Politique


Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 17:12

Tribunes des 4 positions (6 janvier)

Tribunes publiées dans  Hebdo Tout est à nous ! 84 (06/01/11) (= hebdomadaire du NPA)

Position 1

Ne rien lâcher... du projet de départ du NPA
Le mouvement social de l’automne a subi une défaite sur la législation des retraites. Mais il a su gagner la bataille des idées. Les politiques des riches et de leurs gouvernement se font plus âpres pour faire payer la crise aux classes populaires. Mais des millions de victimes de ces politiques y résistent avec lucidité. C’est un point d’appui pour poursuivre la résistance la plus large possible. C’est aussi l’enjeu de l’expression d’une orientation politique claire. Alors que les mobilisations montent en Europe ainsi que les enjeux face à la profondeur de la crise, il faut rassembler celles et ceux qui refusent de se résigner face aux politiques d’austérité menées par la droite comme par la gauche, celles et ceux qui veulent une rupture anticapitaliste et écosocialiste d’Athènes à Tunis, de Lisbonne à Paris.
C’est cette orientation que porte la position 1, combinant luttes sociales radicales, vitalité unitaire et constance dans l’exigence d’indépendance vis-à-vis de la gauche libérale. Le chemin est long et difficile qui nous sépare de victoires décisives pour notre camp social. C’est ce que sous-estiment les camarades de la P2 et de la P3 qui, chacun à leur manière, nous proposent des raccourcis.
Les camarades de la P2 fustigent le bilan qualifié d’électoraliste de la majorité sortante, oubliant au passage de voir que le NPA tout entier a réussi son baptême du feu cet automne. Ils revendiquent une « pureté », comme si être plus durs vis-à-vis du reste de la gauche politique, syndicale et associative pouvait effacer les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. La conséquence de cette option isolationniste serait de nous mettre en grande difficulté. Les camarades de la P2 du Conseil politique national (CPN) sortant ont, par exemple, mené bataille contre la signature de l’appel Copernic, ce qui nous aurait mis en situation d’extériorité par rapport à la tournée de meetings qui en a résulté. Est-ce bien raisonnable ?
Les camarades de la P3 insistent quant à eux sur le déficit de bataille unitaire vis-à-vis du partenaire pressenti, le Front de gauche. Quitte à peindre en rouge le programme et la stratégie du PCF/PG. Les camarades connaissent pourtant les divergences qui se sont exprimées durant le mouvement social. Et il serait audacieux de prétendre que le Front de gauche aurait rompu avec le PS et les politiques sociales-libérales. Contrairement à ce qu’ils avaient parfois annoncé pendant la campagne des régionales, les élus PCF/PG/GU ne votent-ils pas les budgets socio-libéraux des régions dirigées par des formes d’union de la gauche ?
Les raccourcis proposés par P2 et P3 sont en réalité des impasses. Sans sectarisme, sans opportunisme, affirmons avec la P1 la volonté de ne rien lâcher... du projet de départ du NPA.

Position 2

Face à la crise, un parti pour le renversement du capitalisme
C’est désormais de plus en plus une hypothèse dont il faut tirer toutes les conséquences : le pire de la crise est encore devant nous. Après la Grèce et l’Irlande, la crise de la dette pourrait toucher le Portugal, l’Espagne, l’Italie... au point de remettre en cause l’euro et l’Union européenne. Les politiques de rigueur se succèdent et s’aggravent à l’échelle du continent pouvant faire de l’année qui vient une année dramatique pour le monde du travail.
En même temps, nous commençons à percevoir les premières réactions. Les mobilisations populaires se multiplient à cette échelle. En France même, la classe ouvrière en revenant sur le devant de la scène a donné à la période une tonalité anticapitaliste. Car au-delà de la question des retraites, c’est le refus de payer la crise qui s’est exprimé. Au travers de la mobilisation lycéenne, c’est la question de l’avenir de toute une génération qui s’est imposée. La lutte sur les retraites n’est pas forcément terminée dans le sens où elle peut rebondir de bien des façons, sur bien des terrains, et constituer une étape dans un mouvement général et de plus longue durée de reconstruction d’une conscience politique ouvrière.
C’est en tout cas dans cette perspective que nous devons inscrire le choix du NPA. Il est possible de surmonter la crise que nous avons connue, notamment à l’occasion des régionales, liée au fait que bien des illusions demeurent sur les possibilités qu’offrent les élections. Les deux années que nous venons de vivre depuis la fondation du NPA ont suscité inquiétudes et interrogations sur les orientations et le fonctionnement passés comme sur la suite à donner. Pour les surmonter, aller de l’avant, collectivement, il faut continuer à discuter de tout, du bilan et de nos orientations, y compris dans les luttes.
C’est pourquoi le parti doit chercher à approfondir et préciser davantage la politique qui a été la sienne au moment de sa fondation, une politique pour le renversement du capitalisme, en rupture avec les institutions, indépendante du PS et de ses alliés et, surtout, qui s’adresse directement aux travailleurs, s’appuie sur les besoins, les aspirations et la conscience de cette base qui cherche à résister aux attaques en même temps qu’elle cherche les voies de son émancipation.
Plus que jamais, la construction d’un parti anticapitaliste, révolutionnaire, est une nécessité dans la période actuelle.

Position 3

Que de vœux pour 2011 !

Tout d’abord, nous ne voulons pas supporter une cinquième année de règne du monarque qui nous nargue. Kärcher 1er et ses affidés, Marine Hortefeux et ses hordes de haine, dehors tous et sans attendre. Autant de ripostes que de coups bas qui attisent la colère… Après le vol de deux années de retraite avec effraction dans nos vies, le rapt annoncé de la Sécurité sociale pour briser encore plus les solidarités ! 2011 doit sonner la défaite d’un pouvoir politique imbriqué jusqu’à l’indécence avec celui de la finance. Pour les mettre hors d’état de nuire, nous savons – et cet automne est venu nous le rappeler – qu’il faut un rapport de forces qui suppose tout à la fois radicalité et unité du mouvement social…
Notre second vœu tient donc à l’espoir suscité par L’Appel de Montreuil lancé le 13 février à l’issue du congrès du NPA. Le message affirme clairement que face à l’urgence sociale, politique, écologique, le NPA n’entend pas cultiver son isolement, qu’il appelle au contraire à un rassemblement de toutes les forces sociales, politiques, associatives, de tous les militantEs qui rejettent l’affirmation que le système capitaliste serait indépassable et ont la volonté de transformer la société. Le contenu de cette rupture avec le capitalisme peut rester en débat si l’on s’accorde sur des mesures d’urgence qui contestent radicalement l’alternance social-libérale que propose le PS… Pour concrétiser cette alternative à l’alternance, il faut prolonger le combat mené à l’automne pour maintenir la retraite à 60 ans à taux plein qui a suscité tant de solidarités interprofessionnelles dans un tel rassemblement, un front social et politique pour les luttes et les élections. Pour l’élection présidentielle, L’Appel de Montreuil propose donc une candidature unitaire reconnue par le mouvement social et susceptible de rassembler au-delà des intérêts partisans.
Le troisième vœu a trait au NPA. Construire une nouvelle culture politique représente un défi difficile, surtout si l’on ne se confronte pas à des cultures politiques différentes, « l’ouverture » étant cantonnée à de petits groupes venant de l’extrême gauche trotskiste. L’ouverture du NPA à d’autres traditions, au mouvement social, syndical, associatif doit compenser cette difficulté. Nous avons besoin de nouvelles confrontations pour construire un parti qui lutte contre toutes les formes d’oppression qui se croisent dans la société et se réfractent dans l’organisation, pour inventer un collectif où chacun puisse revendiquer le commun comme lui appartenant en propre en même temps qu’à tout le monde.
Que l’année 2011 soit celle de cette remise sur pied du projet d’un parti large, ouvert, pluraliste et unitaire !

Position 4

Un parti révolutionnaire pour les travailleurs qui luttent
Les événements de l’automne ont changé la donne. Certes le gouvernement a pu imposer sa réforme avec la collaboration des directions syndicales qui ont bloqué la montée vers la grève générale. Cependant le fait nouveau est le réveil de la conscience de classe, mettant à l’ordre du jour la reconstruction du mouvement ouvrier au moment où la crise du capitalisme rend inévitable la radicalisation de la lutte des classes.
Mais notre parti est arrivé mal préparé à cet affrontement. Selon nous, les ambiguïtés des principes fondateurs, proposant la construction d’un parti sans claire délimitation de classe et refusant de trancher entre réforme et révolution, est à l’origine de notre faible implantation dans les grands bastions ouvriers comme du suivisme constant de la direction sortante à l’égard des réformistes.
Le NPA doit opérer un virage radical. Nous ne sommes pas pour construire un parti électoraliste, mais un parti prolétarien et révolutionnaire forgé dans la lutte de classes, intégrant les éléments les plus radicaux de la nouvelle génération ouvrière qui est en train de surgir.
Au projet de « révolution par les urnes » de Mélenchon, nous devons opposer une stratégie pour gagner, celle de la mobilisation révolutionnaire des travailleurs et de la constitution de leur propre gouvernement qui expropriera les capitalistes, détruira l’État bourgeois et construira la société socialiste en planifiant démocratiquement l’économie.
Aux trahisons et aux journées d’action sans perspective des directions syndicales, on oppose une politique de front unique ouvrier qui aide la classe à faire son expérience avec celles-ci, en mettant toutes nos forces dans les luttes pour développer l’auto-organisation (comités de grève, Interpro), la convergence des luttes et la grève générale. Nous nous battons en même temps dans les syndicats, pour un courant intersyndical de classe.
À la crise capitaliste, on oppose un programme de transition héritier de celui de la ive Internationale, liant les revendications immédiates à l’objectif du pouvoir des travailleurs.
C’est seulement ainsi que le NPA pourra attirer les éléments les plus combatifs de cet automne et se constituer en alternative ouvrière et révolutionnaire aux directions syndicales et partis réformistes. Il aidera alors la classe ouvrière à rompre avec la spirale des défaites et à avancer vers son émancipation.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 17:06

Près d'un millier de militant-E-s, de sympathisant-E-s du NPA, venue de toutes les régions, ont participé à la rencontre nationale du NPA le 11 décembre pour tirer le bilan du mouvement social et politique contre la réforme Fillon des retraites, mouvement qui a mis dans la rue et dans la grève plusieurs millions de salariés, de précaires, de chômeurs.

Les animateurs-trices de la mobilisation sociale, les militant-E-s ou responsables syndicaux présents ont pu faire part de leurs expériences de lutte (manifestations, blocages, grève reconductible), de l'ampleur du mouvement dans les différentes branches professionnelles, ont débattu de la stratégie suivie par l'intersyndicale nationale, des assemblées interprofessionnelles qui se sont constituées dans certaines localités.

Au cours du meeting qui a suivi sur les résistances en Europe aux politiques d'austérité, avant l'intervention d'Olivier Besancenot, la parole a été donné à des militants politiques et syndicaux venus d'Irlande, du Portugal, de Grande-Bretagne.

Après une vidéo d'Elie Domota, un message de solidarité de Ken Loach a été lu à la tribune.

Le 13 décembre 2010

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 15:31
Plusieurs responsables politiques ont taclé Eric Cantona lors de son appel à retirer l'argent des banques. L’objectif ? Mettre en faillite le systême. Qu’en pense Myriam Martin, candidate du NPA aux dernières élections régionales en Midi-Pyrénées ?
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Eric Cantona fait-il de la démagogie en proposant aux particuliers de retirer leur argent des banques ?

C’est une proposition sympathique mais inefficace. C’est naïf de sa part car tout le monde ne peut pas retirer son argent des banques. Mais Eric Cantona a le mérite de mettre sur la place publique le rôle des banques. On les a sauvées et elles continuent aujourd’hui à spéculer et à mettre les Etats en difficulté.

Les réactions des responsables politiques sont donc disproportionnées à son égard ?

Il y a du mépris dans les réactions de Christine Lagarde ou de François Baroin. Tout le monde a le droit de s’exprimer, y compris les footballeurs ! Les ministres ne sont pas seuls compétents pour parler de ces sujets. Et puis le sport, on sait aussi l’utiliser quand on est au pouvoir...

Depuis la crise financiaire de 2008, peut-on évoquer de la méfiance vis-à-vis des banques ?

Elles ont une image négative à juste titre puisque leur activité est tournée vers la spéculation. Et il y a des problèmes de transparence : Vivons heureux, vivons cachés ! Durant la crise, leur image s’est ternie quand les Etats sont venus renflouer les capitaux. Elles ont reçu un traitement de faveur !

Fallait-il laisser faire ?

Je trouve ça fort de café que la France n’en ait pas profité pour entrer dans leur capital et intégrer les conseils d’administration. On a besoin d’un systême de crédit. Mais ce n’est pas aux banques, piliers du capitalisme, de s’en occuper.

Le NPA veut revenir à la nationalisation version années Mitterrand ?

Cette période a découragé les citoyens de recourir à la nationalisation. Mais cela évolue. L’idée se fait qu’il faut davantage de contrôle. Au NPA, nous sommes pour l’expropriation des banques privées, leur contrôle par les salariés et par la population, et la création d’un service public européen bancaire pour contrôler les banques  à l’échelle européenne.
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 22:31
 
 

L’appel à un référendum lancé par Politis recueille de nombreuses signatures. Mais les décrets d’application de la loi prévoyant la possibilité d’un référendum d’origine populaire n’étant pas sortis, des mobilisations comparables à celles de la retraite seraient nécessaires pour obliger Sarkozy à l’organiser.

Depuis le 6 novembre dernier, l’appel à un référendum lancé par Politis à la mi-septembre, connaît un véritable « buzz » puisqu’à ce jour cette pétition électronique rassemble près de 300 000 signataires venus de tous horizons : antilibéraux, socialistes, verts, militantEs du NPA, syndicalistes, jeunes, retraités... Tous ces nombreux signataires ont participé activement à l’exceptionnelle mobilisation contre la réforme des retraites de cet automne et refusent aujourd’hui le « déni de justice et de démocratie », le passage en force de ce gouvernement. En signant cette pétition, ils veulent imposer un véritable débat démocratique, prolonger le combat, les mobilisations sur les retraites et montrer que la colère
sociale est toujours présente.
La question du référendum n’est pas nouvelle. Elle est apparue au plus fort de la mobilisation sur les retraites où il y avait plus de 3 millions de personnes dans les rues et au moment où le mouvement social prenait la forme de grèves et de blocages.
Cette bataille du référendum était portée, en particulier, par le Parti de gauche qui avait mis cette question sur le devant de la scène pour proposer « une sortie civilisée à une situation bloquée ». Le NPA s’y était opposé car elle apparaissait plus comme une diversion qui laissait croire qu’on pouvait éviter une confrontation majeure pour gagner. De plus, défendre le référendum à ce moment-là, c’était également défendre l’idée que la question sociale ne pouvait être résolue que par un vote.
La situation n’est plus la même : la loi a été promulguée. Désormais, pour beaucoup de signataires, cet appel est une manière de ne pas en rester là sur la question des retraites, de continuer le combat et de remettre la
démocratie et le « pouvoir du peuple » sur le devant de la scène. Surtout qu’aujourd’hui, pour le gouvernement et le patronat, ce dossier est loin d’être terminé puisqu’ils ont dans le collimateur les retraites complémentaires et globalement toute la protection sociale. Mais il faut rappeler que la loi organique permettant la mise en œuvre du référendum d’initiative populaire n’a pas fait l’objet de décrets d’application et qu’il est donc, à ce jour, impossible d’obtenir un tel référendum sans mobilisation. Imposer un référendum à Sarkozy demande donc un rapport de forces du même ordre que celui pour obtenir l’abrogation de la loi... Cela signifie que signer cette pétition ne changera rien à la situation et ne permet pas de discuter de victoire possible et ne ne pourra pas remplacer le rapport de forces social nécessaire pour faire reculer le gouvernement.
Nous avons perdu un round mais en nous battant et nous sommes loin d’être KO. L’urgence pour celles et ceux qui se sont battuEs contre la loi sur les retraites, c’est de comprendre ce qui nous a manqué pour gagner et de débattre ensemble des outils à forger pour l’avenir...

Comprendre ce qui a manqué pour gagner
À sa mesure, le NPA propose de mener ce débat le 11 décembre prochain, lors d’une rencontre nationale ouverte, et participera à tous les débats sur les bilans et les perspectives de ce mouvement. Il faut que sur tous les lieux de travail, dans tous les quartiers, se poursuive la mobilisation, que l’on se donne les moyens et les outils pour continuer à politiser en faisant le lien entre les politiques antisociales en France mais aussi en Europe, les profits qui explosent, les politiques antisociales de l’Union européenne, du FMI...
Après cette formidable mobilisation, nous sommes nombreux et nombreuses à penser qu’on ne peut en rester là, cela explique aussi le succès récent de la pétition de Politis, et que nous ne pouvons pas non plus attendre 2012 pour entamer le deuxième round. La colère sociale est toujours présente et le sentiment que ce gouvernement est illégitime est très fort. Nous devons donc tous ensemble, ici comme ailleurs, faire en sorte que les prochains dossiers du gouvernement soient stoppés par les mobilisations sociales, les grèves. Nous devons mettre en avant des propositions alternatives de rupture avec le capitalisme par une répartition des richesses faisant payer la crise aux riches, par un partage du travail pour permettre à tous et toutes de travailler, ou encore, par nos luttes, imposer l’annulation de la dette illégitime, l’expropriation des banques, la mise en place d’un service public bancaire qui permettrait de financer un plan de transition économique et écologique basée sur la satisfaction des besoins. C’est l’urgence du moment !
Sandra Demarcq

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 11:33

Le 11 décembre à Paris, réunion nationale appelée par le NPA : on ne lâche rien !

Image Le 11 décembre à Paris, réunion nationale appelée par le NPA : on ne lâche rien !

On ne lâche rien !

Avec Olivier Besancenot et des animateur/trices du mouvement social....

Conférence de 10 à 19 heures, meeting à 20 heures, espace Paris Est, 125 rue de Paris (métro Robespierre), Montreuil (93).

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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 16:11
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Le deuxième congrès du Parti de gauche a validé l’orientation de cette organisation dans le Front de gauche et a réaffirmé la nécessité d’une révolution citoyenne comme solution aux politiques libérales et à la crise. Jean-Luc Mélenchon a réuni autour de lui l’ensemble des militantEs.
Du 19 au 21 novembre, se tenait au Mans (Sarthe) le deuxième congrès du Parti de gauche, rassemblant environ 700 déléguéEs. L’objectif de ces trois jours était de consolider l’orientation et les statuts du parti tout en préparant le terrain pour 2012. Et pour y arriver, tout avait été pensé dans le moindre détail. Une préparation minutieuse qui ne laissait guère de place à l’improvisation et donnait parfois l’étrange sensation d’assister à un meeting. Les intervenantEs se sont succédé à la tribune tout au long du week-end pour rappeler les points fondamentaux de l’identité politique du PG : refus des politiques libérales, féminisme, laïcité, internationalisme…
Vendredi, le congrès s’ouvrait sur le rapport d’activité et la satisfaction des deux années écoulées, celle d’avoir su « prendre des risques » (la constitution du Front de gauche qui n’a donné lieu à aucune intervention de déléguéE). Puis venaient la modification des « statuts transitoires » et la présentation du texte « Le parti que nous voulons ». Une commission d’une dizaine de membres du Bureau national (BN) avait recensé les amendements, intégré certains, réécrit et rejeté d’autres pour n’en retenir que quelques-uns à soumettre au vote des déléguéEs. Le non-cumul des mandats électifs et l’impossibilité d’enchaîner plus de deux mandats d’éluEs (amendements votés majoritairement) a fait sortir le président du PG de ses gonds !
Samedi s’ouvrait sur la présentation de la motion d’orientation centrée sur les développements de la crise, l’écologie, la crise politique européenne et française, la nécessité d’une « révolution citoyenne » et enfin la construction – et l’élargissement – du Front de gauche autour du « programme partagé » comme solution… pour terminer sur les échéances électorales. Un amendement intégrant les mobilisations sur les retraites et des propositions politiques : en finir avec la Ve République, pour une assemblée constituante, était proposé par le BN. Peu de débat, peu d’analyse, mais un leitmotiv : le référendum !
Après une série d’interventions, la commission des débats présentait ses travaux : sur les 130 amendements issus des comités, certains ont été intégrés et d’autres, relevant du programme, ont été écartés pour être éventuellement intégrés dans des fiches programme. Restaient trois amendements soumis au vote. Seul celui présenté par le BN a été plébiscité et la motion d’orientation générale a été adoptée par 460 voix pour, 1 contre et 31 abstentions, dans une ferveur générale. Convaincus de jouer la « bonne carte » avec Mélenchon, les congressistes, hypnotisés par leur président, n’ont eu de cesse de scander l’unité, celle où ils verraient bien le NPA, pour mener à bien leur révolution citoyenne. L’unité pour un projet réformiste réactualisé qui pose des conditions au PS pour participer à un gouvernement, comme s’il y avait des chances que DSK ou Martine Aubry reprennent à leur compte, par exemple, la rupture avec le traité de Lisbonne...
Nul ne peut le nier, ce discours séduit. Mélenchon a tout naturellement prôné la « refondation républicaine des institutions et de la société » dans son monologue dominical, qui, pour une fois caressait dans le sens du poil le PCF. Oui, le PG grandit, se structure, grossit (avec près de 8 000 adhérents et 290 comités) et se féminise (avec Martine Billard comme coprésidente et Mélenchon en guest-star), en rêvant d’un Front de gauche fort comme en Amérique latine, cette autre gauche seule capable de proposer l’alternative. Mélenchon, en bon politicien, a prouvé qu’il était déjà prêt pour 2012. Tribun, il a rassemblé l’ensemble de son organisation autour de lui dans un congrès réglé comme du papier à musique. Joli tour de force. Mais qui ne résout aucun des problèmes politiques posés par la situation.
Coralie Wawrzyniak

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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 07:25
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Le week-end des 13 et 14 novembre s’est tenue une réunion du conseil politique national du NPA.
Le mouvement que nous venons de vivre contre la réforme des retraites, même s’il n’a pas abouti au retrait de la réforme, enclenche une nouvelle étape dans la situation. C’est avant tout de cette séquence, traduction des résistances aux politiques d’austérité, que la réunion a permis de discuter. Mais il faudra du temps pour mesurer les conséquences politiques et sociales de la mobilisation en termes de rapport de forces et pour comprendre le poids des différents éléments qui ont empêché qu’il débouche sur une victoire.
Face à cette situation exceptionnelle et après une longue discussion, le CPN a décidé de bousculer le calendrier et d’organiser une conférence nationale des comités le samedi 11 décembre et le premier congrès du NPA début février 2011.
Profitant des dates et des salles déjà bloquées initialement pour le congrès, des AG doivent se tenir dans les départements pour débattre du mouvement et des perspectives et, pour la réunion de décembre, constituer des délégations de militantEs du NPA et de sympathisantEs côtoyéEs dans les mobilisations, représentatives de l’investissement dans le mouvement.
La réflexion se porte désormais sur l’analyse de ce qui s’est passé mais aussi sur les perspectives, à la fois en termes de mobilisation, avec la prochaine réforme portant sur la Sécurité sociale et pour donner une traduction politique aux expériences et acquis de la mobilisation.
Deux textes ont été discutés, une résolution politique et sociale et un appel du NPA à « celles et ceux qui luttent et ne lâchent rien ». C’est une première étape dans le nécessaire processus de regroupement de celles et ceux qui se sont impliqués dans la lutte, ont milité pour la grève générale, sur des perspectives politiques communes.
Le CPN a aussi travaillé à nouveau sur les textes de congrès, notamment sur les thèses d’orientation qui réunissent en partie les positions 1 et 3, sur les différentes motions « féminisme, laïcité, religion ». Les camarades de la position 2 ont présenté un texte alternatif sur le thème « Nos réponses à la crise ».
Le CPN a également décidé d’une motion d’organisation des élections cantonales, considérant qu’elles peuvent être utiles à construire le NPA dans les départements, que le NPA se présente seul ou dans des cadres de regroupement, sur une orientation de rupture avec les politiques de gestion locale du système et clairement indépendante du PS.
Une nouvelle réunion du CPN se tiendra dimanche 12 décembre pour se donner les moyens de finaliser les textes qui seront soumis aux comités pour le congrès, en leur proposant de débattre également d’une motion portant sur le porte-parolat. À l’issue de cette réunion sera produit un bulletin regroupant tous les textes soumis au vote du congrès et envoyé dans les comités pour préparer les AG de janvier.
Myriam Duboz

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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 21:36
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La phase du mouvement consistant en des journées de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites s’achève. Mais la colère contre le gouvernement et les patrons demeure élevée. La résistance pourrait désormais prendre d’autres formes, mais une chose est sûre, ces mobilisations laisseront des traces.

La huitième journée de mobilisation, le 6 novembre, n’a pas été, et de loin, un enterrement, même de première classe. Avec plus d’un million de manifestants contre la réforme des retraites mais aussi contre la politique globale du gouvernement et du patronat, elle confirme une nouvelle fois qu’il n’y pas de résignation. Bien sûr, cette nouvelle journée de mobilisation a rassemblé moins de monde que la précédente le 28 octobre, elle-même en dessous des manifestations des 12 et 19 octobre. Mais la participation est restée très élevée, très combative et radicale.
L’intersyndicale réunie le 8 novembre a décidé d’appeler à « une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes », le 23 novembre prochain. Ce nouveau rendez-vous qui aura lieu après la promulgation de la loi par Sarkozy, clôt une phase du mouvement cadencée par les jours de grèves et de manifestations mais surtout marquée par la participation de différents secteurs, des blocages, des actions locales, intersyndicales et interprofessionnelles intenses.
La fin de cette phase est loin d’être celle du mouvement et de la colère sociale qui s’est exprimée depuis plus de deux mois. Si la mobilisation dure depuis si longtemps, c’est que le ras-le-bol de la politique gouvernementale et patronale est général.
Il s’est bien sûr exprimé contre la réforme des retraites mais pas seulement. La colère vise aussi la dégradation des conditions de travail, la productivité qui ne cesse d’augmenter, les licenciements, les suppressions de postes, le développement de la précarité, du chômage et des bas salaires. La révolte concerne également ce « président des riches » qui demande toujours aux mêmes de se serrer la ceinture alors que les profits explosent et que l’État reverse 32 millions d’euros à Bettencourt, au moment même où les caisses sont soi-disant vides pour nos emplois, nos salaires et nos retraites. C’est tout cela qui a poussé, pendant plusieurs mois, dans la rue et dans les grèves, des millions de salariéEs, de jeunes, de précaires, de retraitéEs qui ont bien compris que derrière cette nouvelle contre-réforme des retraites, l’objectif de Sarkozy et du Medef est bel et bien de faire payer la crise à la majorité de la population.
Il faut noter que ces dernières semaines ont sonné le réveil de la combativité ouvrière. La mobilisation a permis de tisser des liens extrêmement forts entre des équipes syndicales de différents secteurs, a vu l’arrivée sur le terrain des luttes d’une nouvelle couche du salariat, d’une nouvelle génération. Dans de nombreuses villes, de véritables interpro locales se sont mises en place avec des actions multiformes pour se rassembler, s’adresser à d’autres, sortir de son milieu, de son entreprise. De telles initiatives doivent se poursuivre et permettre de renforcer ces liens précieux pour l’avenir. Bien que les directions syndicales n’aient pas été débordées, que l’intersyndicale n’ait pas organisé l’affrontement mais géré le niveau de la mobilisation, le mouvement a pu exister et être si fort grâce aux équipes syndicales qui en ont été le cœur. En deux mois, l’expérience cumulée est colossale et laissera incontestablement des traces qui peuvent se traduire, dans les semaines qui viennent, par des grèves pour les salaires, les effectifs, les conditions de travail.

Le mépris de Sarkozy
Sans surprise, malgré ce mouvement inédit regroupant des millions de manifestants et de grévistes, Sarkozy est resté droit dans ses bottes et a imposé sa réforme. Mais cela s’est fait au prix d’un discrédit puissant de sa politique et d’une grande très grande impopularité. Et si, officiellement, il veut continuer à « agir jusqu’au bout », les classes dirigeantes savent désormais à quoi s’attendre dans le cas où elles voudraient faire passer le reste de leurs mesures (coupes claires dans les dépenses sociales, en particulier dans la santé, attaques renouvelées contre les services publics, augmentation des impôts et des cadeaux au patronat, chômage et précarité, etc.). Nul ne peut prévoir les formes que prendra désormais la résistance aux effets de la crise capitaliste. Mais cette résistance ne devra pas attendre 2012 comme certains l’espèrent, car c’est par le rapport de forces, la mobilisation généralisée qu’il sera possible d’imposer nos propres solutions à la crise sur tous les terrains : sociaux, écologiques et démocratiques. À la lumière de ce mouvement, une chose est maintenant acquise : la riposte de classe est de nouveau à l’ordre du jour, de nouveau sur la scène politique.
Sandra Demarcq

Par Sandra Demarcq - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 13:18

samedi 23 octobre 2010

La droite a décidé de cogner. Prise à la gorge par un mouvement puissant et solide contre sa réforme des retraites, elle tente une sortie de crise par la violence. La clique de Sarkozy a commencé par fustiger "ceux qui bloquent" et "ceux qui cassent" pour tenter de discréditer le mouvement et légitimer une intervention plus musclée des forces de police.

Après une phase de préparation, elle est passée à l'acte. Les CRS chargent sans raison des manifestants pacifiques pour disperser des rassemblements comme à Toulouse, à la queue d'une manifestation à Lorient. On dégage avec brutalité la raffinerie de Grandpuits. On arrête à Roanne des militants qui collent des affiches. On tire au flash ball blessant gravement un jeune lycéen à l'œil. Des policiers en civil arborant des badges syndicaux infiltrent les manifestations. Des journalistes sont matraqués, aspergés de gaz lacrymogènes. On leur intime l'ordre de cesser de photographier ou de filmer. On arrête arbitrairement des jeunes, des militants.Et la justice n'est pas en reste en faisant pleuvoir les comparutions immédiates assorties de peine de prison ferme. On ordonne la réquisition de travailleurs au mépris du droit de grève et même le tribunal administratif de Melun trouve que le gouvernement en fait trop puisqu'il a donné raison à la CGT contre le préfet en annulant l'ordonnance de réquisition.

La brutalisation et l'intimidation ne feront pas refluer les mécontentement. Préparons la prochaine grande journée de grève et de manifestations du 26 octobre en multipliant les actions interprofessionnelles, en soutenant les secteurs en grève, en continuant les actions de blocage. Nous avons lutté pour le retrait du projet. Nous luttons désormais pour le retrait de la loi. En 2006, c'est la loi sur le CPE qui a fini par être jetée aux orties, pas le projet.

Si le pouvoir s'acharne face à la fronde sans précédent qu'il a provoqué, s'il choisit la brutalité, c'est qu'il poursuit plusieurs objectifs qui se complètent.

Il s'agit d'abord d'imposer des mesures pour faire payer la crise à la majorité de la population. Et de ce point de vue, la réforme des retraites, c'est l'acte I d'un super plan d'austérité à l'image de ce que font la plupart des gouvernements européens. En Grande-Bretagne par exemple, le gouvernement vient d'annoncer la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires.

Il s'agit aussi de détruire le système de sécurité sociale basé sur la solidarité, pour libérer les fonds qui "dorment" d'un point de vue capitalistique. C'est vrai aujourd'hui pour l'argent des retraites qui va permettre la multiplication des fonds de pension et demain pour l'argent de l'assurance maladie. De quoi ravir les profiteurs de tous poils et en premier lieu le frère de sa majesté, et pdg du groupe Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy. Les deux frères bossent ensemble. Le cadet détruit le système de retraite par répartition pendant que l'ainé profite de la situation favorable à l'explosion des fonds de pension que le groupe qu'il dirige entend massivement développer.

Il s'agit enfin d'infliger une défaite au mouvement ouvrier qui l'affaiblisse durablement. Y compris les plus "mous", comme les dirigeants de la CFDT, sont traités par le mépris le plus total. C'est d'ailleurs un des facteurs qui explique la solidité de l'unité syndicale et la multiplication des appels à la mobilisation, même si, pour notre part, nous souhaiterions des appels plus fer:mes et unitaires à la grève générale reconductible.

Destruction des droits sociaux, mensonge, violence, atteinte au droit de grève, déni de démocratie, collusion d'intérêts, ras le bol de la sarkozie. Le maintien au pouvoir de cette équipe jusqu'en 2012 est totalement insupportable. Ce pouvoir n'est plus légitime, il faut le chasser. Et le plus vite sera le mieux.

Mais au-delà se pose la question de l'alternative. Les dirigeants socialistes sont de toutes les manifestations, et plus on est nombreux à taper sur le même clou, mieux c’est. Mais de l'aveu même d'un des ses porte parole, Benoit Hamon, la position du PS ne se différencie pas vraiment de celle du pouvoir sur la question des retraites. Entièrement situé dans le cadre de l’économie de marché, le programme économique et social du PS est une autre façon de faire payer la crise à la majorité de la population, une autre solution pour la bourgeoisie de sauvegarde de ses intérêts. Alors nous en appelons à celles et ceux, très nombreux, qui luttent sans concession, qui refusent que la radicalité du mouvement ne trouve comme débouché que l'alternance en 2012 sous la forme d'une coalition gouvernementale avec le PS. Nous proposons de nous regrouper de plus en plus nombreux pour construire et imposer l'alternative anticapitaliste.

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 18:56

Deux ans après son congrès de fondation (février 2009), le Nouveau Parti Anticapitaliste tiendra son premier congrès les 10, 11 et 12 décembre prochains.

Pour ce congrès, le débat est organisé autour de trois thèmes :

. document programmatique « Réponses à la crise »

. documents d'orientation et de construction ;

. motions sur la laïcité, la religion, le féminisme

Sur ce dernier thème, les textes soumis au vote seront précisés lors de la prochaine session du Conseil Politique National, les 6 et 7 novembre.

Bien sûr, tous les thèmes et tous les textes sont importants. Les militantes et militants vont s'en saisir comme elles/ils le souhaitent.

Mais, au stade actuel, trois positions différentes - Position 1, Position 2 et Position 3 - se sont exprimées au CPN sur le thème « orientation et construction ». C'est entre ces 3 orientations différentes, donc, que les militantes et militants du NPA vont trancher. Lors des assemblées générales électives qui se dérouleront fin novembre / début décembre, des délégué(e)s au congrès national seront élu(e)s, à la proportionnelle des résultats obtenus par les différentes positions.

Parce que nous pensons que les débats qui traversent le NPA peuvent intéresser bien au-delà de ses rangs, les textes en discussion sont donc disponibles sur le site du NPA.

 

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 11:45

Dans l'unité, 450 syndicalistes lancent un appel :

 

 

Ensemble

pour le retrait du projet de loi sur les retraites

et pour nos revendications


Il faut maintenant un mouvement reconductible

et bloquer leur système économique

 

 

Après le Parlement, le Sénat va voter la loi de contre-réforme des retraites qui allonge le nombre d’années de travail pour toutes et tous et pénalise plus encore les salarié-e-s aux carrières discontinues, les femmes et celles et ceux exposé-e-s aux métiers pénibles. Cette réforme n’a comme objectif que de faire des économies sur le dos des travailleurs/ses tout en sapant les bases de notre système de retraites par répartition pour le livrer aux assurances et aux banques.

 

Le travail d’explications mené depuis des mois, l’unité d’action syndicale, les millions de manifestant-e-s lors des mobilisations de mai, juin, septembre et du 2 octobre, ont créé un rapport de force qui montre que les salarié-e-s peuvent gagner et imposer au gouvernement le retrait de son projet de loi. Malgré de désaveu massif, ce gouvernement noyé dans les magouilles et les dérives racistes refuse de retirer son projet, tentant d’imposer une défaite et un recul majeurs au mouvement social.

 

Les jours qui viennent sont décisifs. De partout la colère et la volonté de se mobiliser montent. Nos revendications sur les salaires, les conditions de travail, l’emploi, s’ajoutent partout à notre refus de ce recul social.

 

Syndicalistes CGT, SOLIDAIRES, FSU, FO, CFDT, CNT, CDTM, CTU, LAB, STC nous mettons tout en œuvre pour que, dès maintenant, se développe un mouvement interprofessionnel d’ampleur dans tout le pays : la grève générale, reconductible, le blocage de l’économie par celles et ceux qui la font tourner mais n’en profitent pas, sont à l’ordre du jour.

 

C’est maintenant qu’il faut y aller, pour gagner !

 

voir les 450 premier-e-s signataires de l'appel

Pour signer l'appel, envoyer un mail à :

signature.appeldes450@yahoo.fr 

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 01:21

 

Après le 12, le 13, le 14 , le 15, le 16.....En grève jusqu'à la victoire !

 

Bloquer le pays pour bloquer la réforme !

Face aux succès des journées de grèves et de manifestations du 7, du 23 septembre et du 2 octobre, le gouvernement continue d'expliquer que les manifestations ne comptent pas, que la mobilisation s'essouffle. Bref, il reste sourd et aveugle aux revendications des millions de salariés, des jeunes et des précaires. Revendications contre la réforme des retraites mais aussi sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail. Le ras-le-bol est général.

Face à la détermination gouvernemental, nous sommes de plus en nombreux à penser qu'il faut lui imposer une détermination sociale en établissant un rapport de force supérieur à celui du gouvernement. Et le meilleur moyen, pour gagner, passe désormais par des mobilisations resserrées, unifiées. Par des grèves reconductibles dans différents secteurs bloquant l'économie du pays.

Beaucoup de salariés le comprennent aujourd'hui et c'est pour cela que depuis quelques jours de nombreux secteurs du public comme du public appellent désormais à la grève reconductible à partir du 12 octobre. C'est le cas à la R.A.T.P, à la S.N.C.F, à la Culture,à l'E.D.F, à l'équipement mais aussi dans la Chimie ou encore la métallurgie. Les jeunes sont également dans le coup : de nombreux lycéens sont dores et déjà dans la bataille car ils ont bien compris que cette réforme les concernait aussi.

Gagner devient possible!

La mobilisation et la détermination pour faire reculer le gouvernement montent chaque jour un peu plus. Le sentiment que nous pouvons gagner collectivement s'amplifie. Le gouvernement lui-même en a conscience : les deux micro-modifications concernant les femmes ne changent rien sur le fond de cette contre-réforme mais prouvent qu'il craint un affrontement social d'ampleur. Raison de plus pour ne rien lâcher car nous savons que le rapport de force entre les classes ne sera pas le même si Sarkozy arrive à faire passer sa réforme ou au contraire si le mouvement ouvrier arrive à le bloquer.

C'est maintenant que ça se passe et dans la rue. L'ensemble des appels à la grève reconductible à partir du 12 octobre ainsi que la nouvelle journée de manifestations du samedi 16 octobre à l'appel de l'intersyndicale,donnent confiance à l'ensemble des travailleurs pour amplifier la mobilisation, pour modifier le rapport de forces et faire reculer le gouvernement.

Ne nous arrêtons pas au 12 octobre ! Nous pouvons gagner!

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 18:59

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Les mensonges du gouvernement n’y feront rien, une chose est sûre : la mobilisation contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth des retraites ne faiblit pas.

Le 2 octobre, beaucoup de nouveaux manifestants ont défilé dans plus de 200 villes sur tout le territoire. Les cortèges étaient différents de ceux des 7 et 23 septembre. Moins de salariés venus des grandes entreprises, mais plus de salariés de catégories et de métiers qui ne peuvent faire grève ou ne sont pas organisés syndicalement, un public beaucoup plus large, et plus de jeunes. Plus familiale mais tout aussi déterminée. En fait, il s’agit bien d’un nouvel élargissement de la mobilisation, représentatif du rejet de la politique de Sarkozy par plus de 70 % de la population. Mais après ce nouveau succès nous ne devons pas nous arrêter là. Le gouvernement n’est pas décidé à reculer sous la seule pression de l’opinion publique exprimée par les sondages et la participation aux manifestations. La septième loi en dix ans sur l’immigration, les propos racistes des ministres et l’agitation de la menace terroriste ne permettent même pas à ce gouvernement de retrouver une quelconque légitimité.
Il faut donc franchir un pas dans la mobilisation. Il n’y a pas d’autre solution pour bloquer ce plan de destruction de notre système de retraites, que de bloquer l’activité économique et sociale du pays. Le gouvernement veut non seulement nous imposer une défaite sur les retraites, symbole de son quinquennat, mais aussi continuer par la casse de la Sécurité sociale, de l’école, de l’hôpital public, ce qui reste des 35 heures et par de nouvelles atteintes aux libertés publiques.
Les salariés de nombreuses professions, de nombreuses régions ont bien compris cette volonté du gouvernement de nous attaquer sur tous les terrains.
C’est bien pourquoi beaucoup de mobilisations se développent sans attendre les journées nationales. Ainsi, plusieurs milliers d’infirmiers anesthésistes ont défilé vendredi 1er octobre dans les beaux quartiers de Paris, les dockers de plusieurs ports sont en grève non seulement pour leurs emplois et la pénibilité mais aussi, parce que pour eux aussi tout est lié, pour les retraites. Plusieurs centaines de salariés de Ford-Bordeaux ont troublé la fête du Mondial de l’automobile en manifestant dans le Salon pour la sauvegarde de leurs emplois.
Certes, salariés et équipes syndicales restent marqués par les échecs et les reculs des dernières années. La dernière déclaration de l’intersyndicale du 4 octobre cache mal le refus des principales confédérations d’engager l’affrontement avec le gouvernement. Mais dans les entreprises, les bureaux, les quartiers, les écoles, les hôpitaux... la dégradation des conditions de vie et de travail, la politique raciste du gouvernement provoquent la colère et la révolte. Partout nous devons susciter, amplifier les mobilisations, les grèves, les débrayages, les blocages. Il ne faut plus seulement débattre de la grève reconductible mais gagner partout l’engagement de la mobilisation sur cette voie. Face à la chape de plomb médiatique, nous devons faire circuler les informations, prendre contact de secteur en secteur, de ville en ville. Moins que jamais le développement de la grève reconductible ne sera le seul résultat de consignes nationales ni de spontanéités locales. Si quelques décisions fermes sont d’ores et déjà prises dans cette direction (RATP) de nombreuses structures semblent prêtes à s’y engager (SNCF, Éducation, CGT Seine-Maritime, Bouches-du-Rhône et Paris, intersyndicales Ville de Paris et plusieurs « territoriaux », Fédération chimie CGT, etc.). L’action concertée des équipes syndicales et des militants convaincus et sincèrement engagés dans la construction de l’affrontement peut modifier le rapport de forces et faire reculer le gouvernement.
N’attendons pas le 12 octobre, ne nous arrêtons pas au 12 octobre.
Robert Pelletier

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 12:43

 

VERS LA GREVE GENERALE MAINTENANT!

2 octobre : autant que le 23 !
Pari réussi samedi dernier. Au-delà de la guerre des chiffres, il est un constat qu'il faut faire : la mobilisation ne faiblit pas. Même si ce ne sont pas tout à fait les mêmes manifestants qui ont défilé samedi par rapport à ceux des 7 et 23 septembre, le nombre de participantes et de participants est comparable. C'est, encore une fois, le signe d'un haut niveau de rejet de la réforme et du discrédit du pouvoir. Ce qui est largement confirmé par la dernière enquête de popularité concernant le chef de l'Etat, ce dernier devant faire face à 76% de mécontents. L'idée qu'il est possible de l'emporter face à Sarkozy a gagné considérablement du terrain. La légitimité même de son pouvoir est atteinte. Il est devenu totalement insupportable aux  yeux d'une large majorité de la population que Sarkozy et son entourage continuent de  gouverner jusqu'en 2012.
Le succès de la journée de samedi est un véritable encouragement à poursuivre et un tremplin supplémentaire pour aider à la réussite des nouvelles échéances.

La grève reconductible en discussion
D'ores et déjà des appels intersyndicaux appelant à discuter partout de la reconduction de la grève circulent. C'est le cas de celui des Bouches-du-Rhône par exemple.
Des secteurs également ont cessé le travail comme les agents du port de Marseille qui, réunis lundi 4 octobre  après-midi en assemblée générale, ont reconduit la grève. Cette dernière paralyse les terminaux pétroliers de Lavera et Fos-sur-Mer.
Dans la chimie, chez les cheminots, la volonté d'en découdre et d'aller plus loin se manifeste de plus en plus fort. À la RATP, la CGT appelle à la grève illimitée à partir du 12 octobre.
Globalement, les appels intersyndicaux, dans de nombreuses villes et pour de nombreuses activités, indiquant qu'il faut engager des actions reconductibles, se multiplient.

Après le 12 octobre, on continue
Dès aujourd'hui et jusqu'au 12 octobre, il est primordial de faire grandir le rapport de force en faveur de ceux et celles qui luttent. Face à un pouvoir qui affiche sa détermination, de nombreux salariés et de nombreuses équipes militantes syndicales durcissent le ton et comprennent qu'il faut opposer notre détermination. Cela exige de poser la question de la reconduction de la grève. Si ça se pose déjà par endroits, c'est partout que cette démarche et ce choix doivent être pris après le 12 octobre.
Seule la grève générale, c'est-à-dire le blocage de l'économie du pays, pourra faire flancher ce gouvernement. Aujourd'hui c'est possible et l’on peut gagner. On ne lâche rien!

Mardi 5 octobre

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 10:57

Olivier Besancenot a apporté mardi son soutien à un mouvement de grève reconductible contre la réforme des retraites, estimant que face à «un gouvernement sourd et aveugle», il fallait envisager de «bloquer l'économie pour bloquer la réforme».
«On a tous compris que même des grandes manifestations - deux fois 3 millions c'est quand même pas rien -, même des taux de grève impressionnants sur 24 heures ne suffisent pas, donc la question de la reconduction de la grève est en effet posée et nous, on la soutient», a déclaré le porte-parole du NPA sur France Inter.
«A un moment donné, s'il faut bloquer l'économie pour bloquer la réforme eh bien il faut en passer par là parce qu'on a un gouvernement qui est sourd, aveugle aux revendications», a-t-il affirmé. «Aujourd'hui, on est dans un bras de fer, et un bras de fer il faut l'assumer».

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