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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /2010 10:50
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La crise franchit une nouvelle étape. Après avoir organisé l’endettement des États, les classes dirigeantes en profitent pour renforcer les politiques d’austérité.
Arguant du niveau du déficit public grec (12, 7 % du PIB en 2009), spéculateurs et agences de notation exigent un « ferme engagement politique ». Les dirigeants s’empressent de les rassurer en préparant des programmes réactionnaires : gel des salaires et des pensions, hausse de la TVA, remplacement d’un fonctionnaire sur cinq, etc. La violence des attaques est inouïe. Le véritable objectif du sommet de Bruxelles était de se mettre d’accord sur les moyens d’imposer un tel programme. Mais comment l’Union européenne en est-elle arrivée là ?

Les causes de l’endettement

En 1986, avec l’Acte unique, la priorité absolue est accordée à la concurrence, la libre circulation des capitaux et la préparation de la monnaie unique. Les critères du traité de Maastricht (1992) sont supposés assurer la convergence des économies de la zone. Et pour compenser les effets sociaux de la concurrence, il est décidé d’augmenter les fonds versés aux États les plus pauvres (Irlande, Grèce, Portugal et Espagne) pour assurer la « cohésion économique et sociale ». Mais ce mécano européen est illusoire. Entre 1988 et 1998, le ratio entre le PIB des 25 % de régions les plus riches et celui des 25 % les moins riches est demeuré constant. Les inégalités n’ont pas diminué. Le budget fédéral européen dépasse à peine 1 % du PIB (celui des USA s’élève à 20 %). Et les moyens consacrés aux nouvelles adhésions sont ridicules. Surtout, la logique prédominante est celle de la concurrence commerciale, sociale et fiscale. Les économies européennes sont demeurées dans des dynamiques divergentes. Tandis que les prix augmentaient de 46 % en Grèce entre 1997 et 2009, l’évolution était de 19 % en Allemagne. Ces deux pays ont pourtant la même monnaie, l’euro, et donc un même taux d’intérêt fixé par la Banque centrale européenne (BCE) en fonction de l’inflation moyenne. Dans les États où l’inflation était la plus forte, le faible taux d’intérêt incitait à l’emprunt. En Grèce, c’est l’État qui s’est massivement endetté. En Irlande, en Espagne et au Portugal, c’est l’endettement privé qui atteint des niveaux très élevés.

L’hypocrisie des dirigeants

La Grèce, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal ont vu leur déficit commercial se creuser. Tout cela n’a rien de nouveau. C’est même ce qui a permis pendant des années aux capitalistes allemands d’exporter massivement une production qui ne pouvait pas être écoulée en Allemagne du fait de l’austérité salariale. Le Financial Times le reconnaît : « en raison des excédents structurels du secteur privé et des comptes courants de l’Allemagne, il est quasiment impossible que ses voisins puissent résorber leur déficit budgétaire, sauf s’ils sont prêts à supporter un ralentissement durable de leurs économies... la demande intérieure déficiente de l’Allemagne ne peut être universalisée ». Plus simplement : tous les pays ne peuvent être exportateurs nets. Les déclarations de Merkel et Sarkozy sont hypocrites et tentent seulement de masquer l’échec de l’Union européenne (UE). Les pays aujourd’hui montrés du doigt sont précisément ceux qui devaient bénéficier de l’aide de l’UE parce que leur PIB par habitant était très inférieur à la moyenne communautaire.

La dette : un problème ?

La dette publique n’est pas problématique en elle-même. Si elle résulte d’une hausse des dépenses publiques d’infrastructures, d’éducation ou de santé, et si les intérêts ne sont pas exorbitants, la dette est même souhaitable ! Mais la dette accumulée dans la dernière période ne remplit pas ces conditions. En Grèce, elle provient notamment de l’absence d’un système de perception d’impôts efficace, et de la collusion entre la bourgeoisie grecque et de grandes banques. La Grèce paye des intérêts très élevés. En France, la part des dépenses publiques dans le PIB a culminé en 1996 et oscille depuis à un niveau inférieur. Pourtant, la part de la dette publique dans le PIB n’a pas cessé d’augmenter. Comment est-ce possible ? Cela signifie simplement que l’envolée de la dette est imputable à la baisse des recettes. Rien qu’en 2008, les niches fiscales constituaient un manque à gagner de 73 milliards d’euros1. Quant à la facture des réductions de cotisations sociales, on sait qu’elle s’élève à 42 milliards pour 20092. Ce sont ces privilèges qui creusent la dette. Au lieu de payer l’impôt, des rentiers prêtent à l’État. En 2008, celui-ci leur a versé 54, 6 milliards d’euros d’intérêts. Il faut que cela cesse, et ce n’est pas de Bercy ni de Bruxelles que viendra la solution.

1. Rapport de la Commission des finances, de l’économie et du plan de l’Assemblée nationale.
2. Rapport de la Commission des finances du Sénat.

Islande

À l’automne 2008, le système bancaire islandais s’écroule. Les trois plus grandes banques, qui avaient été privatisées en 2003, sont renationalisées. Qui va payer leurs dettes ? Les gouvernements britanniques et néerlandais indemnisent leurs ressortissants et exigent que les contribuables islandais, déjà touchés par la montée du chômage, payent l’addition. Soit 12 000 euros par habitant ! L’UE exerce alors un chantage sur la demande d’adhésion déposée par l’Islande. Le Parlement islandais cède, en votant la loi Icesave. Le Fonds monétaire international (FMI) est satisfait et les agences de notation accordent une bonne note à l’État islandais. Pour faire entendre son refus, la population organise alors des manifestations inédites depuis un demi-siècle et impose un référendum. Le 6 mars 2010, la loi Icesave est rejetée par 93 % des votants. Contrairement à ce que disent les lobbies financiers, il ne s’agit pas de reporter le coût de la crise sur des « contribuables étrangers » mais de placer les financiers et leurs représentants face à leur propre responsabilité. Qu’ils soient islandais, britanniques ou néerlandais, ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Grèce

Gel des salaires dans le secteur public, suppression des primes, recul de deux ans de l’âge de départ à la retraite, telles sont les mesures décidées par le gouvernement « socialiste » de Papandréou, prenant prétexte de la dette publique. Des choix lourds de sens. Rappelons qu’avec plus de 2, 8 % de son PIB consacré à l’armement, la Grèce est la championne des dépenses militaires. Les travailleurs ont répliqué par la grève. La Grèce nous donne un avant-goût du problème auquel tous les travailleurs européens seront bientôt confrontés : face à l’offensive des banquiers et de leurs représentants, seule une forte mobilisation sociale peut bousculer les règles du jeu. Mais pour être à la hauteur des enjeux, il faut aller vers la construction d’un front de résistance coordonné en Europe. Car de mauvais coups se préparent partout. Le gouvernement « socialiste » portugais annonce déjà des privatisations massives.

Leurs solutions et les nôtres

La Banque centrale européenne a renfloué les banques privées en difficulté, mais le traité de Lisbonne lui interdit de faire de même avec un État membre ! C’est donc auprès des autres pays de l’UE que la Grèce va emprunter de quoi rembourser ses créanciers (parmi lesquels… des banques). Le seul enjeu du sommet de Bruxelles du 25 mars était de savoir si, pour imposer un plan d’austérité à la population grecque, la bourgeoisie européenne allait s’appuyer sur le FMI. La répartition des rôles a été actée : le FMI jouera celui du « méchant flic » et l’UE celui du « bon policier ». Et leurs recettes ne feront qu’aggraver la crise et monter le chômage. Car ils refusent de taxer le capital. Celui des riches armateurs, de l’Église orthodoxe (exonérée d’impôt), des banques, etc. Mais c’est à l’échelle européenne qu’il faut instaurer cette taxation.

Face à l’endettement privé, il faut arracher des hausses salariales. Face au chômage, il faut imposer le partage du temps de travail. Face à la crise, notre solution est le contrôle social des banques et des entreprises.

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /2010 07:28

voir mediapart: http://www.mediapart.fr/content/torture-made-usa-une-enquete-exclusive

Ce documentaire de Marie-Monique Robin a reçu le 26 mars 2010 au Figra, festival international du grand reportage d'actualité du Touquet Paris-Plages, le prix Olivier Quemener-Reporters sans frontières. Ce film de 85 minutes, vous n'avez pu le voir à la télévision. A ce jour, il a seulement été diffusé sur Mediapart entre le 19 octobre et le 19 décembre 2009 en partenariat avec ACAT-France, Amnesty International et Human Rights Watch. A l'occasion de cette récompense, nous le rediffusons pendant une semaine. Vous y découvrirez qu'à Guantanamo comme en Irak ou en Afghanistan, l'administration Bush a institutionnalisé la torture. Ses juristes ont tout fait pour s'exonérer des conventions de Genève et du droit de la guerre.
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /2010 09:48

20-3-2010-0300.JPGCommémoration de la
 journée de la Terre Palestinienne
à Niort
le même jour que dans les principales villes de France et dans le monde.


A l'initiative de l'Association France Palestine Solidarité 79.- AFPS 79

Mardi 30 Mars à 18h.
Sur les marches du Parvis des Droits de l'Homme - Devant la Mairie

 

Article Courrier de l'Ouest

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JOURNEE DE LA TERRE PALESTINIENNE

 

30 mars 1976- 30 mars 2010

Une même logique israélienne

de confiscation des terres palestiniennes.

Chaque année, le 30 mars, depuis 1976, le peuple palestinien -et avec lui le mouvement de solidarité avec ses droits nationaux- commémore une journée de deuil mais aussi de lutte contre la confiscation de sa terre par Israël. En 1976 en effet, le gouvernement, travailliste, décide de confisquer 2 000 hectares de terre, principalement en Galilée. Ce sont donc les Palestiniens de 1948, c'est-à-dire théoriquement citoyens de ce qui est devenu en 1948 l’Etat d’Israël, qui sont visés. Après l’expulsion massive et la dépossession de 1947-1948, les confiscations des terres de Palestiniens ayant réussi à rester dans le territoire devenu israélien se poursuivent. Citoyens de dernière zone, ils ont vu la destruction de centaines de leurs villages et subissent eux aussi le vol de leurs terres et de leurs ressources. Le 30 mars 1976, c’est la grève générale. Un jour de renaissance politique pour les Palestiniens d'Israël. Un jour de révolte. Un jour de lutte pour leur terre et pour leurs droits, avec le soutien des Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem, de la bande de Gaza. La répression militaire israélienne en Galilée sera féroce. Bilan de la journée : six morts, des centaines de blessés et autant d'arrestations.

 

Aujourd’hui encore ces Palestiniens de 1948, s’ils ne sont plus soumis à l’état d’urgence militaire, continuent de subir un apartheid de fait, politique, social, économique. A l’automne 2000, treize d’entre eux ont été tués et des centaines d’autres blessés lors d’une manifestation de protestation contre la répression massive et meurtrière d’Israël contre la seconde Intifada. Le gouvernement israélien, obsédé par la démographie, en est en outre à exiger la reconnaissance de l’Etat comme Etat juif, c’est-à-dire niant les droits nationaux et citoyens de près de 20% de la population. Et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, n’hésite pas à prôner ouvertement le transfert de la population palestinienne, pour faire d’Israël un Etat « ethniquement pur »…

 

En commémorant le « Jour de la Terre » de ce 30 mars 1976, les Palestiniens ne font pas seulement acte d’histoire. Ils disent aussi la continuité d’une politique de négation des droits du peuple palestinien, de confiscation et d’annexion de sa terre. Et celle de la résistance palestinienne.

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                                                                         Olivier
-


La colonisation de la terre de Palestine occupée, elle, s’accélère. Tout en renforçant le siège inhumain de la bande de Gaza, il s’agit pour Israël en Cisjordanie d’accaparer le maximum de terres et d’eau en refoulant le maximum de Palestiniens et d’empêcher l’édification d’un Etat palestinien indépendant, souverain, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Ainsi de la décision israélienne de ne geler la colonisation que pour dix mois, mais hors des projets nombreux déjà en cours et hors de Jérusalem-Est. Ainsi de l’annonce par Israël ce mois-ci, à l’occasion de la visite du secrétaire d’Etat américain Joe Biden, de la construction de 1600 nouveaux logements dans le secteur oriental illégalement annexé de Jérusalem. Jérusalem-Est « fait partie intégrante de notre capitale », assène Avigdor Lieberman : « Nous ne sommes pas prêts à négocier sur Jérusalem ». Enfonçant le clou ; le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exclu lui aussi, le 22, à Washington, tout gel de la colonisation dans le secteur oriental de la ville

 

La construction du mur de l’annexion à l’intérieur de la Palestine occupée se poursuit également, en violation des résolutions des Nations unies et de la Cour internationale de Justice. Les manifestants pacifiques contre la construction du mur subissent une répression meurtrière. Nous serons à leurs côtés et aux côtés des anticolonialistes israéliens, à Bil’in, en avril prochain.

 

Le « Quartette pour le Proche-Orient » (Onu, Etats-Unis, Union européenne, Russie), réuni à Moscou, a exhorté le gouvernement israélien « à geler toutes les activités de colonisation (…) à démanteler tous les avant-postes construits depuis mars 2001 et à s'abstenir de procéder à des démolitions et des expulsions à Jérusalem-Est », a déclaré le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.

 

Il ne s’agit plus d’exhorter. La paix mérite des actes.

 

Il est temps de boycotter la politique israélienne, de désinvestir, de sanctionner, en commençant par suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël.

 

C’est la voie de la raison, celle du droit, pour donner une chance à la paix.



à Poitiers
: 30 Mars Journée de la Terre Palestinienne


Soirée Palestine - débats, films, restauration

Mardi 30 mars

  • 18h00 Projection de « La terre parle arabe » de Maryse Gargour suivie d’un débat avec la réalisatrice.
  • restauration sur place
  • 20h30 Projection du film « l’anniversaire de Leïla » du palestinien Rashid Masharawi suivi d’un débat.

Organisé par le « Comité poitevin France Palestine » au Tap cinéma Entrée : 8 euros

Projection du film « l’anniversaire de Leïla » du palestinien Rashid Masharawi suivi d’un débat avec le Comité poitevin France Palestine au cinéma Le Théâtre-TAP de Poitiers




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Projection à Niort le Vendredi 12 Mars du film Gaza-strophe organisée par l'AFPS 79 (Association France Palestine Solidarité)

Mission en Palestine de militants NPA - témoignages

Poitiers - photos et allocutions du rassemblement « gaza : on n'oublie pas

Manifestation unitaire samedi 19 à poitiers pour gaza - 1 an déjà !

Poitiers - 16 janvier - gaza : on n’oublie pas !

Repas solidaire, musical et convivial organisé par l’Association France Palestine Solidarité 79

Projection du Film Rachel à Parthenay suivi d'un débat avec l'Association France Palestine Solidarité

Communiqué de l'Association France Palestine Solidatité 79 - Les menaces d'Alliot-Marie

Niort : réunion d’information quelle est la situation en palestine


Semaine de la solidarité internationale à poitiers

 

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 07:46
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Les mesures d’austérité imposées aux travailleurs grecs pour résorber les déficits ne sont qu’un prélude de ce qui pourrait se produire dans d’autres pays européens. La crise grecque démontre les désaccords de la classe dirigeante sur les stratégies à adopter.

Pour la deuxième fois depuis décembre 2008, la Grèce est au cœur de la situation politique en Europe. Depuis l’arrivée au pouvoir du Pasok, le parti social-démocrate grec, et les révélations concernant le trucage des chiffres du déficit budgétaire (le gouvernement de droite avait falsifié les chiffres pour annoncer un déficit moins élevé que son niveau réel, ce qui lui permettait de continuer d’emprunter à des taux d’intérêt bas sur les marchés), une sorte de tragédie grecque se déroule sous nos yeux. Les sociaux-démocrates ont très vite abandonné leurs promesses électorales et ont annoncé l’inéluctabilité des mesures de rigueur. La presse allemande mène une campagne de dénigrement de la population grecque. Le Premier ministre grec, Papandreou, fait le tour des principales capitales d’Europe pour quémander un sauvetage européen. Dans la presse bourgeoise, le débat sur l’opportunité de sauver ou non l’État grec fait rage. Sur les marchés financiers, la spéculation liée aux déficits grecs fait glisser l’euro et en inquiète les architectes. En Grèce même, les plans de rigueur se suivent à une vitesse impressionnante (celui du mois de janvier n’a pas suffi pour calmer les gros investisseurs financiers et il a fallu des mesures supplémentaires, annoncées en février, d’une ampleur bien plus importante), les grèves se multiplient et la peur d’un nouveau décembre grec hante l’Europe.
La crise grecque est significative de la situation de plusieurs pays européens.
D’abord, elle reflète les divisions de ceux qui dirigent nos sociétés. C’est ce que révèle le débat autour de l’aide que pourrait apporter l’Europe à la Grèce. Certains ne veulent pas entendre parler du moindre centime d’aide à la Grèce. « L’Allemagne ne donnera pas un cent à la Grèce », a déclaré Rainer Brüderle, le ministre de l’Économie et membre du FDP, le parti libéral-démocrate allemand, partenaire de la CDU de Merkel au gouvernement. Les libéraux du FDP et les Bavarois de la CSU sont farouchement opposés à un sauvetage de la Grèce. Ils mènent campagne pour que l’État grec fasse le ménage chez lui et impose aux travailleurs l’intégralité de la facture par le biais des mesures de rigueur. Mais en face, d’autres veulent à tout prix éviter une faillite de l’État et parmi eux, bon nombre de banquiers européens qui ont massivement prêté à la Grèce et se trouveraient à nouveau dans une situation très difficile si le pays ne remboursait pas ses dettes. C’est ce qui explique la visite du patron de la Deutsche Bank à Athènes fin février, dans le but de négocier avec le gouvernement grec un éventuel soutien allemand.
Dans cette situation, Papandreou essaie de jouer toutes ses cartes pour faire pression sur le gouvernement allemand. Après sa visite à Berlin le 5 mars et à Paris le 7, il a rencontré lundi Barack Obama à Washington pour évoquer la possibilité d’un soutien du FMI. Les dirigeants européens ne veulent pas en entendre parler. Une telle solution montrerait l’incapacité de l’UE à régler seule ses problèmes. Et plutôt que de voir le FMI intervenir, ils sont prêts à le faire eux-mêmes.
L’enjeu de toutes ces bagarres est de savoir comment va se distribuer le fardeau des déficits grecs. C’est un bras de fer entre les classes dirigeantes européennes. Mais sa source principale est l’incapacité du gouvernement grec à faire payer les pots cassés de la crise aux travailleurs de son pays.
Car si Papandreou était en mesure d’imposer la rigueur nécessaire pour résorber rapidement les déficits et calmer les investisseurs financiers, il n’y aurait pas besoin d’un soutien européen. C’est ce que réclament les « faucons » en Allemagne.

Crise européenne

Derrière la Grèce, un ensemble d’autres pays attendent leur tour. Les déficits grecs ne sont pas beaucoup plus élevés que ceux de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie ou encore de la Grande-Bretagne. À part cette dernière, les autres font partie de l’euro. Si la Grèce reçoit du soutien, ce
serait un signe que les grands pays européens – notamment l’Allemagne, principale puissance économique européenne  – feront la même chose pour les autres. Cela affaiblirait la pression qui s’exerce sur eux pour imposer des mesures de rigueur.
D’une certaine manière donc, la lutte actuelle des travailleurs grecs a une portée européenne. Plus ils réussiront à résister aux mesures de rigueur et plus cela créera des conditions plus favorables aux travailleurs des autres pays européens pour lutter contre les plans de rigueur qui ne vont pas tarder à leur tomber dessus.
Et d’ailleurs, dans plusieurs pays déjà, les travailleurs du secteur public passent à l’action. Les 8 et 9 mars, les fonctionnaires britanniques ont fait grève contre la réduction de leurs primes de licenciement. Au Portugal, les travailleurs du public ont fait grève jeudi 5 mars contre le gel de leurs salaires, mesure prise pour réduire les déficits portugais. En Espagne, le mardi 2 mars était une journée contre le relèvement de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans. En France, le 23 mars est une journée interprofessionnelle.
La crise grecque deviendra certainement une crise européenne lorsque les autres gouvernements adopteront des mesures similaires. La résistance des travailleurs grecs devra suivre le même chemin.
Christakis Georgiou

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La crise grecque, c’est le début de la crise de l’Europe
Grèce : succès de la grève générale....

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 07:12
Un millier de manifestants contre l'implantation d'Agrexco

Vincent ANDORRA


Publié à 18 h 30 - Mis à jour à 18 h 50 - Entre 1.100 manifestants, selon la gendarmerie, et 1.500 selon les organisateurs , opposés au projet d'implantation de l'importateur israélien de fruits et légumes Agrexco sur le port de Sète, se sont rassemblés ce matin à Montpellier, avant de marcher jusqu'au port de Sète. Le cortège a marché « dans une ambiance bon enfant », a précisé le groupement départemental de gendarmerie de l'Hérault.

« Agrexco, le port de Sète n'est pas à toi », ont scandé les manifestants rassemblés devant le conseil régional Languedoc-Roussillon, propriétaire et gestionnaire du port de Sète. Sur des pancartes,

on pouvait lire des slogans hostiles au projet défendu par Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession.

A une semaine du premier tour des élections régionales, la marche anti-Agrexco a d'ailleurs pris des allures de fronde anti-Frêche, avec la présence, à son départ de Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Ecologie en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès, porte-parole de la candidate socialiste Hélène Mandroux, et René Revol (Front de Gauche/NPA).

« Je suis opposé à la venue d'Agrexco à Sète pour deux raisons, a expliqué M. Roumégas. D'une part, on ne peut pas commercer à n'importe quel prix, en fermant les yeux. Les produits d'Agrexco viennent de terres volées, où la liberté et l'eau sont volées. On est dans la violation du droit international. D'autre part, en développant ce type d'emploi sur le port de Sète, ne tue-t-on pas l'emploi de dizaines et de centaines de producteurs locaux? »

« On ne veut pas d'Agrexco à Sète car cette entreprise exploite les produits des colonies palestiniennes, a renchéri Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade. C'est contraire à la 4e convention de Genève. Agrexco est une entreprise criminelle, qui n'a rien à faire sur le port de Sète ». Il a regretté que la direction du port n'ait pas reçu de délégation. « Les autorités régionales ne veulent pas dialoguer », a-t-il dit.

José-Luis Moragues, animateur de la coalition anti-Agrexco, a annoncé deux actions en justice, « une au niveau européen, devant la Cour pénale internationale, en invoquant l'exploitation économique de territoires occupés; une, plus urgente, au niveau civil, pour demander une enquête sur l'origine des produits ».

Agrexco table à Sète sur un trafic annuel de 200.000 palettes au démarrage de l'activité, en 2012 ou 2013. La pose de la première pierre de l'entrepôt frigorifique de GF Group, qui doit accueillir principalement Agrexco, a été retardée et est désormais annoncée "pour septembre", a déclaré M. Frêche début février. Le terminal fruitier doit employer une centaine de personnes.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 12:55

Le 24 février, alors que la Grèce est paralysée par la grève générale, une délégation de l’Union européenne débarque à Athènes pour contrôler la mise en place des mesures d’austérité exceptionnelles imposées à ce pays.

Le gel des salaires dans le secteur public, la suppression des primes, un allongement de deux ans de l’âge de départ à la retraite et une augmentation des taxes sur les carburants, le tabac, l’alcool et l’immobilier sont jugés insuffisants par l’élite dirigeante européenne. Des mesures similaires à celles déjà imposées en Irlande et impliquant une réduction de salaire de 20% dans le secteur public, des augmentations d’impôts et des coupes dans les prestations sociales seront sans doute exigées.

Un pays souverain est mis sous tutelle par des institutions européennes qui n’ont ni la légitimité du vote populaire, ni celle des traités signés. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne.

Les institutions européennes tiennent leur mandat des marchés financiers. Le Premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a clairement dit que la zone euro ne ferait que mettre en œuvre les exigences des marchés financiers: « Si les marchés mettent en cause la démarche grecque, des mesures additionnelles devront être prises. La zone euro n'interviendra que lorsque cela aura été fait. »

Le 23 février, c’était les travailleurs espagnols qui manifestaient contre le report à 67 ans de l’âge de la retraite. Dans les semaines qui viennent d’autres pays européens connaîtront le même scénario, attaque spéculative sur la dette, puis imposition d’un plan d’austérité. Les mesures imposées dans chaque pays deviendront de plus en plus brutales.

Incapables de lutter contre le chômage, incapables de se mettre d’accord sur une politique industrielle, incapables de faire face à leur responsabilité devant la crise climatique, les dirigeants européens mènent la charge contre la classe ouvrière.

La Commission européenne est en train d’élaborer un « projet directeur » pour la croissance et l’emploi, appelé « Europe 2020 » et qui devrait être prêt le mois prochain. Celui-ci sera inévitablement, de la part de l’UE et des gouvernements qui la composent, une déclaration de guerre économique et sociale à la population laborieuse. Un débat alarmant s’est même ouvert dans les cercles dirigeants européens sur le niveau de répression étatique nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Pour sortir vainqueur de cet affrontement, il faut d’urgence unifier le combat social à l’échelle européenne et dénoncer ces institutions de l’Union qui préparent une des pires régressions de l’histoire européenne.

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 12:50
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À l’appel de la GSEE (secteur privé) et d’Adedy (secteur du public), 2, 5 millions de travailleurs se sont associés à la grève du 24 février (sur 11 millions d’habitants). Les manifestations ont été partout combatives, comme à Athènes, avec 50 000 personnes dans la rue et des slogans affirmant que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise et attaquant l’Union européenne et le FMI. Ce succès confirme celui de la grève du 10 février, où seule Adedy appelait, et constitue une réponse cinglante aux prétentions des agences financières de notation qui menacent de baisser la note du pays si le gouvernement n’arrive pas à empêcher les mobilisations. Mais c’est aussi une réponse à la fable selon laquelle la Grèce vivrait au-dessus de ses moyens. Une véritable insulte alors que la Grèce compte parmi les régions les plus pauvres d’Europe et que bien des travailleurs doivent cumuler deux emplois pour arriver à boucler leur mois.
Face aux mesures annoncées et à venir (un deuxième paquet est exigé par la bourgeoisie européenne, visant notamment le quatorzième voire le treizième mois), la fermeté sur les revendications est décisive. En ce sens, les revendications des deux syndicats enseignants du premier et deuxième degré sont un bon exemple : salaire minimum à 1 400 euros, intégration des primes au salaire, budget de l’Éducation porté à 15 % du budget national et représentant au moins 5 % du PIB. Elles ont défilé sous le titre « Ils déclarent la guerre ? Ils vont recevoir la réponse qu’ils méritent ! »
Cela dit, les obstacles à l’extension des luttes sont importants. Il y a d’abord le double discours des directions syndicales dirigées par la Pasok (PS). La GSEE dit « nous refusons de payer le prix d’une crise dont nous ne sommes pas responsables » pour ajouter aussitôt qu’il n’y a pas que les travailleurs qui doivent faire des sacrifices, admettant ainsi que les mesures anti-ouvrières sont nécessaires mais demandant à Papandreou de prendre aussi une ou deux mesurettes contre le patronat.
Second obstacle, décisif, la division du mouvement ouvrier, entretenue avant tout par le KKE (PC) qui a réussi le 24 février une « dynamique mobilisation » tout en restant à part des autres cortèges ! La gauche antilibérale et anticapitaliste a donc la responsabilité historique de pousser réellement au « tous ensemble ». De ce point de vue, l’appel de la coalition Antarsya va dans le bon sens, appelant à étendre les grèves avec assemblées générales de masse et comités de grèves coordonnés.
Il y a urgence, les impasses peuvent vite venir, à l’exemple de cette campagne xénophobe menée actuellement non pas contre les pressions des capitalistes allemands, mais contre « les Allemands », avec évocation de l’occupation nazie. La coordination des travailleurs à toute l’échelle européenne devient prioritaire.
D’Athènes, Andreas Sartzekis

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:38
La chambre de commerce France-Israël ne s’en cache même plus : elle avoue que les milliers de tonnes de fleurs qui arrivent d’Israël et inondent les pays européens à l’occasion de la Saint-Valentin sont faussement étiquetées "Made in Holland". A lire et à diffuser largement, car on n’offre pas les fleurs de l’occupation et de la colonisation à ceux qu’on aime.

News : ISRAEL in LOVE - Joyeuse Saint Valentin : des millions de roses en provenance d’Israël sont arrivées en Europe Par David Rosenfeld

Israël, 3ème producteur mondial de roses, a affrété des avions cargo spéciaux ces derniers jours afin de livrer les précieux gages d’amour.

IsraelValley.com vous souhaite à toutes et à tous une joyeuse Saint-Valentin.

A l’occasion de la Saint-Valentin, Israël expédie en quelques jours vers l’Union Européenne environ 50 millions de fleurs. Une flotte de quelques 20 avions participe à ce pont aérien pour transporter plusieurs milliers de tonnes de fleurs fraîchement coupées. Ces lots arrivent dans la nuit à la bourse aux fleurs aux Pays Bas. Fraîchement conditionnées, elles repartent avec le sceau « Made in Holland » vers le reste du monde.

Pour la France spécifiquement, les fleurs arrivent via des cargos spécialisés des compagnies israéliennes Cargo Air Line (CAL) ou El Al à Marseille.

L’essentiel de ces exportations est réalisé par la coopérative agricole israélienne AgrexCo. Celle-ci réalise 10% de son chiffre d’affairers annuel en ce jour de Saint Valentin.

La société Agrexco, dont une part importante du capital est détenue par l’Etat d’Israël, exporte aussi des agrumes, des légumes et d’autres produits agricoles sous les marques Carmel, Ecofresh, Bio Top ou encore les dattes Jordan Rivers.

Source :http://www.israelvalley.com/news/2007/02/14/8609/israel-in-love-joyeuse-saint-valentin-des-millions-de-roses-en-provenance-d-israel-sont-arrivees-en-europe

Par NPA 79 Nord - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 20:55

Alicja Tysiac, jeune femme polonaise, a fait condamner en 2007 l’Etat polonais par la Cour Européenne des Droits de l’Hommes pour refus d’IVG – calomniée par l’Eglise et les médias catholiques, traitée de meurtrière et comparée aux criminels nazis, elle porte plainte en diffamation contre l’hebdomadaire épiscopal «  Gosc Niedzielny » (« L’Invité du dimanche ») et l’archevêché de Silésie.

Depuis l’interdiction de l’IVG en 1993 en Pologne, la loi ne permet d’avorter qu’en cas de viol, de malformation du fœtus et de danger pour la santé de la mère. Lourdement handicapée suite à ses deux premières grossesses, Alicja demanda l’autorisation d’une IVG légale lors de sa troisième grossesse, mais les médecins la lui refusèrent au terme de procédures humiliantes. Refusant d’être une victime du système fondamentaliste patriarcal, Alicja Tysiac attaqua les institutions polonaises pour non-respect de la loi jusqu’à se retrouver devant la plus haute juridiction européenne. La Cour Européenne des Droits de l’Homme, sans statuer sur la question de l’IVG, condamna l’Etat polonais pour l’absence de procédures de recours.

Depuis ce jugement, les journalistes de « Gosc Niedzielny » ne se contentaient pas de traiter Alicja Tysiac de « meurtrière en puissance pour avoir voulu tuer son enfant », ils s’en prenaient aussi aux juges du tribunal européen accusés d’avoir « versé 25 000 Euros à Alicja Tysiac pour la récompenser d’avoir voulu tuer son enfant ». Le plus choquant est un article du 7 octobre 2007 où le nom d’Alicja est placé aux côtés de celui de criminels de guerre nazis comme Mengele, Hess et le gardien SS de Auschwitz, Karl Hoecker. A propos de ces criminels de guerre, le journaliste décrit des photographies les présentant détendus et souriant dans un centre de repos, puis, il continue : « Ils se sont habitués aux crimes en série commis derrière la clôture du camp. Et aujourd’hui, comment cela se passe-t-il ? Aujourd’hui, c’est tout aussi effrayant. La Cour Européenne de Justice de Strasbourg a justement rejeté l’appel du gouvernement polonais dans l’affaire d’Alicja Tysiac ».

Comparer l’IVG à la Shoah est un procédé rhétorique courant dans les textes écrits et dans les discours émanent de l’épiscopat polonais et des médias tant ecclésiastiques que publics. Mais c’est la première fois qu’une haute juridiction européenne, saisie par une citoyenne polonaise contre son Etat, est désignée comme étant similaire aux nazis.

Les avocats d’Alicja Tysiac argumentent que ces publications constituent une diffamation, une atteinte à l’honneur et une ingérence dans sa vie privée car le droit à la liberté d’expression ne donne pas aux journalistes et politiciens catholiques le droit de dénigrer une personne parce qu’elle ne partage pas leurs opinions sur l’IVG. Les plus odieuses diffamations sont les articles comparant Alicja Tysiac et les juges européens aux criminels nazis et l’IVG à la Shoah : « Rien ne donne le droit aux journalistes catholiques et aux hommes politiques de comparer les décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et les conséquences de ces décisions à la Shoah. Le discours qui inclut Alicja Tysiac dans ce contexte n’est pas seulement d’une arrogance absolue, mais également d’une cruauté inhumaine et inimaginable face aux victimes de la Shoah » - explique Marcin Górski, l’avocat d’Alicja Tysiac.

La victoire d’Alicja Tysiac en première instance

Les laïques et des féministes polonais et européens se sont mobilisé et ont envoyé des lettres de soutien afin de signifier au tribunal polonais que toute l’Europe observe avec attention ce procès dont l’enjeu est la liberté d’expression des citoyen/nes européennes face à la puissance du Vatican. La juge du Tribunal de première instance de Katowice suivit en grande partie l’argumentation des avocats d’Alicja Tysiac. S’appuyant sur les juridictions polonaises et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme définissant le « discours de haine – le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, tous les discours ayant comme objet la haine de l’Autre », et limitant de ce fait la liberté d’expression garantie par les lois polonaises et européennes, la Cour de 1ère Instance condamna le 23 septembre 2009 le magazine et l’archevêché de Silésie à publier des excuses et à verser des dommages et intérêts.

Ce jugement historique met une limite aux attaques de l’Eglise et des médias catholiques contre les militant/Es pour le droit à l’IVG. En cela il constitue une première victoire sur le fondamentalisme religieux en Europe de l’Est et ouvre une première brèche en condamnant fermement les discours de haine ainsi que à l’instrumentalisation de la Shoah à laquelle l’avortement est comparé dans les médias et les prêches de l’Eglise en Pologne. C’est aussi première victoire idéologique des laïques et des féministes en Europe de l’Est sur le fondamentalisme religieux depuis 1989. Tout comme l’arrêt européen récent concernant les croix dans les écoles publiques, ce procès s’inscrit dans une offensive des mouvements laïques et féministes pour la laïcité dans l’espace européen.

L’Eglise polonaise n’a pas l’intention de désavouer son discours idéologique dans lequel les femmes « avorteuses » jouent un rôle de bouc émissaire primordial et l’archevêché de Silésie a donc fait appel de la décision du Tribunal. La première audience en appel aura lieu le 19 février prochain à Katowice.

Pourquoi il est important que les laïques d’Europe soutiennent Alicja Tysiac

Dans sa stratégie actuelle, l’épiscopat polonais cherche à contester devant la Cour d’Appel polonaise la légitimité juridique et politique des instances européennes en Pologne. Il refuse à la justice polonaise notamment le droit de s’appuyer sur les arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et sur la Convention Européenne des Droits Fondamentaux. L’offensive du Vatican pour délégitimer la seule instance protectrice des droits humains en Europe est à liée à sa crainte que des citoyens européens de plus en plus nombreux ne se saisissent de la Cour de Strasbourg pour lutter pour la laïcité et les droits des femmes. Cette offensive met à mal l’architecture des institutions européennes en cherchant à exclure définitivement les droits humains des compétences de l’Union, alors que pour des millions de citoyens en Europe de l’Est, c’est l’espoir d’une avancée dans les droits humains qui a fait accepter les immenses sacrifices consentis pour l’adhésion. Sans la protection des droits humains, l’adhésion à l’Union Européenne aura-t-elle encore un sens pour les populations européennes ?

L’Eglise minimise l’horreur de la comparaison d’Alicja Tysiac et des juges européens aux criminels nazis faisant ainsi le lit d’un négationnisme de l’extrême droite catholique qui se sert de la question de l’IVG pour relativiser les atrocités du nazisme. De même, l’Eglise réfute tout discours de haine à l’encontre d’Alicja Tysiac en affirmant son « droit » à stigmatiser les femmes qui avortent. Avant même le procès du 19 février l’épiscopat polonais a démarré une campagne médiatique visant l’interdiction d’utiliser le mot « d’avortement » alors même que la loi polonaise ne définit par l’IVG comme un meurtre ni l’embryon comme une personne.

De plus, l’Eglise prétend que le Concordat arraché en 1995 à un Etat polonais affaibli primerait sur la législation européenne et en particulier sur les décisions de la Cours Européenne de Strasbourg. Cette offensive montre combien les concordats en Europe constituent une menace pour les droits humains et un sérieux frein à la lutte pour la laïcité dans les pays de l’Union. De plus, il apparaît que l’enjeu est l’avenir même de l’Union réduite à un espace de libre échange néoconservateur et religieux, vidée de tout projet politique un tant soit peu favorable aux droits des citoyens. Le procès d’Alicja soulève également cette question politique importante.

Enfin, après 30 ans de combats défensifs des féministes et des laïques en Europe contre le fondamentalisme religieux, en soutenant ce procès nous avons enfin l’occasion de contre-attaquer. La victoire définitive d’Alicja Tysiac signerait une importante défaite des fondamentalistes catholiques dans leur tentative d’imposer à toute la population européenne leurs valeurs et leurs opinions. Elle montrerait au Vatican la force et l’union des forces laïques en Europe et constituerait un jalon important dans la lutte pour une Europe débarrassée de l’influence réactionnaire du Vatican sur les Etats et les sociétés européennes.

C’est pourquoi, le comité de soutien d’Alicja Tysiac appelle les ami/es laïques d’Europe entière à écrire des lettres de soutien qui seront versés dans le dossier du procès ainsi que des courriers aux ambassades polonaises en Europe.

Les lettres de soutien doivent être envoyées à l’adresse du Tribunal d’Appel  avec la mention :

Alicja Tysiac contre Gosc Niedzielny

sygn. akt l ACa 790/09

Sad Apelacyjny

Al.W.Korfantego 117/119

40-156 Katowice

Pologne

Monika Karbowska – pour l’Initiative Féministe Européenne France mkarbowska@free.fr

Le Parti RACJA de la Gauche Polonaise, le collectif de Initiative de Genre de Silésie, les laïques européens, le réseau européen de catholiques pro-choix Eglises et Libertés, le réseau Initiative Féministe Européenne France et l’association féministe française Rien Sans Elles.

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 14:00

Allocution du Comité Poitevin France Palestine au rassemblement 16 janvier 2010 à Poitiers

Depuis janvier 2006, Israël et les pays occidentaux, imposent un siège meurtrier aux habitants de la Bande de Gaza pour les punir de continuer à résister. Ce blocus a été renforcé encore en juin 2007. On ne dénombre pas moins de 270 morts par manque de soins, soit par manque direct de médicaments, soit par interdiction de quitter le territoire pour recevoir un traitement à l’étranger. Même les convois d’aide humanitaire de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) sont empêchés de livrer leurs cargaisons.

Gaza, ce sont 1,5 million d’habitants, confinés et pris en otage. Gaza, c’est un minuscule territoire de 360km², encerclé de murs, de barbelés et sous haute surveillance satellitaire. Gaza, c’est une population affaiblie, affamée et épuisée par la quête quotidienne d’un moyen de survie. Gaza, c’est sur ce territoire, qu’Israël déclenchait du 27 décembre 2008 au 18 janvier dernier, l’offensive « Plomb durci » ravageant complètement le pays et les hommes.

Présente à Gaza dès le 20 janvier, j’ai vu les maisons éventrées, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à leurs occupants. J’ai vu les zones agricoles ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. J’ai vu les restes de bombes au phosphore encore fumants dès qu’on les remettait à l’air libre. J’ai vu des quartiers entiers de maisons restées debout mais aux vitres éclatées et offertes aux courants d’air. Savez-vous que les nuits sont froides aussi à Gaza en hiver ? Et il n’y a pas de chauffage, pas même de lumière bien souvent puisque la centrale électrique a été détruite.

1419 morts dont 318 enfants et 111 femmes. Au moins 5300 blessés dont 1600 enfants et 830 femmes. Des mutilés à vie. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement anéantie. Toute une population traumatisée, dégâts invisibles mais profonds, allant du dégoût de la vie au désespoir, du retour de l’énurésie chez les enfants à la dépression et à l’hébétude.

Voilà le résultat des 22 jours d’agression barbare israélienne.

Or ce qui s’est passé là n’est pas une catastrophe « naturelle ». C’est le fruit délibéré d’une politique coloniale et raciste condamnée par toute l’humanité.

Un an après, les coupables de ce massacre, pourtant clairement identifiés, sont toujours en liberté. Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et la condamnant à vivre dans des conditions infrahumaines. Ce qui fait dire à John Ging, directeur de l’UNRWA pour la Bande de Gaza : « Tout le monde sait depuis plus d’un an et demi que la situation est intenable et pourtant rien ne change. J’invite les responsables de la communauté internationale à se rendre à Gaza et à y observer les conséquences dévastatrices de la situation sur les êtres humains qui y vivent. »

Pourtant, au mois d’août dernier, la Commission des droits de l’Homme de l’ONU chargée d’enquêter sur la guerre, présidée par le juge Sud-Africain Goldstone, rendait public son rapport.

Ce rapport a été approuvé une première fois par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU le 16 octobre et par l’Assemblée générale de l’ONU le 5 novembre, à 114 voix pour, 18 contre et 44 abstentions dont la France.

Pourquoi ce rapport est-il important ?

C’est la première fois que les crimes de guerre israéliens sont aussi rigoureusement documentés dans un rapport officiel de l’ONU dont les recommandations sont claires. L’acharnement pour l’étouffer dont il fait l’objet de la part d’Israël et de ses amis, USA et France en tête, révèle son enjeu majeur : la lutte contre l’impunité comme moyen de parvenir à la paix. Comme l’a souligné Navy Pillay, Haut commissaire aux droits de l’homme, « une culture de l’impunité continue de prévaloir dans les territoires occupés et en Israël ».

Ce rapport est important également car il représente une analyse sans précédent, impartiale, de ce qui s’est joué à Gaza. Il met en jeu la nécessité de rendre des comptes et d’être responsable de ses actes au regard du droit international, incluant les Conventions de Genève, la Charte des Nations Unies, la Déclaration des Droits de l’homme.

Ce rapport est important enfin car, avant même qu’il soit suivi d’effet, il constitue une défaite morale pour Israël. Et c’est bien pourquoi cet Etat s’est empressé de lancer son appareil de propagande pour le dénigrer et qu’il continue à le faire aujourd’hui.

Il est de notre responsabilité, nous peuples du Monde, de faire que ce rapport, qui a fait écho à l’émotion et à la colère qu’une majorité de citoyens ont manifesté durant l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, il est de notre responsabilité que ce rapport ne sombre pas dans l’oubli et soit porté devant la juridiction internationale compétente.

Oui, nous pouvons faire quelque chose pour que l’impunité ne prévale pas une nouvelle fois dans ce conflit. Pour que justice soit rendue aux Palestiniens, bien sûr. Mais pas seulement. Tous ceux de par le monde qui ont manifesté l’hiver d’hiver contre l’offensive israélienne, attendent réparation. Tous ceux qui sont partis fin décembre pour briser l’enfermement de Gaza, attendent réparation. Tous ceux qui s’opposent quotidiennement à l’expulsion et à la destruction des maisons palestiniennes en Cisjordanie ou à Jérusalem, qu’ils soient Palestiniens ou Internationaux, attendent réparation. Tous ceux qui ne font qu’exercer leur droit conjoint à la compétence universelle réclament réparation.

Laisser impunis les crimes commis à Gaza, c’est rayer 60 ans de droit international élaboré pour limiter le recours à la force dans la résolution des conflits.

C’est à nous de nous emparer des règles de droit international comme fondement des relations entre les peuples pour en finir avec l’impunité des criminels et de leurs complices.

Parmi les moyens à notre disposition, il y a la campagne BDS. Cette campagne a été lancée par une large coalition de mouvements politiques et sociaux palestiniens. Elle offre un cadre international pour agir à la fois au niveau institutionnel (les Etats et les institutions internationales) et à la fois au niveau de la société civile. D’un côté elle s’adresse à la communauté internationale, lui demandant de sanctionner un Etat qui viole systématiquement le Droit ; de l’autre elle appelle la société civile à l’échelle mondiale à agir, aussi bien comme individus que comme mouvements sociaux (syndicats, partis, conseils municipaux, associations, etc.) pour boycotter les biens, les personnalités officielles, les institutions, etc. qui représentent l’Etat colonial israélien, et pour faire pression pour que leur gouvernement les boycotte.

« Il y a deux manières de combattre », nous dit Machiavel dans la bouche du Prince « l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes ». Il ne tient qu’à nous que notre humanité qui s’est construite au fil des ans ne soit pas balayée par la barbarie.

Pour Gaza, pour la Palestine, pour nous, ensemble nous réclamons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;
  • La levée totale du siège de la bande de Gaza ;
  • Des sanctions pour l’agresseur Israélien ;
  • Qu’au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Vive la résistance palestinienne !

Je vous invite à poursuivre la mobilisation en venant lundi 18 à 20h30 à l’Auditorium Mendes France assister à la projection d’un film tourné pendant la guerre par l’un des seuls 7 cinéastes présents à Gaza.

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 12:47
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Texte d’appel et signataires :

Afghanistan : Aucun renfort français !
L'Otan a déjà décidé de répondre favorablement à la demande de Barak Obama d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan. Le président Sarkozy a prévu d'annoncer lors de la Conférence de Londres du 28 janvier les détails de la contribution française.
Alors que, dans un sondage paru début décembre, 82% des sondés s'opposent à l'envoi de nouveaux soldats français, nous exigeons du président Sarkozy qu'il renonce à toute augmentation des troupes en Afghanistan, qu'il s'agisse de forces spéciales, de troupes régulières ou d'instructeurs militaires. La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama, soutenue par l'Otan et saluée par Nicolas Sarkozy ne peut qu'aggraver la situation dramatique du peuple Afghan et déstabiliser encore plus la région. Nous condamnons le cynisme honteux du gouvernement français qui, dans le même temps, soutient l'escalade militaire et renvoie des réfugiés afghans dans un pays en guerre.
Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d'occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l'Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays occidentaux en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l'arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l'Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clés de la reconstruction du pays.
Nous refusons que le gouvernement français utilise des centaines de millions d'euros pour l'occupation militaire de l'Afghanistan quand la crise sert à justifier les plans de licenciements et les attaques sur nos services publics. Nous refusons que le manque d'avenir donné à la jeunesse soit utilisé comme argument pour l'enrôler dans l'armée pour défendre des intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.
Nous appelons à faire des 23 et 24 janvier des journées de mobilisation populaire dans toutes les villes de France pour exiger du gouvernement qu'il renonce à envoyer ne serait-ce qu'un soldat supplémentaire en Afghanistan et exprimer notre solidarité avec le peuple afghan en premier lieu avec ceux et celles qui se sont réfugiés dans notre pays. Nous appelons notamment à participer à la manifestation qui aura lieu à Paris le samedi 23 janvier.

AAW, ACG, ARAC, ATTAC-France, Collectif des iraniens contre la guerre, Collectif Faty KOUMBA: association des libertés, droits de l'homme et non-violence, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Gauche Unitaire, FSU, Le Cedetim, Le Mouvement de la Paix, les Alternatifs, les Verts, LIFPL, Marche Mondiale des Femmes (MMF), M'PEP, MRAP, NPA, Organisation Femmes Egalité, PCF, PCOF, PG, Réseau Féministe "Ruptures", Union Pacifiste, Union syndicale Solidaires, Confédération Paysanne …
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 21:45

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Vendredi 22 Janvier 2010

Niort - 20H30 - Hôtel de la Vie Associative, rue Joseph Cugnot

L'Association France Palestine Solidarité des Deux-Sèvres vous invite à une réunion publique d'information et de débat sur la situation en Palestine,
1 an après le massacre de Gaza.

Michèle, membre de l'AFPS79, revient d'une mission de 2 semaines en Cisjordanie, au service du Peuple Palestinien. Elle présentera la situation actuelle en Palestine.

Un débat suivra sur la situation en Cisjordanie et à Gaza, et sur les actions de lutte contre l'impunité d'Israël.


Articles précédents

Poitiers - 16 Janvier - Gaza : on n’oublie pas !

Projection du film rachel à parthenay suivi d'un débat avec l'association france palestine…

Repas solidaire, musical et convivial organisé par l’association france palestine solidarité 79

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 08:26
GAZA - Un activiste palestinien a été tué et trois autres blessés mardi soir dans un raid aérien israélien sur la bande de Gaza, a-t-on indiqué de source médicale palestinienne.

gaza01

AFP/Said Khatib

Un blessé palestinien à l'hôpital Nasir à Khan Yunis dans le sud de la bande de Gaza, le 5 janvier 2010




L'armée israélienne a confirmé ce raid lancé près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, sans donner de détails.

Selon des témoins, il visait un groupe d'activistes de ce territoire contrôlé depuis 2007 par le mouvement islamiste Hamas.

Un groupe armé palestinien, les "Brigades al Nasser Salaheddine" a annoncé dans un communiqué qu'un de ses militants, "Jihad Smeiri, est mort en martyr" dans ce raid.

Un des trois blessés a été grièvement touché, a indiqué à l'AFP le chef du service des urgences de l'hôpital de Gaza, Mouawiya Hassanein.

Israël répond généralement aux tirs de roquettes de Gaza par des raids aériens.

Les violences à la frontière en Israël et la bande de Gaza ont nettement diminué depuis l'offensive israélienne de l'hiver dernier contre le mouvement islamiste Hamas. Cette offensive a fait plus de 1.400 morts côté palestinien.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier 2009 a tenu, en dépit d'actes de violence sporadiques.


Par AFP, publié le 05/01/2010 à 22:45
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 09:42

 

Rassemblement initialement prévu en décembre et reporté en janvier pour causes climatiques

Rassemblement unitaire pour la Palestine samedi 16 Janvier à 15h00 - Comité poitevin France Palestine – NPA 86 –Les Alternatifs – Communauté Musulmane de Poitiers – PCF section de Poitiers – Cap à gauche 86 – Sud Etudiants Poitiers – Le CAR

Le 27 décembre 2008, Israël déclenchait l’offensive « Plomb durci » contre la population de Gaza, déjà victime depuis deux ans d’un blocus quasi-total pour ne pas avoir élu les dirigeants voulus par le monde occidental.

1400 morts dont un tiers d’enfants. Des milliers de blessés. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement détruite. Des terres bulldozées sur des milliers d’hectares.

Voilà le résultat des 22 jours d’agression barbare israélienne. La Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, présidée par le juge Goldstone, identifie clairement les responsables et qualifie les actes commis par Israël « de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité ». Surtout elle conclut que « les incidents et la configuration des évènements examinés dans le rapport sont le résultat d’une planification et de décisions politiques délibérées » de la part d’Israël.

Un an après, les coupables de ce massacre ne sont toujours pas sanctionnés.

Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et continuent leurs opérations militaires avec la complicité du régime égyptien et des puissances occidentales.

Aucun Etat n’a sanctionné Israël à titre conservatoire.

Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies,

parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947,

parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève,

Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales,

nous, peuples des Nations Unies, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations.

Nous demandons solennellement que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir pour mettre en accusation Israël pour les crimes commis en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;
  • La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;
  • Des sanctions pour l’agresseur Israélien ;
  • Qu’au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Nous invitons chacun à venir manifester cette volonté et à se rassembler devant le cinéma Le Théâtre à Poitiers samedi 16 Janvier à 15 heures.

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 11:24
Voir aussi article préccédent: Hugo Chávez à Copenhague : "Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Vidéos éditées sur le site NPA national.

Partie 1/2


Partie 2/2

Par NPA 79 Nord - Publié dans : International - Communauté : les anti-capitalistes
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