Politique


Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 22:17
 
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Le roi est nu ! Montebourg a mis sur la place publique ce que nul n’ignorait, mais qui était voué aux murmures apeurés. C’est qu’il en tient dans ses mains le système Guérini, des journaux, des appareils de partis (et pas que le PS), des élus, des associatifs, des simples citoyens. La clientèle. Et quel sentiment d’impunité ! Dûment informés de la procédure entamée contre eux (d’après Le Canard, par le patron du renseignement intérieur en
personne), les frères et leurs obligés ont continué à régler leurs affaires au téléphone comme vous et moi ! Avec un immense courage déjà expérimenté lors des frasques septimaniennes de Frèche, la direction du PS, Aubry en tête, vole au secours, soutenant contre l’évidence que le dossier est vide. Il suffit pourtant de s’en tenir à ce qui est sur la place publique.
Pratiquement plus un seul jour sans que les ramifications des dossiers ayant conduit aux mises en examen d’Alexandre Guérini ne mettent directement en cause le fonctionnement du Conseil Général des Bouches du Rhône. On est passé des traitements des déchets à celui des maisons de retraite, en passant par l’attribution des logements HLM et le recrutement clientéliste. Plus des liens avec la femme d’un caïd, Barresi, arrêté après quinze ans de cavale. Entre autres. A elles seules les interventions tolérées (attestées par les écoutes téléphoniques) d’Alexandre Guérini dans le fonctionnement du Conseil Général, et de la Communauté Urbaine suffiraient à démentir toutes les belles paroles lancées par tous les soutiens de la majorité départementale en faveur de l’engagement citoyen. Comme au bon vieux temps du stalinisme, on nous enjoint de toutes part (et parfois par la voix d’intellectuels locaux ayant pignon sur rue) de « ne pas faire le jeu », au choix : de la droite ou du FN.

La droite ? Elle est dans le même sac. Il n’y a qu’à voir son silence éloquent sur les dossiers en cours, indiquant
que ces pratiques sont aussi les siennes. Entre elle et la famille Guérini, la jonction, la clé de voûte qui fait tenir l’ensemble, c’est FO, un syndicat localement très spécial. Qui sert, se sert et qu’on sert, justifiant que la présence d’un de ses chefs soit imposée au plus haut niveau de Marseille Provence Métropole par Alexandre Guérini en personne (toujours les écoutes).
Quant au FN (outre qu’il fut lui-même allié de Gaudin en son temps), c’est justement ces pratiques qui font une partie de son terreau. De la gauche on doit exiger un sursaut indispensable. Pour l’instant on n’entend au contraire que des déclarations de solidarité, des silences assourdissants, des velléités sans remise en cause des alliances (EE).

Tous pourris ? Absolument pas ! Certains ont de longue date eu le courage de s’y opposer, au nom même des
valeurs de la gauche. Le NPA bien entendu, qui n’a jamais mangé de ce pain que tant d’autres trouvaient à leur goût. Mais aussi une masse de militants syndicaux ou associatifs, bien vite repérés et pourchassés. Médiapart a rendu compte d’une réunion dans les quartiers nord de Marseille, en présence d’Olivier Besancenot, où justement le thème de la lutte contre le clientélisme était central. Autre signe révélateur, l’intersyndicale des territoriaux de Marseille et de la Communauté Urbaine, qui a joué un rôle majeur pendant les grèves de l’automne, a conservé son unité contre l’alliance des élus PS et Droite avec FO. L’ensemble des UD semble maintenant prendre le relais, une nouveauté décisive dans le 13.

Désormais, l’heure n’est plus aux accommodements, aux petites et grandes lâchetés.

Pierre Godard, Samy Johsua

Par Pierre Godard, Samy Johsua - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 13:27

Par Jacques Fortin

 

Le NPA ce n’est pas un parti c’est un projet. Et ce projet reste le mien, dans les bons et les mauvais jours. Pas vous ?

Celui d’un parti à créer, à penser, à "programmer" à partir des résistances et des espérances des "sans", des salariés, des anciens, contre la dislocation générale des liens sociaux, la dilapidation des savoirs et des ressources, et l’asservissement toujours plus violent des multitudes pour le profit vorace de quelques-uns.

Un projet qui fait honneur à ceux dont je suis, membres de la LCR "canal historique" (métissage trotsko, guévarro, libertaire) qui, quoi qu’on en susurre ici et là, ont osé mettre toutes leurs billes sur la table, risquer leurs acquis en les proposant à qui voulait non seulement les partager mais les enrichir, qui sait ? les transformer. C’était notre rôle, non ? Nous ne partions pas de rien. Avec l’ambition, certes, d’emporter la conviction, ce qui n’a rien de honteux, mais avec la conviction aussi d’apprendre beaucoup. Il va falloir faire le point de nos illusions, nos conneries, nos apprentissages, à nous et à tous, ce dont le congrès chaotique n’as pas été capable.

 

C’est un projet qui contrarie. Pas question pour la gauche institutionnelle de se voir flanquée d’un courant politique ancré dans les mobilisations, radicalement hostile à rentrer dans le rang des unions de gestion successives, et réfractaire aux poisons et délices d’institutions qui, c’est leur fonction, finissent toujours par avoir raison de qui s’illusionne d’y changer quelque chose. L’on s’est empressé d’envoyer un mercenaire bien "posturé" (à gauche du PS - sic), dûment nourri au gras de la république pendant 30 ans, en contrefeu. Son ordre de mission était simple, se la jouer sur deux modes : la grrrosse colère contre l’injuste monde, et les palinodies de l’unitarisme sans frontière, histoire de rameuter au bercail les brebis électorales qui semblaient s’égarer en dissidence.

 

Cela donne la rrrévolution citoyenne du vieux sénateur naguère mitterrandolâtre. Une resucée de la politique d’un PCF mol et coi, engoncée dans son républicanisme franchouillard, shootée au miroir aux alouettes de la gagne et de l’arrivée en tête, offrant pour toute unité le ralliement à sa personne. Son verbiage programmatique n’a d’égal que sa détestation verbale d’un DSK, diversion qui lui permet de ne pas trop dire mot des autres (Aubry...) ? Bref, ce projet a ça pour fonction, ceux qui fléchissent et cèdent à ses sirènes, exaspérés de colère et d’amertume devant la dureté des temps, ça se comprend, (je ne parle pas des petites personnalités pressées) en reviendront. Expérience faite, nous nous retrouverons.

 

Contrairement à ce qui est hautainement moqué ici et là, le projet ne relevait pas de l’idée qu’entre la LCR et le PS il n’y avait rien, mais, nuance, du constat qu’entre la LCR et le PS ce qu’il y avait était enferré dans une double névrose : l’incapacité de s’opposer au PS dès que celui-ci approchait d’un pouvoir quelconque, de résister à l’hypnose qu’exercent les institutions sur quiconque y espère ne serait-ce qu’un strapontin. Que de surcroît profitant de la misère aggravée, politique et sociale, surfant sur le désespoir rampant, ce "rien" entre le PS et la LCR trompait encore son monde sur l’air de "votez pour nous et vous verrez, cette fois on les aura" (le PS et les institutions).

 

Le projet s’est heurté à plusieurs limites, dont les nôtres, mais ça reste un projet. Le mur sarkozien a tenu solidement adossé au MEDEF, à l’Europe libérale, à un art consommé de la diversion sordide sur le dos de boucs émissaires, peu menacé par des directions syndicales en semi coma volontaire, ni les gesticulations de la gauche parlementaire empêtrée dans la vacuité de son alternative. Les luttes sont venues s’y cogner, opiniâtres mais sans relai, habilement épuisées une à une, de journée d’actions en journée d’action, de grèves sectorielles soigneusement indépendantes les unes des autres, ou tout bonnement laissées au bon soin de "la base" encouragée par un assourdissant silence des appareils.

 

Piège électoral (fait pour ça), il est possible que nous ayons raté quelque chose aux européennes : proposer une coalition à gauche du PS. Nous étions en position de force après des présidentielles où notre porte parole (et non notre chef comme le marmonnent les imbéciles) cumula à lui seul autant que tous les autres (PCF, Bové, LO, Voynet). Proposer une coalition qui devait prouver la force de l’union libérée du PS avec la perspective (et non la condition) de la poursuivre dès lors que, sur la base de cette première réussite, on convenait pour la suite (régionales etc) de l’indépendance totale envers le PS et du refus de cogérer.

Ensuite ? Le projet a beaucoup rassemblé, mais, ce que nous n’avions pas estimé, il a rassemblé des aspirations et des colères diverses et impatientes. Il fallait qu’à chacune le NPA réponde. Chacune se voyait prioritaire : pour les uns forcer l’unité à gauche de la gauche, pour tels autres élaborer un projet radical, pour d’autres incarner une écologie anticapitaliste, pour d’autres encore redonner dignité et espoir aux populations maltraitées des quartiers populaires, pour d’autres asseoir la crédibilité du parti sur des élus voire des postes (pour eux)... Tout cela sous l’égide d’une improbable démocratie : celle où tout le monde aurait raison et où chacun serait majoritaire.

 

Il ne suffisait pas pour "faire parti" de se rassembler, il fallait accepter de ne pas se ressembler, de ne pas prendre la contradiction comme une insulte ni une mise en cause personnelle, accepter de, minoritaire, s’inscrire dans un processus de conviction - débattre et expérimenter -,il fallait créer, pour beaucoup ex nihilo, une loyauté de parti qui implique donc de respecter... la majorité au lieu de "n’en faire qu’à sa ligne", d’être minoritaire sans accuser par exemple la LCR de magouilles, de ne pas voir un réformiste derrière chaque pragmatique, de laisser Lénine un peu à sa place c’est à dire un siècle en arrière, de ne pas la jouer à la démission ou la victilisation à tout va, de ne pas tenter par tous les moyens de pousser sa candidate voilée en dépit du mandat donné, ou de ne pas, malgré 55% de vote dans les AG, tenter de faire passer un avis contraire, de ne pas jouer sa fraction contre l’ensemble, de poursuivre le débat sans bloquer la machine.

 

Bref. Pas si simple de "faire parti" sans être adossé à une table de la loi condition d’entrée et règle commune. Or, pour son honneur au passage, c’est ce qu’a voulu la LCR. Pas facile non plus lorsque ça secoue de tous bords, la droite déchaînée, la gauche institutionnelle à la manœuvre...

Ni simple, ni facile ? Raison de plus pour persévérer.

Par Jaques Fortin - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 15:06

Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue).

 

 

Le « microcosme » bruisse d'une folle rumeur : le Nouveau Parti Anticapitaliste serait mort...alors qu'il réunissait seulement son premier congrès (11-13 février 2011, Montreuil). Certains murmurent : « enfin ! ». De jeunes gens pressés, éblouis par les caméras, confondent, dans leur enthousiasme neuf pour le Front de Gauche, ouverture politique et promesses de postes.

 

Certes, le NPA n'a pas tout à fait répondu aux ambitions de son congrès fondateur de février 2009. De nombreux adhérents sont partis, mais 6000 sont encore là (nettement plus que le Parti de Gauche). La très grande majorité des partants n'a d'ailleurs pas manifesté par là son désaccord avec une stratégie électorale. Plus prosaïquement, trouver sa place dans une organisation politique n'est pas si simple. Ce qui interroge les modalités prises par la forme « parti », les contraintes du militantisme, ce en quoi il peut être utile pour nourrir la dignité des opprimés et améliorer leur condition. Le NPA est un lieu contradictoire, avec des faiblesses et des atouts. De multiples débats le traversent, le déstabilisent, l'enrichissent, à l'image de nos vies ordinaires. Bref, c'est un lieu vivant, bien vivant ! 

 

Il faut être asservi au culte de l'immédiat pour diagnostiquer la fin irrémédiable d'un parti qui n'a que deux ans d'âge. Sur le marché politico-médiatique, les produits semblent se périmer aussi vite qu'ils naissent. Contre cette absorption dans l'immédiateté, le regretté Daniel Bensaïd appelait à trouver un « point de suture entre passé et futur » (dans Une radicalité joyeusement mélancolique, Textuel, 2010), en puisant dans la mémoire critique comme dans les ouvertures inédites de l'à venir. Pas pour fuir le présent, dans la nostalgie ou le rêve, mais pour s'y confronter : « le présent, et lui seul, commande le faisceau des "peut-être" », ajoutait-il. 

 

 

De ce point de vue, l'inédit historique ne se confond pas avec la mode, comme nous le montrent encore une fois les processus révolutionnaires en Tunisie et en Egypte. Nous avancerons alors plus prudemment que le NPA est encore à naître. Car le NPA n'est pas un parti « clé en main » : c'est un processus en cours. Une aventure originale a été lancée : celle de l'émergence d'un paradoxal parti libertaire, qui combine et met en tension les nécessités de l'organisation et celles de la non-professionnalisation politique. 

 

 

Une telle initiative questionne les évidences de la politique officielle : une politique anticapitaliste et non-professionnelle est-elle possible ? Pour qui rêve d'être ministre, député ou conseiller général, certes non ! La carrière politique et le capitalisme sont des conditions de leur activité, aussi invisibles et nécessaires que l'air qu'ils respirent. Pour qui croit que la politique est, avant tout, affaire d'engagement citoyen et d'activité populaire, oui ! Après les déconvenues du XXe siècle du point de vue des logiques de monopolisation des pouvoirs, des formes soft de la représentation politique professionnalisée aux barbaries bureaucratiques, comment envisager une autre politique qui ne s'adosserait pas à un autre rapport à la politique ? 

 

Car même nos démocraties représentatives, réglées par la concurrence entre professionnels de la politique, sont bien peu démocratiques. Le TCE fut ratifié  à Versailles et la loi sur les retraites votée contre la mobilisation de millions de citoyens. La gauche de l'avenir ne peut reproduire ces formes politiques traditionnelles. Il faut inventer une manière radicalement différente de pratiquer la politique à l'école des mouvements sociaux. 

 

C'est dans cette perspective que le NPA, avec des erreurs, des tâtonnements et des doutes, a commencé à ouvrir un chemin. Olivier Besancenot a su incarner cette timide possibilité d'une gauche de la rue qui ne déserte pas pour autant le terrain des élections. Mais en faisant de l'auto-organisation populaire le roc, et non la passive délégation aux divers hommes providentiels dont les médias abusent et qu'ils usent tout aussi rapidement. Pour que « la politique autrement » ne soit pas seulement un slogan marketing de plus pour des aspirants à la carrière politique en mal de « créneaux porteurs ». 

 

 

Faire de la politique en refusant les codes étriqués de la politique instituée : il y a peu d'endroits où une telle expérience fut tentée. C'est pourquoi, malgré le flot des bavardages funéraires, le NPA n'a pas dit son dernier mot. 

Par Par Philippe Corcuff (sociologue), Sandra Demarcq (membre du Conseil Politique National du NPA) et Willy Pelletier (sociologue). - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 14:17
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Le premier congrès national du NPA s’est tenu à Montreuil (93), les 11, 12 et 13 février. Le menu était particulièrement dense et chargé pour les 352 déléguéEs et les membres de la direction sortante. Il s’agissait d’adopter tout à la fois un document intitulé Nos réponses à la crise, des motions sur la religion, la laïcité et le voile, une résolution d’orientation et de construction, deux modifications aux statuts du parti. Il s’agissait enfin d’élire une nouvelle direction (Conseil politique national). À tout ceci s’ajoutaient aussi les motions et amendements émanant des congrès locaux et des motions élaborées au cours du congrès lui-même.
Le congrès a adopté à une large majorité (66, 12 %), Nos réponses à la crise, un document qui condense les analyses du NPA sur la crise multiforme, économique, sociale, alimentaire et climatique qui secoue le capitalisme et énonce les contours d’une politique anticapitaliste, écosocialiste partant des préoccupations et urgences immédiates qui nécessitent une transformation révolutionnaire de la société. Un document de dimension programmatique que nous voulons utiliser comme support à la confrontation politique publique.
Sur la religion, la laïcité et le voile, il s’agissait d’affiner nos positions sur le fond, après la polémique publique et le débat interne difficile déclenché par l’annonce de la candidature d’une militante portant le foulard à Avignon dans le Vaucluse. Le congrès a enregistré les résultats des congrès locaux sur les diverses motions soumises au vote. Nous reviendrons plus précisément sur cet aspect dans une prochaine édition.
Quatre textes d’orientation et de construction faisaient l’objet d’une présentation contradictoire. Les congrès locaux ont envoyé sur ces bases des délégués au congrès national à la proportionnelle des positions exprimées. Aucun n’ayant pu franchir la barre des 50 %, les textes des quatre positions ont été rejetés. De même, après discussion, il n’a pas été possible d’aboutir à une convergence des points de vue se concrétisant par un appel du congrès, car la question de la démarche en vue des présidentielles a continué de diviser les congressistes et aucune majorité n’a pu se dégager. Le CPN élu devra définir les modalités de débat démocratique afin de décider ce que le NPA fera à la présidentielle de 2012. Cette consultation des militantEs, dont les modalités sont à définir, interviendra avant l’été.
Le congrès a adopté à la quasi-unanimité une déclaration sur la situation internationale, se félicitant de la vague révolutionnaire en cours dans le monde arabe, appelant à son approfondissement et à son extension et à organiser concrètement une campagne de solidarité. Une autre motion résumant les campagnes contre le G8/G20, contre le racisme, ou pour la défense de la sécu et de l’hôpital public et contre les réformes que prépare le gouvernement sur la dépendance... a obtenu une large majorité. Cela montre qu’en dépit des divergences, malgré des modalités de débat interne qu’il va falloir prendre le temps de sérieusement rediscuter tant elles ont suscité des mécontentements, ce qui rassemble sur le fond les militantes et militants du NPA est plus fort que ce qui les divise. L’enthousiasme et l’émotion avec lesquelles le congrès tout entier a accueilli, écouté et acclamé des militantEs révolutionnaires venuEs de Tunisie et d’Égypte en est le signal le plus évident.
Une nouvelle direction (CPN) de 161 membres a été élue à la proportionnelle des quatre positions en présence, avec la parité hommes-femmes, la représentation de divers secteurs d’interventions et régions. Elle se réunira pour la première fois les 26 et 27 mars prochain et élira un nouveau Comité exécutif.
Fred Borras
1. La position 1 a recueilli 41, 95 %, la position 2 27, 87 %, la position 3 26, 43 % et la position 4 3, 73 % des votes des délégués au congrès.

Organisations présentes au congrès

France Alternative libertaire, PCF, LO, Fase, PG, GU, Alternatifs. Excusé : Les Verts.

Syndicats et associations : Solidaires, Jeudi noir, Cadac/CNDF.

Maroc La Voie démocratique, Al Mounadil-e.

Tunisie Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), Ligue de la gauche ouvrière (LGO).

Palestine Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Liban Parti communiste libanais (PCL).

Iraq Irak Freedom Congres, Parti communiste ouvrier en Irak, Union des communistes-Irak.

Iran Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran (groupe France).

Réunion Nouveau Parti anticapitaliste de la Réunion (NPAR).

Sri Lanka Nouveau Parti pour l’égalité sociale (NSSP).

Indonésie Comité politique des pauvres – Parti démocratique du peuple (KPRM-PRD), Workers People Association (PRP).

Corée du Sud New Progressive Party (NPP), Institute of the 21st Century Corea Research (ICR), KDLP-Paris Comitee.

Australie Socialist Alliance.

Argentine MST-Movemiento Proyecto Sur, Frente Popular Darío Santillán.

Brésil Parti socialisme et liberté (PSOL).

Pérou Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT)

Venezuela Marea Socialista.

Martinique Groupe révolutionnaire socialiste (GRS).

Mexique Parti révolutionnaire des travailleurs.

USA International Socialist Organization (ISO).

Canada Socialiste Caucus of the New Democratic Party.

Grande-Bretagne Socialist Worker’s Party (SWP), Socialist Party (SP), Counterfire.

Irlande Socialist Worker’s Party (SWP).

Portugal Bloco de Esquerda.

État espagnol Izquierda Anticapitalista, Parti ouvrier révolutionnaire (POR).

Euskadi Askapena, Gauche Abertzale.

Catalogne En Lluita.

Corse A Manca.

Italie Sinistra Crítica.

Grèce Socialistiko Ergatiko Komma (SEK), New Left Current (NAR), Recomposition de gauche (Aran) -trois membres de la coalition Antarsya, DEA – coalition Syriza.

Pologne Parti polonais du travail (PPP).

Norvège The Red Party Rødt.

Danemark Red-Green Alliance. Allemagne « We don’t pay for your crisis ».

Belgique Ligue communiste révolutionnaire (LCR/SAP).

Suisse Mouvement socialiste des travailleurs (MST), SolidaritéS.


Organisations ayant transmis un message
Pakistan Labour Party of Pakistan (LPP).

Bangladesh Communist Party of Bangladesh-Marxist Leninist (CPB-ML).

Inde Radical Socialist.

Asie du Sud-Est Network for Transformative Social Protection (NTSP).

Philippines Partido Lakas ng Masa, Partido ng Manggagawa, Rebolusyonaryong Partido ng Manggagawa- Mindanao (RPMM).

Malaisie Parti Socialis Malaysia (PSM).

Japon Japan Revolutionary Communist League (JRCL) et National Council of Internationalist Workers (NCIW).

Australie Revolutionary Socialist Party.

Sénégal Yoonu Askan Wi. Maroc Solidarité pour une Alternative Socialiste (SAS).

Turquie Parti de la liberté et de la solidarité (ÖDP)

Grèce Groupe politique anticapitaliste (APO).

Grande-Bretagne Socialist Resistance.

Luxembourg Dei Lenk.

Suède Socialistiska Partiet.

Message de Yoonu Askan Wi (Sénégal)
Chers camarades du NPA, chers congressistes,
C’est dans une ambiance de chaleur militante qu’a été lu le message du NPA au 1er congrès de Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’autonomie populaire, tenu à Guédiawaye dans la banlieue de Dakar les 4 et 5 décembre dernier. Très récemment, en prélude au Forum social mondial de Dakar de février 2011, nous avons eu le plaisir de recevoir le camarade Olivier Besancenot à la 1re session de notre Conseil général post-congrès, à l’occasion duquel il a pu s’adresser directement aux cadres dirigeants de notre parti le 5 février 2011.
Déjà, lors du congrès de fondation du NPA, Yoonu Askan Wi était représenté par une délégation […]. C’est dire que nos deux organisations, très jeunes l’une et l’autre au demeurant, ont dès le départ entrepris de nouer des liens solides de coopération militante. Nous sommes persuadés que ces relations iront s’approfondissant, sur la base de nos convictions partagées, fondées sur la lutte sans compromission contre l’impérialisme, le capitalisme et la mondialisation néolibérale. L’impérialisme français, aujourd’hui sous la houlette d’un Sarkozy farfelu, bête et arrogant, est l’ennemi commun des peuples de France et du Sénégal ; nous devons, plus encore que jamais, nous donner la main pour le combattre et le défaire. Partout les peuples bougent, en Amérique latine, en Asie, en Europe. À présent, en ce début de l’année 2011, c’est l’Afrique qui donne résolument le « la ». Les soulèvements populaires et révolutionnaires portés par les masses déshéritées des campagnes et des villes ainsi que par les travailleurs, en Tunisie puis en Égypte, constituent pour nous tous et toutes, de puissants motifs d’encouragement et d’espoir. Ils illustrent encore une fois la capacité des peuples d’en finir avec la dictature, l’oppression, l’exploitation, l’accaparement et la spoliation opérés pendant top longtemps déjà par des bourgeoisies corrompues et prédatrices au service d’elles-mêmes et des puissances d’argent.
Ce sont les masses qui font l’histoire ! Solidarité avec les luttes à travers le monde pour la révolution démocratique, républicaine, sociale et populaire !
Plein succès au deuxième congrès du NPA / France !

Pour la Délégation exécutive nationale de Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’autonomie populaire,
Le délégué général, Alassane Guisse

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 15:43

Motion 1

Au vu des résultats des votes, après un débat approfondi depuis un an, de nombreux points discutés recueillent un accord très large, même si des désaccords persistent :

a) La défense de la laïcité.1

b) L’engagement contre les racismes de tout type, dont le racisme d’État, contre le traitement discriminatoire fait aux musulmans et l’islamophobie.2

c) Concernant les relations entre le NPA et les religions, les positions se sont rapprochées après un débat multiforme et très approfondi. Le NPA défend bien entendu la liberté de culte. Il défend aussi une liberté totale de critique des religions. Enfin le NPA est un parti ouvert aux militant-e-s athées ou non, et exprimant ou non une croyance religieuse, dès lors qu'ils/elles partagent nos principes fondateurs. Ils sont alors membres à part entière, à égalité de droits et de devoirs.

d) Le socle féministe du parti, enregistré dans nos principes fondateurs, est lui aussi unanimement défendu. Un féminisme qui mêle la lutte contre le capitalisme et la lutte contre le patriarcat dans sa spécificité, et combat pour des droits égaux entre les genres et l’émancipation des femmes.

Il demeure un débat sur le sens à donner au port du foulard dans les religions monothéistes :

- Une motion disant: «Le voile est un instrument de soumission des femmes utilisé sous diverses formes et à diverses époques par les trois monothéismes, même si certaines femmes qui choisissent de le porter ne lui donnent pas ce sens.» a obtenu 1079 pour, 640 contre et 859 abstentions.

- Un amendement significatif reprenant la motion précédente, en y ajoutant : «On ne peut donc désigner un sens global, unilatéral et univoque du voile. Pour notre part, en accord avec notre conception de la laïcité (cf motion 1), nous nous opposons systématiquement à la fois à l’imposition du voile et à son interdiction.» a obtenu 941 pour, 791contre et 780 abstentions.

- Motion Anne, Cathy, Galia, Guillaume, Ingrid (ACGGI, extrait) : "Le foulard islamique est avant tout une manifestation de discrimination des femmes, revendiquée comme telle par les secteurs les plus réactionnaires des trois religions ou coutumes qui en usent, et ce au-delà du sens que les femmes peuvent lui donner individuellement. Les motivations individuelles sont évidemment diverses, mais elles n'annulent pas le fait que le voile se situe dans la longue tradition patriarcale de la plupart des religions, qui ont cherché à contrôler le corps et la sexualité des femmes, pour les assigner à un rôle spécifique et subordonné dans la société." (les votes sur cette motion ACGGI sont donnés globalement ci-dessous).

Au regard des assemblées électives, il apparaît que la motion «Pour un parti de masse à égalité» a obtenu 27% (568 pour, 1085 contre et 677 abstentions).

Sur la possibilité de présenter aux élections des camarades portant des signes religieux visibles,  le congrès prend acte que des divergences persistent. Il prend acte de l'ensemble des votes et des positions qu'ils traduisent.

Le congrès prend acte notamment du fait que ACGGI3 a recueilli 1297 voix pour et 1044 voix contre avec 521 abstentions, soit 45 % des votants, et qu’un amendement significatif a recueilli 904 voix pour, 964 voix contre, avec 668 abstentions, soit 35, 6% des votants4.

Dans ces conditions le congrès décide qu’en cas de divergence sur une candidature, les solutions doivent être recherchées à l’échelle concernée et, si besoin, être tranchées au CPN.

Notes :

1 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« La liberté de pensée, de critique (y compris celle des religions) et d’expression sont considérées par le NPA comme des droits inaliénables. Le NPA lutte pour développer l’exigence de laïcité: condamnation des liens privilégiés que Sarkozy veut rétablir avec la hiérarchie catholique, traitement équitable de tous les cultes par l’État, fin du concordat en Alsace-Moselle, arrêt des subventions publiques à l’école privée. La société que nous voulons bâtir sera laïque, c’est-à-dire qu’elle garantira la séparation entre les institutions religieuses d’un côté, les administrations et pouvoirs publics de l’autre. Elle garantira parallèlement le libre choix des individus, et le droit, privé comme public, à la pratique religieuse dans le respect des principes laïcs. » 1545 pour, 492 contre, 602 abstentions.

2 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« Le NPA condamne le développement du racisme et de l’antisémitisme, arme dont les classes dominantes usent plus que jamais dans le développement de la crise actuelle du capitalisme et qui s’étend à un racisme d’État. Il condamne les attaques brutales contre les Roms. Il condamne le rôle grandissant de la stigmatisation des musulma-e-s e t de l’islamophobie dans ce cadre.

Nous dénonçons l’assimilation à l’antisémitisme de toutes critiques de la politique de l’Etat d’Israël et du sionisme. Nous dénonçons également l’instrumentalisation du thème de l’islamophobie par les courants et régimes intégristes qui veulent interdire et réprimer toute critique de leurs politiques – y compris internes à la religion. Nous sommes pour la liberté d’expression de ces critiques – donc y compris le droit au blasphème. Dans le cadre des principes laïques qui garantissent le droit au culte, nous condamnons la discrimination qui s’exerce en France à l’égard de la pratique religieuse musulmane.

Se débarrasser du racisme suppose que les mobilisations et les mesures radicales contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et les discriminations qui en découlent soient à la hauteur du poison distillé au sein de la société. Égalité des droits entre français et immigrés, dont le droit de vote, liberté de circulation et d’installation et régularisation de tous les sans-papiers. ». 1574 pour, 470 contre, 559 abstentions.

3 «Le parti ne peut être identifié à aucune religion, il ne peut être identifié à aucune religion quelle qu'elle soit, notamment via le port d'un signe religieux par ses représentant-e-s»

4 «Un militant ou une militante manifestant une croyance religieuse a, comme tou-te-s les autres adhérent-e-s, le droit de postuler à la candidature pour représenter le parti lors d’élections. Cette candidature, qui s’appuie, comme toutes les autres, sur l’engagement du-de la camarade dans les luttes sociales et locales, défend exclusivement et intégralement les principes (notamment de laïcité), et le programme du NPA. »

Motion 2

Le congrès enregistre la légitimité de l’ensemble des votes locaux sur le thème religion, laïcité, féminisme et émancipation.

Le congrès prend acte des divergences quant aux conséquences pratiques de ces votes.

Le congrès mandate le CPN pour organiser sur ce thème, une conférence nationale dont les modalités sont à définir par ce même CPN.

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 14:48

 

Intervention d'ouverture faite par Olivier Besancenot

Image Intervention d'ouverture faite par Olivier Besancenot

 

sur NPA TV: http://www.npa2009.org/npa-tv/406/all/2864

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 16:01

video sur Ouest France: http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-justice_39382-1688534--------11277_actu.Htm

 

Deux-Sèvres à Niort:  Une motion adoptée par les magistrats, soutenus par les policiers et avocats : http://www.lanouvellerepublique.fr/res/Toutes-les-DMAs

 

Nouvelle République avec AFP partout en France:

Justice: la journée de la colère http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Faits-Divers/Justice/Justice-la-journee-de-la-colere

Niort: Défendre une institution présumée coupable '' (La Nouvelle République): http://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/ACTUALITE/Faits-Divers/Justice/Defendre-une-institution-presumee-coupable

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 18:06

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Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Vote des militants pour le 1er congrès du NPA.
 

 Les militants et militantes du NPA viennent d’achever leurs congrès locaux. 3 550 militantes et militants ont participé au vote. Les résultats provisoires  donnent  une participation de 70% par rapport aux membres à jour de cotisation.

Ce qui indique un effectif légèrement au-dessus de 6000 membres si on y ajoute celles et ceux qui ont pris leur carte au NPA sans s'être mis à jour de cotisation.
De nombreux votes ont été enregistrés, portant sur des sujets aussi importants que notre orientation, nos réponses à la crise, la question de la laïcité, du féminisme et de la religion. De nombreuses motions ont été également discutées localement. Elles alimenteront le débat de notre congrès.
Un vote a eu lieu pour  élire les délégué-E-s sur la base de plateformes liées au débat sur l'orientation.

A l'issue de l'ensemble des congrès locaux et avant la vérification et la validation des résultats par la commission des mandats, les résultats sont les suivants:


P1: 40,83 %
P2: 28,29 %
P3: 27,20 %
P4: 3,40 %
Plateformes locales: 0,29%

C'est une première étape dans la discussion, elle se poursuivra durant le congrès lui-même jusqu'à l'élection de la nouvelle direction.

Le 8 février 2011

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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 08:38
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 12:43
 
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La saison des fêtes fut aussi celle du vote des budgets des conseils régionaux. Nous avons choisi d’éclairer trois situations. En régle générale, les élus du Front de Gauche, quelles que soient les critiques portées publiquement contre l’orientation du Parti socialiste, ont voté les budgets. Le Limousin fait à cet égard figure d’exception. Voter le budget signifie valider concrètement la politique menée par le PS, notamment le volet qui concerne les subventions aux entreprises. Cela démontre à nouveau qu’à l’épreuve du feu, les déclarations d’intention n’y suffisent pas. Pour demeurer indépendant, il faut refuser toute solidarité de gestion avec la majorité.
Enquête en Midi-Pyrénées, Limousin et Rhône-Alpes.

Midi-Pyrénées : budget contraint ou rigueur ?

Midi-Pyrénées subit comme les autres régions les conséquences de la crise et de la politique du gouvernement. Ainsi, le différentiel cumulé depuis 2005 entre les dépenses et les compensations de l’État est estimé à 96 millions d’euros fin 2010 et devrait atteindre 125 millions d’euros fin 2011.
Pour le président Martin Malvy, la situation très saine de la région permet d’assurer pour 2011 un budget « contraint mais pas de rigueur ». Il est vrai que Midi-Pyrénées est dans le peloton de tête de l’investissement par habitant, et reste la moins endettée par habitant.
En fait, les baisses budgétaires importantes sont relativisées par le fait que nombre d’actions ont déjà été réalisées et ne pèsent plus sur les budgets à venir (rail, lycées, routes). Mais cet atout ne durera que deux ou trois ans tout au plus.
Dans la section fonctionnement, des économies substantielles seront réalisées, allant de 10 % à 50 % : parc auto, papier, communications, réceptions, manifestations. On peut se demander pourquoi de telles économies n’ont pas été programmées plus tôt.
Ce budget n’a pas essuyé de critique majeure de la part des partenaires du PS. EE-Les Verts se félicitent de la place de l’économie sociale et solidaire et des avancées de la « conversion écologique et solidaire des territoires ». Le seul point de discorde reste le financement de la ligne LGV Bordeaux-Toulouse. Mais dans son intervention, F. Simon, au-delà de toutes les critiques que le NPA partage par ailleurs, acceptait les 14 millions d’euros inscrits en provision, en espérant que les positions évolueraient, mais annonçant à l’avance le refus de signer toute convention de financement. Pure illusion, vu la détermination de Malvy. Une grosse couleuvre avalée au nom de la solidarité budgétaire.
Du côté du Front de gauche (4 PCF, 2 PG et Christian Picquet pour la GU), pas de problème non plus. Certes, face à la crise et à la politique du gouvernement, Nicole Fréchoux a mis l’accent sur la nécessité de construire un rapport de forces, d’une action des 21 régions dirigées par le PS et ses alliés (par exemple pour exiger la généralisation du versement transport à toutes les entreprises), sous peine d’en arriver à « une gestion de la pénurie en s’enfonçant dans le cadre néolibéral ». Les seules critiques ont porté sur l’aide à l’enseignement privé (pour la forme), sur l’augmentation du taux de la TIPP (très antisociale et anti­écologique), et sur certaines aides aux entreprises.
Pour notre part, les politiques menées depuis 1998 par le PS et ses alliés (enseignement privé, aides aux entreprises, formation professionnelle toujours aussi opaque et véritable fromage pour le secteur privé, programmes routiers) justifient à elles seules une abstention. Dans ce cas particulier, et sans sous-estimer l’étranglement mis en œuvre par le gouvernement, le financement de la LGV, l’augmentation du taux de la TIPP, la volonté d’accroître les aides aux PME (via certains contrats d’appui), mais aussi l’absence de lutte coordonnée des régions contre le gouvernement, justifiaient largement un vote contre.

Limousin : le droit à la différence

Petite région par la taille et le nombre d’habitants (750 000), le Limousin est inscrit à gauche avec un rapport de forces de deux tiers/un tiers avec la droite. Région rurale marquée par l’importance de la filière bois et une agriculture de petites exploitations (polyculture-élevage), le secteur public concentre 31 % des emplois (contre 21 en France). Le secteur industriel y est très faible et 94 % des entreprises ont moins de 50 salariés (dont 72 % moins de 10).
Entretien avec Stéphane Lajaumont (conseiller régional NPA en Limousin, avec Véronique Momenteau).

Vous participez à certaines commissions thématiques et à la commission permanente. Est-ce que cela vous lie à l’exécutif ?
Bien sûr que non ! Tout conseiller régional est membre de commissions thématiques, (pour moi, « économie » et « transports »), qui examinent les dossiers élaborés par les services du conseil régional. Leurs avis sont ensuite transmis à la commission permanente (émanation proportionnelle des différents groupes de l’assemblée plénière) qui vote les dossiers. Le travail effectué en amont par nos six conseillers permet de repérer les dossiers les plus révélateurs des choix politiques de la majorité. Et si nous en votons certains, bien évidemment (réparations dans les lycées, subventions aux associations culturelles, aides à la filière bio, solidarité internationale, etc.), nous n’hésitons pas à voter contre dès que c’est nécessaire ! Il suffit de se référer aux comptes rendus que nous rédigeons après chaque séance pour s’en convaincre (www.terredegauche.fr).

Comment abordez-vous le conditionnement des aides économiques ?
55 millions d’euros (sur un budget de 450 millions) sont consacrés au développement économique avec un nombre incalculable d’aides. Nos interventions ont permis de médiatiser l’inutilité de certaines d’entre elles, mais aussi les dérives multiples (pas de plafonnement, cumul possible, …) et l’absence de conditions sociales, démocratiques ou environnementales, permettant d’utiliser le levier que représente l’argent public pour imposer d’autres choix politiques de développement. Et ce, d’autant plus qu’une part importante des aides est concentrée autour des pôles de compétitivité.

Comment cela s’est-il traduit lors du vote du budget et pourquoi ?
La charte de Limousin Terre de Gauche prévoit de rechercher si possible un point d’équilibre entre les élus PCF, PG et NPA, mais la liberté de vote est garantie. Lors du vote par chapitres nous avons rejeté certains budgets (Ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers, lycées privés, aides économiques, …). Le vote global restitue l’évaluation de ces différents points. Après débat, les cinq autres élus ont voté en abstention et j’ai voté contre, estimant que le compte n’y était pas. Véronique, pour sa part, a tenu à encourager l’évolution du PCF, en s’abstenant. C’est la première fois depuis 1986 en Limousin qu’il y a une prise de position critique à gauche et non un vote unanime.

Deux élus du NPA dans un conseil régional. Est-ce positif ?
Nous avons réintroduit le débat politique à gauche sur les choix de gestion (ce qui fait régulièrement grogner les élus socialistes qui nous rendent responsables de l’allongement de la durée des débats…). Nous leur apprenons aussi le droit à la différence et non au vote bloqué, le doigt sur la couture du pantalon. Par ailleurs, nous avons, en plusieurs occasions, permis aux luttes d’influencer les débats, que ce soit sur les retraites, la Palestine ou, plus localement sur la LGV ou les tarifs de demi-pension des lycées.

Rhône-Alpes : la continuité libérale

Le budget 2011 du conseil régional Rhône-Alpes voté en décembre dernier s’inscrit dans la continuité des politiques libérales menées par son président Queyranne. Déclinant au niveau régional la politique de Sarkozy, il donne la priorité aux dépenses d’investissement au détriment des dépenses de fonctionnement. Il confirme aussi toutes les orientations libérales du conseil régional, qui se caractérisent en particulier par le maintien de subventions directes ou indirectes aux entreprises ou encore par la réduction des moyens pour les personnels techniques des lycées. Il accompagne aussi les reculs actuels sur les TER, dont le service va en se détériorant, en raison principalement des choix effectués en faveur du TGV et des politiques de libéralisation et de substitution de cars aux trains.
Adopté par l’ensemble des groupes de gauche (PS, Front de gauche, PRG, Europe Écologie-Les Verts), ce budget, qualifié « d’offensif et responsable » par la majorité régionale, montre que le PS est une nouvelle fois parvenu à satelliser ses partenaires. Alors même qu’il prévoit un soutien inconditionnel aux JO d’Annecy, aux nanotechnologies, aux pôles de compétitivité et à nombre d’autres projets anti­écologiques, les élus d’Europe Écologie ont tous voté en sa faveur, le président du groupe, Éric Piolle, expliquant : « on est dans la majorité, on porte les politiques ». Quant au groupe du Front de gauche, il semble avoir oublié ses déclarations grandiloquentes de campagne et s’est une nouvelle fois couché devant le PS, n’hésitant pas à voter un budget aussi antisocial. Pour justifier son vote, il se félicite d’y avoir apporté quelques améliorations qui s’élèvent à 4, 2 millions d’euros, soit moins de 0, 2 % du budget total d’un montant de 2, 42 milliards d’euros : c’est ce que l’on appelle « peser sur le PS » ! Seul élu à se désolidariser de son groupe, Armand Creus (Gauche unitaire) a toutefois choisi s’abstenir, expliquant qu’il ne pouvait voter contre le budget, afin de ne pas mélanger sa voix à celle « de la droite sarkozienne et au FN ».
Le budget 2011 du conseil régional montre que les élections de mars dernier n’auront constitué qu’une campagne pour rien. Les orientations libérales du PS perdurent et les critiques souvent très vives que Europe Écologie et le Front de gauche avaient fait entendre pendant la campagne sont désormais totalement étouffées par la solidarité de gestion. Décidément, il ne peut y avoir d’élus utiles pour le mouvement social s’ils ne conservent pas leur indépendance envers un PS, qui s’avère plus soucieux de servir les profits des entreprises que d’être un point d’appui aux luttes contre la droite.

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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 17:12

Tribunes des 4 positions (6 janvier)

Tribunes publiées dans  Hebdo Tout est à nous ! 84 (06/01/11) (= hebdomadaire du NPA)

Position 1

Ne rien lâcher... du projet de départ du NPA
Le mouvement social de l’automne a subi une défaite sur la législation des retraites. Mais il a su gagner la bataille des idées. Les politiques des riches et de leurs gouvernement se font plus âpres pour faire payer la crise aux classes populaires. Mais des millions de victimes de ces politiques y résistent avec lucidité. C’est un point d’appui pour poursuivre la résistance la plus large possible. C’est aussi l’enjeu de l’expression d’une orientation politique claire. Alors que les mobilisations montent en Europe ainsi que les enjeux face à la profondeur de la crise, il faut rassembler celles et ceux qui refusent de se résigner face aux politiques d’austérité menées par la droite comme par la gauche, celles et ceux qui veulent une rupture anticapitaliste et écosocialiste d’Athènes à Tunis, de Lisbonne à Paris.
C’est cette orientation que porte la position 1, combinant luttes sociales radicales, vitalité unitaire et constance dans l’exigence d’indépendance vis-à-vis de la gauche libérale. Le chemin est long et difficile qui nous sépare de victoires décisives pour notre camp social. C’est ce que sous-estiment les camarades de la P2 et de la P3 qui, chacun à leur manière, nous proposent des raccourcis.
Les camarades de la P2 fustigent le bilan qualifié d’électoraliste de la majorité sortante, oubliant au passage de voir que le NPA tout entier a réussi son baptême du feu cet automne. Ils revendiquent une « pureté », comme si être plus durs vis-à-vis du reste de la gauche politique, syndicale et associative pouvait effacer les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. La conséquence de cette option isolationniste serait de nous mettre en grande difficulté. Les camarades de la P2 du Conseil politique national (CPN) sortant ont, par exemple, mené bataille contre la signature de l’appel Copernic, ce qui nous aurait mis en situation d’extériorité par rapport à la tournée de meetings qui en a résulté. Est-ce bien raisonnable ?
Les camarades de la P3 insistent quant à eux sur le déficit de bataille unitaire vis-à-vis du partenaire pressenti, le Front de gauche. Quitte à peindre en rouge le programme et la stratégie du PCF/PG. Les camarades connaissent pourtant les divergences qui se sont exprimées durant le mouvement social. Et il serait audacieux de prétendre que le Front de gauche aurait rompu avec le PS et les politiques sociales-libérales. Contrairement à ce qu’ils avaient parfois annoncé pendant la campagne des régionales, les élus PCF/PG/GU ne votent-ils pas les budgets socio-libéraux des régions dirigées par des formes d’union de la gauche ?
Les raccourcis proposés par P2 et P3 sont en réalité des impasses. Sans sectarisme, sans opportunisme, affirmons avec la P1 la volonté de ne rien lâcher... du projet de départ du NPA.

Position 2

Face à la crise, un parti pour le renversement du capitalisme
C’est désormais de plus en plus une hypothèse dont il faut tirer toutes les conséquences : le pire de la crise est encore devant nous. Après la Grèce et l’Irlande, la crise de la dette pourrait toucher le Portugal, l’Espagne, l’Italie... au point de remettre en cause l’euro et l’Union européenne. Les politiques de rigueur se succèdent et s’aggravent à l’échelle du continent pouvant faire de l’année qui vient une année dramatique pour le monde du travail.
En même temps, nous commençons à percevoir les premières réactions. Les mobilisations populaires se multiplient à cette échelle. En France même, la classe ouvrière en revenant sur le devant de la scène a donné à la période une tonalité anticapitaliste. Car au-delà de la question des retraites, c’est le refus de payer la crise qui s’est exprimé. Au travers de la mobilisation lycéenne, c’est la question de l’avenir de toute une génération qui s’est imposée. La lutte sur les retraites n’est pas forcément terminée dans le sens où elle peut rebondir de bien des façons, sur bien des terrains, et constituer une étape dans un mouvement général et de plus longue durée de reconstruction d’une conscience politique ouvrière.
C’est en tout cas dans cette perspective que nous devons inscrire le choix du NPA. Il est possible de surmonter la crise que nous avons connue, notamment à l’occasion des régionales, liée au fait que bien des illusions demeurent sur les possibilités qu’offrent les élections. Les deux années que nous venons de vivre depuis la fondation du NPA ont suscité inquiétudes et interrogations sur les orientations et le fonctionnement passés comme sur la suite à donner. Pour les surmonter, aller de l’avant, collectivement, il faut continuer à discuter de tout, du bilan et de nos orientations, y compris dans les luttes.
C’est pourquoi le parti doit chercher à approfondir et préciser davantage la politique qui a été la sienne au moment de sa fondation, une politique pour le renversement du capitalisme, en rupture avec les institutions, indépendante du PS et de ses alliés et, surtout, qui s’adresse directement aux travailleurs, s’appuie sur les besoins, les aspirations et la conscience de cette base qui cherche à résister aux attaques en même temps qu’elle cherche les voies de son émancipation.
Plus que jamais, la construction d’un parti anticapitaliste, révolutionnaire, est une nécessité dans la période actuelle.

Position 3

Que de vœux pour 2011 !

Tout d’abord, nous ne voulons pas supporter une cinquième année de règne du monarque qui nous nargue. Kärcher 1er et ses affidés, Marine Hortefeux et ses hordes de haine, dehors tous et sans attendre. Autant de ripostes que de coups bas qui attisent la colère… Après le vol de deux années de retraite avec effraction dans nos vies, le rapt annoncé de la Sécurité sociale pour briser encore plus les solidarités ! 2011 doit sonner la défaite d’un pouvoir politique imbriqué jusqu’à l’indécence avec celui de la finance. Pour les mettre hors d’état de nuire, nous savons – et cet automne est venu nous le rappeler – qu’il faut un rapport de forces qui suppose tout à la fois radicalité et unité du mouvement social…
Notre second vœu tient donc à l’espoir suscité par L’Appel de Montreuil lancé le 13 février à l’issue du congrès du NPA. Le message affirme clairement que face à l’urgence sociale, politique, écologique, le NPA n’entend pas cultiver son isolement, qu’il appelle au contraire à un rassemblement de toutes les forces sociales, politiques, associatives, de tous les militantEs qui rejettent l’affirmation que le système capitaliste serait indépassable et ont la volonté de transformer la société. Le contenu de cette rupture avec le capitalisme peut rester en débat si l’on s’accorde sur des mesures d’urgence qui contestent radicalement l’alternance social-libérale que propose le PS… Pour concrétiser cette alternative à l’alternance, il faut prolonger le combat mené à l’automne pour maintenir la retraite à 60 ans à taux plein qui a suscité tant de solidarités interprofessionnelles dans un tel rassemblement, un front social et politique pour les luttes et les élections. Pour l’élection présidentielle, L’Appel de Montreuil propose donc une candidature unitaire reconnue par le mouvement social et susceptible de rassembler au-delà des intérêts partisans.
Le troisième vœu a trait au NPA. Construire une nouvelle culture politique représente un défi difficile, surtout si l’on ne se confronte pas à des cultures politiques différentes, « l’ouverture » étant cantonnée à de petits groupes venant de l’extrême gauche trotskiste. L’ouverture du NPA à d’autres traditions, au mouvement social, syndical, associatif doit compenser cette difficulté. Nous avons besoin de nouvelles confrontations pour construire un parti qui lutte contre toutes les formes d’oppression qui se croisent dans la société et se réfractent dans l’organisation, pour inventer un collectif où chacun puisse revendiquer le commun comme lui appartenant en propre en même temps qu’à tout le monde.
Que l’année 2011 soit celle de cette remise sur pied du projet d’un parti large, ouvert, pluraliste et unitaire !

Position 4

Un parti révolutionnaire pour les travailleurs qui luttent
Les événements de l’automne ont changé la donne. Certes le gouvernement a pu imposer sa réforme avec la collaboration des directions syndicales qui ont bloqué la montée vers la grève générale. Cependant le fait nouveau est le réveil de la conscience de classe, mettant à l’ordre du jour la reconstruction du mouvement ouvrier au moment où la crise du capitalisme rend inévitable la radicalisation de la lutte des classes.
Mais notre parti est arrivé mal préparé à cet affrontement. Selon nous, les ambiguïtés des principes fondateurs, proposant la construction d’un parti sans claire délimitation de classe et refusant de trancher entre réforme et révolution, est à l’origine de notre faible implantation dans les grands bastions ouvriers comme du suivisme constant de la direction sortante à l’égard des réformistes.
Le NPA doit opérer un virage radical. Nous ne sommes pas pour construire un parti électoraliste, mais un parti prolétarien et révolutionnaire forgé dans la lutte de classes, intégrant les éléments les plus radicaux de la nouvelle génération ouvrière qui est en train de surgir.
Au projet de « révolution par les urnes » de Mélenchon, nous devons opposer une stratégie pour gagner, celle de la mobilisation révolutionnaire des travailleurs et de la constitution de leur propre gouvernement qui expropriera les capitalistes, détruira l’État bourgeois et construira la société socialiste en planifiant démocratiquement l’économie.
Aux trahisons et aux journées d’action sans perspective des directions syndicales, on oppose une politique de front unique ouvrier qui aide la classe à faire son expérience avec celles-ci, en mettant toutes nos forces dans les luttes pour développer l’auto-organisation (comités de grève, Interpro), la convergence des luttes et la grève générale. Nous nous battons en même temps dans les syndicats, pour un courant intersyndical de classe.
À la crise capitaliste, on oppose un programme de transition héritier de celui de la ive Internationale, liant les revendications immédiates à l’objectif du pouvoir des travailleurs.
C’est seulement ainsi que le NPA pourra attirer les éléments les plus combatifs de cet automne et se constituer en alternative ouvrière et révolutionnaire aux directions syndicales et partis réformistes. Il aidera alors la classe ouvrière à rompre avec la spirale des défaites et à avancer vers son émancipation.

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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 17:06

Près d'un millier de militant-E-s, de sympathisant-E-s du NPA, venue de toutes les régions, ont participé à la rencontre nationale du NPA le 11 décembre pour tirer le bilan du mouvement social et politique contre la réforme Fillon des retraites, mouvement qui a mis dans la rue et dans la grève plusieurs millions de salariés, de précaires, de chômeurs.

Les animateurs-trices de la mobilisation sociale, les militant-E-s ou responsables syndicaux présents ont pu faire part de leurs expériences de lutte (manifestations, blocages, grève reconductible), de l'ampleur du mouvement dans les différentes branches professionnelles, ont débattu de la stratégie suivie par l'intersyndicale nationale, des assemblées interprofessionnelles qui se sont constituées dans certaines localités.

Au cours du meeting qui a suivi sur les résistances en Europe aux politiques d'austérité, avant l'intervention d'Olivier Besancenot, la parole a été donné à des militants politiques et syndicaux venus d'Irlande, du Portugal, de Grande-Bretagne.

Après une vidéo d'Elie Domota, un message de solidarité de Ken Loach a été lu à la tribune.

Le 13 décembre 2010

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 15:31
Plusieurs responsables politiques ont taclé Eric Cantona lors de son appel à retirer l'argent des banques. L’objectif ? Mettre en faillite le systême. Qu’en pense Myriam Martin, candidate du NPA aux dernières élections régionales en Midi-Pyrénées ?
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Eric Cantona fait-il de la démagogie en proposant aux particuliers de retirer leur argent des banques ?

C’est une proposition sympathique mais inefficace. C’est naïf de sa part car tout le monde ne peut pas retirer son argent des banques. Mais Eric Cantona a le mérite de mettre sur la place publique le rôle des banques. On les a sauvées et elles continuent aujourd’hui à spéculer et à mettre les Etats en difficulté.

Les réactions des responsables politiques sont donc disproportionnées à son égard ?

Il y a du mépris dans les réactions de Christine Lagarde ou de François Baroin. Tout le monde a le droit de s’exprimer, y compris les footballeurs ! Les ministres ne sont pas seuls compétents pour parler de ces sujets. Et puis le sport, on sait aussi l’utiliser quand on est au pouvoir...

Depuis la crise financiaire de 2008, peut-on évoquer de la méfiance vis-à-vis des banques ?

Elles ont une image négative à juste titre puisque leur activité est tournée vers la spéculation. Et il y a des problèmes de transparence : Vivons heureux, vivons cachés ! Durant la crise, leur image s’est ternie quand les Etats sont venus renflouer les capitaux. Elles ont reçu un traitement de faveur !

Fallait-il laisser faire ?

Je trouve ça fort de café que la France n’en ait pas profité pour entrer dans leur capital et intégrer les conseils d’administration. On a besoin d’un systême de crédit. Mais ce n’est pas aux banques, piliers du capitalisme, de s’en occuper.

Le NPA veut revenir à la nationalisation version années Mitterrand ?

Cette période a découragé les citoyens de recourir à la nationalisation. Mais cela évolue. L’idée se fait qu’il faut davantage de contrôle. Au NPA, nous sommes pour l’expropriation des banques privées, leur contrôle par les salariés et par la population, et la création d’un service public européen bancaire pour contrôler les banques  à l’échelle européenne.
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 22:31
 
 

L’appel à un référendum lancé par Politis recueille de nombreuses signatures. Mais les décrets d’application de la loi prévoyant la possibilité d’un référendum d’origine populaire n’étant pas sortis, des mobilisations comparables à celles de la retraite seraient nécessaires pour obliger Sarkozy à l’organiser.

Depuis le 6 novembre dernier, l’appel à un référendum lancé par Politis à la mi-septembre, connaît un véritable « buzz » puisqu’à ce jour cette pétition électronique rassemble près de 300 000 signataires venus de tous horizons : antilibéraux, socialistes, verts, militantEs du NPA, syndicalistes, jeunes, retraités... Tous ces nombreux signataires ont participé activement à l’exceptionnelle mobilisation contre la réforme des retraites de cet automne et refusent aujourd’hui le « déni de justice et de démocratie », le passage en force de ce gouvernement. En signant cette pétition, ils veulent imposer un véritable débat démocratique, prolonger le combat, les mobilisations sur les retraites et montrer que la colère
sociale est toujours présente.
La question du référendum n’est pas nouvelle. Elle est apparue au plus fort de la mobilisation sur les retraites où il y avait plus de 3 millions de personnes dans les rues et au moment où le mouvement social prenait la forme de grèves et de blocages.
Cette bataille du référendum était portée, en particulier, par le Parti de gauche qui avait mis cette question sur le devant de la scène pour proposer « une sortie civilisée à une situation bloquée ». Le NPA s’y était opposé car elle apparaissait plus comme une diversion qui laissait croire qu’on pouvait éviter une confrontation majeure pour gagner. De plus, défendre le référendum à ce moment-là, c’était également défendre l’idée que la question sociale ne pouvait être résolue que par un vote.
La situation n’est plus la même : la loi a été promulguée. Désormais, pour beaucoup de signataires, cet appel est une manière de ne pas en rester là sur la question des retraites, de continuer le combat et de remettre la
démocratie et le « pouvoir du peuple » sur le devant de la scène. Surtout qu’aujourd’hui, pour le gouvernement et le patronat, ce dossier est loin d’être terminé puisqu’ils ont dans le collimateur les retraites complémentaires et globalement toute la protection sociale. Mais il faut rappeler que la loi organique permettant la mise en œuvre du référendum d’initiative populaire n’a pas fait l’objet de décrets d’application et qu’il est donc, à ce jour, impossible d’obtenir un tel référendum sans mobilisation. Imposer un référendum à Sarkozy demande donc un rapport de forces du même ordre que celui pour obtenir l’abrogation de la loi... Cela signifie que signer cette pétition ne changera rien à la situation et ne permet pas de discuter de victoire possible et ne ne pourra pas remplacer le rapport de forces social nécessaire pour faire reculer le gouvernement.
Nous avons perdu un round mais en nous battant et nous sommes loin d’être KO. L’urgence pour celles et ceux qui se sont battuEs contre la loi sur les retraites, c’est de comprendre ce qui nous a manqué pour gagner et de débattre ensemble des outils à forger pour l’avenir...

Comprendre ce qui a manqué pour gagner
À sa mesure, le NPA propose de mener ce débat le 11 décembre prochain, lors d’une rencontre nationale ouverte, et participera à tous les débats sur les bilans et les perspectives de ce mouvement. Il faut que sur tous les lieux de travail, dans tous les quartiers, se poursuive la mobilisation, que l’on se donne les moyens et les outils pour continuer à politiser en faisant le lien entre les politiques antisociales en France mais aussi en Europe, les profits qui explosent, les politiques antisociales de l’Union européenne, du FMI...
Après cette formidable mobilisation, nous sommes nombreux et nombreuses à penser qu’on ne peut en rester là, cela explique aussi le succès récent de la pétition de Politis, et que nous ne pouvons pas non plus attendre 2012 pour entamer le deuxième round. La colère sociale est toujours présente et le sentiment que ce gouvernement est illégitime est très fort. Nous devons donc tous ensemble, ici comme ailleurs, faire en sorte que les prochains dossiers du gouvernement soient stoppés par les mobilisations sociales, les grèves. Nous devons mettre en avant des propositions alternatives de rupture avec le capitalisme par une répartition des richesses faisant payer la crise aux riches, par un partage du travail pour permettre à tous et toutes de travailler, ou encore, par nos luttes, imposer l’annulation de la dette illégitime, l’expropriation des banques, la mise en place d’un service public bancaire qui permettrait de financer un plan de transition économique et écologique basée sur la satisfaction des besoins. C’est l’urgence du moment !
Sandra Demarcq

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 11:33

Le 11 décembre à Paris, réunion nationale appelée par le NPA : on ne lâche rien !

Image Le 11 décembre à Paris, réunion nationale appelée par le NPA : on ne lâche rien !

On ne lâche rien !

Avec Olivier Besancenot et des animateur/trices du mouvement social....

Conférence de 10 à 19 heures, meeting à 20 heures, espace Paris Est, 125 rue de Paris (métro Robespierre), Montreuil (93).

Par NPA 79 Nord - Publié dans : Politique - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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