 janvier 2010




L'armée israélienne a confirmé ce raid lancé près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, sans donner de détails.

Selon des témoins, il visait un groupe d'activistes de ce territoire contrôlé depuis 2007 par le mouvement islamiste Hamas.

Un groupe armé palestinien, les "Brigades al Nasser Salaheddine" a annoncé dans un communiqué qu'un de ses militants, "Jihad Smeiri, est mort en martyr" dans ce raid.

Un des trois blessés a été grièvement touché, a indiqué à l'AFP le chef du service des urgences de l'hôpital de Gaza, Mouawiya Hassanein.

Israël répond généralement aux tirs de roquettes de Gaza par des raids aériens.

Les violences à la frontière en Israël et la bande de Gaza ont nettement diminué depuis l'offensive israélienne de l'hiver dernier contre le mouvement islamiste Hamas. Cette offensive a fait plus de 1.400 morts côté palestinien.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier 2009 a tenu, en dépit d'actes de violence sporadiques.


Par AFP, publié le 05/01/2010 à 22:45
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 09:42

 

Rassemblement initialement prévu en décembre et reporté en janvier pour causes climatiques

Rassemblement unitaire pour la Palestine samedi 16 Janvier à 15h00 - Comité poitevin France Palestine – NPA 86 –Les Alternatifs – Communauté Musulmane de Poitiers – PCF section de Poitiers – Cap à gauche 86 – Sud Etudiants Poitiers – Le CAR

Le 27 décembre 2008, Israël déclenchait l’offensive « Plomb durci » contre la population de Gaza, déjà victime depuis deux ans d’un blocus quasi-total pour ne pas avoir élu les dirigeants voulus par le monde occidental.

1400 morts dont un tiers d’enfants. Des milliers de blessés. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement détruite. Des terres bulldozées sur des milliers d’hectares.

Voilà le résultat des 22 jours d’agression barbare israélienne. La Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, présidée par le juge Goldstone, identifie clairement les responsables et qualifie les actes commis par Israël « de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité ». Surtout elle conclut que « les incidents et la configuration des évènements examinés dans le rapport sont le résultat d’une planification et de décisions politiques délibérées » de la part d’Israël.

Un an après, les coupables de ce massacre ne sont toujours pas sanctionnés.

Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et continuent leurs opérations militaires avec la complicité du régime égyptien et des puissances occidentales.

Aucun Etat n’a sanctionné Israël à titre conservatoire.

Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies,

parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947,

parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève,

Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales,

nous, peuples des Nations Unies, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations.

Nous demandons solennellement que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir pour mettre en accusation Israël pour les crimes commis en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;
  • La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;
  • Des sanctions pour l’agresseur Israélien ;
  • Qu’au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Nous invitons chacun à venir manifester cette volonté et à se rassembler devant le cinéma Le Théâtre à Poitiers samedi 16 Janvier à 15 heures.

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 11:24
Voir aussi article préccédent: Hugo Chávez à Copenhague : "Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Vidéos éditées sur le site NPA national.

Partie 1/2


Partie 2/2

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 08:16
Programme du cycle de formation de l’Association Université Européenne Populaire

Public :

Ce cycle de formation est destiné aux militants et responsables des partis de la gauche anti-libérale polonaise, ainsi qu’aux militant/es associatifs, sociaux et féministes.

Objectifs

Le but de la formation est de faire connaître aux militants polonais l’histoire des mouvements sociaux et politiques européens et du mouvement altermondialiste en Europe afin de permettre aux militants de se situer et situer leur mouvement sur la scène politique en Europe. L’objectif final étant de reconstruire la gauche polonaise, la formation a comme objectif de donner du savoir, des arguments, le recul et les idées aux militants pour ce faire. A la fin du cycle le public doit être capable d’élaborer des idées pour l’avenir de leur parti en Europe.

La formation est également l’occasion de rencontrer des militants actifs de la gauche anti-libérale européenne d’Europe occidentale (surtout française et allemande) qui seront les formateurs. Les militants polonais pourront alors créer avec ces personnalités des contacts fructueux pour des projets politiques futurs. Les connaissances doivent circuler dans les deux sens : les formateurs auront là également d’échanger les expériences avec les Polonais et la possibilité de nouer des contacts qui peuvent leurs être utiles.

Programme de la Formation

Le programme de la formation inclut l’histoire de l’Europe Occidentale, de la Pologne et d’autres pays d’Europe Centrale et Orientale.

 

Conférence : 19-21 février 2010 à Katowice

1. Histoire de la gauche en Europe Occidentale 1989-2008,  en particulier en France et en Allemagne.

  1. L’impact de l’année 1989 et de l’installation du capitalisme ultralibéral en Europe de l’Est sur la gauche d’Europe Occidentale, en particulier sur les partis communistes de l’Ouest
  2. Le réveil des mouvements sociaux et politiques en Europe de l’Ouest: l’impact de la grande grève de 1995 en France et son influence les mouvements européens.
  3. L’impact de la réunification allemande et de la disparition de la RDA sur la gauche européenne et sur la construction européenne.
  4. La Pologne depuis 1989 : quel bilan ?

  1. La naissance des mouvements altermondialistes: le Carrefour France-Brésil, le rôle du Monde Diplomatique, de la Marche Mondiale des Femmes et d’ATTAC.

  1. La naissance du mouvement altermondialiste

  1. Les précurseur/es du mouvement altermondialiste en Europe: le rôle de la Marche Mondiale des Femmes et des Marches Européennes des Chômeurs en 1997

  1. La Gauche polonaise depuis 1989 : les mouvements laïques de 1989-91 contre l’interdiction de l’IVG, le début du féminisme polonais en 1996 et des mouvements homosexuels, les initiatives citoyennes, l’histoire du syndicats Solidarnosc Août 1980 et du Parti Polonais du Travail, début de Racja…

  1.  L’action d’ATTAC en France et en Europe et l’histoire des Forums Sociaux Européens (anti-G8 à Evian, Florence, Paris, Londres, Athènes), leur bilan et leur avenir

  1. Les féministes dans le mouvement altermondialiste
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 17:17

Gaza : on n’oublie pas !



Rassemblement unitaire pour la Palestine samedi 19 décembre à 15h00 - Comité poitevin France Palestine – NPA  –Les Alternatifs – Communauté Musulmane de Poitiers – PCF  – Cap à gauche 86 – Sud Etudiants Poitiers – Le CAR

Le 27 décembre 2008, Israël déclenchait l’offensive « Plomb durci » contre la population de Gaza, déjà victime depuis deux ans d’un blocus quasi-total pour ne pas avoir élu les dirigeants voulus par le monde occidental.

1400 morts dont un tiers d’enfants. Des milliers de blessés. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement détruite. Des terres bulldozées sur des milliers d’hectares.

Voilà le résultat des 22 jours d’agression barbare israélienne. La Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, présidée par le juge Goldstone, identifie clairement les responsables et qualifie les actes commis par Israël « de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité ». Surtout elle conclut que « les incidents et la configuration des évènements examinés dans le rapport sont le résultat d’une planification et de décisions politiques délibérées » de la part d’Israël.

Un an après, les coupables de ce massacre ne sont toujours pas sanctionnés.

Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et continuent leurs opérations militaires avec la complicité du régime égyptien et des puissances occidentales.

Aucun Etat n’a sanctionné Israël à titre conservatoire.

Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies,

parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947,

parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève,

Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales,

nous, peuples des Nations Unies, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations.

Nous demandons solennellement que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir pour mettre en accusation Israël pour les crimes commis en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;
  • La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;
  • Des sanctions pour l’agresseur Israélien ;
  • Qu’au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Nous invitons chacun à venir manifester cette volonté et à se rassembler devant le cinéma Le Théâtre à Poitiers samedi 19 décembre à 15 heures.

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 08:16

Barack Obama a donc annoncé l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, s'ajoutant aux 117 000 déjà présents, en invoquant la menace d'Al-Quaïda, la sécurité des USA et l' « intérêt national vital ». A ce mensonge d'état, dans la continuité de Bush, le prix Nobel de la paix en ajoute un autre, la promesse d'une intervention brève.

Comment le croire alors que depuis 8 ans que la guerre d'Afghanistan dure, les effectifs des troupes d'occupation n'ont cessé d'augmenter ? Comment le croire alors qu'Hamid Karzaï, l'homme de main des USA, s'est imposé pour se faire réélire président par la fraude et que, lui et son gouvernement, pratiquent la corruption généralisée, corruption alimentée par les troupes d'occupation et l'aide des ays de l'OTAN ?

Qui peut croire que les USA et leurs alliés veulent défendre la démocratie et la liberté ?

Loin de préparer un retrait rapide des troupes, l'escalade militaire décidée par Obama prépare un enlisement supplémentaire et une régionalisation du conflit en lien avec le Pakistan, allié des USA.

N. Sarkozy s'est empressé de saluer un « discours courageux, déterminé et lucide », réaffitmant l'engagement e la France, laissant entendre que son gouvernement pourrait répondre favorablement à la demande d'Obama alors que déjà près de 4 000 soldats français participent à cette sale guerre.

La situation dramatique du peuple afghan ne peut qu'être aggravée par la fuite en avant militaire décidée par Obama et le Pentagone.

Les renforts envoyés par Obama augmenteront la facture de la guerre de 30 milliards de dollars, et Sarkozy s'est déjà engagé à apporter la contribution de la France, facture qui sera payée par les peuples.

Cette guerre de l'OTAN n'a rien à voir avec la démocratie et la paix.

Le NPA, hostile à l'escalade militaire, exige les retrait des troupes de l'OTAN d'Afghanistan.

Le 2 décembre 2009.

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 14:19
La crise financière était pour beaucoup d'investisseurs presque oubliée. Elle s'est rappelée à leur souvenir jeudi 26 novembre à Dubaï. L'annonce d'un risque de défaut de paiement de cet émirat, adepte des projets pharaoniques, a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux. Dubaï a demandé un moratoire pour le remboursement d’une partie de sa dette, et devrait éviter la faillite grâce au soutien de son riche voisin, l’Emirat pétrolier d’Abou Dhabi. Jeudi dernier, les places de Paris, de Londres, de Francfort ou de Tokyo ont plongé de 3 % à 4 % en moyenne. Cela a permis de se rendre compte que les banques ont encore des créances potentiellement "pourries".

Mais Dubaï c’est quoi ? Un mirage dans le désert pour richissimes. Au moment où va se dérouler le sommet de Copenhague sur la protection de la planète, force est de constater que Dubaï est une hérésie du système capitaliste. C'est à Dubaï qu'ont été construites une île en forme de palmier, une station de ski en plein désert. Les grattes-ciel de Dubaï ne sont pas bien différents des pyramides d’Égypte. Edifices démesurés, bâtis par des esclaves ou des ouvriers exploités et qui à la fin finissent abandonnés, vestiges d’une puissance éphémère et de la folie des grandeurs, désastre écologique, exploitation forcenée des travailleurs pauvres…

C’est ça que certains osent appeler la supériorité du capitalisme ?

Joseph Coutant 

 

 

 


extrait de Réagir - Blog de Joseph Coutant

 

 

 

 

 

 

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